Béguelin Michel · Ständerat · 2007-09-20
Béguelin Michel · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2007-09-20
Wortprotokoll
Cette initiative parlementaire est une bonne idée parce qu'elle correspond à un besoin et parce que, comme l'a très bien dit Madame Langenberger, elle apporte des avantages objectifs: plus de souplesse et plus d'efficacité en cas de nécessité d'intervention rapide, par exemple.
Elle correspond à un besoin pour une raison évidente, me semble-t-il. La limite de 15 pour cent de militaires en service long que nous avons fixée est atteinte. Donc, la preuve est là que ça correspond à quelque chose. Je vous rappelle qu'à l'époque, nous ne savions pas où nous allions lorsque nous avons fixé cette limite de 15 pour cent. D'ailleurs, il y avait des propositions à 10 pour cent et à 20 pour cent. Finalement, on avait choisi 15 pour cent en disant: "On verra bien, au fur et à mesure des développements, comment ça va aller." Maintenant, trois ans après, on constate que la limite de 15 pour cent est atteinte et que la pression est forte pour aller au-delà.
J'aimerais insister sur un point qui me paraît vraiment très important parce qu'il concerne non seulement cet aspect du [PAGE 743] service long, mais aussi toute l'harmonisation indispensable entre l'école de recrues et les études universitaires. On constate que ça ne joue pas du tout. J'ai encore à l'esprit le titre d'un article qui a paru cette semaine dans la presse romande: "Concilier armée et université devient un vrai casse-tête pour les étudiants". Dans le système actuel de l'école de recrues, même si on peut la partager en deux, sa deuxième partie tombe en plein en période d'examens et devient un véritable repoussoir pour tous les étudiants.
Monsieur le conseiller fédéral, indépendamment de la question des "Durchdiener", je pense que c'est un problème qui doit être réglé. Je sais que vous avez manifesté la meilleure bonne volonté à cet égard et la plus grande disponibilité pour discuter avec les universités, mais apparemment, le cas n'est toujours pas réglé. Et c'est un des éléments qui alimentent aussi ce que j'appellerai l'effet "Durchdiener" au sein des universités: quand il y a ou la possibilité classique de passer les examens, ou un risque de perdre une année d'études, l'école de recrues en deux parties devient quelque chose de peu motivant.
En tout cas, je vous engage à donner suite à cette initiative parlementaire qui va dans la bonne direction et qui va donner à l'armée plus de souplesse et de capacité de réponse rapide en cas de pépin.