09.076
Loi sur la prévention
Walter Hansjörg · P-M · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
BO 2012 N 304Proposition de la majorité
Maintenir
(= Entrer en matière)
Proposition de la minorité
(Frehner, Bortoluzzi, de Courten, Estermann, Parmelin, Pezzatti, Rösti, Schneeberger, Stahl)
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
(= Ne pas entrer en matière)
Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Der Nationalrat hat die Vorlage am 12. April 2011 beraten und in der Gesamtabstimmung angenommen. Der Ständerat ist am 8. Dezember 2011 nicht auf die Vorlage eingetreten. Wir haben folglich nochmals über die Frage des Eintretens zu befinden und führen dazu erneut eine Eintretensdebatte.
Rossini Stéphane · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe socialiste
Comme vient de le dire notre président, nous devons aujourd'hui débattre uniquement de l'entrée en matière.
En avril 2011, notre conseil a adopté la loi sur la prévention, par 97 voix contre 71. Le Conseil des Etats a par contre décidé, dans un résultat très serré de 20 voix contre 19, de ne pas entrer en matière sur la loi.
La commission a dès lors tenu une nouvelle fois un débat sur le fond, et la majorité vous propose d'entrer en matière par un vote très clair de 16 voix contre 9.
Sur le fond, avec la loi sur la prévention, nous traitons certainement de la plus importante législation du domaine de la santé. En effet, depuis la fin des années 1970, il a été démontré que dans le domaine de la santé environ les trois quarts des moyens alloués sont investis dans les soins, alors que ceux-ci ne répondent que pour environ 15 à 20 pour cent à l'amélioration de l'état de santé de la population. Il faut donc agir sur l'environnement, à savoir sur les facteurs qui contribuent à l'amélioration de la santé de la population tout en réduisant les besoins en soins et donc les coûts. Ces facteurs renvoient à nos modes de vie, à nos comportements, aux conditions de travail et surtout à notre capacité, en tant que citoyens, d'agir au mieux pour anticiper la maladie ou l'accident. C'est à cet environnement, au milieu à l'intérieur duquel nous évoluons au quotidien que renvoie la problématique de la prévention.
Par conséquent, ne nous trompons pas de cible. Si nous entendons apporter une contribution déterminante pour freiner l'apparition et le développement des problèmes de santé, notre société et nos systèmes de santé doivent agir en amont, avant que les problèmes ne surviennent, c'est-à-dire se donner les moyens d'anticiper les maladies et d'en réduire la portée néfaste. C'est tout le rôle, l'enjeu, le défi de la prévention. La prévention fait donc très clairement partie - il faut l'affirmer - d'une politique de santé publique.
En Suisse, les cantons et de nombreuses organisations privées n'ont cessé de développer des programmes et des actions de prévention ces dernières décennies en utilisant au mieux le cadre de notre fédéralisme et celui de la subsidiarité.
La population de ce pays a profité de mesures permettant d'agir au mieux pour prévenir les maladies et améliorer son état de santé. Avec l'introduction de la LAMal, en 1996, des moyens supplémentaires ont d'ailleurs été prélevés sur les primes pour financer la prévention.
Forts de cette histoire, existent en Suisse de nombreux partenariats et des mesures sont mises en oeuvre un peu partout. Cette pluralité et les diversités qui en découlent manquent cependant d'efficacité. C'est là qu'il faut maintenant agir.
La réglementation proposée consiste à apporter au pilotage, à la coordination et à l'efficience des différentes mesures toutes les améliorations nécessaires au renforcement de la prévention, de la promotion de la santé et de la détection précoce, pour optimiser la conduite stratégique de la gestion des prélèvements financiers effectués en faveur de la prévention. Elle permettra ainsi de combler une lacune de la législation fédérale en matière de prévention et de détection précoce des maladies non transmissibles ou psychiques très répandues ou particulièrement dangereuses.
La prévention est une activité très particulière en ce sens que ses actions doivent être sans cesse répétées et, par conséquent, que ses interventions ne sont jamais achevées. C'est très clairement un ouvrage à remettre sans cesse sur le métier. Une campagne terminée, elle devra donc être reprise, quelques mois ou quelques années plus tard pour toucher de nouvelles catégories de personnes, ou de nouvelles générations, bref pour atteindre ses buts. La prévention est donc un éternel recommencement. Rien n'est donc acquis dans ce domaine.
Je vous invite par conséquent à entrer en matière sur ce projet fondamental pour une politique de la santé cohérente et crédible, pour un système de santé qui ne se contentera pas simplement de réparer, mais qui doit aussi être à même d'anticiper, de prévenir. De plus, investir dans la prévention, c'est éviter, voire réduire des dépenses importantes sur le plan économique. Prévention, économies et responsabilité individuelle ne s'opposent pas. La prévention n'est pas le contraire de la responsabilité individuelle. La prévention accompagne la capacité des individus de pouvoir exprimer leur potentiel et leurs responsabilités individuelles. C'est un investissement pour les personnes, pour les entreprises, et donc pour la société.
Je vous invite à soutenir la majorité de votre commission, qui a voté l'entrée en matière par 16 voix contre 9.
Humbel Ruth · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe PDC-PEV
In der Sondersession im April 2011 haben wir im Nationalrat das Präventionsgesetz beraten und mit 97 zu 71 Stimmen gutgeheissen. Nachdem der Ständerat in der Wintersession mit 20 zu 19 Stimmen - also mit einer Stimme Differenz - nicht auf das Präventionsgesetz eingetreten war, hat sich die SGK an ihrer Sitzung vom 12. Januar erneut mit dem Gesetz auseinandergesetzt und hat mit 16 zu 9 Stimmen am Eintreten festgehalten.
BO 2012 N 305Braucht es das Gesetz, oder braucht es das Gesetz nicht? Das war wiederum die kontrovers diskutierte Frage in der Kommission. Bei der Beantwortung sind zwei Aspekte zu berücksichtigen:
1. In Anbetracht der Zunahme von chronischen Erkrankungen stellt sich die Frage, ob und wie wir mit gezielten Präventionsmassnahmen die Zunahme der Krankheiten bremsen und damit sowohl Leid mindern wie auch das Kostenwachstum bremsen können.
2. Es stellt sich die Frage, ob es uns mit diesem Gesetz gelingt, bisherige und auch künftige Präventionsanstrengungen besser zu koordinieren, damit sie wirksamer werden, mehr Effizienz und Effektivität erzielen.
