Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-09-17
Wortprotokoll
Je suis persuadé que nous sommes en fait face à une véritable révolution culturelle. En 2006, dans mon canton, qui n'est pas connu pour avoir une prédisposition prononcée pour la discipline et les interdictions, l'interdiction de fumer dans les établissements publics a été votée par 79 pour cent de la population.
L'Université de Lugano a saisi cette occasion pour faire une recherche sur l'état de santé des personnes qui travaillaient dans des établissements publics et sur l'impact économique de cette interdiction. Des relevés ont été faits avant l'introduction de l'interdiction, cinq mois après et une année après. Les résultats complets de cette recherche seront communiqués dans quelques jours par l'université lors d'une conférence de presse, mais j'ai le résumé des premiers résultats sous les yeux: l'impact sur la santé des travailleurs est tout à fait clair et aucun doute ne peut subsister: c'est effectivement une mesure qui protège les travailleurs.
Quant à l'impact économique - le fameux argument de l'impact négatif sur le tourisme -, il ne se vérifie pas du tout. Paris est la première destination mondiale du tourisme en termes de nuitées. Une interdiction de fumer dans les établissements publics y existe, et tout le monde admet aujourd'hui qu'il y a une atmosphère nettement meilleure dans les restaurants, ce qui permet de goûter à la cuisine dans de meilleures conditions. En Italie, pays par excellence du tourisme avec les villes de Florence, Rome, Venise, etc., cette interdiction est strictement observée. Maintenant il y a un niveau général de satisfaction aussi bien chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.
Au Tessin, parmi les 79 pour cent des personnes ayant voté pour l'interdiction, on a pu constater, par un sondage d'opinion, qu'il y avait une partie très importante de fumeurs.
Je vous invite à ne pas compliquer les choses: avec des notions comme "100 mètres carrés", qu'il faut aller mesurer, etc., cela devient compliqué. La solution la plus claire, nette, compréhensible et acceptable est celle du Conseil des Etats.
[PAGE 597]