15.403
FINMA. Devoir d'information et "stress tests"
Markwalder Christa · P-F · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
BO 2015 N 2110Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Leutenegger Oberholzer, Birrer-Heimo, Jans, Marra, Pardini, Schelbert)
Donner suite à l'initiative
Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Marra Ada · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
La présente initiative a été déposée à la suite de l'affaire Swissleaks, qui a secoué le monde judiciaire et politique en Suisse. Swissleaks est le nom donné à la révélation par plusieurs médias dans le monde, en février 2015, d'un système international de fraudes fiscales et de blanchiment d'argent qui aurait été mis en place par la banque britannique HSBC à partir de la Suisse. L'affaire des évadés fiscaux a été révélée, dès 2008, par l'informaticien Hervé Falciani, qui est aujourd'hui poursuivi par les autorités suisses pour vol de données.
Ce qui nous intéresse ce matin, c'est l'aspect relevant du blanchiment d'argent. L'affaire Swissleaks était l'occasion pour moi de revenir sur une affaire importante de blanchiment qui n'impliquait pas que HSBC, mais aussi l'Union bancaire privée et EFG. Ces trois banques, toutes basées à Genève, ont servi de tirelire au clan de l'ancien dictateur tunisien Ben Ali.
En 2012 et 2013, la FINMA a jugé que ces banques n'avaient pas respecté leur obligation de diligence à l'égard de cette clientèle sensible. Les contrôles avaient failli à l'ouverture des comptes et/ou au moment de vérifier l'arrière-fond économique de dizaines de transactions. Autrement dit, ces établissements ont pu être utilisés pour blanchir de l'argent obtenu dans des conditions douteuses par des membres du clan Ben Ali.
Mon initiative ne vise pas à revenir sur ces affaires, que ce soit concernant le traitement judiciaire de Swissleaks ou les sanctions ou demandes faites à ces trois banques. Entre-temps, HSBC a d'ailleurs fait savoir qu'elle avait revu ses procédures. Je ne veux pas non plus définir de nouvelles missions à la FINMA, sa tâche première de surveillance me suffisant amplement. Mais ce qui a été frappant dans cette histoire, c'est que c'est par hasard que la FINMA a découvert, des années plus tard, les manquements des banques et le risque de blanchiment d'argent. Ce hasard correspond à un grand événement politique: le Printemps arabe. Si cet événement de grande ampleur n'avait pas eu lieu, et donc s'il n'y avait pas eu un environnement permettant de poser aux banques des questions sur plusieurs pays - pas uniquement la Tunisie d'ailleurs -, ces dernières auraient continué leurs pratiques, la FINMA n'aurait pas investigué, et la Suisse aurait cautionné à son insu du blanchiment d'argent.
C'est sur cet aspect que je souhaite que nous intervenions en introduisant deux nouveaux mécanismes. Je précise: je ne souhaite pas de nouvelles missions, mais de nouveaux mécanismes. Le premier consiste en des contrôles sur la capacité des banques à dépister le blanchiment, et le second en la publication automatique des contrôles effectués en matière de blanchiment, du nom des banques contrôlées et des mesures éventuelles ou sanctions prononcées.
S'agissant du premier mécanisme, il s'agit de conduire des enquêtes systématiques visant à dépister les failles des systèmes antiblanchiment. La nature des tests devrait faire l'objet d'une réflexion plus poussée, mais on pourrait imaginer des recherches qui ressembleraient à celles que la FINMA a entreprises dans la foulée du Printemps arabe avec les personnes exposées politiquement dont le nom figurait sur l'ordonnance de blocage du Conseil fédéral.
On les ferait dans ce cas à froid. Il n'y aurait pas besoin de faire figurer des noms sur l'ordonnance, mais on consulterait la liste des banques relative aux personnes exposées politiquement ou on se réfèrerait aux manquements des banques relatifs à ces listes.
Par ailleurs, l'exigence de publication, qui est le second mécanisme, est un point essentiel ayant plusieurs effets. Tout d'abord, exiger des banques qu'elles soient propres et qu'elles exercent leur devoir de diligence est une arme dissuasive et/ou incitative, parce que la réputation de la banque représente 70 pour cent de son succès. Ensuite, notre société demande aujourd'hui de pouvoir avoir confiance en ses institutions, en la FINMA, en l'autorité de surveillance. Dévoiler le nom des banques contrôlées et les éventuelles sanctions revient à instaurer un climat serein dans toute cette problématique.
