Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Fraktion CVP/EVP/glp · 2008-09-24
Wortprotokoll
Il en va de la crédibilité de l'armée et de la sécurité. L'armée est un instrument majeur de la sécurité de ce pays. Je crois qu'en cas de catastrophe naturelle, en cas de menace terroriste, nous ne serons pas en mesure, pendant plus de trois jours, avec la police, d'assurer la sécurité de ce pays.
Il y a deux partis - deux et demi, à vrai dire - qui soutiennent une politique en faveur de la sécurité depuis maintenant plusieurs années: le Parti radical-démocratique suisse - Madame Huber s'est exprimée à ce sujet -, le Parti démocrate-chrétien suisse et une partie raisonnable de l'Union démocratique du Centre. Alors, Monsieur Levrat, nous, démocrates-chrétiens, ne sommes pas seuls! Nous sommes seuls, peut-être, mais avec le peuple et avec le Conseil fédéral.
Monsieur Levrat, nous ne sommes pas arrogants. Je crois que les formes que nous avons choisies dans la lettre, en réponse à votre demande, étaient plus que correctes. Nous assistons aujourd'hui au dénouement d'une alliance contre nature qui a duré pratiquement dix ans entre des forces qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre, mais qui mettent en jeu la sécurité de notre pays.
Nous accepterons le programme d'armement parce qu'on ne joue pas avec la sécurité de ce pays. Nous voulons une armée forte, une armée crédible. Nous sommes avec le Conseil fédéral et avec le peuple. Nous prenons cette responsabilité, même si nous perdons. Je crois qu'on ne joue pas avec la sécurité du pays.
[VS]