Germanier Jean-René · Nationalrat · 2007-03-22
Germanier Jean-René · Nationalrat · Wallis · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2007-03-22
Wortprotokoll
Le but des prêts conditionnellement remboursables est uniquement de pouvoir porter la fortune à l'actif du bilan, de façon à déduire des amortissements qui sont ensuite financés par la Confédération. La rapporteuse de la commission l'a expliqué: il s'agit de sécuriser les investissements de la Confédération avec une société d'infrastructure et une société d'exploitation.
La loi fédérale sur les chemins de fer prévoit ce système depuis longtemps, et cela avait été rediscuté dans le cadre de la réforme des chemins de fer en 1996. Tout est adapté maintenant à cet instrument. Le concept d'un prêt qui ne sera peut-être jamais remboursé peut effectivement paraître difficile à comprendre, mais c'est le système qui a été choisi pour sécuriser les investissements de la Confédération. Vouloir remettre le mode de financement en question menacerait l'intégralité du système, c'est pourquoi la commission l'a choisi à l'unanimité après avoir procédé à des auditions. Vous l'aurez compris: le groupe radical-libéral soutient évidemment cette décision.
Ceci dit, j'aimerais m'adresser à vous, Monsieur le conseiller fédéral, au sujet de l'inachèvement du tunnel du Lötschberg qui nous préoccupe actuellement. L'objectif du transfert de la route au rail ne sera pas atteint, nous le savons aujourd'hui. Par rapport aux transversales alpines, nous savons également que le tunnel du Saint-Gothard va prendre du retard. Cela s'ajoute au fait que le tunnel du Lötschberg est inachevé. Le doublement de la voie reste une préoccupation, il est intimement lié au raccordement avec l'Italie et bien sûr aux investissements entre Berne et Thoune. Je souhaiterais apporter une réflexion dans le débat, pour inciter le Conseil fédéral à mener une politique offensive vis-à-vis de nos voisins du Sud, d'Italie, pour que les raccordements de ces lignes de chemins de fer puissent vraiment se faire; et également vis-à-vis de la France et des autres pays qui nous entourent pour obtenir ces raccordements. Nous avons gagné les raccordements des lignes à grande vitesse, et nous espérons justement avoir une réponse de la part de nos voisins.