Nordmann Roger · Nationalrat · 2008-05-27
Nordmann Roger · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-05-27
Wortprotokoll
Nous sommes ici à l'article central de la loi puisqu'il s'agit de fixer le montant minimal de l'assurance. La question est relativement simple. Va-t-on imposer aux exploitants une assurance qui est en rapport avec le risque réel? Ou bien va-t-on, au contraire, leur faire le cadeau injustifié consistant à les dispenser de s'assurer au-delà de 1,8 milliard de francs, alors même que le risque de dommages peut allègrement se chiffrer en centaines de milliards?
Le choix que nous allons faire à l'instant constitue un test très intéressant sur l'influence du lobby nucléaire dans cette salle. A ma connaissance, il y a une claire majorité, formée de membres de l'UDC, du PRD et du PDC, favorable au développement de l'énergie nucléaire. Cette majorité, qui juge acceptables les risques de la technologie nucléaire, devrait être conséquente avec elle-même. Celui qui dit oui aux risques doit aussi dire oui à une assurance qui est en rapport avec l'ampleur du risque, comme en matière de circulation routière, par exemple, où l'intérêt général dicte que chacun s'assure en fonction du dommage qu'il peut causer.
Si la majorité choisit la version du Conseil fédéral et décide de limiter l'assurance obligatoire à 1,8 milliard de francs, c'est-à-dire à un montant dérisoire en comparaison du risque, elle révélera clairement son obéissance sans faille aux caprices du lobby nucléaire et le peu de cas qu'elle fait de l'intérêt général. Ce serait regrettable.
Je vous invite donc à soutenir les propositions qui visent à augmenter le niveau d'assurance.