Calmy-Rey Micheline · Bundesrat · 2008-06-10
Calmy-Rey Micheline · Bundesrat · Genf · 2008-06-10
Wortprotokoll
Dans ce monde globalisé et interdépendant qu'est le nôtre, nous avons besoin à la fois de l'aide multilatérale et de l'aide bilatérale. Pour pouvoir juger de la proposition qui nous est faite, à savoir une répartition de 40 pour cent pour l'aide multilatérale et de 60 pour cent pour l'aide bilatérale, nous devons avoir un regard sur le contexte. 85 pour cent de l'aide multilatérale de la Suisse figure dans le crédit-cadre de la DDC qui vous est présenté aujourd'hui. En 2005, le Conseil fédéral a décidé que la répartition entre l'aide multilatérale et l'aide bilatérale se ferait à raison de 43 pour cent pour l'aide multilatérale et de 57 pour cent pour l'aide bilatérale. Cela signifie qu'une réduction des moyens de l'aide multilatérale ne peut pas se faire sans une augmentation du crédit-cadre. Autrement, nous devrions réduire nos contributions à la Banque africaine de développement ou supprimer carrément quelques dotations, comme celle à l'Unicef. Voilà ce que j'ai à dire là-dessus. Par conséquent, en conclusion, cette répartition ne peut pas être faite sans diminution des montants de l'aide multilatérale ou augmentation du crédit-cadre.
En ce qui concerne la proposition de la minorité Amacker: pour l'analyse de ses effets financiers, nous sommes partis de deux hypothèses, à savoir que la répartition des moyens entre aide multilatérale et bilatérale ne change pas et que la répartition de l'aide publique au développement entre les différents offices fédéraux ne change pas non plus. Le but de 0,4 pour cent est atteint en 2009. Sous ces conditions, l'adoption de cette proposition de minorité signifie 675 millions de francs supplémentaires à inscrire dans les budgets et les plans financiers, une augmentation annuelle de 8,4 pour cent des budgets et des plans financiers, et une augmentation de 700 millions de francs du crédit-cadre.