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Offene Einwanderungspolitik gegenüber den Staaten Mittel- und Osteuropas

Guisan Yves · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion

J'ai été très surpris, je dirais même consterné, du rejet complet de ma motion par le Conseil fédéral. Les besoins de l'économie sont là, en particulier dans l'agriculture. Quand vous prétendez qu'il y a toujours des possibilités de trouver de la main-d'oeuvre dans l'Union européenne, vous vous trompez manifestement. J'ai encore eu une conversation ces jours derniers avec des agriculteurs de ma région. Ils se sont adressés à leurs instances professionnelles, ont payé des émoluments non négligeables de plusieurs centaines de francs et ont même signé des contrats en bonne et due forme, avec entrée en vigueur au 1er mars. Nous sommes le 20 mars et les oiseaux rares tant attendus du Portugal n'ont toujours pas débarqué!

Il ne s'agit manifestement pas de cas uniques. Le Conseil fédéral prétend que le rétablissement d'un statut de saisonnier, sous quelque forme que ce soit, est un obstacle à des restructurations nécessaires et incontournables.

Comment voulez-vous, je vous en prie, qu'un amodiateur, qui a 15 à 20 vaches dans son écurie en hiver et 80 à 100 en été, puisse se débrouiller avec les seules ressources de sa famille? Le refus de toute flexibilité permettant l'engagement effectif d'une main-d'oeuvre d'appoint condamne de facto nos alpages à disparaître et met nos familles d'agriculteurs de montagne dans une situation économique intenable.

Notre pays souffre par ailleurs d'une dénatalité manifeste. Une politique d'immigration est par conséquent incontournable, et même une condition sine qua non au maintien de la croissance. Quoi, dès lors, de plus naturel que des accords avec les pays candidats à l'Union européenne, dont l'adhésion pourrait avoir lieu dès 2004 déjà? Ces pays ont d'ailleurs déjà participé au dernier Sommet de Barcelone, comme vous le savez.

Les différents éléments que j'ai mentionnés dans ma motion sont en parfait accord avec les objectifs de l'Union européenne, à savoir: développer une politique d'immigration tenant compte de tous ses paramètres et l'évaluer régulièrement; développer une politique d'information dans les pays concernés; renforcer la lutte contre l'immigration illégale; mettre en place une politique de coopération avec les pays d'origine; assurer des mesures d'intégration suffisantes et de réintégration en cas de retour dans le pays d'origine.

En rejetant ma motion, le Conseil fédéral poursuit une politique à courte vue, ou plutôt persiste à renoncer à toute politique cohérente en la matière, ce qui m'est absolument incompréhensible. J'aurais été prêt à accepter une transformation en postulat tout en le regrettant et je dois déplorer votre proposition de rejet.

J'espère que vous serez amenée à reconsidérer les propos de la prise de position du Conseil fédéral en réponse à ma motion.

Metzler Ruth · BR-F · Bundesrat · Appenzell I.-Rh.

Das Ziel des Motionärs ist ja in erster Linie die Öffnung der Rekrutierungspolitik gegenüber den Staaten Mittel- und Osteuropas, und dies bereits jetzt und heute, also bevor die Osterweiterung der EU stattgefunden hat. Die Schweiz müsste nach dem Willen des Motionärs quasi im Alleingang und auch ohne jede Gewährung von Reziprozität den Arbeitsmarkt einseitig öffnen. Die Stossrichtung der vorliegenden Motion reiht sich ein in diejenige von verschiedenen anderen parlamentarischen Vorstössen zur arbeitsmarktlichen Zulassungspolitik, die der Bundesrat bis anhin alle in der gleichen Weise beantwortet hat, d. h.: keine Zulassung von Hilfskräften aus Drittstaaten.

Die Schweiz steht kurz vor der Einführung des freien Personenverkehrs mit der EU. Ich habe bereits bei der Behandlung eines anderen Vorstosses heute Nachmittag darauf hingewiesen, welchen Arbeitsmarkt wir uns damit eröffnen: Es ist der Zugang zu einem Arbeitsmarkt von über 150 Millionen qualifizierten und weniger qualifizierten Arbeitskräften. Dieses Konzept haben wir auch im neuen Ausländergesetz verankert, welches wir am 8. März 2002 zuhanden des Parlamentes verabschiedet haben. Es basiert auf einer Migrationspolitik, welche auf lange Dauer ausgerichtet ist. Ich teile die Auffassung des Motionärs insofern, als auf adäquate Weise den internationalen Entwicklungen auch immer wieder Rechnung getragen werden muss.

Wenn wir nun davon ausgehen, dass wir heute im Jahre 2002 stehen und mit einer EU-Osterweiterung in den nächsten Jahren - aber sicher nicht vor 2004 - gerechnet werden kann, dann wird sich die Schweiz zu diesem Zeitpunkt sicher mit dieser Frage auch wieder auseinander setzen müssen. Wenn sich die EU gegenüber den Oststaaten öffnet, dann wird sich die Frage auch für die Schweiz stellen, ob wir mit unserem Personenfreizügigkeitsabkommen nur im Rahmen der bisherigen EU bleiben oder ob wir gegenüber den anderen Staaten auch eine entsprechende Öffnung vornehmen wollen.

Aus Sicht des Bundesrates ist es unter diesen Umständen nicht angezeigt, bereits heute eine Öffnung gegenüber diesen Staaten vorzunehmen. Das ist der Grund, weshalb wir die Motion auch nicht als Postulat entgegennehmen möchten, sondern sagen: Aufgrund dessen, was wir in unserem Ausländergesetz, das wir Ihnen am 8. März vorlegten, verankert haben, ist diese Motion abzulehnen.

Guisan Yves · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion

Madame la Conseillère fédérale, vous me dites que vous voulez attendre 2004, que les premières adhésions se soient manifestées, pour prendre des mesures. Ne pensez-vous pas qu'il est quand même un peu tard d'attendre ce moment-là? C'est dans deux ans seulement que cela se produira. Faut-il attendre pendant deux ans en ne faisant rien pour que nous soyons ensuite confrontés à une situation nouvelle qui sera impréparée et qui demandera à nouveau une ou deux années avant que quoi que ce soit ne soit mis en oeuvre de manière sérieuse? Est-ce que ce n'est pas le moment déjà maintenant de prendre les premiers contacts et de tracer les éléments de cette politique?

Metzler Ruth · BR-F · Bundesrat · Appenzell I.-Rh.

Das Gegenteil ist der Fall: Der Bundesrat hat seine Politik klar definiert und hat gesagt, dass im heutigen Zeitpunkt und bis auf weiteres eine Zulassung von nicht qualifizierten Personen aus Nicht-EU/Efta-Staaten nicht infrage kommt. Diese Politik dauert über die nächsten zwei Jahre hinaus. Ich habe aber bei der Präsentation des neuen Ausländergesetzes auch ganz deutlich gesagt, dass diese Politik des Bundesrates nicht auf ewige Zeiten in Beton gegossen ist, sondern dass wir unsere eigenen und die internationalen Entwicklungen beobachten müssen. Vor allem müssen wir zuerst einmal abwarten, wie sich die Personenfreizügigkeit mit der EU entwickelt. Das wissen wir heute noch nicht; diese ist noch nicht einmal in Kraft. Es kann nicht angehen, die ganze Politik, die wir definiert haben, bereits wieder infrage zu stellen, bevor wir das überhaupt einmal erlebt haben.

Verfahrensbeitrag

Abstimmung - Vote

Für Überweisung der Motion .... 26 Stimmen

Dagegen .... 82 Stimmen