26.001
Rapport de gestion du Conseil fédéral 2025
Graf Maya · Mit-F · Conseil des Etats · Bâle-Campagne · Groupe des VERT-E-S
Zusammen mit den Präsidien unserer Subkommissionen der GPK des Ständerates lege ich Ihnen den Geschäftsbericht 2025 des Bundesrates zur Genehmigung vor. Wir haben diesen zusammen mit der Schwesterkommission, der GPK-N, an unseren Sitzungen vom 11., 12. und 18. Mai dieses Jahres beraten. Der uns vorliegende Geschäftsbericht gibt auf rund 200 Seiten umfassend Auskunft über die Arbeiten und über die Zielerreichung des Bundesrates im vergangenen Jahr.
Die Massnahmen im Berichtsjahr 2025 gliedern sich nach den vier Leitlinien, die sich der Bundesrat für die Legislaturperiode 2023-2027 gegeben hat. Es sind dies:
1. Die Schweiz sichert ihren Wohlstand nachhaltig und nutzt die Chancen der Digitalisierung.
2. Die Schweiz fördert den nationalen und generationengerechten Zusammenhalt.
3. Die Schweiz sorgt für Sicherheit, setzt sich für Frieden ein und agiert kohärent und verlässlich in der Welt.
4. Die Schweiz schützt das Klima und trägt Sorge zu den natürlichen Ressourcen.
Diesen vier Leitlinien wurden 25 Ziele zugeordnet, die im Jahr 2025 insgesamt 148 geplante Geschäfte umfassen. Davon hat der Bundesrat 88 vollständig und 9 teilweise umgesetzt. Dazu gehören die Botschaft zum Verpflichtungskredit für die Abgeltung von Leistungen des regionalen Personenverkehrs für die Jahre 2026-2028, der erste Bericht des nationalen Armutsmonitorings, die Asien-G-20-Strategie 2025-2028 und die Botschaft zur Teilrevision des Bundesgesetzes über das bäuerliche Bodenrecht.
Häufig nimmt der Bundesrat Geschäfte in die Ziele des Folgejahres auf, wenn er sie im Berichtsjahr nicht oder nur teilweise umsetzen konnte. Der Geschäftsbericht 2025 enthält auch wichtige ungeplante Geschäfte, wie das Länderprogramm Ukraine 2025-2028, die Botschaft zum Entlastungspaket 2027 - Sie erinnern sich -, die Botschaft zum plurilateralen Abkommen über Klimawandel, Handel und Nachhaltigkeit sowie die Erhöhung der Höchstbezugsdauer der Kurzarbeitsentschädigung.
Die beiden GPK haben an ihrer dreitägigen Sitzung die Mitglieder des Bundesrates und den Bundeskanzler zu den von ihnen gewählten aktuellen Themen aus ihren Departementen angehört und befragt. Einige ausgewählte Geschäfte werden nachher aus den vier Subkommissionen der GPK des Ständerates näher vorgestellt.
Nun noch ein paar Worte zum Querschnittthema, welches die GPK jedes Jahr gemeinsam festlegen und zu welchem die Departementsvorsteherinnen und -vorsteher und der Bundeskanzler an der Aussprache Stellung nehmen müssen: Es ging in diesem Jahr um den Einsatz von künstlicher Intelligenz in den einzelnen Departementen und in der Bundeskanzlei.
Für den Einsatz von KI-Systemen in der Bundesverwaltung gilt seit März 2025 die KI-Teilstrategie. Die Bundeskanzlei hat diese erarbeitet und ist in der Umsetzung federführend. Sie hat im Februar 2026 die Koordination für die departementsübergreifende Zusammenarbeit im Rahmen des sogenannten KI-Netzwerks vom Bundesamt für Statistik übernommen. Der Einsatz von KI soll Verwaltungsprozesse und Dienstleistungen optimieren, Führungskräfte und Mitarbeitende unterstützen und neue Lösungsansätze ermöglichen. Die Strategie definiert Prinzipien und fasst ihre Ziele in den drei Handlungsfeldern "Kompetenzen aufbauen", "Vertrauen verdienen" und "Effizienz steigern" zusammen.
Mehrere Departementsvorsteher und -vorsteherinnen sehen bei der Nutzung von KI denn auch ein grosses Potenzial, das gezielt ausgeschöpft werden muss. Uns wurden diverse Bereiche genannt, bei denen KI bereits zum Einsatz kommt, so zum Beispiel für die automatische Bild- und Schrifterkennung, die Auswertung von Rechtsprechung und natürlich auch für Übersetzungen. Wir haben den klaren Willen wahrgenommen, die neuen technologischen Möglichkeiten zu nutzen. Wir haben aber auch gespürt, dass sich die Departemente und die Bundeskanzlei der damit verbundenen Herausforderungen und der Verantwortung bewusst sind. So wurden etwa die Risiken beim Datenschutz oder die Abhängigkeit von grossen Tech-Konzernen genannt. Die Strukturen in den verschiedenen Departementen bzw. innerhalb der Departemente sind aber noch sehr unterschiedlich. Die Koordination zwischen den Verwaltungseinheiten wurde ebenfalls als eine Herausforderung genannt, und dort müssen wir dranbleiben.
Die GPK wird sich also auch weiterhin mit dem Einsatz der KI in der Bundesverwaltung befassen. Die zuständigen Subkommissionen EDI/UVEK und EJPD/BK werden sich dafür mit den zuständigen Verwaltungseinheiten austauschen.
Damit schliesse ich meine einleitenden Worte und bedanke mich beim Bundesrat für die gute Zusammenarbeit und bei der Verwaltung herzlich für die sehr sorgfältigen Arbeiten.
Die beiden GPK empfehlen einstimmig, den Geschäftsbericht des Bundesrates 2025 zu genehmigen.
Sommaruga Carlo · Mit-M · Conseil des Etats · Genève · Groupe socialiste
Dans le cadre de l'examen du rapport de gestion 2025 du Conseil fédéral, les Commissions de gestion ont examiné les travaux relatifs à la souveraineté numérique de l'administration fédérale conduits par la Chancellerie fédérale et par les unités administratives concernées. Elles ont notamment été informées que le délégué du Conseil fédéral à la transformation numérique et à la gouvernance de l'informatique a adopté des directives relatives à la souveraineté numérique de l'administration fédérale. Ces directives ont pour objectif de garantir une prise en compte systématique des enjeux de souveraineté numérique dans les projets informatiques de la Confédération et de permettre une appréciation précoce des risques ainsi qu'une pesée adéquate des intérêts en présence.
