Gentil Pierre-Alain · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2000-12-05
Wortprotokoll
Comme porte-parole de la minorité, je n'ai pas énormément de choses à ajouter à ce que vient de dire M. Marty, si ce n'est faire remarquer aux partisans de la majorité, qui fort opportunément décident de transformer leur motion en postulat, que leur intervention parlementaire ne brille pas par sa clarté.
Hier, lors du débat sur la loi sur le marché de l'électricité et aujourd'hui, lors du débat financier, on a entendu des professeurs extrêmement sensibles à la forme, à la rigueur, à la nécessité de suivre les procédures, à la nécessité de [PAGE 849] préciser les objectifs. Alors, il est un peu amusant de voir ces mêmes professeurs soutenir, dans une motion qui tient en trois lignes imprimées en caractères assez larges, que l'Etat doit "sensiblement" réduire, que "si des modifications de lois s'avèrent nécessaires", tout cela devra faire l'objet d'un projet. Vraiment, c'est ce qu'on appelle une motion chewing-gum, c'est-à-dire qu'on peut l'étaler assez longtemps parce que sa consistance n'est pas extrêmement imposante. Alors, comme dit le "Canard enchaîné": "Le postulat est moins grave que si c'était pire." Donc, autant accepter un postulat.
Mais, chers collègues de la majorité, votre motion ne sent en tout cas pas la transpiration. On voit bien qu'il ne vous a pas fallu extrêmement longtemps pour la rédiger et ça inspire quelques considérations sceptiques sur toutes les remarques liées au sérieux et à la rigueur en matière financière que nous avons abondamment entendues ce matin.
Je pense donc que nous serions bien inspirés de transformer cette motion en postulat. A titre personnel, je dois dire que si M. Villiger oubliait ce postulat dans l'un de ses vastes tiroirs, je ne lui en tiendrais pas rigueur!