19.3910
Gesundheit der Frauen. Bessere Berücksichtigung ihrer Eigenheiten
Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Mon postulat se fonde sur le fait que des enquêtes scientifiques démontrent que les femmes ne sont pas suffisamment prises au sérieux par le personnel de santé. On prétend souvent qu'elles sont trop émotives, qu'elles exagèrent leurs maux et, de ce fait, elles ne reçoivent pas toujours les soins adéquats.
Par exemple, selon une récente étude de l'hôpital cantonal de Zurich, les femmes hésitent plus longtemps que les hommes avant d'aller se faire examiner en cas d'infarctus du myocarde. Une des raisons de cette perte de temps, qui peut être fatale, réside dans le fait que l'on considère encore que l'infarctus est une maladie typiquement masculine. On ne sensibilise donc pas assez les femmes à cette problématique.
A côté des caractéristiques biologiques différentes entre les hommes et les femmes, comme la masse musculaire, le poids, la quantité d'eau dans le corps, etc., les marqueurs sociaux et culturels ont une grande importance. Les hommes et les femmes ne perçoivent pas les symptômes d'un malaise de la même manière. Les aspects socioculturels jouent aussi un grand rôle dans la relation entre patientes et médecins. Selon une étude de l'Université de Yale, les médecins estimeraient que les jeunes filles sont plus sensibles à la douleur que les jeunes hommes.
En médecine, on prend encore l'homme comme le prototype: ainsi les manifestations et les symptômes d'une maladie sont évalués selon les réactions des hommes. Les nouveaux médicaments sont testés sur des hommes, sans que l'on tienne compte des différences de genre dans la diffusion et la répartition des substances. La sous-représentation des femmes dans les études sur les médicaments a aussi une raison historique liée au scandale du thalidomide, à la suite duquel on a exclu les femmes des essais clinique. Même si on a assisté à un début de prise de conscience dans les milieux de la santé, on continue d'ignorer les différences entre les genres et de ne pas prendre les femmes en considération dans de nombreuses études sur les effets des médicaments. Dans la recherche fondamentale, 90 pour cent des données sont collectées sur des animaux mâles et 5 pour cent des recherches sont effectuées sur des cellules femelles.
Une des explications de ce biais est à rechercher dans le fait que la médecine a été longtemps dominée par les hommes - elle l'est encore un peu -, qui ont dirigé les recherches, publié les résultats, élaboré les lignes directrices et soigné les patients.
Néanmoins les biais de recherche ne concerne pas que les femmes et peut se retourner contre les hommes: c'est le cas de l'ostéoporose, considérée comme une maladie typiquement féminine. On assiste donc au phénomène inverse où ce sont cette fois les hommes qui sont sous-diagnostiqués et qui ne sont pas traités correctement.
Une médecine tenant compte des spécificités de genre n'est pas encore suffisamment intégrée dans les parcours d'études en Suisse et en Europe. La médecine de genre n'est pas encore vraiment développée et il manque un concept général permettant d'avoir un meilleur ancrage structurel de cette thématique. Toutefois, il faut relever une évolution intéressante. En effet, les universités de Berne et de Zurich proposent maintenant un cycle de formation postgradué commun, qui permet d'obtenir un certificat d'études avancées en médecine différenciée selon les sexes.
Dans sa réponse à mon postulat, le Conseil fédéral a déclaré qu'il estime essentiel que notre système de santé favorise l'égalité des chances et offre des prestations adéquates à tous les groupes de population. Il s'est dit disposé à rédiger un rapport afin de montrer dans quelle mesure les femmes sont désavantagées dans la recherche, la prévention et le système de soins, afin de définir des pistes d'amélioration en partenariat avec les experts des domaines concernés. Il me semble que cela est en faveur de tous, et j'ai un peu de peine à comprendre pourquoi on combat un tel postulat.
Je vous propose donc de l'adopter.