Les commissions ont pris acte avec intérêt de cette démarche. Elles estiment qu'une réflexion structurée sur la souveraineté numérique est devenue indispensable compte tenu de la numérisation croissante des activités de l'État et de la dépendance de l'administration à l'égard de fournisseurs technologiques externes. Elle considère également comme positif que les travaux engagés reposent sur des bases légales existantes et s'inscrivent dans le prolongement des réflexions menées dans le cadre du postulat Z'graggen 22.4411, "Stratégie Souveraineté numérique de la Suisse".
Les Commissions de gestion relèvent en outre que le Conseil fédéral a décidé le 6 mars 2026 - donc il y a quelques mois seulement - de renforcer la collaboration entre les unités administratives dans le domaine de la transformation numérique. À cette fin, il entend promouvoir davantage les solutions communes au sein de l'administration fédérale, examiner systématiquement les synergies pour les projets numériques importants et simplifier les mécanismes de gouvernance afin d'accélérer les processus décisionnels. La Chancellerie fédérale a été chargée de proposer les adaptations légales, organisationnelles et financières nécessaires d'ici à fin 2026. On ne peut que se réjouir du fait que les travaux sont en cours.
Les commissions considèrent que cette évolution est susceptible de contribuer à renforcer la souveraineté numérique de la Confédération. Une meilleure coordination des projets informatiques, une réutilisation accrue des solutions existantes et une gouvernance plus cohérente pourraient en effet réduire certaines dépendances, renforcer la maîtrise des infrastructures numériques et permettre une utilisation plus efficiente des ressources publiques.
Des échanges avec le chancelier de la Confédération ont toutefois mis en évidence la complexité de la mise en oeuvre concrète de cet objectif. Les commissions relèvent en particulier que l'administration fédérale demeure dépendante de certains fournisseurs et de solutions technologiques auxquelles il n'existe pas toujours d'alternatives immédiatement disponibles ou économiquement viables. Elles constatent que l'ampleur de la réduction effective de cette dépendance n'est à ce jour pas encore clairement définie. Il est opportun de souligner qu'au cours de leurs débats les Commissions de gestion ont mis en exergue les choix opérés par le Land allemand du Schleswig-Holstein, qui a remplacé massivement les logiciels Microsoft de son administration par des solutions open source et souveraines pour des dizaines de milliers de fonctionnaires, comme le fait qu'en France de nombreux fonctionnaires utilisent désormais une suite de logiciels souveraine.
Cet aspect sera suivi avec attention par les Commissions de gestion, tout particulièrement au regard des conclusions de la récente étude de faisabilité menée dans le cadre du projet bureautique "Open Source Software".
Les Commissions de gestion ont également pris note du fait que les conséquences financières des mesures envisagées ne sont pas encore connues. Elles considèrent qu'une plus grande souveraineté numérique peut contribuer à renforcer la maîtrise des infrastructures des données stratégiques de l'État, mais qu'elle doit être poursuivie dans le respect des principes d'économicité, d'efficacité et de proportionnalité. Les commissions soulignent d'ailleurs que la souveraineté numérique ne saurait être réduite à une question purement technologique. La sécurité de l'information dépend également des pratiques quotidiennes au sein de l'administration. Elles partagent dès lors l'appréciation du chancelier de la Confédération, selon laquelle la sensibilisation des collaboratrices et des collaborateurs ainsi que le respect des règles de classification et de traitement des données constituent des éléments essentiels de la protection de l'information de la Confédération.
Enfin, les Commissions de gestion ont pris acte du fait que la souveraineté numérique figure désormais parmi les priorités stratégiques de la politique numérique de la Confédération. Elles suivront avec attention les travaux engagés par le Conseil fédéral et l'administration fédérale afin d'évaluer dans quelle mesure les mesures annoncées permettront effectivement de réduire les dépendances stratégiques identifiées, de renforcer la résilience de l'administration fédérale et de préserver durablement sa capacité d'action dans l'espace numérique.
Toujours dans l'examen du rapport de gestion 2025 du Conseil fédéral, les Commissions de gestion ont été informées par le chef du Département fédéral de justice et police, entre autres, des développements récents dans le domaine de la criminalité organisée et des mesures mises en oeuvre pour renforcer la lutte contre cette dernière. La Commission de gestion a estimé judicieux d'aborder en plénière la problématique de la lutte contre la criminalité, dès lors qu'elle examine régulièrement l'évolution de la menace que représente la criminalité organisée ainsi que les mesures prises par les autorités fédérales pour la combattre dans le cadre des échanges avec la direction de l'Office fédéral de la police, notamment lors de l'examen du rapport annuel.
En ce qui concerne l'activité déployée en 2025 par le Département fédéral de justice et police, les Commissions de gestion ont notamment pris connaissance de la stratégie nationale de lutte contre la criminalité organisée en Suisse adoptée en décembre 2025 par le Conseil fédéral et la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police. Il s'agit de la première stratégie élaborée à l'échelle nationale dans ce domaine. Celle-ci vise à établir un cadre commun pour l'action des autorités fédérales et cantonales et repose sur un état des lieux des instruments existants ainsi que des principaux défis identifiés.
Sur la base de cette stratégie, le Département fédéral de justice et police élabore actuellement, en collaboration avec les cantons, un plan d'action national. Il devrait être adopté d'ici fin 2026. Ce plan doit définir des mesures concrètes à entreprendre, les responsabilités des différents acteurs concernés ainsi que les échéances de réalisation. Les commissions ont pris acte avec intérêt de cette démarche concrète. Elles considèrent qu'une approche coordonnée entre la Confédération et les cantons est indispensable face à des structures criminelles dont les activités dépassent fréquemment les frontières institutionnelles et territoriales, cantonales et internationales. Elles estiment également que l'établissement de la stratégie nationale et le plan d'action constituent une étape importante pour renforcer la cohérence des mesures de prévention, de détection et de répression.
Parmi les objets présentés aux commissions figure le développement du tableau de situation de Fedpol sur la criminalité organisée en Suisse. Jusqu'à présent fondé principalement sur des informations policières, cet instrument doit évoluer vers un tableau intégrant également les observations d'autres autorités administratives. À cet effet, des mesures de sensibilisation et de formation ciblées sont prévues à l'intention des autorités, telles que l'administration fiscale, les offices du Registre foncier ou encore les autorités de poursuite pour dettes et faillites, qui sont parfois les premières à identifier des indices d'activité criminelle.
Les commissions considèrent que cette approche interinstitutionnelle est pertinente. Elles relèvent toutefois que son succès dépendra de la capacité des autorités concernées à échanger efficacement les informations pertinentes tout en respectant les exigences légales en matière de protection des données et de répartition des compétences. Cet aspect sera suivi attentivement dans le cadre des futures activités de surveillance des Commissions de gestion.
