16.3266
Programme d'armement 2017
Golay Roger · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre
BO 2016 N 1060Réunie le mardi 12 avril 2016, la Commission de la politique de sécurité du Conseil national a étudié, en présence de Monsieur le conseiller fédéral Parmelin, la motion 16.3266 qui charge le gouvernement de présenter un programme d'armement 2017, voire 2017 plus, prévoyant que les fonds alloués à l'armement puissent être intégralement utilisés sans qu'il y ait de solde de crédit.
A une très grande majorité, la commission, en dépit de la recommandation du Conseil fédéral, appuie la motion qui est soumise à votre approbation. Son acceptation par notre chambre s'impose en effet lorsqu'elle est placée dans un contexte général. L'armée, je le rappelle, est la seule réserve stratégique pour notre pays s'agissant de sa sécurité. Le peuple suisse, dans le contexte international agité que nous connaissons, exprime avec constance qu'il a besoin de cette force de sécurité et qu'il a confiance en elle. D'ailleurs, selon l'étude Sécurité 2016 réalisée par l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, je vous rappelle que 84 pour cent de la population considère que l'armée est nécessaire.
Or cette armée - notre ultime recours dans certaines circonstances - doit impérativement être modernisée pour être à la hauteur de ses tâches et de ses responsabilités. Le sujet de l'équipement et de l'armement reste au centre de nos préoccupations. La suspension temporaire du projet de défense sol-air Bodluv fut certainement une mesure indispensable et nous en prenons acte. Elle ne doit cependant d'aucune façon constituer un frein à la modernisation des moyens ou au progrès technologique de notre armée, ni être perçue comme telle.
La motion qui vous est soumise, quoique mentionnant expressément une année, va au-delà et vise, dans tous les cas, le cadre financier. En effet, le crédit-cadre d'engagement pluriannuel doit être pleinement utilisé pour que l'armée de demain soit crédible et efficace.
Il n'est évidemment pas question - et tel n'est pas un sous-entendu de la motion - que des investissements qui ne seraient pas nécessaires ou qui ne répondraient pas à un besoin militaire ou opérationnel clairement identifié soient réalisés. Nous faisons en cela confiance au Conseil fédéral. Les crédits d'engagement, que ce soit en 2017 ou au-delà, devront répondre à un besoin connu. Les processus d'acquisition garantissant une utilisation rationnelle des deniers de la Confédération seront respectés, sans dérogation.
Il reste deux principes que la très grande majorité de la commission souhaite rappeler. Premièrement, si le projet Bodluv ne fait pas l'objet en 2017 d'un crédit d'engagement, c'est précisément parce que le Conseil fédéral tient fermement à ne présenter que des projets prêts et incontestables. Deuxièmement, les nécessités impérieuses de notre instrument de sécurité sont considérables, elles ne se limitent pas au projet Bodluv et elles doivent pouvoir trouver leur financement.
Par conséquent, il n'est pas question, comme le prétend la minorité Flach, que nous acceptions un seul instant que l'armée puisse obtenir un chèque en blanc. Cela ne sera absolument pas le cas. En conclusion, nous devons poursuivre nos efforts afin d'améliorer l'efficacité de notre armée et disposer de l'équipement nécessaire pour qu'elle puisse remplir sa mission de manière optimale.
Pour ces raisons, la commission vous recommande d'accepter cette motion, par 14 voix contre 7 et aucune abstention.
Büchler Jakob · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe PDC
Die Sicherheitspolitische Kommission hat sich mit dem Thema bodengestützte Luftverteidigung (Bodluv) am 12. April befasst. Die Sistierung von Bodluv hat eine besondere Ausgangslage für das Rüstungsprogramm 2017 geschaffen. Für dieses Rüstungsprogramm war eben Bodluv vorgesehen, und das kann nun nicht mehr aufgenommen werden. Mit der Sistierung wird vermutlich eben ohne Bodluv geplant. Das Parlament hat aber mehrmals dem Finanzrahmen von 5 Milliarden Franken zugestimmt. Bodluv war ein Kompensationsgeschäft nach der Abstimmung über den Gripen, der abgelehnt wurde.