Was den ersten Punkt, die Zunahme der chronischen Erkrankungen, betrifft, müssen wir in den kommenden Jahren mit einer Zunahme von zahlreichen Volkskrankheiten rechnen. Es sind dies insbesondere Krebs, Herz-Kreislauf-Erkrankungen, Osteoporose, Demenz und psychische Erkrankungen. Entsprechende Zahlen sind in der Strategie des Bundesrates zur Gesundheitspolitik auf Seite 5 nachzulesen. In gewissen Krankheitsbereichen muss bis zum Jahr 2020 mit einer Zunahme um bis zu 30 Prozent gerechnet werden. Bei Krebs und Demenz wurde die Notwendigkeit einer bundesweiten Strategie sowohl vom Nationalrat wie auch vom Ständerat erkannt. Im Nationalrat haben wir praktisch einstimmig zwei Motionen angenommen, welche sowohl für Demenz wie auch für Krebs eine gesamtschweizerische Strategie angehen wollen, eine Strategie, welche Gesundheitsvorsorge, Prävention, Therapie und Forschung umfasst. Wir können nun für jedes Krankheitsbild Strategien von der Gesundheitsvorsorge über die Prävention bis zur Therapie fordern, oder wir können mit dem Präventionsgesetz die Voraussetzung für eine ganzheitliche Strategie beschliessen und damit auch der Komplexität polymorbider Krankheitsbilder besser gerecht werden. Für viele Krankheiten ist der Lebensstil ursächlich oder krankheitsauslösend. Gesundheitsfördernde und präventive Massnahmen sind für den Gesundheitszustand, für die Entstehung und den Verlauf der meisten Krankheiten ein entscheidender Faktor und können mit einer Gesamtstrategie im Präventionsgesetz besser abgebildet und effizienter angegangen werden.
Damit komme ich zum zweiten Punkt, zur Frage einer Steigerung der Effizienz mittels eines koordinierten und optimierten Mitteleinsatzes. Dazu ist in der Strategie des Bundesrates zur Gesundheitspolitik auf Seite 4 festgehalten: "Im Bereich der Gesundheitsförderung, Prävention und Früherkennung erzielt die Schweiz mit dem eingesetzten Geld suboptimalen Nutzen. Die Ursachen liegen in der Organisation des Tätigkeitsfeldes, in der mangelnden Koordination und in der ungenügenden Abstimmung innerhalb der Versorgung. Durch die Vermeidung von Doppelspurigkeiten könnten erhebliche Effizienzgewinne erzielt werden." Diese Tatsache des ineffizienten Mitteleinsatzes im Präventionsbereich ist unbestritten, und sie ist bereits im Bericht der OECD über das schweizerische Gesundheitswesen kritisiert worden. Selbst von den Kantonen wird dieser Missstand bemängelt. So empfiehlt uns die Gesundheitsdirektorenkonferenz das Präventionsgesetz zur Annahme, weil sie ihm eine grosse Bedeutung zumisst. Im Brief vom 22. Dezember 2011 an die SGK schreibt die GDK: "Das neue Gesetz bildet die Grundlage für ein zwischen Bund, Kantonen und weiteren Organisationen koordiniertes Vorgehen im Bereich der Prävention. Die vorgesehene Organisationsform zur Erarbeitung von gemeinsamen Strategien und Gesundheitszielen und zur Koordination der Aktivitäten erlaubt es, die zur Verfügung stehenden Mittel noch zielgerichteter und damit effizienter einzusetzen."
Der Bund, die Kantone und die Allianz Gesunde Schweiz, die 47 verschiedene Organisationen aus dem Gesundheitswesen vertritt, erachten das Präventionsgesetz als wichtiges Koordinationsgesetz für einen effizienteren Mitteleinsatz in Gesundheitsvorsorge und Prävention. Ich möchte darauf hinweisen, dass die nationalrätliche Kommission zentrale Einwände der Wirtschaft aufgenommen und den ursprünglichen Gesetzentwurf im Sinne der Wirtschaft korrigiert hat, weshalb auch der Wirtschaftsverband Economiesuisse Eintreten empfiehlt. Es betrifft dies insbesondere folgende drei Massnahmen:
1. den Verzicht auf ein schweizerisches Institut für Prävention und Gesundheitsförderung als selbstständige Anstalt und dezentrale Verwaltungseinheit des Bundes;
2. den Einbezug der Wirtschaft durch eine Vertretung im verkleinerten leitenden Organ der Stiftung für Gesundheitsförderung;
3. die Begrenzung der Mittel aus dem Präventionszuschlag der Krankenversicherung.
Das neue Bundesgesetz über Prävention und Gesundheitsförderung schliesst eine Gesetzeslücke, und es hat zum Ziel, Steuerung, Koordination und Effizienz von Präventions-, Gesundheitsförderungs- und Früherkennungsmassnahmen zu verbessern sowie die Gesundheitskompetenz der Bevölkerung zu stärken. Es geht also nicht um Bevormundung, sondern es geht um die Stärkung der Eigenverantwortung der einzelnen Menschen. Es geht auch nicht um eine Gleichschaltung aller Kantone - es ist klar, dass Appenzell Innerrhoden andere Bedürfnisse hat als Basel-Stadt -, sondern es geht um eine gemeinsame Zielsetzung für das Gesundheitswesen in der Schweiz.
Wer in unserem Land nicht bloss segmentierte Krankenversicherungspolitik, sondern auch eine ganzheitliche Gesundheitspolitik machen will, wer Ziele für die schweizerische Gesundheitspolitik formulieren und messen will, wer einen effizienten, wirksamen Einsatz der begrenzten Mittel will, wer die Gesundheitskompetenz der Menschen stärken will und wer die Kosten im Krankenversicherungsbereich dämpfen will, sagt Ja zu diesem Gesetz. Folglich muss auch die eingangs gestellte Frage, ob es dieses Gesetz braucht, klar mit Ja beantwortet werden.
Im Namen der Kommission, welche mit 16 zu 9 Stimmen für Eintreten gestimmt hat, bitte ich Sie, bei Ihrem Beschluss zu bleiben, auf das Gesetz einzutreten und dem Ständerat die Chance zu geben, auf seinen Zufallsentscheid zurückzukommen und sich materiell mit dem Gesetz auseinanderzusetzen.
Frehner Sebastian · Mit-M · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Nachdem der Nationalrat am 12. April 2011 beschlossen hatte, auf den Entwurf zum Präventionsgesetz einzutreten, ist der Ständerat am 8. Dezember 2011 nicht auf die Vorlage eingetreten. Namens der Kommissionsminderheit beantrage ich Ihnen, dem ständerätlichen Beschluss zu folgen und nicht auf das Geschäft einzutreten.
Die Gründe hierfür haben sich seit der ersten Behandlung nicht geändert, weshalb ich grundsätzlich auf die damalige Debatte verweisen könnte. In dieser Debatte hat mein ehemaliger Kommissionskollege Reto Wehrli, CVP, die Minderheit vertreten. Ich habe mich von seinem damaligen Votum inspirieren lassen, welches ich sehr bemerkens- und nachlesenswert finde. Die vier Hauptgründe, die für ein Nichteintreten sprechen, seien hier noch einmal in aller Kürze genannt:
1. Der Bund hat keine Kompetenz, auf diesem Gebiet zu legiferieren. Gemäss Artikel 118 Absatz 2 Buchstabe b der Bundesverfassung erlässt der Bund "Vorschriften über die Bekämpfung übertragbarer, stark verbreiteter oder bösartiger Krankheiten von Menschen und Tieren". Diese Kompetenz reicht für ein weitreichendes Präventionsgesetz auf Bundesebene nicht aus.
2. Niemand ist gegen Prävention dort, wo es Sinn macht, zum Beispiel bei den Gesundheitsschutzbestimmungen des Arbeitsgesetzes oder bei der Jugendprävention. Dafür braucht es aber kein neues Gesetz.