Les commissions de gestion ont également pris connaissance de la volonté du département d'adapter le cadre légal dans plusieurs domaines liés à la lutte contre la criminalité organisée. Selon les informations fournies aux commissions, les travaux législatifs sont en cours et devraient aboutir à la présentation d'un projet d'ici fin 2027.
Enfin, les commissions ont été informées des réflexions menées concernant le recours aux nouvelles technologies dans la lutte contre la criminalité organisée. Fedpol a souligné le potentiel de certains outils, notamment fondés sur l'intelligence artificielle, pour l'analyse de données et la détection de phénomènes criminels complexes. Ces développements soulèvent toutefois des questions importantes en matière de protection des données, de transparence, de traitement informatisé et de contrôle démocratique. À cela s'ajoutent les défis financiers liés à l'acquisition et l'exploitation de ces technologies dans un contexte de ressources limitées. Vu l'importance de la lutte contre la criminalité, les Commissions de gestion continueront à suivre attentivement l'évolution de ce dossier, comme elles l'ont fait par le passé dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie par le Conseil fédéral.
Juillard Charles · Mit-M · Conseil des Etats · Jura · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Il m'appartient de vous présenter un bref rapport de l'audition que la Commission de gestion a menée avec Mme la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, cheffe du Département fédéral des finances, lors de l'examen du rapport de gestion 2025 du Conseil fédéral. Je concentrerai mon propos sur les deux thèmes choisis par Mme la conseillère fédérale, à savoir la situation des finances fédérales et la réglementation bancaire.
Premièrement, s'agissant des évolutions et perspectives du budget fédéral pour les années 2027 à 2029, il faut constater une détérioration initiale en 2027. Le budget de l'année 2027 tablait d'abord sur un équilibre, avant d'afficher un déficit structurel estimé entre 400 et 600 millions de francs. Ce recul découle des coupes parlementaires dans le programme de réexamen des tâches - ou Programme d'allègement budgétaire 2027 - ou de l'extension du programme européen Horizon, par exemple.
Concernant les nouvelles charges, le budget de 2027 subit une aggravation supplémentaire de 400 millions de francs au niveau des dépenses causée par des corrections d'estimations pour les assurances sociales et la migration.
Concernant la détente finale et la stabilisation, on relève que, malgré ces hausses de dépenses, une nette embellie du côté des recettes permet d'anticiper une détente pour le budget de 2027. De plus, un équilibre structurel redevient possible pour 2028 et 2029, et l'année 2029 affiche un besoin de correction réduit à 300 millions de francs.
Concernant la fin du recours au compte extraordinaire, pour la première fois depuis la pandémie de COVID-19, le budget de 2027 ne sollicitera plus de dépenses extraordinaires. Les coûts liés à l'accueil des personnes en provenance d'Ukraine seront pleinement intégrés au budget ordinaire.
Concernant la dynamique et les incertitudes du côté des recettes fiscales et la hausse marquée de l'impôt sur le bénéfice, les recettes provenant des entreprises connaissent une forte croissance à large échelle dans de nombreux cantons. L'impact du canton de Genève pèse positivement, de même qu'une forte concentration de rentrées fiscales à Lucerne, Zurich et Bâle-Ville, générées par un petit nombre de sociétés.
Concernant le flou autour de l'impôt complémentaire de l'OCDE - c'est un point sur lequel la Commission de gestion s'est déjà penchée plusieurs fois -, cet impôt représente une grande inconnue. La taxe nationale est perçue pour la première fois cette année, et la taxe internationale suivra en 2027.
Toutefois, à titre de rappel, seuls 25 pour cent de ces recettes reviennent à la Confédération, le reste allant aux cantons. Les cantons prévoient des rendements inférieurs aux attentes, et aucun chiffre fiable ne sera disponible avant septembre.
Concernant les effets différés de la valeur locative, l'abolition de la valeur locative n'entrera en vigueur qu'en 2029 et la baisse des recettes qui en découlera, d'environ 320 millions francs, ne se fera donc ressentir qu'à partir du budget 2030.
Quant aux questions ou aux remarques qui sont parfois formulées sur la différence qu'il y a entre le budget et les comptes, Mme la conseillère fédérale nous a rappelé qu'à plusieurs reprises, notamment les trois dernières années, cette différence n'est que de l'ordre de 0,3 pour cent de l'ensemble des charges du budget de la Confédération.
Concernant les grands défis et financements, notamment de l'armée, de l'AVS et de la recherche, j'aborde en premier lieu le financement de l'armée et de la sécurité. Pour faire progresser les dépenses militaires à 1 pour cent du PIB d'ici 2032, l'armée nécessite près de 3 milliards de francs supplémentaires par an. Le Conseil fédéral propose une hausse de la TVA, dont un tiers servira directement à combler ce besoin de financement dès 2028. Le Parlement étudie aussi d'autres pistes, comme la baisse temporaire de la part de l'impôt fédéral direct versé aux cantons. La mise en oeuvre de la 13e rente AVS, qui a été demandée par le peuple, représente une facture ouverte de 1 milliard de francs. Pour 2027, ce montant est compensé par des économies internes, mais son financement à long terme divise le Parlement, comme nous l'avons encore vu hier, entre un financement uniquement via la TVA ou combiné avec des pourcentages salariaux.
Au sujet des pressions futures sur la recherche, des dépenses supplémentaires potentielles menacent le budget dès 2028, car la Commission européenne souhaite augmenter les budgets des programmes Horizon Europe et Erasmus.
Concernant la marge de manoeuvre politique et les réformes structurelles, nous avons les mains liées face aux dépenses. La forte expansion des dépenses restreint fortement la marge de manoeuvre de la Confédération. Pour retrouver une capacité d'action politique, le Conseil fédéral prône une stricte retenue sur les dépenses plutôt que de nouvelles hausses d'impôts. Concernant le dilemme des dépenses liées, le programme d'allègement budgétaire 2027 ciblait pour deux tiers des dépenses liées, à savoir des subventions. Pour dégager des moyens financiers massifs à l'avenir, la Suisse devra accepter des réformes structurelles profondes : relèvement de l'âge de la retraite, réduction de la part cantonale à l'impôt fédéral direct ou baisse de sa participation à la péréquation financière, soit des sujets qui risquent de fâcher, et pas seulement au Parlement.
Concernant l'historique des mesures fiscales déjà prises, le Conseil fédéral rappelle avoir déjà sollicité la population avec la hausse de la TVA pour AVS 21, l'imposition de l'OCDE, l'augmentation de la taxe sur le tabac et la fin de l'allègement fiscal pour les voitures électriques.
En résumé, la situation financière est en voie d'amélioration, mais un grand nombre d'inconnues ne facilitent pas la planification ni les prévisions. Toutes ces informations sont utiles à la Commission de gestion, même si celle-ci ne s'occupe pas en priorité des finances, mais bel et bien de gestion.
