Deiss Joseph · Bundesrat · 2000-12-04
Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2000-12-04
Wortprotokoll
Depuis l'interdiction du mouvement Falun Gong en Chine en juillet 1999, et en particulier depuis les violations des droits fondamentaux des [PAGE 1350] membres du mouvement qui ont été rapportées depuis, le Conseil fédéral suit la situation de près. Notre ambassade à Beijing a été priée de faire rapport régulièrement sur la question. Dans le cadre de ses relations bilatérales avec la Chine, la Suisse a, à plusieurs reprises, exprimé sa préoccupation quant à la manière dont les membres du Falun Gong sont traités. Elle a concrètement demandé à la Chine de respecter la liberté de toute personne de manifester sa religion ou sa conviction. Elle a rappelé également que le Falun Gong semblait ne pas présenter un danger pour l'ordre public et qu'il n'y avait donc pas de raison de restreindre les libertés individuelles de ses membres. Lors de la session de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies en mars 2000, le chef du DFAE a exprimé sa préoccupation à l'égard des mesures répressives sévères exercées à l'encontre des minorités et de groupes religieux en Chine dont les droits les plus fondamentaux sont régulièrement restreints, voire bafoués. La Suisse continuera à l'avenir de s'engager en faveur du respect des droits fondamentaux en Chine, notamment ceux des membres du Falun Gong, et en particulier ceux, parmi eux, qui sont détenus.