Berger Michèle · Ständerat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2000-11-30
Wortprotokoll
Tout d'abord, j'aimerais féliciter le Conseil fédéral d'avoir mené à bien les négociations relatives à ces conventions, et bien sûr que la signature était attendue par les cantons concernés. J'aimerais rappeler que le canton de Neuchâtel a en général toujours soutenu très clairement le Conseil fédéral dans le domaine du développement des réseaux ferroviaires ces dernières années, notamment aussi à l'occasion de la votation populaire sur le[PAGE 788] financement des grands projets ferroviaires en novembre 1998.
Nos prises de position à cette occasion ont été motivées en particulier par la reconnaissance à part entière de la liaison Berne-Neuchâtel-Paris comme un des accès prioritaires de la Suisse au réseau TGV français, et devant, à ce titre, faire l'objet d'investissements susceptibles de diminuer sensiblement les temps de parcours.
Ce que j'aimerais souligner, c'est dans la formulation que l'on peut lire dans la Convention de l'Arc jurassien. Au fond, dans le canton de Neuchâtel, nous sommes quelque peu sceptiques sur la terminologie de cette notion "Arc jurassien". Elle laisse penser qu'il ne pourrait s'agir que d'une porte, alors qu'il s'agit clairement des points frontière de Vallorbe/VD et des Verrières/NE situés respectivement sur les axes Lausanne-Paris et Zurich-Berne-Neuchâtel-Paris. Ces deux accès entre Genève et Bâle doivent être explicitement mentionnés; nous aurions souhaité en tout cas que ces termes soient explicitement mentionnés, puisqu'ils font partie de la convention.
Il nous semble devoir exprimer la nécessité de maintenir à long terme cette attractivité à ces importantes liaisons en visant notamment une réduction maximale du temps de parcours entre Berne et Paris. Si nous prenons la parole aujourd'hui, c'est pour garantir à long terme le passage par Neuchâtel. Pour nous, c'est absolument important d'avoir cette liaison avec la France.