Gentil Pierre-Alain · Ständerat · 2007-10-04
Gentil Pierre-Alain · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2007-10-04
Wortprotokoll
Le paradoxe de la discussion d'aujourd'hui, c'est qu'elle porte sur un objet dont tout le monde est convaincu qu'il n'a absolument aucune nécessité.
La minorité, représentée par le président de la commission, dit que cela ne répond à aucune nécessité. Il n'y a pas véritablement de demande, il n'y a pas véritablement de besoins. Pour cette raison, il est beaucoup plus simple de ne pas entrer en matière.
La majorité, à l'instar de Monsieur Jenny, tient exactement le même discours. Elle nous dit: "Cela ne sert à rien, cela ne se fera jamais. N'ayez pas peur, vous pouvez voter pour en toute bonne conscience, cela ne se fera jamais. Il y a trop de règlements, d'éléments de protection de l'environnement, de lutte contre le bruit, vous pouvez tranquillement voter oui, vous pouvez être sûrs que cela ne se fera jamais. Pourquoi hésiter?" Et le raffinement final et supplémentaire est proposé par Monsieur Epiney qui nous dit: "Si vous voulez, on peut encore organiser l'enterrement dans le brouillard. Au lieu de décider aujourd'hui, tranquillement, on crée une commission et on enterrera cela discrètement après les élections, dans deux ou trois ans, quand plus personne n'en parlera."
Sur le fond de l'affaire donc, tout le monde est d'accord: cela ne se fera jamais et cela ne sert à rien. Il paraîtrait logique d'en discuter un peu moins longtemps et, simplement, de rejeter le projet de loi issu de l'initiative parlementaire.