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Germanier Jean-René · Nationalrat · 2007-03-21

Germanier Jean-René · Nationalrat · Wallis · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2007-03-21

Wortprotokoll

La politique énergétique est une dimension essentielle de la politique climatique, mais aussi sociale et économique de notre pays. J'aborderai surtout la question de la production d'électricité, vu que mes collègues ont déjà développé les priorités radicales-libérales en matière de politique climatique.

Nous bénéficions aujourd'hui, en Suisse, d'une production d'électricité qui est la plus propre du monde en matière d'émissions de CO2. Cet atout, le groupe radical-libéral veut le garder pour notre pays, et nous nous félicitons d'avoir été suivis par le Parlement dans la loi sur le CO2 pour ce qui concerne les compensations des émissions provoquées par les centrales à cycles combinés alimentées au gaz. Pour le groupe radical-libéral, il s'agit d'abord d'améliorer l'efficacité énergétique, d'économiser, de soutenir prioritairement les énergies renouvelables, qui incluent l'hydroélectricité.

L'hydroélectricité, c'est notre atout. Elle représente près de 60 pour cent de notre production et il est incompréhensible que les milieux écologistes s'opposent à l'extension des infrastructures dans ce domaine. Je pense notamment aux récentes oppositions contre le rehaussement du barrage du Grimsel. On ne peut en effet pas faire d'omelette sans casser des oeufs, si l'on veut maintenir un minimum de croissance, car la croissance zéro que certains idéologues prônent conduit à la récession, à la baisse du bien-être général.

Il faut mettre en valeur toutes les possibilités de ressources en énergies renouvelables. Ainsi, je vous demande de soutenir les interventions parlementaires du groupe radical-libéral ou de ses membres. Il y a, notamment, une motion Theiler 06.3835, "Géothermie profonde. Programme de recherche", une motion Schweizer 06.3747, "Encourager la recherche portant sur les pompes à chaleur", et une motion du groupe radical-libéral 06.3687, "Combler les insuffisances de l'approvisionnement électrique sans accroître les émissions de CO2".

Avec une augmentation actuelle de la consommation de 2 pour cent par année, les énergies renouvelables ne pourront pas remplacer le courant que l'on veut économiser et qui est produit à partir des énergies fossiles; le recours au nucléaire sera malheureusement inévitable. Passer de la route au rail, du chauffage au mazout à la pompe à chaleur, c'est ce que nous soutenons, mais cela nécessite une augmentation de la consommation d'électricité. La pénurie d'électricité nous guette et il est urgent de nous préoccuper de notre approvisionnement. Il ne s'agit pas de développer notre énergie nucléaire, mais bien de maintenir le niveau de production actuel en renouvelant nos centrales. La sécurité de l'approvisionnement et la souveraineté sont essentielles. Ne pas vouloir s'en préoccuper, c'est affaiblir notre pays.

L'objectif d'une société à 2000 watts est certainement un message idéaliste et positif envers notre population quant aux économies à réaliser. Or si l'on fait le bilan de certaines propositions extrémistes faites au Parlement, il s'agit d'une société à 500 watts éclairée à la chandelle, et de cela, nous n'en voulons pas! Notre population doit être responsabilisée, et c'est un véritable partenariat qui doit s'instaurer entre elle et la sphère politique et économique de ce pays.