Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-05-27
Wortprotokoll
Il n'y a pas grand-chose de neuf qui a été dit lors de ce débat. Je peux confirmer l'opinion de Monsieur Ruey qu'il est nécessaire de faire quelque chose dans l'ambulatoire hospitalier. Si les dépenses ont considérablement augmenté dans ce domaine, ce n'est pas simplement parce qu'on a passé du stationnaire à l'ambulatoire. C'est parce que les moeurs ont changé, parce que les hôpitaux - ils appartiennent souvent aux cantons - ont trouvé un intérêt à développer l'ambulatoire hospitalier.
Je vous rappelle un chiffre. Lorsque quelqu'un se rend chez le médecin généraliste, la première visite coûte en moyenne 150 francs, médicaments compris. Lorsque quelqu'un se fait soigner de manière ambulatoire à l'hôpital, les coûts s'élèvent à 350 francs. Si les assurances veulent réellement lutter contre l'explosion des coûts - et les contacts que j'ai avec les assurances vont dans ce sens -, il est impensable de ne pas se poser des questions critiques sur l'ambulatoire hospitalier; il est impensable de ne pas essayer d'apporter une limitation. Les cantons devront le décider et, s'ils sont incapables - par manque de volonté ou simplement parce que leur appareil administratif ne veut connaître qu'une partie de la réalité - de maîtriser l'ambulatoire hospitalier alors qu'on leur donne des moyens ici, les primes de leurs concitoyens augmenteront et ils pourront toujours essayer de détourner l'ire de leurs citoyens sur Berne. Mais à la fin, les gens se rendront compte de leur incapacité à affronter les problèmes alors qu'ils ont une partie de la solution dans leurs mains.
C'est la raison pour laquelle je ne discute pas de la difficulté de distinguer un médecin pour sa partie d'activité professionnelle ambulatoire ou stationnaire. C'est un réel problème, mais pas un problème dramatique, parce que ce sont les cantons - propriétaires des hôpitaux - qui, le plus souvent, ont le contrôle de ces hôpitaux, qui peuvent décider de ce qu'ils veulent faire. Et s'ils ne veulent rien faire, qu'ils prennent la responsabilité d'expliquer à leurs concitoyens, comme certains cantons proches de la capitale, pourquoi les primes augmentent de 20 pour cent alors que la moyenne nationale est malheureusement de 15 pour cent et que certains cantons sont en dessous de 10 pour cent.
Si on veut être logique, il faut étendre cette possibilité à l'ambulatoire hospitalier pour une durée limitée et réellement vouloir une solution alternative pour la période qui suivra la prolongation de ce moratoire.