14.3703
Prestations complémentaires. Lutter contre les abus
Markwalder Christa · P-F · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical
BO 2016 N 1429Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Die Motion Bortoluzzi wurde von Herrn de Courten übernommen.
de Courten Thomas · Mit-M · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Mit der vorliegenden Motion soll der Bundesrat beauftragt werden, die Missbrauchsbekämpfung im Bereich der Ergänzungsleistungen (EL) konsequent an die Hand zu nehmen und den kantonalen Durchführungsstellen auch die entsprechenden Mindeststandards und Instrumente in die Hand zu geben.
Die Motion fordert damit im Grundsatz nichts Neues, sondern vielmehr die Durchsetzung der geltenden Rechtsbestimmungen zur Missbrauchsbekämpfung, wie sie sich auch in anderen Sozialversicherungen, beispielsweise in der IV, als durchaus notwendig und nützlich erwiesen hat. Sofern sich aber dafür entsprechende Gesetzes- oder Verordnungsänderungen als notwendig erweisen sollten, wollen wir das mit dieser Motion ebenfalls anstossen. Insbesondere sind beispielsweise die Eigentumsverhältnisse im Ausland und der tatsächliche Wohnsitz oder dessen Feststellung zu überprüfen.
Es ist einfach so: Wo Sozialleistungen beansprucht werden können, ist die Versuchung, Leistungen auch missbräuchlich zu beanspruchen, nicht sehr weit. Bei der IV hat man das lange vermutet und dann auch etwas getan. Die Bemühungen der kantonalen IV-Stellen, korrektes Verhalten der Versicherten sicherzustellen, haben zu einer Reduktion von 420 ganzen Renten geführt. Einsparungen von insgesamt 170 Millionen Franken jährlich sind dadurch möglich geworden. Der wachsende EL-Bedarf rechtfertigt es, dass auch hier die entsprechende Frage des Missbrauchs konsequenter geprüft wird, als das heute der Fall ist. Immerhin sind die Ergänzungsleistungen eine steuerfinanzierte Leistung und werden nicht an Personen mit Wohnsitz im Ausland ausbezahlt. Es lohnt sich aber für im Ausland lebende Personen, sich mit einer Pro-forma-Adresse in der Schweiz Ergänzungsleistungen auszahlen zu lassen; das ist ein Beispiel. Es lohnt sich ebenso für Rentner und EL-Bezüger, gewisse Vermögenswerte, z. B. eine hochmotorisierte Karosse oder auch Liegenschaften im Ausland, zu verschweigen, um die Berechtigung für Ergänzungsleistungen nicht zu verlieren.
Die ablehnende Stellungnahme des Bundesrates kann ich aus drei Gründen nicht nachvollziehen:
Erstens sagt er, die EL-Durchführungsstellen seien bereits heute verpflichtet, sämtliche Abklärungen vorzunehmen, welche für die Beurteilung des EL-Anspruchs und der Höhe der Leistung notwendig sind. Das ist korrekt, aber in der Praxis zeigen sich dennoch erhebliche kantonale und regionale Unterschiede im Vollzug, wie auch entsprechende Kontrollen immer wieder zeigen und wie auch entsprechende Kontrollorgane immer wieder bestätigen und worauf sie immer wieder hinweisen. Ein spezifisches Problem ist die Durchsetzung der Meldepflichten der EL-Bezüger, ein anderes die relativ lange Überprüfungsperiode: Nach Gesetz erfolgt, heute eine Überprüfung alle vier Jahre. Das ist auch für die Behörden ein Problem. Anfang 2012, also vor vier Jahren, wurde zwar eine gesetzliche Grundlage für ein Ergänzungsleistungsregister geschaffen, aber dieses befindet sich heute immer noch im Aufbau.
Zweitens würde gemäss Bundesrat auch der Datenaustausch unter den Behörden die Missbrauchsbekämpfung erleichtern. Aber auch diese Forderung der Motion Pezzatti 14.3307, die dieser Rat bereits gutgeheissen hat, ist noch nicht umgesetzt; die Motion ist immer noch in Beratung im Zweitrat.
Drittens schlägt der Bundesrat in der angekündigten EL-Reform selbst verschiedene Massnahmen auf Durchführungsebene zur Verbesserung und Vereinheitlichung der Sachverhaltsabklärungen für die Leistungsbemessung vor. Auch die Folgen längerer Auslandaufenthalte für den EL-Anspruch sollen präzisiert werden.
