14.094

CC. Droit de l’adoption. Modification

Intervention de procédure

BO 2016 N 716Proposition de la majorité

Entrer en matière

Proposition de la minorité

(Nidegger, Büchel Roland, Geissbühler, Rickli Natalie, Schwander, Walliser)

Ne pas entrer en matière

BO 2016 N 717Proposition de la minorité

(Nidegger, Büchel Roland, Geissbühler, Rickli Natalie, Schwander, Walliser)

Renvoyer le projet au Conseil fédéral

avec mandat de le simplifier en le structurant selon deux catégories (adoption par une couple marié, adoption par une personne non mariée) et en s'en tenant à une facilitation des conditions d'âge et de durée.

Flach Beat · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe vert'libéral

Das Adoptionsrecht ist eines der zentralen Instrumente zur Sicherung des Kindeswohls. Mit der Adoption übernimmt eine erwachsene Person rechtlich und faktisch die Rolle des leiblichen Elternteils mit allen Pflichten, die daraus entstehen, insbesondere natürlich der Wahrung der allumfassenden elterlichen Fürsorge für das Kind.

Die Vorlage, die wir heute beraten, ist aus dem Ständerat fast unverändert in Ihre Kommission für Rechtsfragen gekommen. Sie hat die Vorlage an zwei Sitzungen beraten.

Worum geht es? Seit der letzten grossen Revision des Adoptionsrechts sind über 40 Jahre vergangen. Die Gesellschaft hat sich in dieser Zeit wesentlich verändert. Dies gilt in besonderem Masse für die Formen des Zusammenlebens. War 1972 das Konkubinat in vielen Kantonen noch verboten, leben heute sehr viele Personen in faktischen Lebensgemeinschaften ohne den rechtlichen Status einer Ehe, und seit 2007 gibt es in der Schweiz das rechtliche Institut der eingetragenen Partnerschaft für gleichgeschlechtliche Paare.

Die heute gelebten Partnerschaften, in denen halt eben auch viele Kinder leben, stellen den Gesetzgeber somit vor die Frage, wie in diesen Familien das Kindeswohl am besten gesichert werden kann und wie eine diskriminierungsfreie rechtliche Gleichbehandlung der leiblichen und der nichtleiblichen Kinder in einer Familie am besten erreicht werden kann, also wie die rechtliche Sicherung der Fürsorge für das Kind gesichert wird. Diese rechtliche Fürsorge ist von grossem Belang und soll eben auch allen Kindern zukommen, ungeachtet der Form der Lebensgemeinschaft, die seine Eltern für sich gewählt haben.

Ein Hauptanliegen in dieser Revision ist demnach die Öffnung der Stiefkindadoption für alle Paarbeziehungen, ungeachtet ihres Zivilstandes oder ihrer sexuellen Orientierung. Dieses Anliegen haben beide Räte auch mit der Kommissionsmotion 11.4044, "Adoptionsrecht. Gleiche Chancen für alle Familien", bereits deutlich unterstützt.

Die Vorlage modernisiert das Adoptionsrecht dort, wo das geltende Gesetz mit den heutigen Formen der Lebensgemeinschaften nicht mehr übereinstimmt. Die Voraussetzungen, die gegeben sein müssen, damit ein Adoptionsverfahren eingeleitet wird, werden den Umständen des heutigen Lebens angepasst. Die Wirkungen werden konkretisiert, und das Kindeswohl wird noch stärker in den Fokus des Gesetzes gestellt. Das eigentliche Verfahren bleibt wie bis anhin den Kantonen überlassen. Nach wie vor besteht kein Anspruch darauf, ein Kind zu adoptieren, sondern es besteht ein Anspruch des Kindes auf bestmögliche Wahrung seiner Interessen.

So schafft diese Vorlage auch rechtliche Ungerechtigkeiten ab, die zwischen leiblichen und nichtleiblichen Kindern in derselben Familie durch die alten Bestimmungen bestehen. Die Revision nimmt darum vor allem nicht mehr darauf Rücksicht, ob die Eltern verheiratet sind oder nicht; das kann nämlich das Kind nicht beeinflussen.

Darum soll die Stiefkindadoption auch dann möglich sein, wenn ein Paar in einer eingetragenen Partnerschaft oder in einer faktischen Lebensgemeinschaft lebt. Diese Öffnung ist also dem Kindeswohl geschuldet und schafft nicht neue Verhältnisse, sondern nimmt die Veränderungen in der Gesellschaft der heutigen Welt aus Sicht des Kindesschutzes auf.

Die wesentlichen Inhalte sind eine noch stärkere Ausrichtung auf das Kindeswohl und eine Flexibilisierung des bislang sehr starren Adoptionsrechts. Künftig soll beispielsweise von einigen bislang zwingenden Adoptionsvoraussetzungen wie z. B. dem Mindestalter der Adoptiveltern abgewichen werden können, wenn Gründe des Kindeswohls dafür sprechen - und nur dann. Die Dauer des Zusammenlebens der Adoptiveltern vor der Adoption soll neu nur noch drei statt wie bislang fünf Jahre betragen, und das Mindestalter, das heute bei 35 Jahren liegt, soll auf 28 Jahre gesenkt werden.

Die Stiefkindadoption soll auch bei der eingetragenen Partnerschaft möglich sein, um den heutigen Lebensmodellen entgegenzukommen. Auch für faktische Lebensgemeinschaften soll es möglich sein, das Stiefkind zu adoptieren, das zu dieser Gemeinschaft gehört. Dies ist eine Anpassung des Gesetzes an viele heutige Lebensumstände. Die Bestimmungen über den Altersunterschied zwischen Adoptiveltern und Kind werden mit einer flexibleren Lösung ergänzt, die auch dem Kindeswohl gerechter wird und stossende Resultate des heute geltenden, starren Gesetzes eliminiert.

Das Auskunftsrecht wird neu geregelt. Adoptivkinder haben ja heute schon einen Anspruch darauf zu erfahren, wer ihre Eltern sind; dies soll neu auch in Bezug auf die direkten Nachkommen der Eltern gelten, also Geschwister oder Halbgeschwister. Neu sollen auch die Eltern, die ein Kind zur Adoption freigegeben haben, unter bestimmten Voraussetzungen Auskunft über ihr Kind und darüber, wo es heute ist, verlangen können.

Die Kommission ist mit 18 zu 6 Stimmen auf diese Vorlage eingetreten.

Ruiz Rebecca Ana · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste

Nous traitons ce projet de modification du droit de l'adoption en tant que second conseil. Le Conseil des Etats l'a traité le 8 mars dernier et l'a approuvé, par 32 voix contre 7 et 0 abstention, en apportant très peu de modifications au projet du Conseil fédéral.

La commission s'est penchée sur cet objet les 8 avril et 13 mai derniers.

En 1972, les dispositions du Code civil relatives au droit de l'adoption avaient subi une refonte totale. Alors que la société a connu diverses évolutions depuis, il s'agit, avec ce projet, d'en tenir compte et d'intégrer différentes demandes émanant du Parlement, tout en cherchant à s'adapter aux éléments suivants.

Tout d'abord, depuis les années 1980, le nombre d'adoptions dans notre pays a chuté. Les statistiques de l'Office fédéral de la statistique montrent, en effet, qu'en 1980, on enregistrait près de 1600 adoptions en Suisse. En 1990, on est passé à 1200; puis, en 2000, à 800. Depuis 2010, la moyenne se situe à 480 adoptions par année. Différents phénomènes expliquent cette nette diminution: le développement de la procréation médicalement assistée, les conditions de la Convention de La Haye sur l'adoption, entrée en vigueur en 2003, ainsi que les normes en vigueur, trop rigides.

Je l'évoquais, différentes interventions parlementaires en lien avec ces normes ont été déposées ces dernières années. Elles visaient pour la plupart les conditions d'adoption, le secret de l'adoption, ses effets, ainsi que l'adoption de l'enfant du conjoint.

Qu'en est-il du droit en vigueur? Il distingue trois formes d'adoption, qui datent de la grande révision de 1972.

Tout d'abord, l'adoption conjointe, qui est réservée aux époux, qui doivent être mariés depuis cinq ans ou être âgés de 35 ans révolus. Ensuite, l'adoption de l'enfant du conjoint, qui autorise une personne à adopter l'enfant de son conjoint si elle est mariée à ce dernier depuis cinq ans. Enfin, l'adoption par une personne seule, qui autorise une personne non mariée ou une personne mariée, lorsqu'une adoption conjointe se révèle impossible, à adopter seule si elle a 35 ans révolus.

Le cadre légal précise aussi que, pour adopter un mineur, les adoptants doivent lui avoir fourni des soins pendant au moins un an.

L'enfant doit être en outre d'au moins 16 ans plus jeune que les parents adoptifs et avoir donné son consentement à l'adoption s'il est capable de discernement. De plus, l'adoption requiert le consentement du père et de la mère de l'enfant. Indépendamment de ces critères, on procède à une BO 2016 N 718 vérification au cas par cas, pour évaluer si l'adoption servira bel et bien l'enfant sans porter une atteinte inéquitable à la situation d'autres enfants des parents adoptifs.

En ce qui concerne l'adoption d'une personne majeure, le droit en vigueur précise que les adoptants doivent être dépourvus de descendants, et, là aussi, il faut que les parents adoptifs lui aient fourni des soins pendant au moins cinq ans alors qu'elle était mineure ou déjà adulte. Le droit en vigueur, plus précisément à l'article 28 de la loi sur le partenariat enregistré, interdit aux personnes liées par le partenariat enregistré d'adopter. Cette interdiction porte sur les trois formes d'adoption, alors qu'il n'y a pas de restriction pour aucune d'entre elles lorsque les candidats à l'adoption sont mariés. Une personne homosexuelle qui n'a pas conclu de partenariat enregistré peut, en revanche, adopter seule un enfant, en application de l'article 264b du Code civil. Alors que les personnes menant de fait une vie de couple peuvent adopter seules, elles ne peuvent adopter conjointement avec leur partenaire de vie, ni adopter l'enfant de celui-ci. Cette norme s'appuie sur le principe selon lequel le mariage est le seul garant de la stabilité d'une relation. Voici pour le droit en vigueur.

