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Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2008-06-05

Wortprotokoll

Je crois qu'en matière de comparaison des prix des médicaments, on n'arrivera jamais à une sécurité absolue, pour une raison très simple, c'est que la variété des paquets est infinie. Il y a parfois des noms différents, il y a des modes de procéder différents en matière de rabais et si on veut absolument trouver une objection, il est toujours possible de le faire - Madame Sommaruga vient d'en faire la démonstration en prenant un exemple particulier. Il y aura toujours des exemples particuliers qui permettront de dire que la comparaison est insuffisante ou fausse. Je crois que si l'on veut faire une comparaison politiquement pertinente, il faut prendre un certain nombre de médicaments et accepter qu'on ne puisse aller dans tous les détails.

Mais il est évident qu'il y aura toujours, et peut-être même à l'intérieur d'un pays, quelques différences secondaires qui permettront de mettre en cause la comparaison générale. La comparaison qu'on fait, c'est avec les pays de référence, et les pays de référence, ce sont l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Les pays voisins - Autriche, France et Italie - ne jouent qu'un rôle subsidiaire dans les comparaisons. On pourrait bien sûr faire aussi la comparaison avec ces pays, mais cela exige des moyens supplémentaires; et cela exige aussi qu'on soit extrêmement attentifs à l'évolution des prix.

Finalement on devrait avoir une sorte de service qui soit en permanence attentif à toutes les variations de prix dans tous les pays voisins, sinon on aura régulièrement soit le surveillant des prix, soit Madame Simonetta Sommaruga qui nous reprocheront d'avoir manqué la dernière réduction de prix dans tel pays voisin qui pourrait être concerné. Nous sommes prêts à améliorer le système et à chercher à mieux comprendre les modes de rémunération dans ces pays, mais nous n'arriverons jamais à atteindre la perfection.

Nous prenons acte de la teneur de l'interpellation et nous la prenons comme une invitation à faire encore mieux, ce que nous sommes toujours disposés à faire. Mais nous ne pouvons pas vous promettre la perfection, comme le souhaiterait Madame Sommaruga.

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