Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2009-05-27
Wortprotokoll
Je prends la parole pour dire brièvement deux choses. En premier lieu, il est faux de dire que les crises sont totalement imprévisibles et ne se répètent jamais. De plus, il n'y a pas que des crises financières. A la base de la faillite de Swissair, la crise était plutôt celle d'une entreprise, une crise économique classique et encore sectorielle, crise probablement liée à des erreurs de gestion. Tandis que la crise d'UBS est en partie due à de graves erreurs de gestion, c'est vrai, mais elle a une composante liée à une crise financière générale. Et pourtant, dans les deux cas, on peut se poser des questions qui se répètent sur la procédure urgente de décision et d'information, sur la "due diligence", sur les garanties à demander, etc. Il y a donc toujours des constantes sur lesquelles on peut établir des règles générales, j'en suis convaincu.
En second lieu, en ce qui concerne l'Accord de Bâle II, je ne me rengorgerais pas, pour ma part, à propos du "Swiss finish" de celui-ci, parce qu'il contribue aussi à perpétuer un des vices essentiels du système, c'est-à-dire le fait d'avoir un effet procyclique assez dangereux pour notre économie.