Concernant la réglementation bancaire liée à la crise de Credit Suisse, les pressions des lobbies et le chantier législatif "too big to fail", le Département fédéral des finances a fait de cette réglementation sa priorité. Des travaux majeurs sont en cours, basés sur les propositions du Conseil fédéral, les motions parlementaires et les conclusions de la Commission d'enquête parlementaire, afin de combler les failles des banques d'importance systémique.
Concernant le lobbying agressif et les pressions sur le Parlement, les parlementaires ont confié s'être sentis soumis à une pression intense et inconfortable de la part des lobbyistes, craignant des sanctions financières, notamment la suppression de subventions pour leur parti s'ils soutenaient la réglementation bancaire. Ceci interpelle beaucoup la Commission de gestion.
Concernant la tentative de déstabilisation des institutions, autre sujet extrêmement critique pour la Commission de gestion, au-delà du cas de la presse où UBS a retiré ses publicités au journal "Finanz und Wirtschaft" en raison de sa ligne éditoriale, des manoeuvres ont été entreprises pour diviser le Conseil fédéral, à tel point que le gouvernement a exceptionnellement rendu public le fait que les choix qu'il a faits quant au projet de réglementation bancaire se sont faits à l'unanimité. Le Conseil fédéral est conscient qu'il évolue en terrain miné, mais il veut tenir le cap qu'il s'est fixé. Il transmettra bientôt ses propositions au Parlement, ce dont nous lui savons gré.
Schwander Pirmin · Mit-M · Conseil des Etats · Schwyz · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich darf Ihnen über zwei Schwerpunkte berichten, welche wir mit dem Bundespräsidenten und WBF-Vorsteher Guy Parmelin diskutiert und besprochen haben.
Zum ersten Thema, der Intensivierung der Aussenwirtschaftsbeziehungen: Für den Bundesrat ist die Diversifizierung eine zentrale Säule der Widerstandsfähigkeit der Schweiz. Es geht um die geografische und sektorale Diversifizierung. Die Diversifizierung der weltweiten Handelsbeziehungen hat denn auch in der vom Bundesrat überarbeiteten Strategie zur Aussenwirtschaftspolitik 2021 oberste Priorität. Die Schweiz hat ein grosses Interesse daran, dass der internationale Handel regelbasiert ist und ungerechtfertigte Diskriminierungen auf ein Minimum reduziert werden. Über 70 Prozent des Welthandels erfolgen nach dem Meistbegünstigungsprinzip der WTO. Auch wenn die WTO als Beschwerde- und Berufungsinstanz zeitweise gelähmt ist, funktioniert sie nach der Einschätzung des Bundesrates nach wie vor. Zudem ist bei der WTO eine Reform im Gange, die allerdings noch Zeit braucht. Um den regelbasierten Handel in Zusammenarbeit mit anderen Staaten zu stärken, hat die Schweiz die Initiative Future of Investment and Trade Partnership ins Leben gerufen. Ziel ist es, gemeinsame Standards zu etablieren, auch wenn sie rechtlich nicht bindend sind.
Das Jahr 2025 war geprägt von Freihandelsabkommen, dem Inkrafttreten der Wirtschaftspartnerschaft mit Indien, der Abschlussunterzeichnung von vier neuen Freihandelsabkommen, nämlich mit Thailand, Kosovo, Malaysia und dem Mercosur, der Überarbeitung des Abkommens mit der Ukraine im Rahmen der Modernisierung bestehender Abkommen sowie der Unterzeichnung des Abkommens über den digitalen Handel zwischen den EFTA-Staaten und Singapur im September 2025. Es soll dazu beitragen, die Rahmenbedingungen für den Handel zwischen der Schweiz und diesem wichtigen asiatischen Partner zu verbessern. Die EU verfügt bereits über ein solches Abkommen. Die Schweiz konnte also eine Lücke schliessen.
Für 2026 besteht die Priorität darin, ein stabileres Handelsabkommen mit den Vereinigten Staaten zu erzielen. Parallel dazu will die Schweiz die bestehenden bilateralen Freihandelsabkommen mit China und dem Vereinigten Königreich modernisieren. Zusammen mit der EFTA will die Schweiz das Freihandelsabkommen mit Vietnam abschliessen. Soweit möglich will die Schweiz auch die Gespräche über Verhandlungen zur Modernisierung der Abkommen mit Mexiko und den Staaten der Südafrikanischen Zollunion wieder aufnehmen. Eine mögliche Überarbeitung und Erweiterung des Freihandelsabkommens zwischen der Schweiz und Kanada steht ebenfalls zur Debatte. Die Schweiz beabsichtigt zudem, eine mögliche Annäherung an die Mitglieder des Abkommens über eine umfassende und fortschrittliche transpazifische Partnerschaft zu prüfen, zunächst in Form eines bilateralen Dialogs. Die Schweiz wird zudem auch Afrika nicht vernachlässigen. Insbesondere ist sie daran, Verhandlungen mit der Elfenbeinküste und Kenia zu führen.
Ich komme zum zweiten Thema, "USA - Chancen, Risiken und Massnahmen". Auch die letzten Monate waren geprägt von einer deutlichen Intensivierung der Beziehungen zwischen der Schweiz und den Vereinigten Staaten. Es besteht der Wille, einen strukturierten Dialog aufrechtzuerhalten. Im Februar 2026 entschied der Oberste Gerichtshof der Vereinigten Staaten bekanntlich, dass der Präsident der Vereinigten Staaten nicht das Recht habe, allgemeine Zölle zu erheben. Diese Entscheidung bewog den Präsidenten der Vereinigten Staaten, sich fortan auf Abschnitt 232 des Trade Expansion Act zu stützen, der es aus Gründen der nationalen Sicherheit erlaubt, Zölle auf bestimmte Produkte zu erheben. In der Schweiz sind der Pharma- und der Maschinenbausektor betroffen. Vorerst aber bleibt das, was vereinbart wurde. Die USA halten sich an diese Vereinbarungen, und die Schweiz tut dies ebenfalls.
Am 11. und 12. März wurden gemäss Abschnitt 301 des Trade Act zwei Untersuchungen gegen die Schweiz eingeleitet. Die erste betrifft die angeblichen industriellen Überkapazitäten, die zweite die als unzureichend erachteten Massnahmen gegen den Import von Waren, die mittels Zwangsarbeit hergestellt wurden. 16 Länder sind Gegenstand von Untersuchungen hinsichtlich der Überkapazitäten, mehr als 60 Länder hinsichtlich der Zwangsarbeit. Wie es das Verfahren zulässt, wies die Schweiz die neuen Vorwürfe schriftlich zurück.