3. Niemand ist gegen eine bessere Koordination der Prävention. Wenn es etwa darum geht, ein nationales Krebsprogramm zu definieren, wird dies auch von der Kommissionsminderheit unterstützt; insbesondere willl sich beispielsweise niemand gegen die Implementierung eines sinnvollen Mammografie-Screenings wehren. Der vorliegende Entwurf will daneben aber Dinge, die weit über die Koordination hinausgehen. Oder wie tönt es für Sie, wenn ich Ihnen aus der Botschaft zum Präventionsgesetz, Seite 7127, Folgendes BO 2012 N 306 vorlese: "Die persönliche Entscheidung eines einzelnen Menschen für oder gegen einen gesundheitsförderlichen bzw. risikoreichen Lebensstil wird - abgesehen von seiner Konstitution - von sozialen, kulturellen und umweltbedingten Lebensumständen mitgeprägt. Bei der Gestaltung von Präventions-, Gesundheitsförderungs- und Früherkennungsmassnahmen müssen diese unterschiedlichen Aspekte berücksichtigt werden. Zudem ist es wichtig, dass die Förderung des Gesundheitsverhaltens nicht isoliert, sondern immer in Verbindung mit gesellschaftlichen Lebensbereichen betrachtet wird, z. B. Schule, Freizeitaktivitäten, Arbeitsbedingungen. Hier sollen mit dem Präventionsgesetz die notwendigen Rahmenbedingungen und Voraussetzungen geschaffen werden, die die Menschen zielgruppenspezifisch ermuntern und es ihnen ermöglichen, Entscheidungen zu treffen, die ihrer Gesundheit zuträglich sind." Das tönt nicht nach Koordination, sondern danach, dass man den Einzelnen umerziehen und seiner Selbstverantwortung berauben will, und genau das will die Kommissionsminderheit nicht.
4. Das BAG hat in den vergangenen Jahren immer wieder Programme lanciert, zum Beispiel in den Bereichen Alkohol, Tabak, Bewegung und Ernährung. Alle haben nur mässigen Erfolg. Dieser Entwurf ist der Versuch, diese Politik weiterzuführen, eine regelrechte Präventionsindustrie zu installieren und den Verwaltungsapparat auszubauen.
Mein Fazit im Namen der Kommissionsminderheit: Ja zur Prävention, aber Nein zur Aufhebung der Selbstverantwortung und Nein zum Aufbau einer Präventionsindustrie.
Ich bitte Sie deshalb, nicht auf dieses Gesetz einzutreten.
Walter Hansjörg · P-M · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Das Wort für die CVP/EVP-Fraktion hat nun Herr Lohr. Er wird von seinem Platz im Saal aus sprechen, und ich bitte Sie um Aufmerksamkeit.
Lohr Christian · Mit-M · Conseil national · Thurgovie · Groupe PDC-PEV
Die CVP/EVP-Fraktion schätzt die Prävention als ein wichtiges, ja zentrales Element der Gesundheitsversorgung in unserem Land ein. Geeignete Massnahmen in der Vorsorge helfen Krankheiten zu verhindern und zu lindern. Dank Präventionsmassnahmen konnten unter anderem Krankheiten wie die Pocken, denen im 19. Jahrhundert noch 10 Prozent aller Kinder zum Opfer gefallen waren, ausgerottet werden. Zudem leben wir auch immer länger und möchten dies bei möglichst guter Gesundheit tun. Dabei unterstützen uns gerade Massnahmen aus dem Bereich der Prävention. Auch Forschung ist in der Prävention zukunftsweisend, sie sollte allerdings gezielt und im Gesamtkontext der angestrebten Kostenreduzierung im Gesundheitssektor betrieben werden.
Bei den unzähligen Präventionsaufgaben muss das koordinierte Vorgehen ein übergeordnetes Ziel sein und bleiben. Das föderalistische Gedankengut spielt eine wichtige Rolle. Es ist in der Tat wichtig, dass bei der Umsetzung der Präventionsarbeit den kantonal spezifischen Gegebenheiten und Besonderheiten in geeigneter Weise Rechnung getragen wird. Die vorhandenen Ressourcen sollen, ja müssen dabei möglichst effizient eingesetzt werden. Ebenso wichtig ist, dass das Thema nicht in jedem Bereich neu erfunden wird und nicht in Dutzenden neuer Konzepte gipfelt.
Die bisher geleistete Arbeit auf Bundesebene und in den Kantonen, die immer wieder auch von engagiert wirkenden Verbänden massgeblich mitgetragen wird, findet bei unserer Fraktion hohe Anerkennung und Wertschätzung. In der Schweiz machen wir im Bereich der Prävention sehr viel. Die CVP-Fraktion ist daher geteilter Meinung, ob es ein solch spezifisches nationales Gesetz braucht. Der ablehnende Teil unserer Fraktion bezieht sich auf die zahlreichen Projekte, die in den letzten Jahren bereits sehr erfolgreich aufgegleist wurden. Auch spielt für sie, wie auch für den befürwortenden Teil der Fraktion, die Eigenverantwortung eine bedeutende Rolle. Doch gerade auch die Befürworter der Vorlage bei uns sind der Meinung, dass mit dem Präventionsgesetz diese Eigenverantwortung weiter gestärkt wird. Wie in unseren gesundheitspolitischen Grundlagenpapieren präzisiert wird, dient eine verbesserte Präventionsarbeit der Verhinderung oder der Verringerung der Behandlungskosten und stärkt somit auch die Eigenverantwortung.
Wie Sie meinen Erläuterungen entnehmen können, wurde die Diskussion in unserer Fraktion sehr differenziert geführt. Die Meinung zu einem gesonderten Präventionsgesetz ist geteilt; Befürworter und Gegner halten sich knapp die Waage. Für die Befürworter der Vorlage sind folgende Gedanken ausschlaggebend: Das Gesetz schafft die notwendige Grundlage, damit Bund und Kantone im Sinne einer Verbundaufgabe unter Einbezug aller wichtigen Akteure des Gesundheitswesens in einem gemeinsamen Zielsetzungsprozess die Schwerpunkte der Präventionspolitik festlegen können. Interessant ist ja auch, dass z. B. Regierungsrat Carlo Conti als Vertreter der Gesundheitsdirektorenkonferenz diese Vorlage unterstützt, wie übrigens auch alle 47 Gesundheitsorganisationen, welche die Allianz Gesunde Schweiz vertritt.
Die bereits bestehende Stiftung Gesundheitsförderung Schweiz als Drehscheibe für gewisse Programme wird weiterbestehen und ihre zentrale Rolle weiter wahrnehmen. Dadurch werden die Bedürfnisse der Kantone und Dritter bei der Planung und der Durchführung von Präventions-, Gesundheitsförderungs- und Früherkennungsmassnahmen wirklich korrekt berücksichtigt werden können, womit man ja wiederum dem föderalistischen Gedankengut gerecht wird.
Wie erwähnt, wird sich die CVP/EVP-Fraktion beim Eintreten geteilt verhalten.
Weibel Thomas · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Das Bundesgesetz über Prävention und Gesundheitsförderung hat zum Ziel, die Steuerung, Koordination und Effizienz von Präventions-, Gesundheitsförderungs- und Früherkennungsmassnahmen zu verbessern und die Gesundheitskompetenz der Bevölkerung zu stärken. Der Nationalrat hat dieses Präventionsgesetz bereits im April 2011 beraten und verabschiedet. Da der Ständerat mit nur einer Stimme Differenz aber nicht darauf eingetreten ist, müssen wir heute die Eintretensdebatte nochmals führen.