All dies sind Punkte, die wir mit dieser Motion unterstützen können. Wir sind uns grundsätzlich einig. Wie wir wissen, mahlen die Mühlen in Bern aber sehr langsam. Da wollen wir mit einem deutlichen Signal auch aus diesem Rat etwas Gas geben.
Darum bitte ich Sie im Namen von Herrn Bortoluzzi und der SVP-Fraktion, diese Motion anzunehmen.
Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg
La motion 14.3703 charge le Conseil fédéral de mettre en oeuvre une politique systématique de lutte contre les abus dans le domaine des prestations complémentaires et d'imposer des standards minimaux aux organes d'exécution cantonaux par le biais d'une révision de la loi ou des ordonnances. L'objectif est d'éviter que des prestations indues soient versées à des personnes domiciliées à l'étranger.
Le Conseil fédéral prend cela très au sérieux et il est très intéressé à ce que la lutte contre les abus soit efficace. Il existe d'ailleurs toute une série de conditions, et la vérification de celles qui sont liées au domicile effectif ainsi qu'à la situation économique des bénéficiaires de rentes AVS/AI est essentielle pour l'octroi des prestations complémentaires. Aujourd'hui déjà, les organes d'exécution ont donc l'obligation de procéder aux investigations nécessaires pour juger du droit aux prestations. Une fois que les prestations sont octroyées, des contrôles réguliers sont effectués pour garantir que les conditions sont toujours remplies au fil du temps.
S'agissant des ressortissants de l'Union européenne, il existe une procédure d'annonce spéciale, qui permet d'obtenir des informations sur les revenus et la fortune à l'étranger. Dans ce cadre, toute une série de mesures ont déjà été prises pour améliorer l'exécution des prestations complémentaires, notamment la création d'un registre des prestations complémentaires, qui sera opérationnel, en principe, dès 2018. Grâce à cet instrument, les paiements à double seront évités, les contrôles de plausibilité seront plus nombreux et de meilleure qualité, et l'accès aux informations sera facilité.
Par ailleurs, le projet de modification de la loi fédérale sur les étrangers (13.030), qui a été adopté le 2 septembre 2016 par la commission compétente, et qui était à l'ordre du jour de votre conseil la semaine dernière, comprend l'amélioration des échanges de données entre les autorités responsables des prestations complémentaires et celles compétentes en matière de migration.
Enfin, le 16 septembre 2016, le Conseil fédéral a approuvé le message relatif à la modification de la loi sur les prestations complémentaires. Cette réforme a pour but de maintenir le niveau des prestations, d'optimiser le système et de réduire les effets de seuil. Des améliorations sont aussi prévues au niveau de l'exécution, précisément pour éviter des abus ou des irrégularités. Il s'agit notamment de renforcer les contrôles du bien-fondé de l'octroi des prestations complémentaires pour les ressortissants à l'étranger. Le projet comporte aussi des précisions au niveau légal, au sujet des conditions de la résidence habituelle en Suisse et du délai de carence applicable aux ressortissants étrangers.
BO 2016 N 1430Nous estimons donc, Monsieur de Courten, que les éléments sont réalisés. Nous sommes en train d'avancer. Il n'est pas nécessaire de poursuivre la démarche au moyen d'une motion. Par conséquent, comme je l'ai dit, en étant d'accord avec vous sur le fond pour lutter de façon aussi efficace que possible contre les abus, contre le versement indu de prestations, notamment à l'étranger, le Conseil fédéral agit dans ce domaine. Il est, à notre avis, inutile d'adopter une motion pour que le dossier avance, vu que les travaux sont en cours. Vous aurez en plus l'occasion de vous pencher sur la réforme des prestations complémentaires, qui a déjà été transmise au Parlement. Donc, que le Parlement s'en saisisse!
Par cette argumentation, je vous invite à rejeter la motion.
Vote
Präsidentin (Markwalder Christa, Präsidentin): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
| Fraktion | Gea | Na | Enth. |
|---|---|---|---|
| Groupe de l'Union démocratique du Centre | 62 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe socialiste | 0 (0 %) | 41 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe libéral-radical | 28 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe PDC | 27 (93 %) | 2 (7 %) | 0 (0 %) |
| Groupe des VERT-E-S | 0 (0 %) | 12 (100 %) | 0 (0 %) |
| Groupe vert'libéral | 6 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Groupe bourgeois-démocratique | 6 (100 %) | 0 (0 %) | 0 (0 %) |
| Total | 129 (70 %) | 55 (30 %) | 0 (0 %) |
Gea: Annahme der Motion
Na: Ablehnung der Motion
La séance est levée à 18 h 50