Roth-Bernasconi Maria · Nationalrat · 2007-06-13
Roth-Bernasconi Maria · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2007-06-13
Wortprotokoll
Il y a quelques années encore, la Confédération était un employeur modèle. Les salaires des cadres ont certes toujours été inférieurs à ceux du secteur privé, mais les prestations sociales, en particulier celles du deuxième pilier, étaient bonnes. Entrée en vigueur il y a cinq ans seulement, la nouvelle loi sur le personnel de la Confédération, qui s'inspire fortement du droit privé, ne connaît plus de protection générale contre le licenciement. C'est la raison pour laquelle il faut un nouveau partenariat social, que le Département fédéral des finances a promis d'instaurer, de concert avec les syndicats et les associations du personnel. Des déclarations communes et des promesses ont été faites, des accords écrits ont été conclus, et ils n'ont cessé d'être violés ces derniers temps.
Aujourd'hui, les discussions entre le Conseil fédéral et les syndicats n'ont pas abouti. On en est au point mort, et tout cela explique le mécontentement croissant du personnel. Les personnes expérimentées partent en raison de la catastrophique révision de la Caisse fédérale de pensions et le taux de fluctuation auprès des plus jeunes collaborateurs et collaboratrices de la Confédération est grand. De plus, le conflit entre l'augmentation des tâches et la pression sur l'effectif du personnel fait que l'effort ou les sollicitations deviennent de plus en plus grands, ce qui a pour conséquence une fragilité accrue des équipes et des personnes. Et encore, non seulement la pression augmente, mais la reconnaissance manque. Ainsi, je vous demande, Madame la présidente de la Confédération - j'aurais aimé qu'elle m'écoute justement à cet instant -, de dire publiquement que le Conseil fédéral est conscient de ces problèmes et que l'administration fédérale n'est pas un atelier protégé.
Encore une fois, nous nous faisons beaucoup de souci au sujet du partenariat social. Il semblerait que Monsieur le conseiller fédéral Merz conteste la légitimité des syndicats du personnel des services publics en arguant que leur taux d'organisation ne serait pas élevé. Il faut rappeler ici que ce taux d'organisation est plus élevé que celui des branches privées comparables.
Diviser pour mieux régner semble être la politique du Conseil fédéral. Mais ce n'est pas ainsi que vous aurez du personnel motivé pour justement mettre en oeuvre une politique du service public telle que souhaitée par la population. Ce qui nous semble urgent maintenant est de donner au personnel les moyens corrects, de sécuriser les personnes qui travaillent dans l'administration, en renonçant à un nouveau modèle de salaire et de loi sur le personnel de la Confédération et de travailler à un réel partenariat social servant d'exemple à tous les autres partenariats sociaux.
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