09.485
Compléter l'article 17 LPGA
Intervention de procédure
BO 2010 N 1808Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Bortoluzzi, Baettig, Borer, Estermann, Parmelin, Scherer, Stahl)
Donner suite à l'initiative
Walter Hansjörg · 1VP-M · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Herr Dunant ist aus unserem Rat ausgeschieden. Ich erteile deshalb der Minderheit das Wort, die von Herrn Scherer vertreten wird.
Scherer Marcel · Mit-M · Conseil national · Zoug · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Die parlamentarische Initiative Dunant, deren Begründung ich an dieser Stelle übernehme, fordert etwas, das eigentlich das Selbstverständlichste auf der Welt sein sollte. Mit der Initiative soll das Bundesgesetz über den Allgemeinen Teil des Sozialversicherungsrechts (ATSG) dahingehend geändert werden, dass die Versicherungsträger periodisch voraussetzungslos IV-Renten und andere Dauerleistungen einer Überprüfung und Neufestlegung unterziehen können. Dies soll durch eine Ergänzung in Artikel 17 des ATSG erfolgen.
Am 12. März 2004 fällte das Bundesgericht einen Grundsatzentscheid, wonach somatoforme Schmerzstörungen nur unter ganz eingeschränkten Umständen rentenbildend sein können. Seither werden Renten mit dieser Begründung kaum noch gesprochen; allerdings werden die vor dem 12. März 2004 gesprochenen, nach heutiger Praxis nicht mehr angezeigten Renten weiterhin ausgerichtet. Im Jahr 2009 hat nun das Bundesgericht einen vorinstanzlichen Entscheid aufgehoben, welcher eine nach heutiger Rechtsprechung zu Unrecht gesprochene Rente einstellen wollte. Das Bundesgericht begründete sein Urteil damit, es liege am Gesetzgeber, also an Ihnen, die Aufhebung solcher Renten vorzusehen. Genau dies will dieser Vorstoss tun.
Die IV befindet sich in einem äusserst desolaten Zustand. Wir sollten mit allen uns zur Verfügung stehenden Mitteln und Möglichkeiten dafür sorgen, dass Renten, die nach dem heutigen Recht nicht mehr ausbezahlt würden, wenigstens überprüfbar werden.
Geben Sie bitte der parlamentarischen Initiative Folge. Sie fordert die Überprüfung von Renten, was, wie gesagt, eine Selbstverständlichkeit sein müsste. Mit der vorgesehenen Änderung im ATSG würden Sie dies ermöglichen.
Rossini Stéphane · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe socialiste
L'initiative parlementaire Dunant 09.485 vise à compléter l'article 17 de la BO 2010 N 1809 loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA). Comme cela vient d'être précisé par Monsieur Scherer, l'initiative vise à ce que l'assureur puisse, à intervalles réguliers et sans condition, réexaminer l'octroi de la rente d'invalidité ou d'autres prestations durables et en redéfinir le montant.
Cette requête a fait l'objet de toute une série de débats. Elle a fait débat essentiellement dans le cadre des révisions de l'assurance-invalidité, puisque l'initiative parlementaire spécifie: "la rente d'invalidité", mais qu'elle spécifie aussi: "ou d'autres prestations durables". La discussion a été menée dans un contexte où les prestations de l'assurance-invalidité étaient analysées - notamment par l'UDC, parti de Monsieur Dunant - à la lumière de la problématique des abus, à laquelle l'OFAS a répondu par des analyses rigoureuses, ainsi que de celle de la situation financière de l'assurance-invalidité.
Lors des 4e et 5e révisions de l'AI - et aussi actuellement, dans le cadre de la 6e révision de l'AI (première partie) -, ces problématiques ont fait l'objet de discussions approfondies, d'un examen rigoureux de la part de la commission et, aussi, dans le cas des 4e et 5e révisions, de la part du Parlement. Par conséquent, pour la majorité de la commission, les objectifs visés par l'initiative, qu'ils aient ou non une certaine pertinence, sont quasiment atteints - pour ne pas dire tout à fait réalisés -, grâce aux différentes révisions qui ont été conduites.
Plus particulièrement, l'application de la 5e révision de l'assurance-invalidité aboutit à un réexamen rigoureux des situations dans lesquelles les rentes sont perçues. Les offices AI cantonaux, depuis l'entrée en vigueur de la 5e révision, s'attellent à cette tâche et répondent par conséquent très concrètement aux exigences de cette initiative parlementaire.
