Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2000-12-11
Wortprotokoll
Je vous remercie, Monsieur Schmied, d'avoir constaté que ce pays a pris des mesures exemplaires dans le domaine de la lutte contre cette épizootie. C'était juste, parce que c'est quelque chose sur quoi il n'y a aucune hésitation: il faut prendre toutes les mesures qui sont possibles.
La première mesure, c'est celle qui doit rendre impossible la transmission de la maladie de la vache à l'homme. C'était l'interdiction de commercialiser les parties dangereuses de l'animal, l'interdiction de les vendre et de les consommer, et puis l'obligation de les détruire par incinération.
Aujourd'hui, les mesures supplémentaires qu'on est en train de prendre n'ont pas pour but premier d'éviter la transmission de la maladie de la vache à l'homme parce que nous sommes convaincus que les mesures qui ont été prises antérieurement empêchent cette transmission. Le but, c'est d'éradiquer la maladie parce que, finalement, c'est ce qu'on doit obtenir aussi pour pouvoir permettre d'exporter du bétail sur pied de la Suisse vers les pays étrangers. C'est une revendication ancienne qu'on espère pouvoir réaliser assez rapidement, pour le plus grand profit de l'agriculture.
Donc, les mesures qu'on est en train de prendre, c'est pour éradiquer l'épizootie et éradiquer la maladie chez l'animal. L'interdiction des farines pour les ruminants avait été décidée. On constate qu'il a dû y avoir quelques transferts de certains animaux à d'autres. Pour cette raison, nous avons donc décidé de proposer au Conseil fédéral l'interdiction totale des farines animales dès le 1er janvier 2001 et l'interdiction de fait dès ce jour. Si on le fait en Suisse, ce n'est naturellement pas pour permettre à des farines animales provenant de l'extérieur de trouver des marchés en Suisse. Ce qu'on interdit, c'est la consommation de ces farines animales. Par conséquent, l'importation est aussi interdite puisqu'elle n'aurait pas d'usage en Suisse, la consommation de ces farines animales étant interdite. Il faudra contrôler, et on fait ce contrôle à travers les postes de douane, où il y a des vétérinaires à la frontière ou un employé de l'Office vétérinaire fédéral qui, en cas de doute, peut se prononcer.
En ce qui concerne l'importation et l'exportation de bétail, là il faut des règles sanitaires strictes. Je vous rappelle que, depuis des années, nous cherchons à obtenir l'autorisation d'exporter du bétail de Suisse. Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas eu beaucoup de succès dans cette négociation. En sens inverse, nous avons toujours cherché à appliquer les mêmes règles sanitaires que nous souhaiterions voir appliquer au bétail que l'on voudrait exporter. Les pays voisins, la France et l'Allemagne, sont actuellement rangés dans la même catégorie de risque que la Suisse. L'Allemagne a prétendu pendant des années qu'il n'y avait pas de maladie, pas d'épizootie chez elle. On constate aujourd'hui que ce n'est pas le cas, mais déjà avant les incidents dont on a connaissance, l'Allemagne, la France et la Suisse étaient dans la même catégorie de pays à risques. Par conséquent, il faut appliquer les mêmes règles pour l'exportation que pour l'importation.