Avant de présenter brièvement l'objet de cette révision, il importe encore de signaler que le Parlement a adopté, en 2013, la motion de la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats 11.4046, "Droit de l'adoption. Mêmes chances pour toutes les familles", et que cette révision s'appuie largement sur les demandes émises dans cette motion.

Pour ce qui est des principaux éléments de ce projet, il cherche tout d'abord à donner une plus grande marge de manoeuvre et de la flexibilité aux autorités, en leur laissant la possibilité de s'écarter de certaines conditions d'adoption, s'il en va bien entendu du bien de l'enfant, qui est au coeur de cette révision.

L'âge minimal pour adopter est porté de 35 à 28 ans. La différence d'âge maximale et minimale entre l'enfant et les parents adoptifs restera respectivement de 45 ans et de 16 ans. Des exceptions seront toutefois possibles.

La nouveauté centrale que ce projet institue est la possibilité d'adopter l'enfant du partenaire, en plaçant, sur cet aspect également, le bien-être de l'enfant au coeur de la réflexion. Alors qu'actuellement, seules les personnes mariées peuvent adopter l'enfant de leur conjoint, il est proposé ici de permettre aux personnes vivant en partenariat enregistré et à celles qui mènent de fait une vie de couple d'accéder à ce type d'adoption, conformément à ce qu'exige la motion 11.4046, que j'ai évoquée précédemment. Une telle démarche permettra d'éliminer les inégalités de traitement entre enfants et de faire reconnaître juridiquement des relations qui existent, qui sont déjà établies, entre un enfant et le ou la partenaire de son père ou de sa mère. Dans tous les cas, le projet impose une durée de vie en ménage commun d'au moins 3 ans au moment du dépôt de la demande. Aucune dérogation à cette condition ne sera permise; ces 3 ans constituent un autre des changements proposés ici puisqu'actuellement, le couple marié doit l'être depuis 5 ans.

Il est aussi important de préciser que l'adoption de l'enfant du conjoint ou du partenaire ne pourra se faire qu'à la condition que l'autre parent biologique et l'enfant en question, s'il est capable de discernement toujours, donnent leur consentement. Pour renforcer encore la position de l'enfant, le projet prévoit l'obligation de l'entendre avant l'adoption si son âge ou d'autres justes motifs ne s'y opposent pas.

Enfin, la révision a pour but de rendre le secret de l'adoption plus concret et de l'assouplir. Les parents qui ont donné leur enfant à l'adoption et leurs descendants directs pourront obtenir des informations sur l'identité de l'enfant, une fois celui-ci devenu majeur et s'il y a consenti.

La commission a aussi complété l'article 268c qui régit les informations sur l'adoption et sur les parents biologiques. Concrètement, nous avons introduit un nouvel alinéa 4 de manière à permettre aux enfants adoptés de faire des recherches sur les descendants directs de leurs parents biologiques, donc de leurs frères et soeurs et/ou demi-soeurs et demi-frères afin que ces fratries puissent se retrouver si les deux parties sont consentantes. De la même manière, la majorité de la commission a décidé de compléter l'article 268d pour créer une base légale relative au service de recherche et ainsi permettre aux personnes adoptées désireuses d'entamer des recherches sur leurs origines, ou aux parents biologiques qui souhaiteraient entrer en relation avec leurs enfants biologiques, de le faire dans les meilleures conditions possibles.

La commission parvient à la conclusion que le projet qui nous est soumis est une adaptation de notre droit à de nouvelles réalités familiales. Il s'agit surtout de renforcer la position de l'enfant et de mettre ses intérêts, son bien-être, au centre de ce projet. Le choix de vie des parents ne doit pas déterminer la protection juridique à laquelle ont droit des enfants. Il revient donc au législateur de veiller à tenir compte des évolutions sociétales, mais surtout de protéger les enfants concernés par ces nouvelles constellations familiales.

Quelques mots sur la proposition de la minorité Nidegger, dont le but est de renvoyer le projet au Conseil fédéral avec mandat d'en simplifier la structure. La majorité des membres de la commission n'a pas soutenu cette demande de renvoi, car elle a en effet estimé que la structure proposée dans ce projet était satisfaisante, qu'elle reprenait dans les grandes lignes celle qui a cours dans le droit en vigueur et que la structure actuelle ne posait pas de problème et n'avait pas été critiquée jusqu'à présent.

La commission estime qu'un renvoi pour ces raisons ne se justifie pas et elle a rejeté la proposition défendue par la minorité Nidegger, par 17 voix contre 6 et 2 abstentions. Par 18 voix contre 6, la commission est entrée en matière. Je précise qu'elle a soutenu le projet lors du vote sur l'ensemble, par 15 voix contre 9 et aucune abstention; elle a également décidé de classer les motions 09.3026, 09.4107 et 11.4046.

Au nom de la commission, je vous invite donc à entrer en matière et à rejeter la proposition de la minorité Nidegger de renvoyer le projet au Conseil fédéral.

Nidegger Yves · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre

La société a évolué, nous dit-on. Or, il y a une chose qui n'a pas changé: c'est que les enfants ont toujours, lorsqu'ils viennent au monde, un papa et une maman, à défaut de quoi il n'y aurait pas d'enfants. Cette réalité semble avoir été totalement oubliée par les auteurs de la révision qui vous est proposée. Non seulement cet élément semble avoir été oublié, mais également le fait qu'en Suisse, en Europe - l'allongement de la vie en témoigne -, nous avons réussi à éradiquer non pas la mort elle-même, mais les morts précoces, de sorte qu'il y a de moins en moins d'orphelins. C'est la raison pour laquelle les adoptions - cela vous a été dit par la rapporteuse - ont tendance à baisser et les couples suisses vont adopter à l'étranger, où ils sont parfois défavorisés par les conditions exigeantes imposées par le droit suisse quant à la durée du mariage et à l'âge des adoptants.

Sur ce point, le projet de révision est légitime. Sur tous les autres, il fait fausse route, le droit actuel permettant parfaitement de régler les questions qui se posent. Le droit actuel prévoit deux types d'adoption. Il y a l'adoption conjointe, qui est réservée aux couples mariés: deux liens de filiation sont constitués simultanément. Un enfant a perdu ses parents par le décès ou par l'abandon; l'adoption est là pour lui fournir des parents de substitution. Deux parents sont candidats, et l'Etat, lorsqu'il constate la création d'un lien de filiation par adoption, oblige à ce que les deux personnes, mariées évidemment, adoptent toutes les deux, sous réserve de cas exceptionnels d'incapacité de discernement ou de choses de cette nature. Il y a une autre possibilité: lorsqu'il est dans l'intérêt de l'enfant qu'une personne non mariée puisse également adopter.

On nous dit que ce modèle poserait des problèmes, des enfants vivant aujourd'hui au sein de foyers dans lesquels les deux partenaires seraient par hypothèse de même sexe, qu'ils vivent sous le régime du partenariat enregistré ou non. Le problème, je ne le vois absolument pas. Si un enfant est "adoptable", c'est qu'il a perdu l'un de ses deux parents. BO 2016 N 719 Tant qu'un enfant a deux parents, il n'est évidemment pas question de l'adopter, même si le parent qui en a la garde vit par hypothèse dans un foyer de deux personnes de même sexe. Au décès éventuel du parent juridique, l'autre personne avec lequel un lien a été créé peut parfaitement, dans le droit actuel, adopter cet enfant, afin qu'il ne soit pas orphelin. La seule condition, c'est que ce soit pour le bien de l'enfant. Et il se trouve que c'est la même condition qui s'applique de toute façon à toutes les adoptions d'enfants.

En d'autres termes, le droit d'aujourd'hui convient parfaitement pour résoudre tous les cas qui pourraient se poser afin d'éviter qu'un enfant ne se trouve sans parents juridiques et sans protection.

Rarement, je pense, aura-t-on proposé une loi au nom du bien de l'enfant dans laquelle ce bien, précisément, n'est pas pris véritablement en considération. Ce qui est pris en considération dans la loi, c'est le confort des adultes, et en particulier le confort idéologique des adultes qui trouvent regrettable et discriminatoire le fait que la loi sur le partenariat enregistré contienne une disposition - qui était à l'époque une espèce de concession aux conservateurs pour que la loi passe - interdisant l'adoption aux personnes qui vivent sous le régime du partenariat enregistré, par opposition aux personnes mariées. On peut bien sûr considérer cet élément comme discriminatoire. Mais si on le pense ainsi, alors le siège de la matière - et le siège unique - est la loi sur le partenariat enregistré, dont il suffit de modifier un seul article. Il n'y a pas besoin de réformer de fond en comble le droit de l'adoption en créant un tas de nouvelles catégories, y compris par la volonté d'égalité de traitement, pour procéder à l'adoption de l'enfant d'une personne avec laquelle on vit depuis trois ans sans forcément être marié.

Je vous rappelle que l'un des dangers majeurs pour un enfant qui vit avec des parents, c'est la séparation de ceux-ci. Si vous êtes mariés, vous passez nécessairement devant un juge, et des décisions sont prises en vue de la protection de l'enfant. Si vous ne l'êtes pas, vous ne passez pas devant un juge, et toute la question du sort de l'enfant est éludée. En d'autres termes, permettre de créer des liens de filiation avec des personnes qui, n'étant pas liées l'une à l'autre, pourront régler leur séparation à leur guise, est une façon d'exposer les enfants à plus d'insécurité que ce que le droit actuel prévoit.

Je dois développer non seulement la proposition de ne pas entrer en matière sur une loi inutile, mais aussi la proposition de renvoi au Conseil fédéral, afin que celui en reste à ce qu'était la demande de la société civile, à savoir qu'on raccourcisse un peu l'âge et la durée du mariage exigés, afin que les couples suisses ne soient pas prétérités par rapport à des couples concurrents sur le marché de l'adoption internationale, les enfants à adopter étant une rareté. C'est la partie légitime de la réforme à laquelle on pourrait souscrire, tout en restant dans les catégories actuelles de l'adoption de deux liens de filiation créés en même temps dans le cadre d'un mariage, et d'un seul lien de filiation créé par une personne seule, ce modèle de la personne seule qui adopte pouvant s'adapter à toutes les circonstances autres que celles de deux personnes mariées.