C'est pour cela que je vous invite à soutenir la présente initiative parlementaire, qui ne peut qu'amener du positif pour la Suisse et les banques suisses, et ce sans changer les missions de la FINMA, puisqu'il s'agit d'un sujet qui donne lieu à de nombreuses controverses.
Leutenegger Oberholzer Susanne · Mit-F · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe socialiste
Im Namen der Minderheit ersuche ich Sie, der parlamentarischen Initiative Marra Folge zu geben. Das Ziel der Initiative ist es zum einen, die Reputation des Finanzplatzes Schweiz zu stärken, und zum andern, systematisch durchzusetzen, dass keine Geldwäschereifälle in der Schweiz mehr auftauchen bzw. dass sie geahndet werden.
Frau Marra verlangt, dass im Finanzmarktgesetz die Pflicht aufgenommen wird, systematische Tests bei Finanzinstituten zu machen, im Hinblick auf die Durchsetzung der gesetzlichen Verpflichtung, dass die Geldwäscherei zu bekämpfen ist. Sie verlangt weiter, dass die Ergebnisse dieser Tests publiziert werden, einschliesslich der Namen der Institute, die betroffen sind. Schlussendlich sollen auch die Sanktionen veröffentlicht werden.
Was ist jetzt das Ergebnis dieser Untersuchung? Ich möchte einfach nochmals daran erinnern: Geldwäscherei ist kein Kavaliersdelikt, Geldwäscherei ist eine strafrechtlich zu verfolgende Straftat. Die Finanzinstitute sind gehalten, die Geldwäscherei zu bekämpfen. Wenn sie entsprechende Vorkehrungen treffen und auch Feststellungen machen, dann müssen sie das der Meldestelle für Geldwäscherei bekanntgeben. Diese hat dann die entsprechenden Sperrungen vorzunehmen.
Umso mehr erstaunt es, dass immer dann, wenn solche Fälle - jetzt im Fall des arabischen Frühlings - aufgedeckt werden, bekanntwird, dass bei Finanzinstituten Gelder deponiert sind, bei denen der Verdacht auf Geldwäscherei besteht. Mit der Initiative von Frau Marra kann genau das präventiv verhindert werden, d. h., wenn systematische Tests gemacht werden. Frau Marra hat selber darauf hingewiesen, dass im Rahmen von Swissleaks entsprechend zufällige Entdeckungen gemacht worden sind, dass Gelder von BO 2015 N 2111 Potentaten aus Ländern des arabischen Frühlings in der Schweiz aufgedeckt worden sind. Diese Aufdeckung erfolgte aber eben nicht durch systematische Kontrollen, sondern per Zufall. Indem man der Initiative von Frau Marra Folge gibt, wird nachher im Gesetz auch verankert, dass systematisch untersucht werden muss und dass entsprechend eine Publikationspflicht auch dafür sorgen wird, dass wir eine gute Prävention gegen die Geldwäscherei haben werden.
Gestatten Sie mir, noch etwas zur Diskussion in der Kommission zu sagen. Frau Marra hat ausführlich festgehalten, weshalb sie die parlamentarische Initiative eingereicht hat. Sie hat auch festgehalten, dass Handlungsbedarf besteht. Auch den zweiten Test, dem jede parlamentarische Initiative unterzogen wird, hat der Vorstoss bestanden: Es besteht in der Verwaltung keine Absicht, eine Gesetzesänderung vorzunehmen. Wissen Sie, wie die Diskussion in der WAK vonstattenging? Es kam einfach ein Antrag, der Initiative keine Folge zu geben; dies ohne jegliche Begründung. Ich bin dann sehr gespannt, wie die Berichterstatterin und der Berichterstatter diese Initiative bekämpfen wollen, denn sie wissen ja gar nicht, wie die Motive derjenigen lauteten, die sie bekämpften.
Wollen Sie die Geldwäschereibekämpfung ernst nehmen, wollen Sie den Finanzplatz vor einer schlechten Reputation bewahren, dann, bitte ich Sie, geben Sie der Initiative Folge. Sorgen Sie dafür, dass die Finanzmarktaufsicht gestärkt wird und dass diese periodisch untersucht, ob Geldwäschereitatbestände vorliegen. Die entsprechende Publikation wird dann eine sehr starke präventive Wirkung haben. Ich sage Ihnen eins: Sie werden den Finanzplatz dadurch stärken, auch sein internationales Ansehen. Das ist auch das Anliegen von Frau Marra.
