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Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-03-18

Wortprotokoll

J'assiste à un débat intéressant - j'y suis habitué - entre ce qui est dit et ce qui est supposé, et à un conflit - on ne peut pas dire d'intérêts, car ce seraient des intérêts matériels -, mais à un conflit d'intérêts idéaux entre gynécologues et sages-femmes.

Le Conseil fédéral pense que si, lui, fait faire l'étude, il va avoir tout le monde contre lui. S'il aboutit à la conclusion qu'il y a parfois des césariennes qui sont faites sans que cela soit absolument indispensable, pour des raisons idéales les gynécologues et obstétriciens vont immédiatement provoquer un scandale épouvantable; si l'on va dans l'autre sens, on va être condamné.

Nous pensons que la solution qui est préconisée est la meilleure, c'est-à-dire que tout d'abord une étude soit faite par les milieux spécialisés. Là intervient l'Etat, cela montre bien comment les choses se passent: la lettre est partie à la fin de l'année passée, je crois. En effet, les gynécologues et obstétriciens disent: "On veut bien faire une étude, mais il faut nous donner l'argent pour le faire." Mon Dieu! Ils n'ont pas dit combien! Alors, il faut d'abord savoir combien, et ensuite il faut nous donner la bonne adresse. Il semble que les gynécologues et obstétriciens n'aient pas donné l'adresse à laquelle il fallait envoyer la réponse, si bien qu'une réponse a été donnée mais elle n'est pas parvenue au destinataire! Naturellement, je souris comme vous, Madame, mais les choses se passent ainsi. Et tout d'un coup, parce que la réponse est donnée au secrétariat, au président, à une société et pas à l'adresse voulue, on dit que les choses ne se font pas.

En conclusion, il faut dans un premier temps, Madame Maury Pasquier, trouver une solution avec les gynécologues et obstétriciens eux-mêmes et qu'ils fassent faire l'étude. Nous sommes prêts à payer un peu, mais nous n'allons pas subventionner la société concernée: je crois qu'elle a aussi intérêt à faire mener l'étude sur une base un peu idéale. Si cela ne marche pas, nous nous engageons à faire faire nous-mêmes une étude dans un délai raisonnable. Je ne crois pas que cela sert à grand-chose de forcer l'Etat à faire faire l'étude contre l'avis des spécialistes, parce que nous créons tout de suite une situation conflictuelle, qui est inutile non seulement dans les circonstances actuelles, mais d'une manière générale. C'est la raison pour laquelle nous sommes contre ce postulat dans la forme indiquée, mais il va de soi que si cela ne marche pas dans un délai raisonnable, nous ferons faire nous-mêmes une étude.

Laissons d'abord une chance aux spécialistes d'expliquer pourquoi les taux de césariennes sont plus élevés en Suisse que partout ailleurs dans le reste du monde. Il y a de bonnes raisons, mais il y en a peut-être de moins bonnes, et [PAGE 259] peut-être qu'une simple étude aura un effet préventif sur ceux qui seraient tentés de faire des césariennes pour des raisons qui ne sont pas idéales.