Je vous invite par conséquent à ne pas entrer en matière sur ce projet qui est inutile et très largement idéologique, à ne pas faire des enfants un terrain d'expérimentation sociale et idéologique pour demain, à ne pas passer à la suite, parce que, depuis un certain temps, on nous présente des réformes du droit de la famille qui ont toutes pour but de gommer les effets juridiques du mariage - on aurait pu évidemment supprimer le mariage, cela aurait été plus direct. Après avoir donné le droit d'adopter l'enfant de son partenaire, vous allez devoir bientôt revoir la loi sur la procréation médicalement assistée, parce que comment donner le droit d'adopter l'enfant de son partenaire si celui-ci n'a pas d'utérus et que les mères porteuses sont interdites en Suisse?

Vous êtes en train d'ouvrir la boîte de Pandore sur l'aspect le plus intime du droit de la famille qu'est le droit de la filiation. Je vous invite par conséquent à ne pas entrer en matière, et si vous deviez entrer en matière, à renvoyer ce mauvais projet au Conseil fédéral pour une réécriture.

Arslan Sibel · Mit-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe des VERT-E-S

Familienformen ändern sich. Es ist an der Zeit, dass sich die Politik dieser gesellschaftlichen Entwicklung anpasst und auch die Rechtsgrundlage entsprechend ändert.

Ich empfehle Ihnen daher im Namen der grünen Fraktion, auf die Vorlage einzutreten, dem Bundesrat, dem Ständerat und der Mehrheit der Kommission für Rechtsfragen zu folgen und die Stiefkindadoption für Personen in eingetragener Partnerschaft sowie für Personen in einer faktischen Lebensgemeinschaft anzunehmen. Wir würden es begrüssen, wenn auch die gemeinschaftliche Adoption für diese Paare geöffnet würde. Dies bleibt aber auch mit dem neuen Adoptionsgesetz weiterhin verheirateten Paaren vorbehalten.

Das bisherige Gesetz ging von der Ehe zwischen Mann und Frau als ewigem Bund aus, welcher als Sicherheit für eine Adoption unabdingbar ist. Die Statistik spricht heute aber eine andere Sprache. Vier von zehn Ehen werden heute früher oder später wieder geschieden. Es ist nicht davon auszugehen, dass dies bei Ehepartnern, die ein Kind adoptieren, anders ist. Zudem gibt es immer mehr gleichgeschlechtliche Paare, die miteinander den gewünschten ewigen Bund in Form der eingetragenen Partnerschaft eingehen. Wenn man nun also dieser Realität ins Auge blickt, erkennt man, dass die Ehe zwischen Mann und Frau nicht mehr zwingende Voraussetzung für eine Adoption sein kann.

Um sich eine Vorstellung von den sich verändernden Realitäten zu machen, kann man sich die Zahlen der ausserehelichen Geburten anschauen. Bereits über 20 Prozent der Kinder werden heute ausserehelich geboren, mit stark steigender Tendenz. Es gibt keinen Grund zur Annahme, dass es diesen Kindern schlechter geht als Kindern, welche von verheirateten Eltern betreut und erzogen werden. Aussereheliche Kinder sind heutzutage in unserer Gesellschaft nichts Spezielles mehr. Es ist folglich nicht ersichtlich, weshalb die Ehe für eine Stiefkindadoption weiterhin erforderlich sein soll.

Zudem gibt es eine stetig wachsende Anzahl gleichgeschlechtlicher Paare, die in eingetragener Partnerschaft leben, und aktuelle Studien zeigen, dass die Entwicklung von Kindern, die bei einem gleichgeschlechtlichen Paar aufwachsen, in keinster Weise negativ beeinflusst wird.

Es ist auch nicht so, dass mit dem veränderten Gesetz allen Paaren in faktischer Lebensgemeinschaft oder eingetragener Partnerschaft die bedingungslose Stiefkindadoption auf Antrag ermöglicht wird. Gemäss Artikel 268a Absätze 1 und 2 ist weiterhin die Untersuchung aller wesentlichen Umstände vorgeschrieben. Absatz 2 lautet: "Namentlich sind die Persönlichkeit und die Gesundheit der adoptionswilligen Personen und des Kindes, ihre gegenseitige Beziehung, die erzieherische Eignung, die wirtschaftliche Lage, die Beweggründe und die Familienverhältnisse der adoptionswilligen Personen sowie die Entwicklung des Pflegeverhältnisses abzuklären."

Die Stiefkindadoption gibt dem Kind für den Fall, dass es z. B. keinen leiblichen Elternteil mehr hat, rechtlich die Sicherheit, dass es weiterhin eine Vertrauensperson als Inhaberin der elterlichen Gewalt hat. Ob dieser Mensch dann ein Mann oder eine Frau ist bzw. ob er mit dem leiblichen Elternteil verheiratet ist oder nicht, spielt für das Kind sicher keine Rolle.

Eine Minderheit argumentiert, dass das Kindeswohl durch die Vorlage gefährdet sei, und beantragt Nichteintreten. Es ist erstaunlich, dass genau jene, die bei der Kinderschutz-Vorlage die Interessen des Kindes nicht ernst genommen haben und in der Sondersession nicht auf jene Vorlage eingetreten sind, heute mit dem Kindeswohl und dessen Gefährdung argumentieren.

Die Mehrheit der Kommission für Rechtsfragen ist zudem der Meinung, dass die Nachforschungen von spezialisierten Suchdiensten durchgeführt werden sollen und dass dazu eine gesetzliche Grundlage für die Suchdienste geschaffen BO 2016 N 720 werden soll. Dabei geht es einerseits um die Expertise beim Auffinden der Personendaten, die gesucht werden, und andererseits darum, dass es auch Fachpersonen gibt, welche die Personen, die einen Suchauftrag erteilen, begleiten können.

Ich empfehle Ihnen im Namen der grünen Fraktion, auch diesen Anträgen der Mehrheit der Kommission für Rechtsfragen zu folgen.

Mazzone Lisa · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe des VERT-E-S

Comme l'a dit Madame Arslan, le groupe des Verts considère que la modification du Code civil relative au droit de l'adoption est nécessaire. Elle est nécessaire, car elle reflète la réalité de notre société et la diversité des modes de vie actuels. La modification présente l'avantage de moderniser un texte qui, dans ses grandes lignes, n'a que peu bougé depuis les années 1970. C'est une opportunité pour rendre le droit de l'adoption plus souple, adapté au cas par cas, et pour placer l'enfant au centre de l'intérêt.

Alors que le nombre d'adoptions a sensiblement baissé ces dernières années, passant de 1583 en 1980 à 425 en 2013, plus de flexibilité dans le droit pourra faciliter l'accès à l'adoption tout en garantissant le bien de l'enfant. Au titre de la flexibilisation visant à rendre l'adoption plus praticable, nous nous réjouissons que l'âge minimal requis pour les personnes souhaitant adopter passe de 35 à 28 ans, ce qui offre des perspectives à bien des personnes dont le désir d'enfant et la capacité de les éduquer n'attendent pas le nombre des années, ou du moins pas la trente-cinquième année. L'âge fixé à 35 ans constitue en effet une barrière pour le moins subjective, qui a d'ailleurs déjà attiré l'attention du Parlement.

Notons également que, pour les couples, le passage de 5 à 3 ans de la durée de ménage commun nécessaire pour prétendre à l'adoption permet de faciliter et de rendre plus flexible l'adoption. Il faut rappeler que l'examen au cas par cas est assuré, et que l'adoption n'est effective que si elle sert le bien de l'enfant. Dans la perspective d'une meilleure prise en compte du bien de l'enfant, le droit de renseignement est également renforcé.

L'autre grand volet de la modification du Code civil porte sur l'adaptation des conditions relatives à l'adoption de l'enfant du conjoint. Le groupe des Verts se réjouit particulièrement que l'on ait l'opportunité de faire enfin correspondre notre cadre légal à la réalité que vivent nombre de foyers suisses, comme l'a souhaité une majorité confortable de la Commission des affaires juridiques. La société avance, en dehors du Parlement, et il nous revient de la transcrire dans le cadre légal, avec le moins de trains de retard possible.

La modification relative à l'adoption de l'enfant du conjoint porte donc sur une extension aux personnes qui mènent de fait une vie de couple, ainsi qu'aux partenaires enregistrés. Ainsi, plus de 25 000 foyers élèvent des enfants sans que les parents soient liés par les liens du mariage. Permettre l'adoption de l'enfant du conjoint par ces personnes assure une égalité de traitement, quel que soit le choix de vie des personnes, qu'elles aient décidé de faire reconnaître leur engagement par l'institution du mariage ou non, qu'elles soient d'une orientation sexuelle ou d'une autre, et assure surtout une reconnaissance juridique du lien qui s'est bâti entre l'enfant et le ou la partenaire du père ou de la mère. Cette reconnaissance permet, d'une part, d'intégrer pleinement l'enfant dans le foyer et, d'autre part, de lui garantir une sécurité juridique nécessaire, en particulier en cas de décès du parent biologique.

Pour ces raisons, nous vous invitons donc chaleureusement à accepter cette adaptation, qui permet avant tout d'offrir un cadre sûr et une reconnaissance aux nombreux enfants qui grandissent dans cette réalité à l'heure actuelle. La réalité des enfants n'est pas idéologique; elle est réelle, simplement.