Schläpfer Therese · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Der Bundesrat soll beauftragt werden aufzuzeigen, welche Massnahmen bereits getroffen wurden oder anzustossen wären, damit die Wissenschaft und das Gesundheitspersonal in den Bereichen Forschung, Prävention und Pflege die spezifischen Bedürfnisse der Frauen besser berücksichtigen. In der Begründung der Forderung wird die Behauptung aufgestellt, dass die Geschlechter in den Bereichen Forschung, Prävention und Pflege ungleich behandelt würden. Dies können meine Nachforschungen und meine Beobachtungen aus dem Alltag sowie die höhere Lebenserwartung der Frauen widerlegen.
In der Pflege wird heutzutage grosser Wert darauf gelegt, dass sich Pflegende gegen sexuelle Belästigungen schützen können. Sie werden schon in der Ausbildung auf mögliche unangenehme Situationen vorbereitet. Auf der Website des Schweizer Berufsverbands der Pflegefachfrauen und Pflegefachmänner (SBK) findet man einen 52-seitigen Leitfaden, in dem sich die Pflegenden darüber informieren können, weshalb solche Situationen entstehen können und wie sie sich verhalten sollen. Ebenfalls werden Schwachstellen aufgezeigt, welche es, falls sie noch vorhanden sind, abzuschaffen gilt, so z. B. eine alte Symbolzeichnung einer Krankenschwester auf dem Rufknopf des Patienten, die einer Verniedlichung des Berufsbildes der Pflegefachfrau Vorschub leistet.
Die Forschung unterliegt regulatorischen Bestimmungen, wie z. B. jenen von Swissmedic, welche erfordern, dass für klinische Studien eine möglichst repräsentative Probandengruppe - also Männer und Frauen - zusammengestellt wird. Die Industrie hat keinerlei Interesse daran, Studien nur an Männern durchzuführen. Bei den Probandengruppen für die Forschung gibt es gewisse Unterschiede bei der Vertretung von Männern und Frauen. Diese sind aber dadurch begründet, dass man das Risiko für Frauen im gebärfähigen Alter während der Schwangerschaft und Stillzeit minimieren möchte. Dies ist also eine Rücksichtnahme auf die Frauen.
Es kann aufgezeigt werden, dass in drei typisch weiblichen Problemfeldern wie Gebärmutterhalskrebs, Osteoporose und Brustkrebs sehr viel getan wurde und immer noch getan wird. Frauen werden schon früh auf mögliche Risiken und darauf, wie sie sich angemessen verhalten können, aufmerksam gemacht. Auf eine gute Gesundheit und eine gute Ernährung werdender Mütter und ihrer Babys wird grosser Wert gelegt, und dies schon seit Jahrzehnten. Wer selbst schon schwanger war, kann dies bestätigen.
Die höhere Lebenserwartung der Frauen lässt darauf schliessen, dass sie auch in der Prävention ein spezielles Augenmerk geniessen. Ich denke dabei an Suchtmittel, bei welchen die Auswirkungen unterschieden werden und schon immer unterschieden wurden. Beim Alkoholkonsum wird speziell darauf hingewiesen, dass Frauen ihre Gesundheit schon mit kleineren Mengen gefährden als Männer. Man kann davon ausgehen, dass durch gynäkologische Routineuntersuchungen sowie Mammografien schon bei jungen Frauen ein sensibleres Körpergefühl entsteht als bei Männern.
Die Unterstellung in diesem Postulat, die Frauen seien im medizinischen Bereich benachteiligt, kann mit gutem Gewissen widerlegt werden. 70 Prozent der Uni-Abgänger und -Abgängerinnen nach einem Medizinstudium sind Frauen. Sie sind also in grosser Überzahl. Daraus kann geschlossen werden, dass sie die spezifischen Bedürfnisse der Frauen bestens kennen und ihnen vermehrt Rechnung tragen werden. Es trifft nicht zu, dass Frauen Opfer von geschlechtsspezifischen gesellschaftlichen Konstrukten im Gesundheitswesen sind, wie der Vorwurf in diesem Postulat lautet.