Gesundheitsförderung und Prävention sollen Krankheiten verhindern. Das Volk wird dadurch weder entmündigt noch bevormundet, noch wird die Eigenverantwortung ausgeblendet, im Gegenteil: Die Entwicklung bei der Bevölkerung zeigt bezüglich Gesundheit leider ein stetig wachsendes Kompetenzdefizit. Viele Leute sind kaum mehr in der Lage, die geforderte Eigenverantwortung auch wirklich wahrzunehmen. Die Prävention unterstützt sie dabei, dies ganz im Sinne der Hilfe zur Selbsthilfe.
Zentrales Anliegen des Präventionsgesetzes ist das Optimieren des Mitteleinsatzes. Jährlich werden bereits heute rund anderthalb Milliarden Franken in die Prävention investiert. Damit ist klar, dass ein grosser Bedarf an Koordination, Steuerung und mehr Transparenz besteht. Es geht also darum, die Prioritäten für die Prävention und die Gesundheitsförderung richtig zu setzen. Das Gesetz vermeidet Doppelspurigkeiten und beseitigt Ineffizienz.
Nichtübertragbare chronische Krankheiten wie Diabetes werden in Zukunft weiter zunehmen. Gesundheitsförderung und Prävention sind kostengünstiger als Therapie und Pflege. Prävention rechnet sich. Beispiele aus der Suchtprävention zeigen ganz klar, dass Fremdplatzierungen immer um ein Mehrfaches teurer sind als Präventionsmassnahmen, die solche Fremdplatzierungen verhindern können. Es gilt das bekannte Sprichwort: Vorbeugen ist besser als heilen.
Die Lebenserwartung wird weiter steigen, und auch die Kosten im Gesundheitswesen werden steigen. Prävention und Gesundheitsförderung verbessern die Volksgesundheit, sie sind nachweislich effizient, und sie liegen im öffentlichen Interesse. Das Gesetz ermöglicht in unserem Gesundheitssystem ein besseres Gleichgewicht zwischen präventiver und kurativer Medizin. Dies ist wichtig, weil Prävention Krankheiten verhindert oder verzögert und zur Verbesserung der Lebensqualität beiträgt.
Prävention ist für die Grünliberalen eine zentrale Voraussetzung, um das Kostenwachstum in der Krankenversicherung BO 2012 N 307 zu bremsen. Deshalb werden die Grünliberalen auf die Vorlage eintreten.
Gilli Yvonne · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe des VERT-E-S
Die grüne Fraktion empfiehlt einstimmig, auf diese Vorlage einzutreten, und zwar ganz einfach aus dem Grund, den meine Vorredner schon genannt haben, dass vorbeugen besser ist als heilen. Zudem wurde im Verlauf der Beratungen allseits anerkannt, dass es nicht darum geht, einen neuen Moloch mit grossem administrativem Overhead in Form einer Stiftung zu schaffen, sondern dass es darum geht, die erfolgreichen Präventionsstrategien, die föderalistisch in den einzelnen Kantonen umgesetzt werden, zugunsten der Gesundheit in der Schweiz zu koordinieren und auch gesamtschweizerisch umzusetzen.
Wir haben in der Schweiz regional grosse Disparitäten, die auf den Möglichkeiten und der Initiative einzelner Kantone fussen und dazu führen, dass beispielsweise unterschiedlich stark Suizidprävention betrieben wird oder dass das Mammografie-Screening praktisch in jedem Kanton anders umgesetzt wird. Sie führen aber auch dazu, dass wir heute immer noch kein nationales Krebsregister haben. Es wird in der Zukunft ohne nationale Strategie im Bereich der Prävention auch nicht möglich sein, ein sinnvolles Monitoring von chronischen und degenerativen Krankheiten, die enorme volkswirtschaftliche Kosten verursachen, zu etablieren und entsprechende Präventionsstrategien zu entwickeln. Es geht darum, die dezentral entwickelten Ressourcen zum Wohl der ganzen Schweiz zu nutzen - um nicht mehr und nicht weniger.
Die grüne Fraktion bittet Sie deshalb erneut, auf dieses Gesetz einzutreten.
Quadranti Rosmarie · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe BD
"Es gibt nicht nur ansteckende Krankheiten, es gibt auch ansteckende Gesundheit." Dieses Zitat von Kurt Hahn, einem bekannten Pädagogen, stelle ich an den Anfang, und an den Anfang stelle ich auch, dass die BDP-Fraktion grossmehrheitlich für Eintreten stimmen wird.
Wie Kurt Hahn sagte, gibt es nicht nur ansteckende Krankheiten, sondern auch ansteckende Gesundheit. Wie könnte man den Nutzen von Prävention besser umschreiben? Wie könnte man den Nutzen und die Notwendigkeit des Präventionsgesetzes besser begründen? Damit Gesundheit ansteckend wird, braucht es dieses Gesetz. Es braucht dieses Gesetz, damit jeder seine Eigenverantwortung bezüglich Prävention, Gesundheitsförderung und Früherkennung wahrnehmen kann. Menschen müssen, um Eigenverantwortung übernehmen zu können, aufgeklärt sein. Ebenso trägt das Gesetz nach Meinung der BDP-Fraktion wesentlich dazu bei, dass die von verschiedenen Seiten kommenden Mittel möglichst grossen Nutzen haben. Es braucht dieses Gesetz auch, weil es ein wichtiges Ziel dieses Gesetzes ist, Koordination und Steuerung zu übernehmen. Gute Koordination und Steuerung sind Garant für den optimalen Mitteleinsatz.
Mittel sind das eine, Gesundheit ist das andere. Die BDP-Fraktion will sie nicht gegeneinander ausspielen, sondern mit diesem Gesetz zu einem sinnvollen Miteinander vereinen. In Wirtschaftskreisen - konkret meine ich Economiesuisse -, die für Eintreten lobbyieren, wird zum Beispiel festgehalten: "Economiesuisse setzt sich im Interesse einer hohen Qualität im Gesundheitswesen für ein wettbewerbsorientiertes und leistungsfähiges Gesundheitssystem ein. Um dieses Ziel zu erreichen, bedarf es einer guten Präventionspolitik."
Die BDP-Fraktion wird grossmehrheitlich für Eintreten stimmen, weil dieses Gesetz dafür sorgen wird, dass Präventions-, Gesundheitsförderungs- und Früherkennungsmassnahmen koordiniert werden und zu einem sinnvollen Ganzen werden. Wir schaffen damit die Voraussetzung, dass der eingesetzte Franken möglichst optimal für Prävention, Gesundheitsförderung und Früherkennung eingesetzt wird. Es wird gleichzeitig aber auch verhindert, dass die für Prävention eingesetzten Mittel ausufern. Dies sage ich, weil heute viele Akteure mit unterschiedlichen staatlichen Finanzierungsquellen aktiv sind. Folgerichtig sind deshalb Steuerung und Koordination, um, wie gesagt, mit den eingesetzten Mitteln möglichst viel erreichen zu können. Damit wird auch sichergestellt, dass in den Bereichen Prävention, Gesundheitsförderung und Früherkennung eine möglichst kohärente Politik betrieben werden kann.