Toutefois, le groupe des Verts ne vous cachera pas qu'il regrette que ce projet soit timoré et n'accorde pas le droit d'adoption plein et entier aux couples de même sexe, alors qu'il est aujourd'hui déjà possible d'adopter en tant que célibataire. Nous considérons qu'il s'agit d'une discrimination qui demeure et qui a des conséquences évidentes sur l'acceptation par la société des choix individuels relatifs à l'orientation sexuelle, qui a des conséquences sur la possibilité d'affirmer ces choix sans crainte du jugement et, partant, sur le bien-être des personnes concernées. On sait ainsi que le nombre de relations entre personnes de même sexe vécues au grand jour a augmenté depuis l'acceptation par le peuple du partenariat enregistré. Notre objectif est d'accorder les mêmes droits à tout le monde, quel que soit le choix de chacun concernant son mode de vie, qu'il n'appartient pas à l'Etat de juger.

Toutefois, il nous semble absolument indispensable d'apporter une réponse satisfaisante aux milliers d'enfants concernés par l'adaptation du Code civil sur laquelle nous nous prononçons, et cela dans les plus brefs délais. C'est pourquoi nous n'avons déposé aucune proposition de minorité, pour ne pas ouvrir à ce stade un autre débat, et nous espérons vivement que cette modification recueillera un aussi large consensus que celui qu'elle a obtenu au sein du Conseil des Etats.

Nous reviendrons plus en détail sur des questions plus particulières, dans le cadre de la discussion par article. A ce stade, le groupe des Verts vous invite chaleureusement et vigoureusement à soutenir la position de la majorité de la commission, en entrant en matière sur ce projet et en ne le renvoyant pas au Conseil fédéral.

Bertschy Kathrin · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral

Die heutigen Lebensformen sind vielfältig; das ist eine gesellschaftliche Realität. Neben der traditionellen Familie gibt es eine Vielzahl anderer Familien- und Lebensformen: das Konkubinat, die Einelternfamilien, Alleinstehende, Patchworkfamilien, Familien, die durch fortpflanzungsmedizinische Massnahmen Kinder bekommen haben, sowie gleichgeschlechtliche Paare und Regenbogenfamilien. Diese Paare und ihre Kinder, diese Lebensformen gibt es: Sie sind eine Realität.

Für uns Grünliberale ist es eine Selbstverständlichkeit, dass diese Lebensformen vom Gesetz gleich zu behandeln sind. Es ist diskriminierend, ihnen gewisse Rechte zu verweigern, so zum Beispiel, ihnen die Fähigkeit abzusprechen, Kinder zu umsorgen. Ich will gar nicht auf die Studien eingehen, die sagen: Den Kindern geht es gut. Es ist eine Frage des gesunden Menschenverstandes, dass die Fähigkeit, Geborgenheit und Erziehung zu vermitteln, unabhängig vom Geschlecht und von der sexuellen Orientierung ist. Es ist anmassend, einem Teil der Bevölkerung diese Fähigkeit abzusprechen oder auch den Kindern das Recht auf den zweiten Elternteil zu verweigern. Die Stiefkindadoption ist deshalb gerade aus Sicht des Kindeswohls von grosser Bedeutung. Diese Kinder sind ja da, sie leben in diesen Lebensgemeinschaften. Dort ist längst ihr Zuhause, ihre Realität. Doch diese Kinder haben heute nicht dieselben Rechte und nicht denselben Schutz wie andere Kinder. Sie sind im Falle einer Trennung der Eltern oder wenn sie Halbwaisen werden nicht geschützt. Es ist darum wichtig, die Beziehung zwischen den Kindern und dem Stiefelternteil rechtlich anzuerkennen und zu schützen, wenn das gewünscht ist. Das ist heute nicht der Fall, und das sollten wir dringend ändern.

Es ist kein Geheimnis, dass die Vorlage für uns Grünliberale nur einen Zwischenschritt darstellt. Wir befürworten das volle Adoptionsrecht für gleichgeschlechtliche Paare und die Ehe für alle. Der Staat hat sexuelle Präferenzen und individuelle Lebensentwürfe nicht zu werten; das ist unsere Haltung. Dass die staatlich anerkannte Ehe und die Zulassung zum Adoptionsverfahren nur heterosexuellen Paaren offensteht, ist für uns nicht mehr zeitgemäss und mit einem liberalen Gesellschaftsbild nicht vereinbar.

Es gibt kein Recht auf eine Adoption, es gibt kein Recht auf ein Kind, es geht vielmehr darum, überhaupt zu einem Adoptionsverfahren zugelassen zu werden. Die heutige rechtliche Situation ist paradox. Wir haben ein strenges Adoptionsverfahren: Zugelassen werden, ab einem gewissen Alter, Ehepaare und Alleinstehende, und das unabhängig von Geschlecht und Sexualität, nicht aber Paare in eingetragener BO 2016 N 721 Partnerschaft. Sobald diese Paare ihre Beziehung rechtlich verbindlich machen wollen, spricht man ihnen die Fähigkeit ab, für Kinder zu sorgen. Vorher aber hätten sie es gekonnt. Das macht keinen Sinn, das ist nicht logisch. Diese Vorlage ist darum für uns ein Zwischenschritt.

Die Revision schafft wichtige Anpassungen an die gesellschaftliche Realität. Wir Grünliberalen begrüssen das. Wir werden auf die Vorlage eintreten und überall die Mehrheit unterstützen.

Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe socialiste

La réforme du droit de l'adoption qui nous est proposée est particulièrement judicieuse, car elle met la Suisse en phase avec son temps et opère un changement de perspective.

Cette révision introduit une plus grande flexibilité sur les critères à remplir pour pouvoir adopter un enfant, mais, dans tous les cas, ce sont les intérêts de l'enfant qui sont à placer au centre. Il a d'ailleurs été rappelé à plusieurs moments dans le débat que l'adoption n'était pas un droit, mais qu'il fallait remplir certaines conditions pour y accéder.

Cette révision introduit des changements majeurs dans le droit de l'adoption actuel, à savoir que désormais une personne liée par un partenariat enregistré, ou une personne vivant en couple avec une personne du même sexe ou du sexe opposé, peut adopter l'enfant de son partenaire. Cela permet de supprimer les inégalités de traitement entre les différentes formes de famille. On reconnaît ainsi légalement les relations déjà établies entre un enfant et le ou la partenaire du père ou de la mère. Il va de soi que l'accord du parent biologique ne vivant pas avec l'enfant sera demandé.

Un autre aspect concerne les différences d'âge. L'âge minimal pour adopter est abaissé: il passera de 35 à 28 ans. La différence d'âge minimal entre l'enfant et le parent adoptif est de 16 ans et la différence d'âge maximal passe à 45 ans. Les exceptions sont possibles en fonction du bien de l'enfant.

Le projet impose une durée de vie en ménage commun d'au moins trois ans au moment du dépôt de la demande d'adoption; aucune dérogation à cette condition n'est permise. Pour renforcer encore la position de l'enfant en cas d'adoption, le Conseil fédéral propose d'inscrire expressément dans la loi l'obligation d'entendre celui-ci, qu'il soit ou non capable de discernement.

Deux éléments nouveaux ont été introduits par la commission par rapport au projet initial: il s'agit de l'extension des droits à l'information concernant les parents biologiques et l'enfant adopté, et de la création d'une base légale relative au service de recherche. Ces éléments feront ultérieurement l'objet de propositions.

Il convient de rappeler qu'un sondage réalisé en juin 2010 indiquait que 86,3 pour cent des personnes interrogées estimaient que les enfants qui vivent dans des familles avec des partenaires homosexuels devaient bénéficier des mêmes conditions juridiques que les enfants d'autres familles. Sur la question de l'adoption par le partenaire homosexuel, 65,8 pour cent des personnes avaient répondu qu'elles l'approuvaient. Le fait de permettre ce type d'adoption répond à de nombreuses difficultés et incertitudes juridiques et financières qui se présentent, notamment en cas de séparation ou de décès de l'un des partenaires ou du parent biologique. Et contrairement à l'opinion exprimée par la minorité, il ne s'agit pas du confort des couples, mais bien de la protection de l'enfant.

La Suisse a ratifié la Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant en 1997. Elle s'est donc engagée à garantir ces droits à tous les enfants vivant en Suisse sans aucune discrimination, et indépendamment du statut de l'enfant ou de ses parents. La révision présentée aujourd'hui contribue à remplir les obligations de la Suisse en la matière, puisque toute différence entre enfants, quel que soit le type de famille dans laquelle ils sont nés, est abolie.

En outre, de nombreux pays connaissent l'adoption par des partenaires homosexuels: l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Danemark, pour ne citer que ces pays européens; l'Afrique du Sud, l'Argentine, l'Australie, les Etats-Unis - la liste n'est pas exhaustive - la pratiquent aussi.

Le groupe socialiste soutient pleinement cette réforme, qui correspond à l'évolution de notre société, qui tient compte de la pluralité des modes de vie et qui place l'enfant au centre des préoccupations. Je vous propose d'entrer en matière et, par conséquent, de rejeter la proposition de renvoi au Conseil fédéral.

Allemann Evi · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

Bei gesellschaftspolitischen Fragen stellen wir ja immer wieder fest, dass die Gesetzgebung den gesellschaftlichen Realitäten hinterherhinkt. Das ist auch im Adoptionsrecht der Fall. Diese Revision soll also das Adoptionsrecht gewissermassen ins 21. Jahrhundert führen.

Es sind verschiedene Revisionspunkte in die Vorlage integriert, die uns sehr gefallen, weshalb wir die Revision und das Eintreten unterstützen. Das gilt insbesondere für die Stiefkindadoption im Rahmen eingetragener Partnerschaften und für faktische Lebensgemeinschaften. Uns gefällt ganz besonders, dass mit der Revision im Adoptionsrecht das Kindeswohl ins Zentrum gerückt wird, und zwar noch stärker, als dies heute der Fall ist. Künftig soll das Kind mit seinen Interessen im Mittelpunkt stehen. Das Kindeswohl ist das Ziel und die Rechtfertigung der Adoption überhaupt. In dieser Optik ist das Adoptionsrecht dazu da, einem elternlosen Kind zu Eltern zu verhelfen - und nicht umgekehrt kinderlosen Eltern zu einem Kind. Das bedingt, dass man die heute starren Adoptionsvoraussetzungen flexibler gestaltet.