Les bases légales en vigueur permettent donc déjà de procéder au réexamen des rentes AI. Actuellement, ce réexamen - comme nous le dit le rapport de la commission - a lieu tous les trois à cinq ans, mais dans un délai maximal de cinq ans. Par conséquent, cette question est réglée.
Si l'initiative parlementaire pose problème, c'est sous l'angle matériel, pour différents points qu'il est important de relever. Le réexamen sans condition - puisque c'est ce qui est demandé dans cette initiative parlementaire - pose des problèmes juridiques. En règle générale, une rente est accordée pour une durée illimitée. Il est dérogé à ce principe en cas de modifications notables de la situation effective du rentier ou de la situation juridique. Lorsqu'il y a une modification de la situation du rentier, comme je viens de le dire, les offices AI cantonaux appliquent très rigoureusement cette redéfinition, cette réanalyse de la situation.
Pour ce qui est de la situation juridique, nous répondons à cette requête dans le cadre du premier volet de la 6e révision de l'assurance-invalidité. Par ailleurs, on ne peut pas fonder le réexamen des rentes en cours sur une simple modification de la pratique administrative ou de la jurisprudence. De plus, l'aspect de la sécurité du droit et celui de la protection de la bonne foi jouent un rôle important dans le contexte d'une suppression ou d'une réduction de rente. On ne peut par conséquent pas sous-estimer ces principes juridiques.
Pour ces différentes raisons, les adaptations qui ont été apportées dans le premier volet de la 6e révision de l'assurance-invalidité, qui sera traitée lors de la dernière semaine de cette session d'hiver, permettent de régler de manière juridique les éléments mentionnés dans cette initiative parlementaire. Dans le cadre du traitement du premier volet de la 6e révision de l'assurance-invalidité - puisque la commission a traité cette initiative parlementaire après avoir délibéré sur ledit premier volet -, la majorité de la commission, dans ce contexte, estime que les adaptations prévues sont suffisantes.
La commission vous invite par conséquent, par 14 voix contre 7 et 3 abstentions, à ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Dunant 09.485, puisque les buts qu'elle vise sont atteints.
Wehrli Reto · Mit-M · Conseil national · Schwyz · Groupe PDC/PEV/PVL
Der Initiant verlangt die Änderung von Artikel 17 des Bundesgesetzes über den Allgemeinen Teil des Sozialversicherungsrechts. Er regt an, einen neuen Absatz 3 mit folgendem Wortlaut einzufügen: "Die Versicherungsträger können periodisch voraussetzungslos Invalidenrenten und andere Dauerleistungen einer Überprüfung und Neufestlegung unterziehen." Zur Begründung verweist der Initiant auf zwei Bundesgerichtsurteile, zum einen auf BGE 130 V 352, wonach somatoforme Schmerzstörungen nur unter eingeschränkten Bedingungen rentenbildend sein können, zum andern auf ein Urteil vom 26. März 2009, mit dem der Entscheid eines kantonalen Sozialversicherungsgerichtes aufgehoben wurde. Dieser kantonale Entscheid hatte eine 1999 nach heutiger Rechtsprechung zu Unrecht gesprochene Rente aufheben wollen. Das Bundesgericht befand jedoch, eine Aufhebung durch den Richter sei nicht möglich, wenn schon, habe der Gesetzgeber aktiv zu werden und die Möglichkeit vorzusehen, solche Renten zu annullieren.
Einigkeit herrschte in der vorberatenden Kommission in grundsätzlicher Hinsicht: Niemand will, dass ohne guten Grund oder besser ohne Berechtigung sozialversicherungsrechtliche Leistungen erbracht werden. Uneinig war man sich hingegen in zweierlei Hinsicht: zum einen in der Frage, ob überhaupt in bestehende Renten eingegriffen werden soll, zum andern darin, ob dies im Bejahungsfalle so, wie es die Initiative vorschlägt, nötig bzw. richtig sei.
Die Kommissionsminderheit - sie stimmt der Initiative zu - hat sich als ein einziger erratischer Block erwiesen. Sie bejaht beide Fragen und findet, bestehende Renten seien bei ihrer Revision nach den gleichen, also den heutigen, strengeren Massstäben zu beurteilen wie neue Renten. Sie findet auch, der von der Initiative angegebene Weg, nämlich die explizite Normierung einer jederzeitigen voraussetzungslosen Überprüfung und Neufestlegung, sei richtig.