Obwohl die Umsetzung möglicher Massnahmen nicht in der Kompetenz des Bundes liegt, will sich der Bundesrat den Aufwand einer Studie machen. Darauf kann getrost verzichtet werden. Das chancengleiche Gesundheitssystem gibt es bereits. Falls die Postulantin doch noch eine allfällige Marktnische entdeckt, rate ich ihr, sich bei den Pharmaunternehmen zu melden. Sie würden es ihr danken.
Aus diesen Gründen empfehle ich Ihnen, das Postulat abzulehnen.
Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg
Il faut aussi peut-être voir ce postulat en lien avec une motion qui est encore pendante devant votre conseil; il s'agit de la motion 19.3577, que le Conseil fédéral propose de rejeter, alors qu'il propose d'accepter ce postulat. Je vais vous expliquer pourquoi.
Tout d'abord, nous attachons une grande importance à ce que toute personne en Suisse bénéficie de soins de santé de qualité, indépendamment de son sexe. Il est indéniable qu'il existe des disparités dans ce domaine entre les femmes et les hommes. Le Conseil fédéral partage donc l'avis de Mme la conseillère nationale Fehlmann Rielle selon lequel il faut analyser cette situation. Nous proposons, pour cela, d'accepter ce postulat.
Ces différences entre hommes et femmes sont imputables à des facteurs biologiques, à des facteurs sociaux. Dans la pratique on doit bien constater que les femmes ne sont pas suffisamment prises en compte. Si on pense par exemple à la recherche médicale, les diagnostics et les directives sur le traitement sont principalement orientés en fontion des hommes, ce qui peut entraîner des risques et des désavantages pour les femmes, parce que parfois, pour des maladies identiques, les symptômes ne sont pas les mêmes chez les femmes et les hommes. On peut penser par exemple à l'asthme ou à l'infarctus. Chez les femmes, les symptômes d'une maladie sont moins bien connus, et le personnel de santé peut aussi courir le risque de les prendre un peu moins au sérieux.
Dans le cas des médicaments, il y a aussi des effets qui peuvent être distincts sur les hommes et les femmes. Les médicaments sont assimilés, dégradés par le corps, différemment selon qu'il s'agit d'un corps féminin ou d'un corps masculin; ils peuvent aussi interagir avec les hormones sexuelles. Là encore, les études d'efficacité et les recommandations de dosage sont principalement basées sur des études cliniques réalisées avec des sujets masculins.
Il nous manque en Suisse une vue d'ensemble des résultats d'études pertinentes sur les mesures qui ont déjà pu être prises, sur les recommandations qui pourraient permettre d'améliorer cette situation. Donc, le Conseil fédéral estime dans ce cadre qu'il est nécessaire d'analyser - on peut le faire dans le cadre du rapport demandé par le postulat - quelles sont les mesures qui devraient être prises pour mieux tenir compte des particularités et des besoins spécifiques des femmes dans le système de santé. On peut dire, je crois, qu'il s'agirait là aussi d'une contribution à la promotion de la qualité et de l'efficacité dans le domaine de la santé qui profiterait, à la fin, à l'ensemble de la société.
Je dois quand même faire remarquer qu'une petite partie seulement de la réalisation des mesures relèverait de la compétence de la Confédération. En même temps, le rapport constituerait une base pour l'ensemble des différents acteurs de la santé, au-delà des seuls aspects de la politique fédérale, qui pourraient ainsi faire évoluer leur connaissance de la situation, ainsi que la situation, grâce à leurs mesures.
Voilà les arguments qui ont conduit le Conseil fédéral à vous proposer d'accepter le postulat.
Abstimmung
Präsident (Aebi Andreas, erster Vizepräsident): Der Bundesrat beantragt die Annahme des Postulates.
Abstimmung - Vote
Für Annahme des Postulates ... 113 Stimmen
Dagegen ... 69 Stimmen
(4 Enthaltungen)