Umstrittener Kern der Vorlage ist ja bekanntlich die Öffnung der Stiefkindadoption für Menschen, die in einer eingetragenen Partnerschaft oder in einer faktischen Lebensgemeinschaft leben. Wir würden auch eine weiter gehende Öffnung der Adoption unterstützen, sprich die Zulassung der Volladoption auch für Personen in eingetragener Partnerschaft sowie für Konkubinatspaare. Die heute zur Diskussion stehende Revision des Adoptionsrechts ist ein zwar kleiner, aber dennoch wichtiger Schritt.

Die Stiefkindadoption ist in sehr vielen Fällen im Wunsch des Kindes begründet. Anders als bei der gemeinschaftlichen Adoption geht es nicht um den Wunsch der Eltern, ein Kind zu haben. Vielmehr entsteht der Adoptionswunsch, weil das leibliche Kind eines Elternteils, das bereits in der Familie lebt, rechtlich abgesichert werden soll.

Der Wunsch nach Adoption entsteht, weil man die Familie und das Kind in allen möglichen Situationen vor Schicksalsschlägen schützen möchte, und zwar auch im Hinblick auf Dinge, die man nicht vertraglich regeln kann. Dass in diesem Bereich die Ehe, die faktische Lebensgemeinschaft und die eingetragene Partnerschaft als Adoptionsvoraussetzung gleich behandelt werden sollen, ist nichts als richtig und zeitgemäss. Der Trauschein als Merkmal einer guten Elternschaft hat ausgedient.

Heute leben in rund 25 000 Haushalten Kinder in sogenannt faktischen Lebensgemeinschaften. Die Familienformen sind vielfältiger geworden; das wissen wir. Es gibt Einelternfamilien, es gibt die Regenbogenfamilien, es gibt die Patchworkfamilien und anderes mehr. Diese Vielfältigkeit der Familienformen ist eine Realität und zum Glück auch zunehmend gesellschaftlich akzeptiert. Umso stossender ist es, dass diese Vielfalt heute durch das Gesetz nicht abgebildet wird, und das soll sich mit dieser Revision ändern.

Ich bitte Sie also im Namen der SP-Fraktion, auf die Vorlage einzutreten und den Rückweisungsantrag abzulehnen.

Schwander Pirmin · Mit-M · Conseil national · Schwyz · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Die SVP-Fraktion ist grossmehrheitlich gegen diese Vorlage, und zwar aus zwei wesentlichen Gründen.

2005 wurde im Abstimmungskampf über die eingetragene Partnerschaft versprochen, beim Adoptionsrecht werde nichts geändert. Heute heisst es, dass das Adoptionsrecht an die gesellschaftspolitischen Änderungen anzupassen und der Sprung ins 21. Jahrhundert jetzt zu tun sei, denn das Recht solle für die Menschen von heute da sein. Diesen Satz können wir selbstverständlich unterstützen. Aber ich BO 2016 N 722 möchte Sie daran erinnern: Auch das Jahr 2005 war bereits im 21. Jahrhundert.

Es geht nach Ansicht der SVP nicht um die Frage, ob ein Kind bei gleichgeschlechtlichen Paaren gut aufgehoben ist oder nicht. Selbstverständlich kann sich ein Kind bei einem gleichgeschlechtlichen Paar wohler fühlen als in einer Familie mit wild zerstrittenen Eltern. Es muss die Frage gestellt werden - diese Frage müssen wir vorerst einmal eingehend diskutieren -, worum es überhaupt geht, wenn wir sagen, das Kindeswohl stehe im Vordergrund oder es bestehe eine Kindeswohlgefährdung. Wir sagen zwar einfach, das stehe im Vordergrund; als Gesetzgeber sind wir aber offenbar nicht in der Lage, diese Frage klärend zu diskutieren, bevor wir einen weiteren Schritt im Adoptionsrecht machen. Klärend diskutieren müssten wir diese Frage für die Gerichte und für die Behörden, die sich damit beschäftigen müssen, denn wenn ich Diskussionen führe, dann stelle ich fest, dass unter den Begriffen "Kindeswohl" und "Kindeswohlgefährdung" jeder etwas anderes versteht. Da kann es nicht sein, dass wir die Gesetze einfach weiterführen.

Die Diskussion, worum es beim Kindeswohl oder bei der Gefährdung des Kindeswohls geht, muss geführt werden, besonders den Streitfall betreffend. Auch hier sind Streitfälle vorprogrammiert, denn in bestimmten Fällen muss die Behörde die Zustimmung für die Adoption geben. Und genau für diese Fälle muss die Behörde wissen, was "Kindeswohl" und was "Kindeswohlgefährdung" tatsächlich bedeutet. Wir als Gesetzgeber können es nicht zulassen, dass wir einfach das Adoptionsrecht ausweiten, ohne diese Frage einmal diskutiert zu haben. Ich erinnere daran: Wir haben das Kindeswohl auch in den Vordergrund gestellt, als wir das gemeinsame Sorgerecht als Regelfall eingeführt haben, und ich kann Ihnen jetzt schon sagen, dass diese Streitfälle, die wir betreffend das gemeinsame Sorgerecht jetzt schon haben, keinem Kind helfen, im Gegenteil! Wir haben die Problematik im Bereich gemeinsames Sorgerecht noch verschärft, wenn es um das Kindeswohl geht, und überhaupt kein Problem gelöst. Wir müssen uns die Frage stellen: Was machen wir? Oder wie wollen wir eine Regelung für den Streitfall aufstellen? Alles andere müssten wir ja nicht regeln. Aber für den Streitfall brauchen wir einigermassen verbindliche Regeln, und dafür braucht es auch die Regel, was wir unter "Kindeswohl" verstehen.

Es geht auch um die faktische Lebensgemeinschaft. Das geht unseres Erachtens viel zu weit. Wir erachten es als zumutbar, dass Personen, die beabsichtigen, das Kind ihres Lebenspartners oder ihrer Lebenspartnerin zu adoptieren, vorab den Ehebund schliessen oder ihre Partnerschaft eintragen lassen. Praktisch ist es denn auch sehr schwierig, den Begriff der faktischen Lebensgemeinschaft rechtsgültig festzulegen. Auch da gibt es wieder Streitfälle, bzw. da programmieren wir Streitfälle noch und noch. Es gibt Paare, die miteinander wohnen, aber getrennt leben, ein getrenntes Leben führen. Es gibt Paare, die getrennte Wohnsitze haben, aber eine faktische Lebensgemeinschaft bilden. Es lassen sich also keine brauchbaren Kriterien aufstellen, welche umschreiben, was eine faktische Lebensgemeinschaft ist.

Aus diesen zwei wesentlichen Gründen appelliere ich an diesen Rat und auch deshalb, weil wir jetzt bei verschiedenen Gesetzgebungen Revisionen gemacht haben, die nicht zum Wohl des Kindes waren. Wer das nicht glaubt, kann gerne jedes Wochenende mit mir mitkommen und sich in der Realität anschauen, wie es den entsprechenden Kindern geht. Er kann mitkommen, er kann sich anmelden; ich mache eine Liste. Ich kann Ihnen garantieren, dass Sie berührt sein werden von all diesen Fällen, die täglich in unserer Gemeinschaft, in unserer Gesellschaft passieren. Ich bitte Sie, vorerst die Frage zu diskutieren: "Was ist das Kindeswohl, was verstehen wir unter Kindeswohlgefährdung?", bevor wir weitere Schritte im Adoptionsrecht machen, bevor wir weitere Schritte im Kindesschutzbereich machen, bevor wir weitere Schritte im Kindes- und Erwachsenenschutzrecht machen. Diese Fragen müssen wir diskutieren.

Ich bitte Sie, den Anträgen von SVP-Seite zu folgen.

Bauer Philippe · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical

Beaucoup de choses ont été dites et souvent bien dites. Je n'entends dès lors pas les reprendre dans leur totalité. Le projet de révision du droit de l'adoption qui nous est soumis n'est pas un simple projet de modification de loi. En effet, les modifications proposées sont simples et ne visent finalement qu'à modifier une dizaine d'articles du Code civil. Non, ce projet est bien plus intéressant. Il va beaucoup plus loin sur le plan social et presque, dirai-je, philosophique.

La révision qui nous est soumise consacre, en effet, une volonté certaine de mettre le bien de l'enfant au centre du débat, que ce soit pour les critères prévalant en matière d'adoption, de procédure ou de décisions. Il ne s'agit plus, pour le groupe libéral-radical, de donner aujourd'hui des enfants à des parents qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas en avoir mais qui en veulent, mais il s'agit bien de donner des parents à des enfants qui n'en ont plus qu'un. Toute la différence réside en ce point: donner deux parents à un enfant qui n'en a plus qu'un. C'est pour cette raison que le groupe libéral-radical entrera en matière sur le présent projet et rejettera donc les propositions défendues par la minorité Nidegger de non-entrée en matière et de renvoi au Conseil fédéral.

Il s'agit donc presque d'une question philosophique, d'une question sociale en tout cas. En effet, il nous appartient aujourd'hui, dans un domaine du droit de la famille, de nous poser la question de savoir si la loi doit codifier et régler le monde et obliger le monde à se plier à ses réalités ou si, finalement, il n'appartient pas à la loi de faire en sorte que la société se plie aux règles qu'elle se donne et qu'elle pose. En matière de droit pénal, la réponse est en général assez claire: c'est la première option, à savoir qu'il appartient à la société de se plier aux règles voulues par le législateur.

En matière de droit de la famille, et plus particulièrement dans cette problématique de l'adoption, à mon sens, la question est inverse. On est en effet aujourd'hui loin - cela a été dit - du système mariage, enfant, de temps en temps séparation, encore plus exceptionnellement divorce, et finalement décès. Vous vous en souvenez, c'est en résumé à peu près la chanson "Les trois cloches" de Gilles.