Unsere Armeeführung braucht dringend Planungssicherheit für die kommenden Jahre. Die Feuerkraft in der Armee hat abgenommen. Die Weiterentwicklung der Armee verlangt eine gute Ausbildung der Angehörigen der Armee und eine gute Ausrüstung. Bodluv wäre ein Schritt in die richtige Richtung gewesen. In der Kommission wurde klar darauf hingewiesen, dass das Parlament die strategischen Entscheidungen fällt und der Bundesrat operativ entscheiden kann. Mit der Sistierung von Bodluv fehlt ein Vorhaben für das nächstjährige Rüstungsprogramm.
Die Sicherheitspolitische Kommission verlangt mit dieser Motion, dass im nächsten Jahr dem Parlament ein gleichwertiges Rüstungsprogramm 2017 oder 2017 plus vorgelegt wird. Dies ist kein Blankocheck. Unsere heutige Armee XXI ist nicht voll ausgerüstet, es gibt Nachholbedarf, und zwar auch bei der Feuerkraft. Bodluv wäre eine Investition in die Feuerkraft. Deshalb verlangt diese Motion ein Rüstungsprogramm im Umfang von 700 Millionen Franken für das nächste Jahr.
Die Kommission hat sich eingehend mit der Motion befasst und ihr mit 14 zu 7 Stimmen klar zugestimmt. Ich bitte Sie, dies ebenfalls zu tun.
Flach Beat · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe vert'libéral
Sie haben alle mitbekommen, dass das Rüstungsprogramm 2017 ohne das System Bodluv geplant wird. Die Kommission hat in ihrer Mehrheit jetzt beschlossen, dass der Bundesrat diese 700 Millionen Franken trotzdem ausgeben soll, obwohl dieses grosse Projekt, das so lange vorbereitet worden ist, nun nicht realisiert wird. Das ist sicherheitspolitisch unsinnig und finanzpolitisch verantwortungslos; ich kann es nicht anders sagen. Ein neues Beschaffungsprojekt in der Grössenordnung von 700 Millionen Franken braucht Zeit und kann nicht einfach aus dem Boden gestampft werden.
Sie erinnern sich vielleicht daran, dass nach der Abstimmung über den Gripen das zusätzliche Rüstungsprogramm 2015 plus aus dem Boden gestampft wurde. Einer der grössten Brocken, der darin enthalten war, war die Werterhaltung des Duro. Ich weiss, dass es vielen hier im Saal bei der Werterhaltung des Duro nicht ganz wohl ist. Auch ich bin überzeugt davon, dass wir dort mit etwas längerer Vorlaufzeit noch etwas Geld hätten sparen können. Es lässt sich nicht einfach ein Rüstungsprogramm in dieser Grössenordnung aus dem Boden stampfen, mit dem dann auch sicherheitspolitisch tatsächlich wirksam investiert wird.
Dann möchte ich, dass Sie bei dieser Motion auch auf den zweiten Satz achten: Er sagt, es sollen keine Kreditreste entstehen. Da muss es jedem Finanzpolitiker kalt den Rücken runterlaufen. Wir haben genau wegen dieser Kreditreste einen Zahlungsrahmen von 20 Milliarden Franken über vier Jahre beschlossen! Wahrscheinlich sind es die BO 2016 N 1061 ersten vier Jahre nach dem Beschluss etwas weniger. Nach dem Gripen-Nein hatten wir halt einfach keine beschaffungsreifen Projekte in dieser Grössenordnung. Aber insgesamt haben wir den Rahmen deshalb beschlossen, damit wir nicht am Ende des Rechnungsjahres in die Situation kommen, dass man schnell noch ein paar Hundert Millionen Franken ausgeben muss.
Wir können diese 700 Millionen Franken dem VBS nicht einfach aufs Auge drücken und sagen: "Beschaff jetzt irgendetwas, ganz schnell, wir wollen das haben!", ohne dass die Beschaffungsprozesse sauber ablaufen. Ich glaube, Sie wissen genauso gut wie ich, dass die Beschaffungsprozesse des VBS im Moment überarbeitet werden. Wir haben das auch beim Geschäftsbericht des Bundesrates gehört. Man muss dort hinschauen. Bei unserer klammen Finanzlage können Sie doch nicht einfach hingehen und das VBS quasi zu etwas zwingen, indem Sie sagen: "Gib die 700 Millionen Franken aus!"
