11.3516

Combattre les discriminations indirectes

Pardini Corrado · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

BO 2013 N 688Die indirekte Diskriminierung anzugehen scheint ein Anliegen zu sein, das kaum bekämpft werden wird. Aber ich stelle fest, dass ich im Alltag als Gewerkschafter immer wieder damit konfrontiert bin, dass Personalverantwortliche von kleinen und grossen Unternehmen nicht wissen, was die indirekte Diskriminierung ist und was sie eigentlich beheben sollten.

Eine indirekte Diskriminierung aufgrund des Geschlechts liegt bei einer Ungleichbehandlung bezüglich Anstellung, Aufgabenzuteilung, Beförderung, Entlöhnung usw. aufgrund von Kriterien vor, die auf den ersten Blick als neutral erscheinen: Zivilstand, familiäre Situation, Dienstalter, Anstellungsgrad, Körperkraft usw. Jedoch, und das ist entscheidend, haben diese Kriterien zur Folge, dass Personen des einen Geschlechts mehrheitlich benachteiligt werden, ohne dass diese Ungleichbehandlung objektiv begründet wäre.

Wenn wir die Personalverantwortlichen in den Betrieben mit dieser Problematik konfrontieren, merken wir, dass sie überfordert sind. Wir wissen eigentlich in vielen Fällen nicht, warum Personen des einen Geschlechts weniger verdienen, nicht befördert werden oder im Unternehmen grundsätzlich benachteiligt werden. Denn die verantwortlichen Personalchefinnen und -chefs sind nicht in der Lage, diese Problematik zu analysieren, geschweige denn Massnahmen zu ergreifen, die diese indirekte Diskriminierung verhindern.

Darum fordert diese Motion, die ich eingereicht habe, den Bundesrat auf, eine Informations- und Sensibilisierungskampagne zu dieser indirekten Diskriminierung zu beschliessen und zu lancieren. Ich bitte Sie, sich selber die Frage zu stellen, ob Sie eigentlich in der Lage wären, in Ihren Betrieben, in Ihrem Umfeld sachlich fundiert die Frage der indirekten Diskriminierung zu beurteilen und geeignete Massnahmen zu entwickeln, damit diese Diskriminierung eingedämmt oder, besser noch, verhindert wird. Weil wir in unserer Gesellschaft in dieser Frage überfordert sind - und ich schliesse hier alle mit ein - und wenig Erfahrung damit haben, ist es ein Muss, dass der Bundesrat, wenn er es denn ehrlich meint und effektiv etwas gegen die Diskriminierung der Frauen am Arbeitsplatz unternehmen will, ebendiese Sensibilisierungskampagne durchführt.

Ich verstehe die Antwort des Bundesrates echt nicht: Es scheint, dass der Bundesrat guten Worten keine Taten folgen lassen will. Das ist mehr als unbefriedigend, umso mehr, als es ein ausgewiesenes Bedürfnis der Wirtschaft, der Personalverbände und der Gewerkschaften ist.

Ich bitte Sie, diese Motion anzunehmen. Wie kann ein Parlament wie unseres Nein zu einer wichtigen Sensibilisierungs- und Informationskampagne sagen, deren Dringlichkeit und Notwendigkeit so klar ausgewiesen ist wie in der Frage der indirekten Diskriminierung der Frauen am Arbeitsplatz?

Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg

Cette motion vise à améliorer l'information relative à la loi fédérale sur l'égalité et à la notion de discriminations indirectes.

BO 2013 N 689Dans ma réponse donnée tout à l'heure à la motion Aubert 11.3514, "Loi sur l'égalité. Large campagne d'information", j'ai déjà donné quelques informations sur la mise en oeuvre de la loi fédérale sur l'égalité, sur ce qui a été entrepris. Je ne vais donc pas répéter ces éléments.