Die Beziehungen zwischen der Schweiz und den Vereinigten Staaten verlaufen also nach wie vor sehr dynamisch und volatil. Die Schweiz begegnet dieser Situation mit einem doppelten Ansatz: Das erste Ziel ist es, die Verhandlungen mit den Vereinigten Staaten weiterzuführen, das zweite, die wirtschaftlichen Rahmenbedingungen im Inland zu stärken.
Ein zentrales Instrument zur Bewältigung der volatilen Weltwirtschaftslage ist die Verlängerung der maximalen Bezugsdauer für Kurzarbeitsentschädigung. Diese hob der Bundesrat am 8. Oktober 2025 auf 24 Monate an, mit Geltung bis zum 31. Juli 2026. Am 27. Mai 2026 verlängerte der Bundesrat die Höchstbezugsdauer von 24 Monaten um weitere sechs Monate, mit Geltung bis zum 31. Januar 2027.
Ein weiteres Instrument für die Stärkung der Wirtschaft ist der Abbau von Kosten für den Verwaltungsaufwand und von Regulierungskosten. Im November 2025 verabschiedete der Bundesrat ein Paket von 60 Massnahmen, die darauf abzielen, die regulatorischen Belastungen für Unternehmen zu verringern. Davon wurden 28 Massnahmen aus verschiedenen Regulierungsbereichen verabschiedet und müssen nun umgesetzt werden. 32 Massnahmen werden von den zuständigen Departementen umgesetzt, da sie keinen neuen Beschluss des Bundesrates erfordern.
Die ersten Bereichsstudien zum Bundesgesetz über die Entlastung der Unternehmen von Regulierungskosten wurden im Mai 2025 in Auftrag gegeben. Sie betreffen das öffentliche Beschaffungswesen, die Regulierung von Industrieunternehmen, Rechtsmittel im Rahmen von Bauprojekten sowie bestimmte Aspekte der Arzneimittelregulierung. Diese Analysen sind derzeit noch im Gange; die Ergebnisse werden in der zweiten Jahreshälfte 2026 vorliegen. Am 13. Mai 2026 legte der Bundesrat fünf weitere Themen für die Bereichsstudien dieses Jahres fest. Eines davon betrifft Vereinfachungen für Unternehmen bei der Anwendung von Freihandelsabkommen.
Das SECO hat zudem sein neues Monitoring zur regulatorischen Belastung veröffentlicht, mit dem sich die regulatorische Belastung der Schweizer Unternehmen verfolgen lässt.
Von EDI und WBF wurde die Arbeitsgruppe Lifesciences-Standort ins Leben gerufen. Ziel ist es, Möglichkeiten zu prüfen, wie den Biowissenschaften und der Pharmaindustrie in der Schweiz die bestmöglichen Rahmenbedingungen geboten werden können, wobei die Beschlüsse des Parlamentes zu den Gesundheitskosten zu berücksichtigen sind. Die Pharmaindustrie ist eine tragende Säule unserer Wirtschaft und unseres Wohlstands. Das WBF und der Bundesrat setzen alles daran, dass es so bleibt und die wirtschaftlichen Rahmenbedingungen auch für die Pharmaindustrie gestärkt werden.
Ich schliesse mit den Worten des Bundesrates - das ist öffentlich, nicht aus der Kommission -: "Weltweite diversifizierte und regelbasierte Handelsbeziehungen haben für den Bundesrat und das WBF oberste Priorität. Parallel dazu braucht es aber auch konkurrenzfähige, effiziente und schlanke Rahmenbedingungen."
Dittli Josef · Mit-M · Conseil des Etats · Uri · Groupe libéral-radical
Aus dem Bereich EDA/VBS berichte ich zu drei Themen: erstens zu den Top-Projekten des VBS, zur aktuellen Situation, den Massnahmen und dem Ausblick; zweitens zur Rüstungspolitischen Strategie 2025 des Bundesrates; drittens zu den Vorbereitungen auf den Schweizer OSZE-Vorsitz, der im laufenden Jahr aktuell ist.
Ich beginne mit den Top-Projekten des VBS. Der Departementschef liefert unserer Subkommission hierzu halbjährlich eine transparente, wenn auch nicht immer erfreuliche Übersicht. Die Befunde zeigen schonungslos auf, dass der planmässige Fortschritt bei einigen Projekten durch interne finanzielle und personelle Engpässe sowie durch auf Fehlannahmen basierende Massnahmen, die vor zehn bis fünfzehn Jahren aufgegleist wurden, stark erschwert wird. Hinzu kommt die verschärfte geopolitische Lage durch die Kriege im Nahen Osten und in der Ukraine, welche die Situation auf dem Rüstungsmarkt massiv beeinträchtigen und das Risiko für Lieferengpässe, Verzögerungen und Preiserhöhungen drastisch erhöhen. Einige Grossvorhaben wie die Air-2030-Projekte, namentlich das neue Kampfflugzeug, die bodengestützte Luftverteidigung grösserer Reichweite und der Ersatz der Führungssysteme Florako, stehen vor erheblichen Herausforderungen.
Komplexität und Zeitdruck, aber auch Projekte wie die Neue Digitalisierungsplattform und das Sichere Datenverbundnetz plus (SDVN+) fordern das VBS ausserordentlich. Dass das Departement bereit ist, pragmatische Anpassungen vorzunehmen, zeigt sich beim Aufklärungsdrohnensystem ADS 15. Damit das System überhaupt einsatzfähig wird, wurde das Projekt 2025 abgespeckt. Es wurde auf das automatische Ausweichsystem, die GPS-unabhängige Startfähigkeit sowie die Enteisung verzichtet. Erste Einsätze für zivile Partner verliefen zwar erfolgreich, und die Planung für den Meilenstein im November 2026 steht, doch das VBS ist vollkommen von der israelischen Lieferantin Elbit abhängig. Weil dort kriegsbedingt infolge von Raketenalarmen und gesperrten Testgeländen besondere Herausforderungen herrschen, besteht bei der letzten Drohne das Risiko, dass sich die Auslieferung über das Jahresende hinaus verzögert. Auch beim Projekt SDVN+ gibt es besondere Herausforderungen; die Finanzierung ist trotz Kreditfreigabe aufgrund der Bundesfinanzen aktuell nicht sichergestellt. Eine Arbeitsgruppe unter der Leitung des Bundesamtes für Bevölkerungsschutz sucht hier nach konkreten Massnahmen.
