Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · 2008-12-01
Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-12-01
Wortprotokoll
Nous sommes là, en tant que parlementaires, pour vérifier que l'Etat fédéral dépense les deniers publics avec parcimonie et qu'il les engage selon des lignes politiques claires et conformes au programme de la législature. Vient s'ajouter à cela le fait que l'endettement fédéral est tel que toute action budgétaire doit tenir compte de la nécessité de voir cette dette contenue et réduite dans la mesure du possible.
Pour le groupe radical-libéral, le budget 2009 est acceptable et le plan financier 2010-2012 l'est aussi. En les adoptant, pour autant que les débats parlementaires ne péjorent pas la situation actuelle, nous ne donnons pas un blanc-seing au gouvernement. Nous affirmons au contraire notre volonté de voir les dépenses contenues, les priorités politiques respectées et la gestion rigoureuse des deniers publics poursuivie.
Nous profitons de l'occasion pour dire à notre ministre des finances que nous apprécions l'esprit et la manière avec lesquels sont conduites les finances de la Confédération. Nous sommes là pour relever l'effort accompli et nous nous déclarons prêts à soutenir les efforts à venir.
Le groupe radical-libéral prône la rigueur et la gestion économique de l'argent du contribuable, mais il ne soutient pas pour autant les propositions déposées par des membres du groupe UDC de réduire la croissance des dépenses à 2 pour cent.
Nous estimons en effet que le budget qui nous est proposé comporte une augmentation différenciée des dépenses en fonction des priorités que nous estimons indispensables d'être défendues. Nous nous sommes battus au sein du Parlement pour obtenir un renforcement des crédits consacrés à la formation et à la recherche. Nous serions malvenus aujourd'hui de refuser les augmentations que nous avions estimées indispensables au moment du vote en 2005. De la même façon, nous nous sommes opposés dans le débat budgétaire à des diminutions de crédits touchant la politique extérieure et l'aide au développement. Nous soutenons les crédits-cadres présentés par le Conseil fédéral et nous estimons que le budget 2009 doit refléter cette position. Nous nous opposerons en revanche à toute tentative de péjorer ce budget.
Le groupe radical-libéral est satisfait de la levée du blocage des crédits et reconnaît la nécessité de certaines mesures dans ce temps où il faut faire de la relance conjoncturelle. Il s'agit de mesures ciblées. Mais nous ne soutiendrons pas d'autres mesures massives qui n'ont pas lieu d'être, et ce d'autant plus que la dette se monte à 114 milliards de francs et qu'elle ne va pas diminuer pour autant selon le plan financier.
Les temps sont durs et vont l'être davantage. Les bonus pourraient laisser la place aux déficits et à l'augmentation de la dette. C'est pourquoi nous soutenons un frein à l'endettement étendu qui intègre les dépenses extraordinaires. C'est la seule façon d'empêcher la fuite en avant qui ruinerait les efforts entrepris depuis plusieurs années.
Il nous revient aussi de rappeler ici la nécessité de poursuivre l'examen du programme d'abandon de tâches. Il faut le prendre au sérieux! Il doit devenir un véritable exercice de gouvernement, dans lequel apparaissent les priorités mais aussi les tâches non prioritaires, à savoir les tâches auxquelles il faut savoir renoncer. Ceci dépasse l'exercice budgétaire auquel nous nous livrons. Mais de la réussite de cet examen dépendent finalement la réussite et la bonne tenue du plan financier dont nous débattons aujourd'hui. Nous allons donc veiller à ce que cette démarche indispensable se réalise.