AB 81740
Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2007-06-21
Wortprotokoll
Vous l'avez lu, l'article 21 traite des compétences linguistiques du personnel fédéral. Une minorité, que son porte-parole vient de défendre, voudrait biffer l'obligation pour la Confédération d'encourager les compétences linguistiques de son personnel dans les langues nationales. Je dois vous dire que je trouve particulièrement curieux que le groupe UDC, qui défend cette proposition, ait voté avec enthousiasme l'article 15 alinéa 3 dans la version de la majorité concernant la question de l'enseignement prioritaire de la langue nationale à l'école obligatoire - et, de fait, on est prêt à passer outre la volonté politique des parlements cantonaux en matière d'enseignement des langues -, mais qu'il refuse que le personnel fédéral soit capable de comprendre au moins une autre langue nationale que la sienne ainsi que de l'inscrire dans la loi sur les langues. Je dois dire que, là, je ne comprends pas où est la cohérence!
Cela dit, la Confédération, en tant qu'employeur, a un devoir à assumer. Ce n'est pas une entreprise privée, mais un service public. Elle ne peut donc pas se soustraire à l'obligation de soutenir la politique en faveur du plurilinguisme. En revanche, la minorité que je représente propose de biffer l'alinéa 3, car elle estime que les cantons et les communes doivent assurer elles-mêmes le financement de leurs efforts en matière de développement des compétences linguistiques de leur propre personnel dans les langues nationales.
Le groupe radical-libéral soutiendra donc la minorité à l'alinéa 3.