Es gibt aber auch erfreuliche Nachrichten, so beim Projekt "Telekommunikation der Armee". Die Neuplanung wurde hier freigegeben, womit das Gesamtprojekt auf einem deutlich verbesserten Kurs ist und der Status per Ende März von Rot auf Gelb aufgewertet werden konnte. Beim Bundesamt für Bevölkerungsschutz befindet sich das Projekt Werterhalt Polycom 2030 auf Kurs und wird gemäss VBS das Budget einhalten. Auch das Projekt iTask wurde Ende 2025 unter Budget abgeschlossen. Wir nahmen in der GPK zudem zur Kenntnis, dass das Controlling ab dem Reporting per 30. Juni 2026 strategisch erweitert wird. Neue Grossvorhaben wie das Mobile Sicherheitskommunikationssystem oder die Artilleriewirkplattform 2026 werden neu als Top-Projekte geführt. Zudem wird das Generalsekretariat künftig Vorhaben bereits vor der offiziellen Projektfreigabe eng durch ein internes Monitoring begleiten.
Ich komme zum zweiten Schwerpunkt, zur rüstungspolitischen Strategie, die der Bundesrat am 20. Juni 2025 verabschiedet hat. Die GPK nahm zur Kenntnis, dass die Umsetzungsarbeiten umgehend an die Hand genommen wurden und das Ganze koordiniert wird durch eine interdepartementale Arbeitsgruppe unter der Leitung von Armasuisse, in der das VBS, das WBF, das EDA und das EFD vertreten sind. Die rüstungspolitische Strategie beinhaltet einen Aktionsplan mit 10 Handlungsfeldern und 23 Massnahmen. Das übergeordnete Ziel ist es, die Verteidigungs- und Durchhaltefähigkeit unserer Armee rasch und nachhaltig zu stärken. Dazu soll erstens die heimische verteidigungskritische Industriebasis geschützt werden, zweitens soll die internationale Rüstungskooperation mit europäischen Partnern ausgebaut werden, und drittens soll die sicherheitsrelevante Forschung im Inland signifikant gestärkt werden.
Die GPK nahm zur Kenntnis, dass sich die Umsetzung nach einem Jahr grundsätzlich auf Kurs befindet. Erste zentrale Massnahmen wurden realisiert oder aufgegleist. So beteiligte sich die Schweiz im vergangenen Jahr an gemeinsamen europäischen Beschaffungsprojekten. Der Bundesrat beschloss Sondierungsgespräche mit der EU über eine Security and Defence Partnership. Das VBS startete ein neues Security-Forschungsprogramm mit der EPFL, um Synergien optimal zu nutzen.
Neben diesen Fortschritten sieht unsere GPK bei den Schlüsselmassnahmen jedoch zwei erhebliche Risikofaktoren. Der erste betrifft die verlässliche Rüstungsplanung: Weil die Armee ihre Planungen auf den Schutz vor Angriffen aus der Distanz und vor hybriden Konflikten repriorisieren musste, kann diese Massnahme nicht wie geplant bis Ende 2026 umgesetzt werden. Da enge Abhängigkeiten bestehen, droht diese Verzögerung auch andere Bereiche negativ zu beeinflussen. Sie muss daher zwingend prioritär vorangetrieben werden. Der zweite existenzielle Risikofaktor ist das anstehende fakultative Referendum zur Revision des Kriegsmaterialgesetzes. Bundesrat Pfister hat vor der Kommission unmissverständlich klargestellt: Gelingt es der Schweiz nicht, die Exportmöglichkeiten ihrer Rüstungsindustrie zu verbessern und im Ausland als zuverlässige Rüstungslieferantin wahrgenommen zu werden, besteht die Gefahr, dass die Schweiz ihre verbleibende verteidigungskritische Industriebasis definitiv verliert. Dadurch würde es quasi unmöglich, die Ziele der rüstungspolitischen Strategie zu erreichen, und unsere Importabhängigkeit würde weiter zunehmen.
Dass das VBS hier unter massivem Zeitdruck steht, zeigt auch der internationale Rüstungsmarkt mit seinem hohen Nachfrageüberhang, auf dem die Schweiz bei den Lieferanten ohnehin eine geringe Priorität hat. Diese Entwicklungen bestätigen die Dringlichkeit der Rüstungsstrategie des Bundesrates. Der Aufbau einer eigenen Industrie in zukünftig relevanten Bereichen wie Drohnen, Robotik, KI, Quantentechnologie, 3D-Druck und Munitionsfertigung muss in nächster Zeit prioritär vorangetrieben werden. Das gilt ebenso für die Umsetzung des "buy Swiss and buy European"-Prinzips sowie für den verbesserten Zugang zu den Rüstungsformaten der EU.
Ich wende mich nun dem dritten Thema zu, dem OSZE-Vorsitz, den die Schweiz seit dem 1. Januar 2026 innehat. Der Bundesrat stimmte diesem Vorsitz Ende 2024 zu, nachdem das EDA die Chancen, Risiken und den Aufwand sorgfältig abgewogen hatte. Als inhaltlichen Kompass definierte der Bundesrat fünf Prioritäten. Sie dienen dazu, die Kräfte zu bündeln und das Programm bewusst schlank zu halten. So wurden sowohl die Anzahl der Konferenzen in der Schweiz als auch die Zahl der Sonderbeauftragten im Vergleich zu früher spürbar reduziert. Wertvoll war hierbei, dass das EDA direkt auf die Erfahrungen des Vorsitzes 2014 und der Schweizer Mitgliedschaft im UNO-Sicherheitsrat zurückgreifen konnte.
Für die GPK stand die Frage im Vordergrund, wie effizient dieses Jahr organisiert ist. Hier hat das EDA einen pragmatischen Weg gewählt. Die Strukturen sind deutlich schlanker als noch vor zwölf Jahren. Die zuständige Taskforce zählt lediglich 10 statt wie damals zeitweise 22 Mitarbeitende. Sie konzentriert sich ganz auf die landesinterne Koordination, während die regulären Fachabteilungen ihre ordentliche Arbeit weiterführen. Die Stellen werden EDA-intern kompensiert. Die GPK nahm zur Kenntnis, dass das Geschäft auch finanziell im Lot ist. Die personellen Ressourcen werden intern aufgefangen. Einzig die Ministerkonferenz, die Anfang Dezember in Lugano stattfindet, führt zu zusätzlichen Kosten. Diese sind jedoch im Voranschlag 2026 bereits ordnungsgemäss eingebucht.
Gesteuert wird der Vorsitz von einer internen Gruppe unter der Leitung von Herrn Bundesrat Cassis. Die Zusammenarbeit mit dem VBS funktioniert ebenfalls eng und unkompliziert über monatliche Treffen. Nach dem Ende des Schweizer Vorsitzjahres wird die Taskforce wieder aufgelöst und das Dossier ordnungsgemäss an die Abteilung Eurasien übergeben. Kurzum darf die GPK feststellen, dass die Schweiz diese diplomatische Aufgabe mit Augenmass und einer betont effizienten Organisation wahrnimmt.
