Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · 2007-09-19
Simoneschi-Cortesi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2007-09-19
Wortprotokoll
Le groupe démocrate-chrétien se réjouit de la décision du Conseil fédéral d'augmenter finalement les crédits alloués à la recherche fondamentale et appliquée, ainsi qu'au transfert de l'innovation, et l'en remercie. Nous saluons donc cette augmentation, d'autant plus qu'au cours des quatre dernières années, avec les coupes budgétaires, le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), mais aussi la Commission pour la technologie et l'innovation (CTI), ont certainement dû renoncer à des augmentations qui étaient très importantes. Pourquoi ces investissements dans la recherche - on parle ici de la recherche fondamentale, du FNS - sont-ils importants? Ils sont importants parce que nous savons que dans une société du savoir, la recherche fondamentale, mais aussi son développement, ainsi que l'innovation et son transfert jouent un rôle considérable pour la compétition non seulement économique, mais aussi sociale et culturelle, d'un pays. La seule chose qui est encore problématique et qui ne ressort pas du message, c'est le temps de réalisation du transfert.
La commission avait visité il y a quelques années des entreprises très novatrices à Flamatt, dans le canton de Fribourg. A cette occasion, un jeune chercheur nous avait exposé le temps que lui avait pris la réalisation de son idée, à savoir dix ans à partir de la conception de l'idée, en passant par le développement du prototype, jusqu'à la réalisation industrielle. Nous prions le Conseil fédéral d'étudier avec les cantons des possibilités d'aider ces jeunes chercheurs et d'accélérer ainsi le transfert de l'innovation vers l'économie productive.
Il est clair que nous n'acceptons pas les coupes budgétaires proposées par le groupe UDC. Il est aussi un peu curieux que des institutions importantes comme les académies suisses des sciences soient la cible d'une diminution de 8 pour cent, proposée par Monsieur Pfister Theophil, et que Monsieur Füglistaller veuille diminuer le budget du FNS de 10 pour cent, sachant comme je l'ai dit que le moment était finalement venu de rattraper notre retard.
Je vous cite encore deux chiffres pour montrer que cette augmentation n'est pas exagérée. Avec des dépenses de recherche et développement qui atteignent 3 pour cent du PIB, la Suisse n'est pas très bien située. Beaucoup de recherches sont menées par le secteur privé, la part du secteur public n'atteint pas 1 pour cent du PIB, taux préconisé par l'Union européenne et l'OCDE: cette part atteint seulement 0,67 pour cent du PIB.
Donc, nous avons encore du travail pour rattraper les autres. Avec ces crédits supplémentaires pour le Fonds national suisse de la recherche scientifique et pour les académies suisses des sciences, nous accomplissons un pas très important.