Nichteintreten zu beschliessen, nur weil man befürchtet, dass sich durch das Gesetz der Verwaltungsapparat aufbläht, ist die falsche Antwort. Koordination sollte das Aufblähen eigentlich verhindern. Ein Aufblähen der Verwaltung ist also auf andere Art zu bekämpfen. Das zeigt auch der Umstand, dass die möglichen Ursachen für eine Aufblähung jetzt nicht mehr in der Vorlage enthalten sind, denn das ursprünglich vorgesehene, neuzuschaffende Institut für Prävention und Gesundheitsförderung ist nun nicht mehr vorgesehen. Die Streichung wurde auch von der BDP-Fraktion befürwortet. Trotz dieser Streichung sollen sinnvolle und wichtige nationale Kampagnen in den Bereichen Prävention, Gesundheitsförderung und Früherkennung möglich sein.
Die BDP-Fraktion wird deshalb grossmehrheitlich für Eintreten stimmen. Ich bitte Sie, das Gleiche zu tun.
Schenker Silvia · Mit-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe socialiste
Im Zweifel für die Freiheit und darum gegen das Präventionsgesetz - dieses Fazit zieht der Schweizerische Gewerbeverband. Welche Freiheit ist damit gemeint?
Ist mit Freiheit gemeint, dass Karies bei Kleinkindern stark zugenommen hat und nun den Eltern dieser Kinder mit einer Aufklärungs- und Präventionskampagne aufgezeigt wird, welche Vorkehrungen sie treffen müssen, damit ihre Kinder nicht schon im Kleinkindalter massive Zahnschäden haben? Ist mit Freiheit gemeint, dass es uns nicht zu kümmern braucht, wenn Kinder schon im Vorschulalter übergewichtig sind und sich kaum bewegen? Ist mit Freiheit gemeint, dass in Zukunft keine Stop-Aids-Kampagnen mehr durchgeführt werden sollen?
Ich weiss nicht, welche Freiheit der Gewerbeverband meint. Ich weiss aber, dass in unserem Land die Chancen, gesund zu leben, nicht gleichmässig verteilt sind. Die Chancen sind nämlich unter anderem davon abhängig, wie der Bildungsstand der Menschen ist und in welchen ökonomischen Verhältnissen sie leben. Die Chancen hängen zudem davon ab, ob man seit Generationen in der Schweiz lebt oder ob man einen Migrationshintergrund hat.
Gesundheitsförderung und Prävention sollen noch mehr als bis anhin dort ansetzen und greifen, wo es an Wissen und Bewusstsein fehlt, welche beeinflussbaren Faktoren zu beachten sind, wenn man gesund oder gesünder leben will. Damit die beschränkten Mittel, die in unserem Land für Gesundheitsförderung und Prävention zur Verfügung stehen, möglichst effizient und wirkungsvoll eingesetzt werden, brauchen wir das Präventionsgesetz.
Auch wenn immer wieder anderes behauptet wird, führt dieses Gesetz nicht zu mehr bürokratischem Aufwand. Ebenso wenig führt dieses Gesetz zu mehr Staatsinterventionen. Was die Gegner des Präventionsgesetzes wirklich fürchten, ist mir auch nach vielen Diskussionen nicht klar. Sie weichen vor dem Wort Prävention zurück, als hätten sie eine heisse Herdplatte berührt. Prävention tut nicht weh. Auch wenn Sie darauf aufmerksam gemacht werden, dass Bewegung sinnvoll ist und hilft, Kreislaufbeschwerden vorzubeugen, müssen Sie keinen Sport treiben. Auch wenn Sie darüber informiert werden, dass allzu viel Salz möglicherweise nicht so gesund ist, dürfen Sie so viel Salz in Ihre Suppe streuen, wie Sie wollen. Prävention ist nicht genussfeindlich. Auch wenn Sie wissen, dass Alkohol nicht im Übermass konsumiert werden sollte, dürfen Sie trinken, so viel Sie wollen.
Die Gegnerinnen und Gegner des Präventionsgesetzes werden nicht müde zu betonen, dass das Präventionsgesetz nicht nötig sei. Herr Frehner hat sich mit seinem Minderheitsantrag an die Spitze der Gegnerschaft gestellt. Ich erlaube mir, eine Passage aus dem Amtlichen Bulletin vom 12. Dezember 2011 zu zitieren. Ich sage Ihnen nachher, von wem das Zitat stammt und welches Thema behandelt wurde:
BO 2012 N 308"Die Krebsbekämpfung ist ein gesundheitspolitisch ausserordentlich wichtiges Anliegen. Fast alle Personen sind davon in irgendeiner Art und Weise betroffen. Vier von zehn Personen in der Schweiz erkranken an Krebs. Noch immer ist Krebs in einigen Alterskategorien die häufigste Todesursache. Die Zahl der Neuerkrankungen und der Todesfälle nimmt leider noch immer zu. Im Vergleich zu anderen Ländern, und das ist immerhin erfreulich, ist bei uns das Risiko, daran zu sterben, dank des breiten Zugangs zu modernen Technologien und moderner Medizin deutlich niedriger. Die Fünfjahresüberlebensrate der Schweiz gehört zu den höchsten in Europa. Leider ist es aber so, dass die finanziellen Mittel und die Initiativen, welche Neuerkrankungen und Todesfälle verhindern sollen, in der Schweiz vielfach zu wenig koordiniert sind. Diese könnten also viel effizienter eingesetzt werden ...
Die Kommission ist der Meinung, dass die Zusammenarbeit der verschiedenen Organisationen, die sich in den Bereichen Krebsforschung, Krebsbekämpfung und Krebsbehandlung engagieren, grundsätzlich gut funktioniert. Die Kommission ist aber ebenfalls der Ansicht, dass mit einer Strategie des Bundesrates und aller beteiligten Organisationen Schwerpunkte gesetzt, Prioritäten festgelegt und die knappen Mittel besser genutzt werden könnten."
Diese Worte stammen von Herrn Sebastian Frehner. Er war Kommissionssprecher, und es ging um die Motion Altherr 11.3584. Die Motion verlangt eine nationale Strategie der Krebsbekämpfung. Können diejenigen, die diese Motion unterstützt haben - es waren alle hier im Saal - und die nun gegen das Präventionsgesetz sind, ihr Verhalten und ihre Strategie erklären? Warum ist eine nationale Strategie zur Krebsbekämpfung sinnvoll, jedoch nicht ein Präventionsgesetz, welches möchte, dass auch bei anderen chronischen Krankheiten nationale Strategien entwickelt werden? Ist Ihnen Ihr widersprüchliches Verhalten eigentlich bewusst?
Ich appelliere an Sie: Stimmen Sie noch einmal für Eintreten auf das Präventionsgesetz! Neben Krebs gibt es noch andere chronische Krankheiten, die nicht nur viel persönliches Leid verursachen, sondern auch hohe Kosten für das Gesundheitswesen. Wir brauchen endlich nationale Gesundheitsziele, welche den Rahmen setzen und vorgeben, wohin wir gesundheitspolitisch wollen. Die Präventionsbemühungen werden wie heute den lokalen Gegebenheiten angepasst und auf die Zielgruppen zugeschnitten. Nur so sind sie wirksam.