Das wäre meine Berichterstattung. Ich danke Ihnen für die Aufmerksamkeit.
Z'graggen Heidi · Mit-F · Conseil des Etats · Uri · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Anlässlich der Präsentation des Geschäftsberichtes des Bundesrates orientierte Frau Bundesrätin Elisabeth Baume-Schneider über die Gleichstellungsstrategie 2030, eines der Schwerpunktthemen des Departementes des Innern.
Die Gleichstellungsstrategie schafft einen gemeinsamen Rahmen für mehr Chancengleichheit. Fortschritte sollen erzielt werden. Sie zeigt aber auch klaren Handlungsbedarf auf. Es ist die erste nationale Strategie der Schweiz zur Förderung der Gleichstellung von Frauen und Männern. Sie wurde 2021 vom Bundesrat verabschiedet und dient als gemeinsamer Rahmen für Bund, Kantone, Städte und Gemeinden.
Die Strategie konzentriert sich auf vier zentrale Handlungsfelder: Berufs- und öffentliches Leben, Vereinbarkeit von Familie und Beruf, geschlechtsspezifische Gewalt, Diskriminierung. Die Umsetzung erfolgt über einen Aktionsplan mit konkreten Massnahmen, die vom Eidgenössischen Büro für die Gleichstellung von Frau und Mann koordiniert werden. Alle Bundesdepartemente sind einbezogen und daran beteiligt.
Eine Zwischenevaluation im Jahr 2025 hat gezeigt, dass die Strategie wichtige Themen abdeckt und sinnvolle Ziele setzt. Es wurden bereits Fortschritte erzielt, insbesondere im Bereich der beruflichen und öffentlichen Teilhabe, aber es besteht weiterhin Planungsbedarf. Frau Bundesrätin Baume-Schneider nannte als Herausforderungen insbesondere fehlende personelle und finanzielle Ressourcen, eine noch ungenügende Verankerung des Gleichstellungsgedankens in Wirtschaft und Politik, Lücken bei Themen wie der Care-Arbeit, Intersektionalität, LGBTQ-Anliegen sowie die Rolle von Männern als Zielgruppen.
Besonders im Bereich der Vereinbarkeit von Familie und Beruf sowie bei der Bekämpfung geschlechtsspezifischer Gewalt sollen zusätzliche Massnahmen ergriffen werden. Der Bundesrat beschloss deshalb Ende 2025, die Strategie weiterzuentwickeln und für die Jahre 2027 bis 2030 neue Prioritäten festzulegen. Zudem wird eine neue nationale Strategie gegen häusliche, sexuelle und geschlechtsspezifische Gewalt erarbeitet. Diese soll bestehende Programme zusammenführen, die Zusammenarbeit zwischen Bund, Kantonen und Gemeinden verbessern sowie Prävention, Schutz und Koordination stärken.
Fazit: Die Gleichstellungsstrategie 2030 hat wichtige Fortschritte angestossen und die Gleichstellungspolitik in der Schweiz gestärkt. In der nächsten Umsetzungsphase sollen bestehende Lücken geschlossen und die Wirksamkeit der Massnahmen weiter erhöht werden.
Beim zweiten Thema, "Aussprache zum Geschäftsbericht des Bundesrates", berichtete uns Herr Bundesrat Martin Pfister als Stellvertreter des Vorstehers des UVEK, Herrn Bundesrat Albert Rösti, über die Vorlage Verkehr '45. Sie steht für einen gezielten Ausbau statt für eine Wunschliste. Die wichtigsten Projekte sollen realisiert und gleichzeitig die begrenzten finanziellen Mittel konsequent priorisiert werden.
Ausgangspunkt war die Situation im Jahr 2024, als der Ausbau der Verkehrsinfrastruktur unter Druck geriet. Im Bahnbereich zeigte sich, dass das Angebotskonzept 2035 mit Mehrkosten von mindestens 14 Milliarden Franken deutlich teurer würde als geplant. Gleichzeitig wurde der Ausbauschritt 2023 für die Nationalstrassen vom Volk abgelehnt. Deshalb beauftragte das UVEK die ETH Zürich mit einer unabhängigen Priorisierung und Beurteilung der Verkehrsprojekte. Auf Basis dieses Gutachtens entschied der Bundesrat Anfang 2026, welche Projekte bis 2045 weiterverfolgt werden.
Die Vorlage verfolgt zwei Ziele: Die Verkehrsinfrastruktur soll weiter ausgebaut werden; gleichzeitig müssen Projekte priorisiert werden, weil die verfügbaren Mittel eben nicht ausreichen, um alle Wünsche zu erfüllen. Im Bahnbereich sind unter anderem vorgesehen: eine Verbesserung der Verbindung Biel-Lausanne/Genf bis 2030, der Viertelstundentakt von Bern nach Zürich bis 2035, der Ausbau wichtiger Bahnhöfe wie Genf Cornavin und Basel SBB, der Zimmerberg-Basistunnel usw. Im Strassenbereich sollen im Ausbauschritt 2027 zwei Engpässe auf der Autobahn A1 beseitigt werden, nämlich Aarau Ost-Birrfeld sowie Perly-Bernex im Raum Genf. Ergänzend dazu werden die Agglomerationen mit rund 1,6 Milliarden Franken für Verkehrsprojekte unterstützt.
Zur Finanzierung: Die Projekte werden über den Bahninfrastrukturfonds und den Nationalstrassen- und Agglomerationsverkehrsfonds finanziert. Um die Finanzierung langfristig sicherzustellen, sollen bestehende Einnahmen verlängert und neue Regeln eingeführt werden, damit Kostenüberschreitungen vermieden werden. Betrieb und Unterhalt der Infrastruktur haben dabei immer Vorrang vor neuen Ausbauprojekten.
Verkehr '45 bedeutet also nicht nur Ausbau, sondern vor allem Priorisierung. Der Bundesrat setzt auf die wichtigsten und finanzierbaren Projekte, um die Verkehrsnetze von Bahn und Strasse sowie des Agglomerationsverkehrs langfristig leistungsfähig zu halten.
Parmelin Guy · BPR-M · Conseil fédéral · Vaud
Avec son rapport de gestion 2025, le Conseil fédéral analyse dans quelle mesure les objectifs fixés pour l'année en question ont été atteints. Il vous fournit aussi des explications concernant les écarts par rapport aux objectifs et présente les principaux objets non planifiés.
En 2025, les droits de douane introduits en août sur les exportations suisses vers les États-Unis ont fortement mobilisé le Conseil fédéral. Par ailleurs, les questions de compétitivité de l'économie suisse, les oeuvres sociales et les sujets de sécurité ont figuré au tout premier plan. Comme chaque année, le rapport de gestion offre une très bonne opportunité d'échange, de dialogue, entre le Parlement et le Conseil fédéral. J'aimerais à mon tour remercier les Commissions de gestion et les rapporteurs qui se sont exprimés sur ce rapport.