Bertschy Kathrin · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral
Die parlamentarische Initiative Marra verlangt, dass ins Bundesgesetz über die Eidgenössische Finanzmarktaufsicht ein neuer Artikel eingeführt werden soll, mit dem den Sorgfaltspflichten der Banken mehr Nachdruck verliehen wird. So sollen im Bereich der Geldwäscherei Stresstests vorgesehen werden, und die Namen der getesteten Banken sowie die Testergebnisse sollen veröffentlicht werden.
Die Kommission hat die Initiative an ihrer Sitzung vom 10./11. November 2015 behandelt und beantragt dem Nationalrat mit 12 zu 7 Stimmen ohne Enthaltung, der Initiative keine Folge zu geben. Es ist richtig: Das Geschäft wurde am Ende der Sitzung behandelt, und es fand keine Diskussion statt. Ich kann Ihnen also keine Argumente der Mehrheit nennen. Ich kann nur davon ausgehen, dass die Mehrheit aus denselben Gründen eine Ablehnung empfiehlt, wie ich das tue.
Ich bin der Ansicht, dass die jetzige Aufsicht über die Banken durch die Finma ausreichend ist und dass die durch die Finma veranlasste und nach deren Prüfstrategie durchgeführte Aufsichtsprüfung auch der Aufdeckung möglicher Risiken im Bereich der Geldwäscherei dient. Sollte sich bei einer Prüfung herausstellen, dass die Banken ihre aufsichtsrechtlichen Pflichten verletzen, kann die Finma Massnahmen ergreifen, Sanktionen aussprechen oder Anzeige erstatten. Zudem informiert die Finma die Öffentlichkeit mindestens einmal jährlich über ihre Aufsichtstätigkeit und publiziert auch anonymisierte Fallzusammenfassungen. Aus diesem Grund sehe ich keinen Anlass, an den gesetzlichen Grundlagen der Aufsicht etwas zu ändern, und gehe davon aus, dass die Mehrheit das auch so sieht.
Die Kommission beantragt mit 12 zu 7 Stimmen ohne Enthaltung, der Initiative keine Folge zu geben.
Rime Jean-François · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Il est vrai que ce dossier a été traité de façon un peu rapide en commission, comme l'a relevé Madame Leutenegger Oberholzer; il a été traité en fin de journée. Avec le résultat des votes donné, vous pouvez constater qu'il y avait encore 19 membres présents sur 25. Le secret de commission m'empêche de vous dire qui était présent et qui était absent, mais les résultats du vote vous donnent certaines indications.
Je crois que les explications ont été données. Ceux qui siègent dans ce Parlement depuis un certain temps savent que nous recevons des documents dans lesquels figurent un certain nombre de recommandations de l'administration ou du Conseil fédéral. Nous avons suivi ces recommandations.
La commission estime en effet que la surveillance que la FINMA exerce sur les banques à l'heure actuelle est suffisante. Les audits prudentiels ordonnés par la FINMA et menés selon sa stratégie de contrôle permettent également d'identifier les risques potentiels en matière de blanchiment d'argent. S'il ressort d'un contrôle que des banques violent le droit de la surveillance, la FINMA peut prendre les mesures nécessaires au rétablissement de l'ordre légal, infliger des sanctions ou encore déposer une plainte auprès des autorités pénales.
La décision de la commission est claire. Elle vous recommande de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire.
Leutenegger Oberholzer Susanne · Mit-F · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe socialiste
Herr Rime, ich habe mir bei der Vorbereitung der Diskussion von heute noch einmal die Dokumente angeschaut. Sehr oft, wenn ein Potentat gestürzt worden ist, wird im Nachhinein festgestellt, dass Gelder in der Schweiz sind, die sich dieser unrechtmässig angeeignet hatte. Der Tatbestand der Geldwäscherei muss dann mindestens stark vermutet werden. Können Sie mir erklären, wie die Finma das kontrolliert?
Rime Jean-François · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Non, je ne peux pas vous expliquer cela.
Vote
Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Die Kommissionsmehrheit beantragt, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit beantragt, ihr Folge zu geben.
| Fraktion | Gea | Na | Enth. |
|---|---|---|---|
| Groupe de l'Union démocratique du Centre | 67 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe socialiste | 0 (0 %) | 43 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe libéral-radical | 29 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe PDC | 28 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe des VERT-E-S | 0 (0 %) | 11 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe vert'libéral | 7 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe bourgeois-démocratique | 5 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Total | 136 (72 %) | 54 (28 %) | 0 (0 %) |
Gea: Antrag der Mehrheit (keine Folge geben)
Na: Antrag der Minderheit Leutenegger Oberholzer (Folge geben)