Mais j'aimerais tout d'abord voir comment on peut définir la discrimination indirecte. On entend par "discrimination indirecte" une différence de traitement - par exemple de salaire, à l'embauche, dans l'attribution des tâches ou dans les domaines liés à la promotion - qui se fonde sur un critère apparemment neutre au premier abord - par exemple l'état civil, le fait de travailler à temps partiel, la force physique -, mais qui a de facto pour effet de désavantager une grande proportion de personnes sans que cette différence soit objectivement justifiée. Cette discrimination indirecte touche en particulier les femmes, les personnes handicapées, les personnes migrantes; ce sont des catégories de population qui sont particulièrement touchées par la discrimination indirecte.

La question que pose la motion est celle de savoir ce qu'on peut faire pour améliorer l'information sur le sujet. Il faut bien constater qu'aujourd'hui le paysage général est saturé d'informations, de renseignements de toutes sortes; la plupart sont très élaborés, parfois assez compliqués. Dans ce cadre-là, il ne faut pas sous-estimer la difficulté qu'il y a de porter à la connaissance du grand public un message autour d'une notion aussi complexe que celle de discrimination indirecte.

C'est la raison pour laquelle la Confédération a choisi, avec les moyens disponibles, d'orienter le travail non pas prioritairement vers le grand public, mais plutôt, dans le cadre de la formation continue, vers les professionnels concernés au quotidien par l'utilisation de la notion de discrimination indirecte.

De qui parlons-nous? Par exemple des juges qui sont appelés à se prononcer sur ces situations, des avocats qui travaillent dans ce domaine, évidemment des syndicats - qui sont impliqués -, des responsables des ressources humaines dans les organisations ou les entreprises. Ainsi, par exemple, par l'intermédiaire du Bureau fédéral de l'égalité, la Confédération a organisé plusieurs journées de formation continue: en 2009, en 2011. Il y a eu des journées organisées avec la Conférence suisse des offices de conciliation au sens de la loi sur l'égalité; c'est de la formation continue qui doit permettre aux professionnels concernés ainsi qu'aux membres des autorités de conciliation de mieux comprendre, de mieux connaître la notion de discrimination indirecte: quelles sont ses conséquences, et comment peut-on agir pour en limiter les effets ou pour corriger la situation? De telles offres de formation destinées directement aux professionnels se répètent chaque année.

A côté de cela, grâce à des aides financières, la Confédération soutient des projets qui visent à mieux faire connaître la loi sur l'égalité. On peut citer des banques de données (leg.ch; gleichstellungsgesetz.ch), sites sur lesquels sont résumés de nombreux cas de discriminations indirectes qui sont portés en justice.

Donc, d'une part, avec le travail mené directement auprès des professionnels - ces journées de formation continue qui ont été réalisées et qui se poursuivent - et, d'autre part, avec l'accès, pour un plus grand public, à des informations sur ce qu'est la discrimination indirecte, il y a déjà un certain nombre de choses qui sont faites.

Voilà donc des mesures que nous essayons de cibler avec les moyens à disposition. Elles ont été prises; elles seront encore prises dans les prochaines années. Nous devrons également tenir compte des ressources qui sont à disposition pour faire ce travail.

Maintenant, pour mener une vaste campagne d'information - c'est ce qui est demandé par la motion et c'est quelque chose qui, naturellement, nécessite des ressources très importantes -, il faudrait en parallèle donner les moyens pour le faire. Cela impliquerait un financement conséquent, un travail sur la durée si l'on souhaite pouvoir avoir, dans le grand public, une modification significative et durable de la situation.

Nous proposons donc de poursuivre durant les prochaines années, avec les moyens aujourd'hui à disposition, le travail proche du terrain que nous avons entrepris.

Vote

FraktionGeaNaEnth.
Groupe de l'Union démocratique du Centre1 (2 %)48 (96 %)1 (2 %)
Groupe socialiste39 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Groupe PDC-PEV6 (22 %)20 (74 %)1 (4 %)
Groupe libéral-radical0 (0 %)21 (95 %)1 (5 %)
Groupe des VERT-E-S13 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Groupe vert'libéral11 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Groupe bourgeois-démocratique4 (50 %)4 (50 %)0 (0 %)
Non inscrit1 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Total75 (44 %)93 (54 %)3 (2 %)

Gea: Annahme der Motion
Na: Ablehnung der Motion

Namensliste