Im Einverständnis mit der Gesundheitsdirektorenkonferenz - sie unterstützt das Präventionsgesetz - wollen wir in eine neue Ära starten. Lassen Sie uns gemeinsam in eine neue Zukunft von Gesundheitsförderung und Prävention aufbrechen!
Stahl Jürg · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Im Namen der SVP-Fraktion bitte ich Sie, die Minderheit Frehner zu unterstützen. Wir haben in diesem Saal bereits einmal über das Eintreten diskutiert. Heute sollen wir uns nochmals mit diesem neuen Rahmengesetz auseinandersetzen.
Ein Gesetz alleine löst die Probleme nicht. So ist es auch mit dem Präventionsgesetz, obwohl - da sind wir uns einig - in unserem Land ein Koordinationsbedarf im Bereich der Prävention besteht. Diese Koordination ist aber auf andere Art zu erreichen, punktuell und zielorientiert, denn eines ist klar: Für eine Koordination braucht es dieses Rahmengesetz nicht. Der Präventionsfundamentalismus birgt die Gefahr, dass wir die Leute krank machen - und das hat unsere Bevölkerung nicht verdient.
Walter Hansjörg · P-M · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Geschätzte Damen und Herren, es ist einfach zu laut im Saal. Ich bitte Sie, Ihre Gespräche in der Wandelhalle oder in den Vorzimmern zu führen, damit wir hier die Debatte führen können; ich bitte um Verständnis.
Stahl Jürg · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Besten Dank, Herr Präsident, für Ihre präventiven Worte!
Für die SVP-Fraktion gibt es zwei grundsätzliche Punkte, die gegen das Präventionsgesetz sprechen:
1. Die SVP wehrt sich gegen die schleichende Bevormundung der Bevölkerung und gegen übertriebene Staatsinterventionen. Das Präventionsgesetz ist dafür das Beispiel schlechthin: mehr Bürokratie, mehr Staatsstellen und neue nationale Programme ohne Rücksicht auf regionale Gegebenheiten. Zentralisierung und praxisfremdes Handeln sind die Folge.
2. Die blühende Präventionsindustrie schafft Angebote, die zu einer erhöhten Nachfrage führen. Unter dem Deckmantel "Präventionsgesetz" kann sich eine Industrie mit Gewinnorientierung entwickeln, im Gegensatz zu den privaten Unternehmen jedoch mehrheitlich durch Gelder der öffentlichen Hand finanziert. Glauben Sie tatsächlich, dass die Dutzende von Organisationen davon ausgehen, dass der Präventionskuchen kleiner wird? Im Gegenteil, die Zielsetzung ihres engagierten Kampfes für das Präventionsgesetz zeugt davon, dass erwartet wird, mit mehr Geldern versorgt zu werden.
Prävention muss vorgelebt und im täglichen Leben praktisch umgesetzt werden. Wer heute nicht weiss, dass der übermässige Konsum von Genussmitteln, falsche Ernährung, Fehlhaltungen am Arbeitsplatz oder Bewegungsmangel schaden, dem nützt auch dieses Gesetz nichts.
Die SVP-Fraktion wird dem Antrag der Minderheit Frehner zustimmen. Die SVP-Fraktion erachtet dieses neue, von Bürokratie, neuen Staatsstellen, Gewerbefeindlichkeit und nichtpraxisorientierten Massnahmen geprägte Gesetz als überflüssig, und sie lehnt den Entwurf auch heute ab. Neben diesen grundsätzlichen Punkten gibt es aber viele Punkte im Detail, die genau die Eigenverantwortung, die wir alle jeweils preisen, schwächen. Eigenverantwortliche Prävention zu machen ist ohne Gesetz ebenso möglich, das zeigen die Erfahrungen in der Vergangenheit. Frau Kollegin Schenker, auch die Erfahrungen in der Krebsforschung und in der Bekämpfung von Krebs zeigen: Im Falle von Krankheiten, die vor einigen Jahren noch unheilbar waren, sind heute zum Glück eine bessere Lebensqualität und ein Überleben möglich - ohne Präventionsgesetz.
Das BAG hat in den vergangenen Jahren immer wieder Programme lanciert - Alkohol- und Tabakprogramme, Bewegungsprogramme -, wenn auch zugegebenermassen mit mässigem Erfolg. Prävention lässt sich eben schwer messen, das ist mir auch klar. Es gibt in unserem Land aber viele gute Beispiele, die zeigen, dass sich Leute bewegen, ohne dass es ein Präventionsgesetz gibt. Denken Sie an die unzähligen Vereine: Tagtäglich, wöchentlich bewegen sich - unter der Leitung von ehrenamtlichen Leiterinnen und Leitern - Zehntausende von Jugendlichen, aber auch Aktive und Senioren in diesem Land. Oder denken Sie, gerade aktuell, auch an das Thema Integration im Zusammenhang mit Fussball: Der Fussballverband sorgt dafür, dass sich pro Woche über zehntausend Jugendliche bewegen. Das ist Prävention in der Praxis.
Ich bitte Sie, auch die Historie der Prävention in unserem Land zu berücksichtigen. Wir haben in den Siebzigerjahren, als aufgrund der zunehmenden Verbreitung von Süsswassergetränken Karies verstärkt auftrat, dank gezielter Massnahmen - Zähneputzen in der Schule, Fluortabletten - eines der besten Kariesprophylaxe- und Mundhygieneprogramme in ganz Europa entwickelt. Denken Sie an die Kinderlähmung: Sie konnte dank griffiger Massnahmen, die ab den Sechziger- und Siebzigerjahren ergriffen wurden, ausgerottet werden.
Ich bitte Sie, auf dieses Gesetz nicht einzutreten. Es ist unnötig, und die Prävention muss sich an der Praxis orientieren. Die SVP-Fraktion lehnt dieses Gesetz ab und unterstützt die Minderheit Frehner. Vielleicht können Sie sich auch noch daran erinnern, dass zu viele neue Gesetze krank machen können.
Cassis Ignazio · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe libéral-radical
Je ne répéterai pas les arguments qui ont déjà été exposés en faveur de cette loi qui veut amener de l'ordre et de la clarté dans le domaine de la prévention des maladies et de la promotion de la santé.
BO 2012 N 309Je me permets simplement de faire part de quelques réflexions. Tout le monde est en faveur de la prévention mais pas de cette loi. C'est une attitude à la mode en ce moment. Tout le monde est en faveur du "managed care" mais pas de la loi que l'on votera en juin. Tout le monde est en faveur du contrôle des épidémies mais pas de la loi dont on discutera tout à l'heure. C'est comme si on disait que tout le monde est en faveur de la politique mais pas de notre politique. Il y a quelque chose de schizophrène dans cette attitude. C'est comme si on n'avait pas le courage de ses idées ou si on se bornait à des déclamations politiquement correctes mais sans rien vouloir changer en réalité.
Cela me rappelle le roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, "Il Gattopardo". Dans ce roman, on trouve la phrase célèbre "Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogna che tutto cambi!".