Die ablehnende Kommissionsmehrheit dagegen setzt sich aus zwei Gruppen zusammen. Die erste befürwortet eine qualifizierte Bestandesgarantie in dem Sinn, dass bestehende Renten zwar gemäss heute schon geltendem Recht selbstverständlich einer Revision unterzogen, dabei aber im Sinn der bundesgerichtlichen Rechtsprechung nicht nach neuen, strengeren Massstäben beurteilt werden dürfen. Die zweite Gruppe der Kommissionsmehrheit hingegen befürwortet die Beurteilung bestehender Renten nach neuen Massstäben. Dem Inhalt nach geht sie also mit der Kommissionsminderheit einig, hingegen erachtet sie die vorliegende Initiative zur Zielerreichung als unnötig und zeigt einen anderen Weg auf, nämlich die Lösung im Rahmen der Revision 6a der IV; diese werden wir bekanntlich noch in der laufenden Session behandeln.
In den Übergangsbestimmungen der Revision 6a ist gemäss Fassung der SGK-NR eine Lösung für die Beurteilung laufender Renten vorgesehen. Man kann diese Lösung für gut oder für schlecht befinden - wichtig ist, dass keine parlamentarischen Vorstösse nötig sind, sondern dass die Behandlung des Anliegens und die entsprechende politische Auseinandersetzung gleich in der laufenden Gesetzesrevision erfolgen können. Die Kommissionsmehrheit hält also dafür, keine politischen Deklarationen für Publikum und Protokoll mehr zu beschliessen, vielmehr will sie die politische Energie auf die Behandlung des Anliegens in der Revision 6a verwenden.
Vor diesem Hintergrund sind die ungelösten Fragen der Initiative Randerscheinungen und hier bloss noch kursorisch darzustellen. Es geht namentlich um folgende Punkte: Der Initiant verlangt eine Normierung im ATSG, dem Inhalt nach will er aber eine reine IV-Regelung. Der Begriff beziehungsweise der Geltungsbereich der Voraussetzungslosigkeit, wie er in der Initiative enthalten ist, stellt Probleme. Soweit dieser Begriff allein in Bezug auf die Überprüfbarkeit bestehender Renten zu verstehen ist, erweist sich die Initiative in ihrer Gänze als unnötig, weil IV-Renten heute schon ohne Vorliegen bestimmter Voraussetzungen überprüft werden können. Die Initiative würde also nur dann über einen inhaltlichen Mehrwert verfügen, wenn auch die Neufestsetzung der BO 2010 N 1810 Renten voraussetzungslos erfolgen könnte. Dies indiziert der Wortlaut der Initiative, genau dies aber wäre willkürlich und damit verfassungswidrig.
Die Initiative ist somit ungeeignet, ihr Ziel zu erreichen, und sie ist sehr wahrscheinlich verfassungswidrig. Die Möglichkeit zur besseren Lösung am richtigen Ort bietet sich im Laufe dieser Session im Rahmen der Revision 6a der IV. Verschwenden wir also keine Energie, und verzögern wir auch nicht die Realisierung des Hauptanliegens, dass nämlich auch alte Renten bei der Gelegenheit ihrer Überprüfung nach neuen Massstäben beurteilt werden und dass damit Rechtsgleichheit erreicht wird.
Folgen Sie also bitte der Mehrheit Ihrer SGK, die bei einem Verhältnis von 14 zu 7 Stimmen bei 3 Enthaltungen beantragt, dieser Initiative keine Folge zu geben.
Vote
| Fraktion | Gea | Na | Enth. |
|---|---|---|---|
| Groupe de l'Union démocratique du Centre | 0 (0 %) | 53 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe socialiste | 32 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe PDC/PEV/PVL | 29 (88 %) | 4 (12 %) | 0 (0 %) |
| Groupe libéral-radical | 13 (52 %) | 12 (48 %) | 0 (0 %) |
| Groupe des VERT-E-S | 19 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe bourgeois-démocratique | 3 (75 %) | 1 (25 %) | 0 (0 %) |
| Non inscrit | 1 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Total | 97 (58 %) | 70 (42 %) | 0 (0 %) |
Gea: Proposition de la majorité (Ne pas donner suite à l'initiative)
Na: Antrag der Minderheit Bortoluzzi (Donner suite à l'initiative)