Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2000-12-11
Wortprotokoll
Monsieur Beck, je serais très heureux d'avoir avec vous un débat sur les avantages et désavantages de l'adhésion à l'Union européenne, mais je crois que ce n'est pas le cas aujourd'hui. Le Conseil fédéral a dit, dans son rapport sur la politique extérieure, qu'il envisagerait durant la prochaine législature de voir s'il veut reprendre les négociations d'adhésion. Cela nous laisse un certain temps pour discuter ce genre de problème.
Ce qu'on a constaté au cours de ces dernières années, c'est en effet un certain rapprochement entre les taux d'intérêt en Suisse et ceux de l'Union européenne, sans pourtant qu'ils ne coïncident, qu'ils ne se rapprochent et qu'ils ne s'égalisent, contrairement à ce que beaucoup pensaient. C'est dire que, dans ce domaine-là, toutes les théories qu'on a faites ne sont pas confirmées par le marché. Pour l'instant en Suisse, on doit constater qu'on n'est pas membre de l'Union européenne, qu'on ne le sera pas dans les années qui viennent, et que s'il devait apparaître que dans le cas d'une adhésion on risquait une hausse des taux réels d'intérêt, parmi les mesures d'accompagnement qui ne manqueront pas d'être discutées au Parlement, il pourrait y avoir une modification de cette disposition du bail à loyer. Je pense qu'il n'est pas indispensable, sur un sujet d'importance, mais secondaire par rapport à l'objectif stratégique du Conseil fédéral, de prendre déjà maintenant des décisions pour une situation hypothétique.