Autrement dit, il faut tout changer pour ne rien changer. De quoi a-t-on peur? De la toute-puissance de l'Office fédéral de la santé publique - que certains démagogues ont déjà renommé "Bundesamt für Gesundheitsterrorismus"? A-t-on peur d'une hégémonie culturelle salutiste qui finirait par nous dicter notre mode de vie? C'est autant d'irrationalité dans ce débat qui me rappelle la chasse aux sorcières et qui peint le diable sur la muraille.
A-t-on peur d'une excessive centralisation? Mais les cantons nous disent d'une seule voix qu'il faut soutenir la loi! A-t-on peur de freiner de manière secrète la croissance économique? Mais les milieux économiques nous ont écrit leur soutien à la loi! Avons-nous peur que l'administration devienne toute puissante et prenne le dessus sur le Conseil fédéral et le Parlement? Ce serait admettre que nous sommes incapables de faire notre travail, de surveiller le pouvoir exécutif et de le freiner dans ses dérives! N'est-ce pas un aveu d'impuissance?
La prévention existe. Nous investissons déjà aujourd'hui environ 1,5 milliard de francs par an. La loi ne crée rien de nouveau, n'augmente pas ce chiffre. Cette loi fait le ménage, définit qui fait quoi et oblige la Confédération, les cantons et les tiers, milieux économiques inclus, à définir une stratégie nationale pour piloter efficacement les dépenses faites avec l'argent du contribuable; une tâche "urliberal" comme diraient nos amis alémaniques. L'esprit libéral qui m'habite m'oblige à amener de la rationalité dans un secteur qui, aujourd'hui déjà, a un poids économique important; un secteur, celui de la prévention, qui doit être en mesure de diminuer la charge des maladies dans notre société avec pour conséquence des bénéfices pour la qualité de vie des individus et pour les coûts de la santé.
Etre pour la prévention et contre cette loi représente à mes yeux un conflit antinomique, une "contradictio in terminis".
Le Parti libéral-radical s'est exprimé clairement en faveur de cette loi, même, comme vous le verrez, si le groupe ne la votera pas de manière compacte. Par conséquent, je vous invite à soutenir l'entrée en matière.
Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg
Le débat d'entrée en matière que vous êtes en train de mener pose une seule question fondamentale: une loi sur la prévention est-elle nécessaire? La réponse est oui. Si on regarde les faits, ils parlent d'eux-mêmes. La croissance des cas des maladies chroniques a pour conséquence une augmentation des coûts pour le système des soins ainsi que pour l'assurance obligatoire des soins. Les études publiées à ce propos dans les pays qui nous entourent montrent que les maladies chroniques causent non seulement les trois quarts des coûts, mais aussi 80 pour cent des journées d'hospitalisation - quatre journées d'hospitalisation sur cinq -, et 90 pour cent des soins à domicile, ce qui représente neuf journées sur dix de soins à domicile pour des personnes atteintes d'une maladie chronique. Et toutes ces études montrent qu'il n'y a aucun indice qui permettrait de penser que la situation soit différente chez nous.
Si nous regardons maintenant les statistiques qui couvrent la période de 2000 à 2020 - ces statistiques ne sont pas dans les nuages, elles sont très précises; nous sommes déjà aujourd'hui en 2012 -, nous nous apercevons que le nombre de personnes atteintes de maladies chroniques a augmenté de 25 à 30 pour cent. Si je prends l'exemple de l'infarctus du myocarde, on passerait de 9000 cas en 2000 à plus de 12 000 cas en 2020, c'est-à-dire qu'il y aurait une augmentation de 28 pour cent.
Cette augmentation du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques est un des plus grands défis politiques en matière de santé, parce que nous savons que les maladies chroniques nécessitent un traitement de longue durée qui engendre des coûts élevés.
En même temps, la pénurie des ressources humaines et financières disponibles pour la médecine curative s'aggrave. Il s'agit dans le fond de mieux soigner, mais aussi de mieux prévenir pour lutter contre les maladies chroniques. C'est une vraie stratégie d'avenir, et c'est une stratégie qui a besoin de temps pour déployer ses effets.
Il est clair que permettre à la population de vieillir en bonne santé et prévenir les maladies chroniques chez les personnes âgées, sont les stratégies les plus efficaces pour enrayer l'évolution des coûts de la santé. Au fond, l'objectif doit donc être de vivre en meilleure santé plus longtemps. Si on regarde ce qui s'est passé durant les dernières années et les dernières décennies, on voit que grâce à la prévention il a été possible d'obtenir des résultats très impressionnants. Si on pense à l'iodisation du sel, il faut bien constater qu'on ne rencontre presque plus personne aujourd'hui avec un goitre. Si on pense aux stratégies de prévention de la carie dentaire, on voit bien que cela a fait baisser de 90 pour cent la fréquence des caries chez les enfants suisses depuis 1960. Si on regarde la prévention dans le domaine du tabagisme passif, on voit bien aussi que c'est très efficace. On peut faire des comparaisons internes à notre pays. Dans les Grisons par exemple où une interdiction de fumer dans les lieux publics a été introduite en mars 2008, on a constaté une réduction de 21 pour cent du nombre d'hospitalisations pour infarctus du myocarde entre 2006 et 2010, alors que dans un autre canton que je ne nommerai pas, mais qui n'a introduit l'interdiction de fumer qu'en 2010, on n'a constaté aucune diminution des hospitalisations pour infarctus du myocarde. Vous voyez donc bien que dans ce domaine aussi, les effets ont été très importants. Je pourrais vous parler encore de la prévention des accidents, des efforts de longue haleine dans le domaine routier. Dans les années 1970, les accidents de la route faisaient plus de 1600 victimes par an dans notre pays; actuellement on est entre 300 et 400 victimes par an. Tous ces résultats, ce sont les résultats d'une politique de prévention qui a été bien menée.
Tout le monde est d'accord avec la prévention, maintenant il s'agit de voir comment l'organiser. Et nous devons bien constater qu'il existe des faiblesses structurelles dans l'organisation et la coordination des mesures de prévention. Il est nécessaire maintenant d'éliminer ces faiblesses, de renforcer la coordination et l'organisation de la prévention dans notre pays et c'est le but de cette loi.
Il faut une stratégie globale. Et la question à laquelle vous devez répondre ce matin est la suivante: voulez-vous, oui ou non, une stratégie globale? Faute d'une stratégie globale, on doit constater que les différentes actions de prévention et de promotion de la santé vont continuer d'être organisées par les villes, par les cantons, par la Confédération, avec le risque parfois de se chevaucher, de faire double emploi, avec le risque aussi parfois de laisser des trous dans la prévention, de laisser subsister des lacunes. C'est précisément l'objectif de cette loi de combler ces lacunes, d'élaborer une stratégie globale.
Je crois que le Parlement a déjà compris cette nécessité dans des cas concrets. Un exemple a d'ailleurs été cité tout à l'heure. Votre conseil a adopté à l'unanimité, il y a trois mois, une motion du Conseil des Etats qui demande une stratégie nationale de lutte contre le cancer, pour une meilleure efficacité et une plus grande égalité des chances. Elle vise notamment à ce qu'on élimine les disparités cantonales en matière de dépistage. Et là, il faut que je sois très clair avec le représentant de la minorité qui ne souhaite pas BO 2012 N 310 entrer en matière: aujourd'hui, la base légale fait défaut pour mettre en oeuvre ce que vous souhaitez avec cette motion, et c'est une des raisons de voter en faveur de l'entrée en matière afin d'avoir la possibilité, quand cela est souhaité par le Parlement, de mettre en place une stratégie nationale.