Aujourd'hui, notre genre de vie est complètement différent; la perception du couple, la perception des enfants, est différente. Ces choix de vie ne sont peut-être pas ceux de la majorité de la population, ne sont peut-être pas ceux d'une partie importante de la société. Vraisemblablement, ces choix de vie peuvent même de temps en temps heurter certaines personnes, voire heurter - et nous en assumons la responsabilité - certains électeurs du Parti libéral-radical, mais malgré tout, nous sommes attachés au nom de notre parti - FDP/die Liberalen. Dès lors, il nous appartient aujourd'hui de ne pas exclure celles et ceux qui, parmi nos concitoyennes et nos concitoyens, ont fait d'autres choix de vie. Aujourd'hui, il n'est pas possible de ne pas écouter, de ne pas voir ces personnes qui n'ont pas d'enfants et qui veulent adopter l'enfant de leur conjoint.

Le système du couple marié - dont les partenaires parfois très rapidement s'entre-déchirent, se séparent, divorcent, mais qui ont eu des enfants - s'applique exactement, je dis bien exactement, de la même manière aux couples dont les partenaires ne sont pas mariés, qu'ils soient d'ailleurs hétérosexuels ou homosexuels. Faire la sourde oreille à l'égard de ces couples serait à mon sens comme refuser d'admettre qu'une dame puisse être enceinte alors qu'elle n'est pas mariée. Là aussi, la biologie nous rattrape parfois.

Oui, notre société a évolué; les couples ont évolué; ils présentent de multiples facettes, et notre société a vraisemblablement évolué plus vite que ne l'a fait le Code civil. C'est dès lors pour ces raisons que notre groupe acceptera la révision du droit de l'adoption et donc acceptera à une grande majorité ces nouveaux principes qui permettront de faciliter l'adoption dans certains cas de l'enfant du conjoint.

L'adoption de l'enfant biologique du conjoint, dois-je immédiatement ajouter. En effet, le projet qui nous est soumis - et cela a déjà été souvent dit -, qui concerne tous les types de couples, permet au second partenaire d'adopter l'enfant de BO 2016 N 723 son conjoint qui a un lien de sang avec l'enfant - et non à introduire par la petite porte l'adoption par deux partenaires d'enfants avec lesquels ils n'ont aucun lien de sang. Avec le projet qui nous est soumis, nous avons en effet la garantie que, lorsqu'il y a une volonté d'adopter, un des conjoints est parent de sang; l'autre parent de sang doit renoncer à sa filiation pour que, ensuite, l'autre conjoint - qu'il soit marié, qu'il soit concubin, qu'il soit dans un couple pacsé homosexuel ou hétérosexuel - puisse adopter.

Nous avons aussi obtenu un certain nombre de garanties que ces enfants adoptés - et cela va vraisemblablement de soi - soient traités, en cas de séparation, exactement comme peuvent l'être des enfants communs. Il n'y aura pas de répudiation par le biais de la fin du partenariat ou de la vie commune.

Les autres modifications qui nous sont proposées - celles en lien avec l'âge, celles en lien avec les relations qui pourraient néanmoins exister avec le parent biologique, l'audition de l'enfant, un certain assouplissement dans le secret de l'adoption - visent aussi à mettre l'enfant au centre du débat et à ne plus simplement dire aux parents: "On vous a donné un enfant, ne sachez pas d'où il vient!"

En ce qui concerne les propositions de minorité qui ont été déposées, notre groupe les rejettera toutes, à l'exception de celles en lien avec l'article 268d. Notre groupe ne veut pas créer une nouvelle machine, même subsidiaire, dans les cantons. Nous connaissons toutes et tous la manière dont certains cantons ont tendance à toujours appliquer les choses mieux que les autres. Ceci n'est pas nécessaire.

Vogler Karl · Mit-M · Conseil national · Obwald · Groupe PDC

Vorab dies: Die grosse Mehrheit der CVP-Fraktion wird auf die Vorlage eintreten und auch den Rückweisungsantrag klar ablehnen. Im Weiteren wird unsere Fraktion im Rahmen der Detailberatung mehrheitlich jeweils der Kommissionsmehrheit folgen, ausser bei Artikel 264c Absatz 1 Ziffer 3, beim Thema Stiefkindadoption bei der faktischen Lebensgemeinschaft.

Zum Eintreten: Warum gilt es, auf diese Vorlage einzutreten? Die letzte grosse Revision des Adoptionsrechts geht zurück auf das Jahr 1972. Die damals bedeutendste Änderung bestand in der Einführung der Volladoption: Das adoptierte Kind wurde wie ein leibliches Kind in die adoptierende Familie eingegliedert. Namentlich wurde damals auch dem Kindesinteresse eine grössere Bedeutung zuerkannt. Das geltende Recht basiert, abgesehen von einigen kleineren Änderungen, somit auf dieser Revision von 1972.

Seither hat sich die Welt in vielerlei Hinsicht verändert, ja wesentlich verändert. Bezogen auf das Adoptionsrecht sei insbesondere auf die veränderten gesellschaftlichen Vorstellungen und Werte, die unser Leben prägen, hingewiesen, verbunden auch mit entsprechend neuen Lebensrealitäten. Man mag diese Änderungen und neuen Realitäten begrüssen oder nicht. Aufgabe des Rechts ist es aber, auf diese zu reagieren, ohne jedoch, so denke ich, zu meinen, man müsse seitens des Gesetzgebers gesellschaftspolitisch vorauseilend agieren. Wenn aber zwischen der Realität und dem Recht allzu grosse Lücken entstehen, läuft man Gefahr, dass das schwächste Glied in der Kette darunter leidet, und bezogen auf das Adoptionsrecht ist das das Kind.

Das zu verhindern ist Aufgabe der Politik. Dementsprechend haben in den vergangenen Jahren verschiedene Mitglieder des Parlamentes auf die Notwendigkeit von Anpassungen im Adoptionsrecht hingewiesen und entsprechende Vorstösse eingereicht. Ich verweise dabei vor allem auch auf die Motion der RK-SR 11.4046, "Adoptionsrecht. Gleiche Chancen für alle Familien", welche in der abgeänderten Fassung von beiden Räten angenommen wurde. Bei der Umsetzung dieser Motion durch die vorliegende Revision ist denn die augenfälligste Neuerung die Öffnung der Stiefkindadoption für alle Paarbeziehungen, ungeachtet ihres Zivilstandes und ihrer sexuellen Orientierung. Die vorliegende Revision auf diesen Punkt zu reduzieren würde aber dieser nicht gerecht.

Zentrales Anliegen der Revision ist, ganz allgemein, die Stärkung des Kindeswohls. Denn obwohl sich das heutige Adoptionsrecht und das Verfahren am Kindeswohl orientieren sollten und das in den meisten Fällen wohl auch geschieht, wird die Adoption nach wie vor als Möglichkeit gesehen, um adoptionswilligen Eltern zu einem Kind zu verhelfen. Dies ist aber, ich habe es gesagt, nicht das Ziel des Adoptionsrechts. Vielmehr ist es das Kindeswohl. Dementsprechend stellt die Revision das Kindeswohl noch konsequenter in den Fokus. Denn dieses ist letztlich Ziel und Rechtfertigung der Adoption.

Welches sind, neben den veränderten Lebensrealitäten, wesentliche Mängel des heutigen Rechts, die nach einer Revision verlangen? Das geltende Recht zeichnet sich vor allem durch mangelnde Flexibilität aus. Ermessensspielräume, welche dem Einzelfall gerecht werden und damit dem Kindesinteresse entsprechen, fehlen heute weitgehend. Abweichungen von gewissen Voraussetzungen sollen daher im Einzelfall neu möglich sein, beispielsweise beim vorgesehenen Mindestalter beider Ehegatten bei der gemeinschaftlichen Adoption oder beim minimalen Altersunterschied zwischen dem Kind und der adoptionswilligen Person. Zu denken ist etwa an den Fall der Adoption mehrerer Stiefkinder: Während ein oder mehrere Geschwister von einem Stiefelternteil adoptiert werden können, scheitert die Adoption allenfalls bei einem weiteren Geschwister daran, dass zwischen ihm und dem Stiefelternteil ein zu kleiner Altersunterschied besteht. Solches führt zu einer Ungleichbehandlung der Stiefkinder innerhalb der Familie, zu einem stossenden Ergebnis mithin, und kann dem Kindeswohl schaden. Das will die Revision verhindern.

Verbesserungen schafft die Revision aber auch in weiteren Punkten, beispielsweise mit der verbesserten Mitbeteiligung des Kindes im Adoptionsverfahren oder mit Erleichterungen bei der Erwachsenenadoption. Und schliesslich sieht die Adoption auch Lockerungen beim Adoptionsgeheimnis vor. Diese entsprechen neu dem Standard, wie er sich heute in vielen Ländern Europas findet. So etwa hat das volljährige Kind neu einen unbedingten Anspruch auf Erhalt der Personalien seiner leiblichen Eltern wie auch weiterer Informationen.

Erlauben Sie mir an dieser Stelle eine weitere Feststellung allgemeiner Art: Wenn gegen die vorliegende Revision Vorbehalte gemacht werden, sei das wegen der Öffnung der Stiefkindadoption, sei das wegen der Senkung und Flexibilisierung der Adoptionsvoraussetzungen oder aus anderen Gründen, so gilt es zu beachten, dass die Adoptionsvoraussetzungen in der Schweiz im internationalen Vergleich auch nach der Revision immer noch hoch, sehr hoch sind. Die im Gesetz bestimmten Voraussetzungen geben keinerlei Anspruch auf eine Adoption, sondern sind Grundlage dafür, dass jemand überhaupt ein Adoptionsverfahren beantragen kann. Erst anschliessend wird geprüft, ob im Einzelfall die Adoption zum Wohle des Kindes ist. Und erst nach einer umfassenden Untersuchung aller wesentlichen Umstände darf dann eine Adoption ausgesprochen werden. Dies sind Anforderungen, denen Eltern leiblicher Kinder in verschiedenen Fällen leider allzu oft nicht genügen würden. Ich verweise in diesem Zusammenhang auf die letzte Woche publizierte Statistik über misshandelte Kinder in der Schweiz.