Aus sicherheitspolitischen, aber auch aus finanzpolitischen Überlegungen bitte ich Sie namens der Minderheit der Kommission, den Bundesrat nicht zu zwingen, einfach Geld zu verbrennen, wenn er selber schon sagt, dass wir im Moment keine beschaffungsreifen Projekte in dieser Grössenordnung haben.
Ein letzter Punkt noch: Man könnte ja sagen, dass wir wahrscheinlich in der Sicherheitspolitik schon noch Ausgaben vor uns haben, die wir tätigen sollten, beispielsweise beim Grenzwachtkorps. Das Geld lässt sich aber nicht einfach aus dem VBS-Rüstungsprogramm zum Grenzwachtkorps verschieben; das müsste auf anderem Weg geschehen.
Ich bitte Sie deshalb im Namen der Minderheit, diese Kommissionsmotion abzulehnen und einen ordentlichen Beschaffungsprozess durch das VBS durchführen zu lassen, auch im Sinne und Interesse der Sicherheit und der Armee.
Parmelin Guy · BR-M · Conseil fédéral · Vaud
Par sa motion déposée le 12 avril dernier, la Commission de la politique de sécurité du Conseil national charge le Conseil fédéral de présenter un programme d'armement 2017, ou 2017 plus, qui permette d'utiliser intégralement les fonds alloués à l'armée malgré la suspension du projet de défense sol-air Bodluv 2020, et ce sans solde de crédit, cela vient d'être rappelé. Jusqu'à un certain point, le Conseil fédéral a de la compréhension pour l'objectif poursuivi par les auteurs de la motion. Compte tenu des mesures d'économies supplémentaires qui risquent d'affecter le budget de la Confédération, le Conseil fédéral apprécie que le Département de la défense, de la protection de la population et des sports puisse exploiter pleinement ses ressources financières. Toutefois, il est trop tôt pour dire si cette éventualité pourra finalement se réaliser, dans la mesure où elle est influencée par quantité de facteurs. Une limitation à l'horizon 2017, même avec un éventuel complément 2017 plus, réduirait ainsi inutilement la marge de manoeuvre du DDPS.
La suspension du projet Bodluv a libéré un crédit d'engagement de 700 millions de francs dans le programme d'armement 2017, mais dont l'incidence financière aurait été de l'ordre de 250 à 300 millions durant les années 2017 à 2020. La planification de l'armement est en train d'être revue pour permettre à d'autres projets de déployer leurs incidences financières pendant la période 2017-2020. Il s'agit notamment de deux programmes de maintien de valeur, l'un concernant les chars de grenadiers 2000 et l'autre le système intégré d'exploration et d'émission radio - ou IFASS -, ainsi que d'acquisitions diverses de munitions et du réapprovisionnement de celles-ci.
Le Conseil fédéral estime donc qu'il poursuit le même but que la motion, mais en procédant par étapes afin de réduire les risques. Les projets d'armement ne se prêtent en effet guère à des accélérations subites.
Au nom du Conseil fédéral, je vous prie donc de bien vouloir rejeter la motion. Répétons-le, l'objectif est de toute façon le même. Simplement, le Conseil fédéral propose de l'atteindre par une voie légèrement différente.
Markwalder Christa · P-F · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Die Kommissionsmehrheit beantragt die Annahme der Motion. Eine Minderheit und der Bundesrat beantragen die Ablehnung der Motion.
Vote
| Fraktion | Gea | Na | Enth. |
|---|---|---|---|
| Groupe de l'Union démocratique du Centre | 64 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe socialiste | 0 (0 %) | 43 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe libéral-radical | 28 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe PDC | 28 (97 %) | 1 (3 %) | 0 (0 %) |
| Groupe des VERT-E-S | 0 (0 %) | 12 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe vert'libéral | 0 (0 %) | 7 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe bourgeois-démocratique | 6 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Total | 126 (67 %) | 63 (33 %) | 0 (0 %) |
Gea: Antrag der Mehrheit (Annahme der Motion)
Na: Antrag der Minderheit Flach und des Bundesrates (Ablehnung der Motion)