Le projet de loi sur lequel vous devez décider ce matin d'entrer en matière ou non permettra d'abord de concrétiser le mandat législatif de la Constitution. J'aimerais apporter un complément à ce qu'a dit tout à l'heure le rapporteur de la minorité.
Premier élément: actuellement, l'article 118 alinéa 2 lettre b de la Constitution prévoit que la Confédération légifère dans le domaine de la lutte contre les maladies très répandues ou les maladies les plus dangereuses ou très dangereuses. Précisément les maladies chroniques et les maladies psychiques sont des maladies qui sont de plus en plus fréquentes, qui sont répandues, qui génèrent des coûts très importants pour le système de santé - je l'ai indiqué tout à l'heure - et qu'il s'agit de pouvoir au mieux contrôler, prévoir et organiser avec une stratégie en matière de prévention.
Deuxième élément: avec cela, il faut avoir la possibilité d'une stratégie cohérente sur le plan national pour mieux organiser, mieux coordonner ce qui s'est fait aujourd'hui et, dans le fond, mieux clarifier la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons.
Savez-vous que, actuellement, sans la loi sur la prévention, même sans que vous ayez voté l'entrée en matière - nous verrons tout à l'heure ce qui vous déciderez -, 1,5 milliard de francs sont investis chaque année dans la prévention dans notre pays? On peut dire que c'est peu par rapport aux 60 milliards de francs qui sont investis dans les soins. Mais ne trouvez-vous pas avec moi que c'est quand même beaucoup pour se permettre le luxe de ne pas avoir une stratégie nationale pour coordonner, organiser la répartition de ces 1,5 milliard de francs accordés aujourd'hui à la prévention?
On a beaucoup parlé, aussi lors du débat d'entrée en matière, de ce que la loi peut faire. Tout le monde semble souhaiter une meilleure coordination, tout le monde semble être pour la prévention - c'est ce que vise cette loi.
J'aimerais quand même vous dire en quelques mots ce que cette loi ne prévoit pas. On sait ce qu'elle permet de faire, mais il y a aussi des choses qu'elle ne prévoit pas ou ne permet pas de faire. La loi sur la prévention ne contient pas de base légale qui permettrait au Conseil fédéral d'introduire des prescriptions concrètes à l'attention du public ou de l'économie, comme par exemple des interdictions de fumer plus strictes, un impôt sur les graisses alimentaires, l'interdiction de vendre des boissons sucrées dans les écoles publiques, ou l'introduction obligatoire de détection précoce du cancer. Je crois que c'était important de le dire. On a beaucoup parlé de ce que cette loi pourrait peut-être permettre, faire ou pas. Je souhaiterais aujourd'hui qu'il y ait de la clarté dans le débat: cette loi permet de mieux coordonner, de clarifier la répartition des compétences, elle ne permet pas l'introduction concrète de nouvelles mesures dans ces domaines.
La loi sur la prévention est nécessaire, je l'ai dit, pour une meilleure organisation de la prévention. Il y a eu plusieurs interventions dans le débat d'entrée en matière ce matin qui ont critiqué la mise en place de différents programmes en matière d'alcool et de tabac. Ces programmes sont déjà existants, ils ont été possibles sans la loi sur la prévention. Et ce n'est pas avec une non-entrée en matière sur la loi sur la prévention que vous allez régler cette question, si elle vous préoccupe. De la même manière, les 1,5 milliard de francs qui sont donnés pour la prévention aujourd'hui seront également attribués en cas de non-entrée en matière de votre part sur la loi. La seule question qui se pose ce matin est celle de savoir si vous souhaitez que dans le domaine de la prévention, que dans l'investissement dans la prévention de ces 1,5 milliard de francs, le Parlement ait son mot à dire. Est-ce qu'il faut un meilleur contrôle démocratique aussi par le Parlement, est-ce qu'il faut que le Parlement ait la possibilité de définir la base légale qui permet de coordonner et d'organiser la prévention, ou est-ce qu'il faut, comme aujourd'hui, laisser les différents acteurs le faire à leur manière, peut-être avec des doubles emplois, peut-être avec des lacunes dans certains cas?
Que vous votiez oui ou non ce matin, la prévention restera un grand défi pour l'avenir, elle restera très importante, et ce montant de 1,5 milliard de francs restera destiné à la prévention. La seule question à laquelle vous devez répondre est celle de savoir si vous souhaitez prendre influence, renforcer le contrôle démocratique sur ces éléments de prévention.
Le Conseil fédéral souhaite que vous preniez cette responsabilité et ce contrôle; les cantons le souhaitent aussi. C'est avec ces arguments que je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à entrer en matière sur le projet.
Rossini Stéphane · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe socialiste
Une dernière remarque, mais qui me paraît être une remarque importante dans ce domaine sensible de la santé et de la prévention: je crois qu'il faut être prudent avec les grands slogans, ravageurs et catégoriques, qui permettent d'éviter le traitement sérieux et rigoureux d'une question aussi fondamentale que celle qui nous est posée. C'est la raison pour laquelle j'aimerais, en regard des concepts de fondamentalisme, de prévention ou de responsabilité individuelle, insister sur un élément important: il ne peut pas y avoir de responsabilité individuelle sans connaissance, sans conscience des problèmes, des dangers qui sous-tendent des comportements inadéquats, sans former la population, sans la rendre attentive aux bons comportements et aux risques.
Je crois que l'on ne peut pas opposer simplement responsabilité individuelle et prévention. Ces deux éléments sont étroitement liés, il n'y a pas de responsabilité individuelle sans prévention. Dans le domaine de la formation par exemple, on ne peut pas être productif sur le marché du travail, on ne peut pas être bien équipé pour affronter les difficultés liées au chômage ou au risque d'exclusion par l'invalidité si on n'est pas bien formé. Dans le cas de la prévention, c'est la même chose. N'opposez pas responsabilité individuelle et prévention, ce sont les deux composantes d'un bon comportement de la population. On ne peut pas être responsable si on n'est pas formé.
Je vous invite à soutenir l'entrée en matière.
Vote
| Fraktion | Gea | Na | Enth. |
|---|---|---|---|
| Groupe de l'Union démocratique du Centre | 0 (0 %) | 52 (98 %) | 1 (2 %) |
| Groupe socialiste | 45 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe PDC-PEV | 19 (61 %) | 10 (32 %) | 2 (6 %) |
| Groupe libéral-radical | 11 (42 %) | 14 (54 %) | 1 (4 %) |
| Groupe des VERT-E-S | 14 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe vert'libéral | 12 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe bourgeois-démocratique | 5 (63 %) | 3 (38 %) | 0 (0 %) |
| Total | 106 (56 %) | 79 (42 %) | 4 (2 %) |
Gea: Antrag der Mehrheit (Eintreten)
Na: Antrag der Minderheit Frehner (nicht eintreten)
Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Das Geschäft geht somit zurück an den Ständerat.