Zusammengefasst: Ich ersuche Sie namens der CVP-Fraktion, in diesem Sinne auf die Vorlage einzutreten und auch den Rückweisungsantrag abzulehnen.

Guhl Bernhard · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe BD

Das Adoptionsrecht wurde zuletzt in den Siebzigerjahren umfassend revidiert. Seither hat sich die Gesellschaft gewandelt. Seit 2007 können in der Schweiz gleichgeschlechtliche Paare ihre Partnerschaft eintragen lassen. Nun soll das Adoptionsrecht in diesem Punkt der heutigen Zeit entsprechend nachgeführt werden. In der Vorlage geht es in erster Linie darum, dass für gleichgeschlechtliche Paare die Stiefkindadoption geöffnet wird, wie dies bei Ehepaaren heute schon der Fall ist. In Paaren, die schon lange zusammenleben und die ihre Partnerschaft haben eintragen lassen, soll das Kind des Partners adoptiert werden können.

Einen weiteren gewichtigen Punkt der Vorlage lehnt die BDP jedoch ab. Der BDP geht es zu weit, dass diese Möglichkeit BO 2016 N 724 auch für faktische Lebensgemeinschaften geöffnet wird, unabhängig von der sexuellen Orientierung. Nicht, weil wir nicht anerkennen würden, dass es faktische Lebensgemeinschaften gibt, aber weil es für das Kind besser ist, wenn sich vor der Adoption auch die Eltern rechtlich aneinander binden. Dies ist vor allem dann, wenn es später zu einer Trennung kommt, wichtig. Wir werden uns dazu noch im Rahmen der Detailberatung äussern. Das ist jedoch kein Grund, jetzt nicht auf die Vorlage einzutreten.

Weiter soll mit der Vorlage das Adoptionsgeheimnis gelockert werden; auch dies ist ein wichtiger Punkt dieser Vorlage.

Insgesamt bitten wir Sie, auf die Vorlage einzutreten und den Rückweisungsantrag abzulehnen.

Sommaruga Simonetta · BR-F · Conseil fédéral · Berne

Die letzte grosse Revision des Adoptionsrechts liegt ein knappes halbes Jahrhundert zurück. In der Zwischenzeit hat sich nicht nur der Bereich der Technik geändert, sondern auch die Gesellschaft, in der wir heute leben, ist nicht mehr die gleiche wie jene vor einem halben Jahrhundert. Insbesondere das Zusammenleben der Menschen ist vielfältiger geworden. Man kann das bedauern, man kann sich nach der guten alten Zeit zurücksehnen. Aber im Familienrecht ist es so - das haben wir schon mehrmals gesehen -: Wenn das Recht und die gelebte Realität auseinanderklaffen, dann geschieht das normalerweise auf dem Buckel der Schwächsten, also auf dem Buckel der Kinder. Das gilt auch für diese Vorlage.

Ein liberales Familienrecht bildet die Realität ab. Ein liberales Familienrecht versucht nicht, die Gesellschaft zu erziehen, den Menschen zu sagen, wie sie zusammenleben sollen, sie zu überzeugen, dass man sich verheiraten solle, dass man nicht in einer eingetragenen Partnerschaft leben solle, wenn noch ein Kind da ist. Ein liberales Familienrecht bildet das ab, was gelebt wird, und genau das tun wir auch hier mit dieser Vorlage.

Es ist ganz besonders zentral - das habe ich gesagt -, dass die gelebte Realität auch im Recht aufgenommen und abgebildet wird, wenn es um das Kindeswohl geht. Wenn es Ihnen nicht passt, dass erwachsene Menschen ohne Trauschein zusammenleben und dann noch ein Kind dabei ist, dann bestrafen Sie doch nicht das Kind dafür. Wenn es Ihnen nicht gefällt, dass gleichgeschlechtliche Paare in eingetragener Partnerschaft mit dem leiblichen Kind eines der beiden Partner zusammenleben, dann bestrafen Sie doch nicht das Kind dafür. Genau dafür machen wir diese Vorlage, genau für diese Kinder, damit diese Kinder nicht diskriminiert werden, nur weil ihr leiblicher Elternteil mit einem Partner zusammenlebt, ohne Trauschein oder in einer eingetragenen Partnerschaft.

Von der Minderheit wurde die Frage gestellt, ob man nicht zuerst überhaupt einmal das Kindeswohl definieren soll. Das Kindeswohl ist in der Kinderrechtskonvention der Vereinten Nationen, Artikel 3, sehr wohl geregelt. Es ist da sehr genau umschrieben, was es bedeutet in Bezug auf das subjektive Recht des Kindes, in Bezug auf die Verfahrensregeln, die gelten, wenn es darum geht, dass Entscheidungsträger das Kindeswohl berücksichtigen und ihm Rechnung tragen müssen. Und schliesslich stellt die Kinderrechtskonvention auch einen Auslegungsgrundsatz auf: Im Rahmen der Gesetzesauslegung ist stets die für das Kind beste Lösung zu wählen.

Was dem Kindeswohl am nächsten kommt, das können Sie nicht generell-abstrakt festhalten. Deshalb werden Sie nie ein Gesetz machen können, mit dem Sie jeden Einzelfall festlegen können. Genau deshalb legen Sie im Adoptionsrecht nur die formellen Voraussetzungen fest. Auch in der heutigen Diskussion geht es nur darum, unter welchen Voraussetzungen eine erwachsene Person ein Adoptionsgesuch stellen kann. Nachher geht es darum, zu schauen, ob es im Einzelfall zum Wohle des Kindes ist, eine Adoption zu bewilligen - daran ändern Sie mit der heutigen Gesetzgebung nichts. Es geht ausschliesslich um die formellen Voraussetzungen.

Die Stiefkindadoption wird heute sicher das umstrittenste Thema sein. Dazu noch einmal: Die betreffenden Kinder leben bereits mit ihrem leiblichen Vater oder ihrer leiblichen Mutter und mit einem Partner im Haushalt einer eingetragenen Partnerschaft. Daran ändern Sie nichts, wenn Sie heute nicht auf die Vorlage eintreten, wenn Sie das Gesetz zurückweisen oder wenn Sie sich gegen die Stiefkindadoption generell wehren; daran ändern Sie nichts. Das Einzige, was Sie tun würden, wäre, die Kinder dafür zu bestrafen, dass ihr leiblicher Vater oder ihre leibliche Mutter mit der anderen erwachsenen Person nicht in einer Ehe zusammenlebt.

Wir haben das Kindeswohl bereits bei früheren Revisionen des Familienrechts immer ins Zentrum gestellt. Wir haben das sowohl bei der Revision zum Sorgerecht als auch bei der Revision zum Unterhaltsrecht so gemacht. Es stimmt, was Sie gesagt haben, Herr Nationalrat Schwander: Es ist nicht so, dass es deswegen keinen Streit mehr gibt. Es ist auch nicht so, dass es deswegen keine Scheidungen mehr gibt, dass die Menschen einfach zusammenleben. Das können Sie als Gesetzgeber nicht verordnen. Was Sie aber tun können, ist, die formellen Voraussetzungen so festzulegen, dass im Einzelfall der Fokus auf das Kind gelegt wird und nicht zum Beispiel auf die sich streitenden Eltern. Genau das haben wir mit den letzten Revisionen getan, und das wollen wir auch mit dieser Revision tun.

Es wurde bereits erwähnt, dass bei den formellen Voraussetzungen unser heutiges Adoptionsrecht sehr harte, hohe Anforderungen an die Adoption stellt und auch eine mangelnde Flexibilität aufweist. Ich sage Ihnen nur ein Beispiel: Eine Witwe mit zwei Kindern im Alter von elf und fünfzehn Jahren lebt mit einem neuen Ehegatten zusammen, sie sind also verheiratet. Er ist dreissig Jahre alt und würde diese Kinder gerne adoptieren. Weil der Altersunterschied aber um ein paar Wochen oder Monate zu klein ist, kann er das ältere der beiden Kinder nicht adoptieren, das jüngere kann er adoptieren. Stellen Sie sich vor, wie eine Familie zusammenlebt, wenn ein Kind adoptiert wird und das andere nicht. Es geht hier genau darum, solche starren Vorgaben aufzuweichen. Aber noch einmal: Auch hier geht es ausschliesslich um die formellen Voraussetzungen. Ob am Schluss eine solche Adoption zum Wohle des Kindes ist oder nicht, das muss in jedem Einzelfall geprüft werden.

Sie haben uns den Auftrag gegeben, die Voraussetzungen zu schaffen, dass auch bei eingetragenen Partnerschaften und bei faktischen Lebensgemeinschaften eine Stiefkindadoption möglich ist. Es wurde gesagt, dass man im Abstimmungskampf zur eingetragenen Partnerschaft im Jahr 2005 gesagt habe, es gehe dann nicht um die Adoption. Das stimmt. Es ist halt aber auch so, dass sich die Welt und die Einstellungen verändern. Es ist jetzt vielleicht auch das Bewusstsein gewachsen: Wenn man es in einer eingetragenen Partnerschaft verunmöglicht, dass ein Stiefkind adoptiert wird, so bestraft man letztlich damit nur das Kind und nicht die erwachsenen Menschen.

Es ist ja ein Auftrag auch aus Ihrem Rat, dass man diese Stiefkindadoption ebenfalls formell ermöglicht, wenn es eben um eine eingetragene Partnerschaft geht. Wir werden in der Detailberatung noch darauf zu sprechen kommen, auch auf den Antrag der Minderheit, die die Stiefkindadoption bei faktischen Lebensgemeinschaften nicht ermöglichen will. Ich kann Ihnen bereits jetzt sagen, dass es auch hier natürlich darum geht, dass diese Kinder bereits mit den beiden erwachsenen Personen, von denen eine Person der leibliche Vater oder die leibliche Mutter ist, zusammenleben. Die einzige Frage, die Sie sich stellen müssen, ist, was passiert, wenn z. B. dann in dieser Lebensgemeinschaft der leibliche Vater oder die leibliche Mutter stirbt. Dann verliert das Kind noch einmal eine Bezugsperson, mit der es unter Umständen seit Jahren gelebt hat; es besteht keine Möglichkeit, in Bezug auf das Erbrecht, in Bezug auf andere Rechtsfolgen, hier diese Verbindlichkeit zu haben. Das ist für das Kind unter Umständen eine dramatische Situation. Genau darum geht es, aber wir werden das in der Detailberatung noch anschauen.

