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Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-06-04

Wortprotokoll

Monsieur Bischofberger a posé la question de savoir s'il y a en Suisse romande des études similaires à celle qui a été présentée à Zurich. A ma connaissance oui, mais elles n'ont pas été publiées. Des études ont été faites et je crois que les résultats peuvent être imaginés: il y a des cantons meilleurs que d'autres. Ces études ne sont pas publiées parce que, au fond, ce qui est important c'est que les recteurs eux-mêmes connaissent les résultats, ce qui les incite à améliorer les choses. Si les résultats ne sont pas excellents chez eux, il n'est pas nécessaire d'en faire une démonstration publique et de les humilier d'une certaine manière, surtout si on constate après coup qu'il y a des erreurs.

Il faut faire preuve d'une certaine prudence et, lorsque l'instrument sera bien rodé, peut-être qu'il sera justifié de publier ces études de manière systématique. Je crois que l'EPFZ a pris acte des faiblesses de l'exercice et elle évitera de recommencer un exercice qui pourrait amener aux mêmes erreurs.

En ce qui concerne les déclarations de Monsieur Stadler, je confirme que ma volonté, c'est de dire aux écoles polytechniques fédérales que, quand on a une maturité, on peut [PAGE 528] entrer aux EPF. Je suis contre les examens d'entrée aux EPF. Je pense que c'est faux.

L'idée de la maturité, c'est qu'elle offre, sous réserve de certains types de maturité, l'ouverture aux études de niveau tertiaire en Suisse. Cela implique aussi qu'il ne faut peut-être pas faire le forcing en pourcentage du nombre de gens qui ont une maturité, que le système du gymnase long et celui de la promotion de la formation professionnelle en parallèle à la promotion de la formation gymnasiale sont une bonne chose. Mais la formation gymnasiale, lorsqu'elle est conclue par la maturité, doit donner accès aux écoles polytechniques, comme aux universités, de Suisse sous réserve de ce numerus clausus, que je n'aime pas, mais qui est une affaire cantonale en matière d'études de médecine en Suisse allemande. En Suisse française, une autre méthode éliminatoire des étudiants en médecine est utilisée.

Je crois qu'il faut adapter le système de maturité de telle sorte que les gens qui obtiennent la maturité aient le niveau pour accéder aux écoles polytechniques et aux universités. C'est dans ce sens que l'on va, et pas dans le sens d'une augmentation à tout prix en pourcentage du nombre de jeunes qui font des études de niveau secondaire. Nous voulons maintenir la qualité de la maturité. Et en parallèle nous voulons maintenir la qualité de la formation professionnelle, de telle sorte que celui qui a choisi la formation professionnelle puisse faire, en cours de carrière, le passage vers un autre type de formation, pour qu'il ait toutes ses chances depuis le départ et que la formation professionnelle soit vraiment non pas la voie royale, mais une des voies royales pour les jeunes qui veulent faire quelque chose de leur vie.

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