Geltung: Wie spätere Gerichte diesen Entscheid behandelt haben, wurde nicht ausgewertet.

CCC.1996.7251

Contrat de bail. Loyers échelonnés. Mainlevée.

N° dossier: CCC.1996.7251

Date décision: 21.04.1997

Publié le: 14.04.2008

Titre: Contrat de bail. Loyers échelonnés. Mainlevée.

Résumé: Lorsque le contrat prévoit un loyer échelonné, il est régi par l'art.269c CO, et non par l'art.269d CO, en sorte que l'usage de la formule officielle pour notifier une hausse unilatérale de loyer ne s'impose pas. Le locataire ne peut plus contester le loyer, par exemple en s'opposant à une poursuite, pendant le bail dans une telle hypothèse : l'art. 270d CO prend le pas sur l'art.19 al.2 OBLF, qui est une disposition d'application de l'art.269d CO.

que par décision du 20 novembre 1996 et à la requête de K. , le

président du Tribunal civil du district du Val-de-Ruz a prononcé la

mainlevée provisoire de l'opposition formée par G. SA dans la poursuite no

9608003 de l'office des poursuites du Val-de-Ruz, à concurrence de 20'250

francs avec intérêts, la débitrice ne s'étant pas présentée à l'audience

mais ayant au préalable écrit au juge pour faire valoir deux moyens

libératoires tirés de la compensation, d'une part avec des travaux qu'elle

avait facturés à la poursuivante, d'autre part avec des augmentations du

loyer nulles parce que non notifiées avec la formule officielle, moyens

que le premier juge a écartés,

que la poursuivie déclare en temps utile recourir contre cette

décision et qu'elle demande "le recours par rejet du jument de fond" (sic)

en reprenant les deux mêmes moyens libératoires et en annexant à son

recours, pour étayer son argumentation tirée de la nullité de la hausse du

loyer, la lettre faite par l'ASLOCA "comme exemple",

que selon l'article 416 CPC, un recours doit être motivé, soit

indiquer, serait-ce sommairement, en quoi la décision entreprise serait

entachée de l'un des défauts énumérés exhaustivement par l'article

415 CPC, à savoir l'arbitraire dans la constatations des faits ou l'abus

du pouvoir d'appréciation du premier juge, la violation des règles

essentielles de la procédure, ou encore la fausse application du droit

matériel,

qu'en l'espèce, c'est en vain que l'on cherche une telle criti-

que dans le "recours" de G. SA, qui se révèle ainsi irrecevable faute de

la motivation requise,

que la recourante motive son recours en se référant à une annexe

manuscrite audit recours, et que le texte de cette annexe avait déjà été

recopié dans la lettre qu'elle adressait le 2 novembre 1996 au juge de la

mainlevée, pour étayer son opposition,

que le premier juge a examiné les deux moyens libératoires in-

voqués par la poursuivie, et qu'il les a écartés en motivant sa décision,

que le recours, qui se borne à répéter les mêmes arguments sans

expliquer en quoi la décision entreprise serait entachée de l'un des

défauts énumérés par l'article 415 CPC, est irrecevable,

que supposé recevable, le recours devrait être rejeté, d'une

part parce qu'une facture pour des travaux ne vaut pas titre de mainlevée

provisoire en l'absence d'une reconnaissance par son destinataire du

montant facturé, d'autre part parce que le loyer échelonné fixé dans le

contrat de bail (en page 4, sous "clauses particulières") est régi par

l'article 269c CO, et non par l'article 269d CO, en sorte que l'usage de

la formule officielle pour notifier une hausse unilatérale de loyer ne

s'imposait pas, le locataire ne pouvant plus contester le loyer pendant le

bail dans la présente hypothèse (art.270d CO, qui prend le pas sur l'arti-

cle 19 al.2 OBLF, lequel est une disposition d'application de l'article

269d CO; voir à cet égard Lachat/Micheli, 2 édition, 1992, p.255, chiffre

3.5 par opposition à 3.6 et 3.7),

que G. SA, qui succombe, devra s'acquitter des frais de la

procédure de recours, sans allocation de dépens, l'intimé n'ayant pas été

appelé à procéder (art.420 CPC),

Dispositif

Par ces motifs,

LA COUR DE CASSATION CIVILE

1. Déclare le recours irrecevable.

2. Arrête à 350 francs les frais de la procédure, que la recourante a

avancés, et les laisse à sa charge.

3. Dit qu'il n'y a pas lieu à allocation de dépens.

Neuchâtel, le 21 avril 1997

AU NOM DE LA COUR DE CASSATION CIVILE

Le greffier L'un des juges

Seither geänderte Bestimmungen

Dieser Entscheid legt Bestimmungen aus, deren Erlass seither erneut konsolidiert wurde. Ob der Artikel selbst geändert hat, ist nicht erfasst.

  • Lescha federala davart la cumplettaziun dal Cudesch civil svizzer, Art. 269c, Art. 269d und Art. 270d — der Erlass wurde am 1. Januar 2000, 1. Mai 2000, 1. Januar 2001, 1. Mai 2001, 1. Juni 2001, 1. Juni 2002, 1. Juli 2002, 1. Januar 2003, 1. April 2003, 1. Juni 2003, 1. Januar 2004, 1. Mai 2004, 1. Juli 2004, 1. Januar 2005, 1. Juni 2005, 1. Juli 2005, 1. Dezember 2005, 1. Januar 2006, 1. April 2006, 1. Januar 2007, 1. Mai 2007, 1. Januar 2008, 1. August 2008, 1. Oktober 2009, 1. Januar 2010, 1. Januar 2011, 1. Januar 2012, 1. März 2012, 1. Oktober 2012, 1. Januar 2013, 28. Mai 2013, 1. Januar 2014, 1. Juli 2014, 1. Juli 2015, 1. Januar 2016, 1. Juli 2016, 1. Januar 2017, 1. April 2017, 1. November 2019, 1. Januar 2020, 1. April 2020, 1. Januar 2021, 1. Februar 2021, 1. Mai 2021, 1. Juli 2021, 1. Januar 2022, 1. Januar 2023, 9. Februar 2023, 1. September 2023, 1. Januar 2024, 1. Januar 2025, 8. Juli 2025, 1. Oktober 2025 und 1. Januar 2026 erneut konsolidiert.
  • Cudesch da procedura civila svizzer, Art. 415, Art. 416 und Art. 420 — der Erlass wurde am 1. Januar 2001, 1. Juli 2004, 1. Januar 2007, 1. Januar 2011, 1. Januar 2012, 1. Januar 2013, 1. Mai 2013, 1. Juli 2014, 1. Januar 2016, 1. Januar 2017, 1. Januar 2018, 1. Januar 2020, 1. Juli 2020, 1. Januar 2021, 1. Januar 2022, 1. Juli 2022, 1. Januar 2023, 1. September 2023, 1. Januar 2025 und 1. Juli 2026 erneut konsolidiert.
  • Verordnung über die Miete und Pacht von Wohn- und Geschäftsräumen, Art. 19 — der Erlass wurde am 1. Januar 2008, 1. Januar 2011, 1. Dezember 2011, 1. Januar 2013, 1. Juli 2014, 1. Januar 2018, 1. Juni 2020, 1. Januar 2025 und 1. Oktober 2025 erneut konsolidiert.