BO 2016 N 725Ich bitte Sie, auf diese Vorlage einzutreten. Wenn Ihnen gewisse Details in dieser Vorlage nicht passen, dann diskutieren Sie diese bitte in der Detailberatung, schicken Sie nicht das ganze Projekt deswegen an den Bundesrat zurück. Ich danke Ihnen, wenn Sie auf die Vorlage eintreten.

Zuberbühler David · Mit-M · Conseil national · Appenzell Rh.-Ext. · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Für wie gross erachten Sie die Chance, dass sich dieses Parlament dereinst für die gemeinschaftliche Adoption aussprechen wird, wenn man jetzt der Stiefkindadoption zustimmt bzw. wenn man jetzt schon auf dieses Geschäft eintritt? Glauben Sie nicht auch, dass dies der nächste logische, aber meines Erachtens falsche Schritt sein wird?

Sommaruga Simonetta · BR-F · Conseil fédéral · Berne

Ob das Parlament - das sind ja auch Sie! - dereinst seine Meinung ändern und der Ansicht sein wird, dass auch eine gemeinschaftliche Adoption für eingetragene Partnerschaften sinnvoll sein kann, wissen Sie besser als ich; Sie sind ja im Parlament. Folgendes kann ich Ihnen aber sagen - ich denke, das ist vielleicht die noch wichtigere Information -: Es gibt praktisch keine Staaten, die traditionellerweise Kinder an gleichgeschlechtliche Paare zur Adoption freigeben. Die meisten Staaten haben das so nicht vorgesehen. Von daher stellt sich im Moment die theoretische, aber vor allem auch die praktische Frage in diesem Sinn überhaupt nicht, weil - noch einmal - in den meisten Herkunftsstaaten der zu adoptierenden Kinder keine Fremdadoption für gleichgeschlechtliche Paare vorgesehen ist.

Glarner Andreas · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Geschätzte Frau Bundesrätin, können Sie mir den Begriff der Salamitaktik erklären, die Sie doch so gut beherrschen?

Sommaruga Simonetta · BR-F · Conseil fédéral · Berne

Ich bitte Sie, das Parlament nicht zu beleidigen, denn die Forderung, die Stiefkindadoption für gleichgeschlechtliche Paare vorzusehen, war ein Auftrag des Parlamentes.

Flach Beat · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe vert'libéral

Die Kommission hat, wie bereits gesagt, mit 18 zu 6 Stimmen für Eintreten auf diese Vorlage gestimmt. Vor allem in der Frage der Stiefkindadoption bei gleichgeschlechtlichen Paaren ging die Diskussion weniger oder gar nicht dahin, dass bei Kindern von gleichgeschlechtlichen Paaren quasi ein schlechteres Leben oder schlechtere Familienvoraussetzungen gegeben sein sollten. Vielmehr wurde darüber diskutiert, dass die eingetragene Partnerschaft ja erst einige Jahre alt sei.

Die Mehrheit der Kommission war aber der Meinung, dass seit dem Abstimmungskampf von 2005 bis heute genügend Zeit vergangen sei und diese Lebensgemeinschaften halt faktisch vorhanden seien. Die entsprechenden Kinder sind heute da. Kinder in diesen Gemeinschaften sind tatsächlich schutzbedürftig im Sinne des Adoptionsrechts, ansonsten wären sie gegenüber anderen Kindern schlechtergestellt. Es ist auch wichtig zu erwähnen, dass absolut kein Konnex mit der Fortpflanzungsmedizin besteht. Die Kommission hat diese Frage geklärt, Herr Nidegger hatte sie in seinem Votum zur Rückweisung aufgeworfen. Die Kommission verfolgt keinerlei Salamitaktik und hat auch keine solche besprochen.

Wichtig ist, dass Sie mit einer Rückweisung oder mit einem Nichteintreten vollkommen unbestrittene Punkte wieder zurückstellen würden, beispielsweise die Anhörung des Kindes oder eine Flexibilisierung der doch sehr strengen formalen Voraussetzungen, die gegeben sein müssen, um einen Antrag auf eine Adoption zu stellen. Das ist vielleicht ein ganz wichtiger Punkt, der aus Sicht der Kommission nochmals hervorgehoben werden darf: Wir regeln hier die formalen Voraussetzungen, die gegeben sein müssen, um ein Adoptionsbegehren bei der zuständigen kantonalen Stelle zu stellen. Es wird also eher zu weniger Streitfällen führen, weil klare Voraussetzungen gegeben sein müssen, und es wird klar gesagt, dass das Kindeswohl bei all diesen Entscheidungen selbstverständlich im Vordergrund zu stehen hat.

Vielleicht noch ein Punkt: Es wurde schon in der Eintretensdebatte gesagt, dass faktische Lebensgemeinschaften eine tatsächliche Realität sind. Die Kommission hat in der Mehrheit zur Kenntnis genommen, dass diese faktischen Lebensgemeinschaften, diese Patchworkfamilien halt heute bestehen. Es gibt Familien, in denen beispielsweise ein Vater mit seinem Kind aus erster Ehe jetzt mit einer Frau zusammenlebt, mit der er nicht verheiratet ist und mit der er vielleicht ebenfalls wieder Kinder hat. Wenn der Vater dieses einen Kindes nun stirbt, dann bleibt es eigentlich rechtlos zurück, wenn Sie nicht die Möglichkeit schaffen, hier eine Adoption ins Auge zu fassen.

Die Kommission hat mit 17 zu 6 Stimmen bei 2 Enthaltungen denn auch den Rückweisungsantrag abgelehnt. Ich bitte Sie namens der Kommissionsmehrheit, auf die Vorlage einzutreten und den Rückweisungsantrag abzulehnen.

Ruiz Rebecca Ana · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste

Je répondrai brièvement à certaines des critiques formulées par la minorité.

Cette révision ne vise pas à instituer un droit à posséder des enfants dans n'importe quelles conditions. Comme la minorité, la majorité de la commission a une forte conviction, celle que les enfants ne sont pas des choses; ils constituent au contraire une population qui mérite une protection particulière dans tous les domaines.

Cette révision s'appuie sur divers principes consacrés dans différents textes, comme l'a d'ailleurs rappelé Madame la conseillère fédérale Sommaruga, notamment la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant. En outre, ce projet intègre, sans le moindre doute, le principe formulé par la Cour européenne des droits de l'homme selon lequel l'adoption consiste à donner une famille à un enfant et non un enfant à une famille.

Il a aussi été dit qu'on ne s'était pas posé la question de savoir ce qu'est le bien de l'enfant. Je crois, au contraire, que la commission s'est posé cette question; elle en a largement débattu. Pour la majorité, le bien-être de l'enfant est évidemment un concept large dont on serait bien mal avisé de décrire tous les contours. Ce qui nous a semblé en revanche important, c'est de fixer un cadre minimal, des standards de sécurité juridique auxquels tous les enfants ont droit, indépendamment des constellations familiales dans lesquelles ces enfants grandissent. C'est bien ce que propose ce projet.

Pour ce qui concerne la création de nouvelles institutions - de type marital ou autre - et la critique qui consiste à dire que le présent projet fait fi du vote de 2004 sur le partenariat enregistré, il est nécessaire de rappeler que le vote a eu lieu il y a plus de dix ans. En dix ans, une société évolue et elle peut changer d'avis. C'est d'ailleurs aussi le cas du Parlement: il est amené à évoluer et il a, dans le cas précis, démontré vouloir aller dans la direction que nous propose ce projet.

Ce projet se base en grande partie sur une motion qui prévoit d'adapter notre législation aux évolutions sociétales, aux nouvelles constellations familiales en ayant toujours à coeur de protéger la partie la plus faible, à savoir les enfants.

Je vous remercie de suivre la majorité de la commission, d'entrer en matière et de rejeter la proposition défendue par la minorité Nidegger de renvoi du projet au Conseil fédéral.

Markwalder Christa · P-F · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical

Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Wir stimmen über den Nichteintretensantrag der Minderheit Nidegger ab.

Vote

FraktionGeaNaEnth.
Groupe de l'Union démocratique du Centre9 (13 %)58 (87 %)0 (0 %)
Groupe socialiste41 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Groupe libéral-radical29 (97 %)0 (0 %)1 (3 %)
Groupe PDC22 (79 %)6 (21 %)0 (0 %)
Groupe des VERT-E-S12 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Groupe vert'libéral7 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Groupe bourgeois-démocratique6 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Total126 (66 %)64 (34 %)1 (1 %)

Gea: Antrag der Mehrheit (Eintreten)
Na: Antrag der Minderheit Nidegger (Nichteintreten)

Namensliste

Markwalder Christa · P-F · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical

Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Wir stimmen nun über den Rückweisungsantrag der Minderheit Nidegger ab.

Vote

BO 2016 N 726Vote

FraktionGeaNaEnth.
Groupe de l'Union démocratique du Centre6 (9 %)61 (91 %)0 (0 %)
Groupe socialiste41 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Groupe libéral-radical28 (93 %)0 (0 %)2 (7 %)
Groupe PDC23 (79 %)5 (17 %)1 (3 %)
Groupe des VERT-E-S12 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Groupe vert'libéral7 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Groupe bourgeois-démocratique5 (100 %)0 (0 %)0 (0 %)
Total122 (64 %)66 (35 %)3 (2 %)

Gea: Antrag der Mehrheit (keine Rückweisung)
Na: Antrag der Minderheit Nidegger (Rückweisung an den Bundesrat)

Namensliste

Le débat sur cet objet est interrompu