Tout d'abord, je vais rappeler brièvement le cadre politique du Conseil fédéral, à savoir les quatre lignes directrices de la législature de 2023 à 2027. Ensuite, j'en viendrai aux points essentiels du travail accompli par le gouvernement l'année passée, soit la deuxième année de la législature.
La première ligne directrice s'intitule "la Suisse assure durablement sa prospérité, saisit les chances qu'offre le numérique" ; la deuxième ligne directrice, "la Suisse encourage la cohésion nationale et intergénérationnelle" ; la troisième ligne directrice, "la Suisse assure la sécurité, oeuvre en faveur de la paix et agit de manière cohérente et fiable sur le plan international" ; et la quatrième ligne directrice, "la Suisse protège le climat et prend soin des ressources naturelles". Ces lignes directrices sont subdivisées en 25 objectifs, qui regroupent un total de 148 mesures pour l'année 2025. Le Conseil fédéral a entièrement mis en oeuvre 88 de ces objets et 9 n'ont été que partiellement réalisés.
J'aborde maintenant les points forts de l'année passée. Pour ce faire, je vais me concentrer sur certaines priorités des lignes directrices, tout d'abord la première ligne directrice relative à la prospérité et au numérique. En matière d'économie, le Conseil fédéral a adopté un paquet de mesures pour la compétitivité de l'économie suisse. Ces mesures reposent sur deux axes principaux : l'amélioration des conditions-cadres pour l'ensemble des entreprises et la réduction de la charge réglementaire.
En ce qui concerne les finances, l'année 2025 a notamment été marquée par l'adoption du message concernant le programme d'allègement budgétaire 2027. Ce programme est essentiel pour rétablir l'équilibre entre les recettes et les dépenses de la Confédération dans les années à venir.
S'agissant de la place financière suisse, le Conseil fédéral a défini les grandes lignes des révisions de lois et autres ordonnances dans le secteur bancaire.
En matière d'infrastructures et de transports, le Conseil fédéral a pris connaissance du rapport d'expertise intitulé "Transports 45" de l'École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) sur l'aménagement des infrastructures de transport. Cette analyse indépendante présente les projets à réaliser en priorité du point de vue technique d'ici l'année 2045.
Dans le domaine du numérique, l'année passée, le Conseil fédéral a approuvé le message concernant la nouvelle loi fédérale sur le dossier électronique de santé. Ce dossier est automatiquement mis à disposition de toute la population. Il vise à renforcer le système de santé en réunissant en un seul endroit toutes les informations de santé pertinentes de son titulaire.
Venons-en maintenant à la deuxième ligne directrice relative à la cohésion nationale et intergénérationnelle. En ce qui concerne les affaires sociales, le Conseil fédéral a décidé des lignes directrices de la prochaine réforme de l'AVS. L'AVS 2030 vise à stabiliser et à moderniser cette assurance sociale. Elle prévoit des mesures visant à rendre le système plus équitable et à prolonger la vie active.
En matière de santé, en 2025, le Conseil fédéral a approuvé le message sur la révision partielle de la loi sur les épidémies. Son but est d'améliorer la gestion des crises de santé publique et, surtout, de mieux protéger la population contre de futures pandémies.
Concernant le système de santé lui-même, le Conseil fédéral a approuvé Tardoc, le nouveau système tarifaire global pour les prestations médicales ambulatoires. Celui-ci tient mieux compte des besoins de la médecine de famille, il simplifie la facturation et limite les incitations à accroître les quantités de prestations facturées.
J'en viens maintenant à la troisième ligne directrice, qui concerne la sécurité et l'action sur le plan international. Sur le plan de la politique extérieure et de la coopération internationale, le Conseil fédéral a défini les priorités thématiques pour la présidence suisse de l'OCDE cette année, en 2026. Ces priorités incluent, entre autres, un renforcement du dialogue inclusif entre les 57 États participants.
Concernant le chapitre de la reconstruction de l'Ukraine, le Conseil fédéral a fixé les priorités du programme pour l'Ukraine 2025-2028. Vous le savez, ce programme marque le début d'un processus de soutien fédéral de 12 ans pour la reconstruction, les réformes et le développement durable en Ukraine.
En matière de sécurité, le Conseil fédéral, en 2025, a adopté le message sur l'armée 2025. Le programme d'armement 2025 vise à combler des lacunes capacitaires dans l'effet obtenu contre des cibles au sol, dans les domaines de la conduite, de la mise en réseau et du renseignement, ainsi que dans le cyberespace et l'espace électromagnétique.
Finalement, j'en arrive à la quatrième et dernière ligne directrice, qui concerne le climat et les ressources naturelles. Dans le domaine de la politique agricole, le Conseil fédéral a adopté le message sur la révision partielle du droit foncier rural. Il entend, par cette révision, renforcer la position des conjoints dans les exploitations agricoles ainsi que le principe de l'exploitation à titre personnel, tout en accordant aux agriculteurs une plus grande liberté entrepreneuriale.
En matière d'énergie, le Conseil fédéral a adopté le message concernant une révision de la loi sur les installations électriques visant à accélérer les procédures d'autorisation pour l'extension et la transformation des réseaux électriques.
Parmi les autres points forts de l'année dernière figurait également l'adoption de plusieurs stratégies, notamment la stratégie nationale contre le racisme et l'antisémitisme 2026-2031, la stratégie Asie G20 pour la période 2025 à 2028 et la stratégie du Conseil fédéral en matière de politique d'armement. Le Conseil fédéral a également adopté d'importants messages sur des sujets comme les marchés financiers, le logement, la migration et la sécurité.
En conclusion, vous trouvez la totalité des messages, rapports, plans d'action et stratégies détaillés, avec la date de leur adoption, dans notre rapport de gestion pour l'année 2025. Encore une fois, au nom du Conseil fédéral, je vous remercie de votre reconnaissance, de votre coopération et de votre soutien. Le Conseil fédéral va continuer à s'engager pleinement pour la défense des intérêts du pays et pour le bien de sa population.
Engler Stefan · P-M · Conseil des Etats · Grisons · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Eintreten ist obligatorisch
L'entrée en matière est acquise de plein droit
Bundesbeschluss über den Geschäftsbericht des Bundesrates für das Jahr 2025
Arrêté fédéral approuvant le rapport de gestion du Conseil fédéral de l'année 2025
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1, 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Titre et préambule, art. 1, 2
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
Angenommen - Adopté
Präsident (Engler Stefan, Präsident): Da Eintreten obligatorisch ist, findet keine Gesamtabstimmung statt. Damit ist das Geschäft erledigt.