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Sozialpartnerschaft vor umstrittenen Eingriffen schützen

Candinas Martin · P-M · Nationalrat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Antrag der Mehrheit

Annahme der Motion

Antrag der Minderheit

(Wermuth, Aeschi Thomas, Andrey, Badran Jacqueline, Baumann, Bendahan, Imboden, Martullo, Nordmann, Ryser, Tuena)

Ablehnung der Motion

Proposition de la majorité

Adopter la motion

Proposition de la minorité

(Wermuth, Aeschi Thomas, Andrey, Badran Jacqueline, Baumann, Bendahan, Imboden, Martullo, Nordmann, Ryser, Tuena)

Rejeter la motion

Präsident (Candinas Martin, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.

Schneeberger Daniela · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · FDP-Liberale Fraktion

Wir behandeln heute ein wichtiges Geschäft zur Arbeitsmarktpolitik. Das zeigt sich auch daran, dass im Vorfeld von verschiedener Seite intensiv informiert worden ist. Die zur Debatte stehende Motion, "Sozialpartnerschaft vor umstrittenen Eingriffen schützen", verlangt, dass nur noch die Bestimmungen zu Mindestlohn, 13. Monatslohn und Ferienanspruch eines allgemeinverbindlich erklärten Gesamtarbeitsvertrags gegenüber anderslautenden Bestimmungen der Kantone vorgehen. Bei allen anderen arbeitsrechtlichen Bestimmungen behalten die Kantone das Recht, selbst in allgemeinverbindlich erklärte Gesamtarbeitsverträge einzugreifen.

Die Motion wurde am 18. Dezember 2020 eingereicht; der Ständerat hat sie am 14. Juni 2022 mit 28 zu 16 Stimmen bei 1 Enthaltung angenommen. Die WAK-S, die die Motion vorberaten hatte, beantragte die Ablehnung der Motion mit 7 zu 4 Stimmen bei 2 Enthaltungen.

Sie erinnern sich vielleicht an die Diskussion in den Medien vor fünf Jahren. Im Juli 2017 entschied das Bundesgericht, dass ein gesetzlicher Mindestlohn von 20 Franken pro Stunde im Kanton Neuenburg rechtlich haltbar ist, auch wenn er höher ist als ein auf nationaler Ebene in einem allgemeinverbindlich erklärten Gesamtarbeitsvertrag festgelegter Mindestlohn. Mehrere Branchenverbände sowie Privatpersonen erhoben damals gegen diese neuen Minimallohnbestimmungen Beschwerde vor Bundesgericht. Insbesondere wurde gerügt, dass national gültige, allgemeinverbindlich erklärte Gesamtarbeitsverträge durch einen kantonal festgesetzten Mindestlohn übersteuert werden könnten und der allgemeinverbindlich erklärte Gesamtarbeitsvertrag keinen Vorrang mehr geniesse. Das Bundesgericht schützte den Neuenburger Mindestlohn, weshalb wir jetzt die vorliegende Motion diskutieren.

Eine Übersteuerung national geltender und vom Bundesrat für allgemeinverbindlich erklärter Gesamtarbeitsverträge durch kantonale Bestimmungen, in diesem Fall bezüglich des Mindestlohns, führt zu einer Verunsicherung und höhlt die Sozialpartnerschaft aus. Wenn zwei Sozialpartner wichtige Punkte, wie z. B. Mindestlöhne, gemeinsam abmachen, sollten diese nicht von dritter Seite durch die Kantone übersteuert werden können.

Die Motion betrifft ausschliesslich vom Bundesrat für allgemeinverbindlich erklärte Gesamtarbeitsverträge. Diese Gesamtarbeitsverträge sind nicht nur Vereinbarungen zwischen Privaten, sondern aufgrund eines Beschlusses des Bundesrates für die gesamte Branche verbindlich. Geregelt ist die Allgemeinverbindlicherklärung im Bundesgesetz über die Allgemeinverbindlicherklärung von Gesamtarbeitsverträgen (AVEG). Zudem bleiben die Kernanliegen von angenommenen kantonalen Mindestlohn-Initiativen unangetastet, sollten allgemeinverbindlich erklärte Gesamtarbeitsverträge ausgenommen werden.

Die WAK-N beantragt Ihnen mit 11 zu 10 Stimmen bei 0 Enthaltungen, der Motion zuzustimmen. Die Minderheit ist der Meinung, dass es aus staatspolitischen Gründen problematisch sei, Gesamtarbeitsverträge, bei denen es sich um Vereinbarungen zwischen Privaten handle, dem kantonalen Recht vorzuziehen. Eine Umsetzung der Motion würde einen klaren Eingriff in die Souveränität der Kantone darstellen und widerspräche dem Subsidiaritätsprinzip. Ausserdem sei es problematisch, Entscheide der kantonalen Stimmbevölkerung zu überstimmen.

Imboden Natalie · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion

Geschätzte Frau Schneeberger, ich habe eine Frage. Sie haben Ihr Votum mit der Aussage gestartet, es handle sich um eine arbeitsmarktpolitische Massnahme. Im Bundesgerichtsurteil ist ja festgehalten, dass es sich eben um eine sozialpolitische Massnahme handelt und gemäss Artikel 41 Absatz 1 Buchstabe d der Bundesverfassung die Kantone den Auftrag haben, sich dafür einzusetzen, dass "Erwerbsfähige ihren Lebensunterhalt durch Arbeit zu angemessenen Bedingungen bestreiten können". Meine Frage an Sie: Sind Sie nicht der Meinung, dass es sich hier um eine sozialpolitische Massnahme der Kantone und sogar um einen Auftrag handelt, dem die Kantone gemäss Bundesverfassung nachkommen müssen?

Schneeberger Daniela · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · FDP-Liberale Fraktion

Es ist "sowohl als auch", es ist eine Vereinbarung zwischen den Sozialpartnern und den Arbeitgebern.

Herr Präsident, ich habe noch etwas vergessen zu erwähnen. Es gibt noch einen Antrag des Bundesrates auf Änderung der Motion. Wir haben diesen Antrag in der Kommission auch besprochen; er wurde mit 11 zu 10 Stimmen abgelehnt.

Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

La motion "Protéger le partenariat social contre des ingérences discutables" a été déposée le 18 décembre 2020 par le conseiller aux Etats Erich Ettlin. Par cette motion, il demande que les dispositions d'une convention collective de travail étendue qui concernent le salaire minimum, le treizième mois de salaire et le droit aux vacances l'emportent sur le droit cantonal. Le Conseil des Etats a déjà adopté la motion. La Commission de l'économie et des redevances de notre conseil recommande de l'adopter également.

Pour nous en particulier, comme représentants des cantons latins, il est essentiel que le partenariat social reste intact. La plupart des contrats-types de travail ont été édictés dans le canton du Tessin et les cantons romands. C'est surtout dans nos cantons frontaliers de Suisse romande, mais aussi au Tessin, que la pression sur le marché du travail est forte. Il est d'autant plus important que nous ayons un partenariat social basé sur la confiance, car le partenariat social est un modèle de succès.

En Suisse, travailleurs et employeurs négocient entre eux les conditions de travail. Le droit collectif du travail crée en effet un juste équilibre entre employeurs et travailleurs. Il s'agit d'un équilibre des intérêts qui fonctionne et constitue également un facteur de succès pour notre économie. Les partenaires sociaux jouissent d'une connaissance approfondie des spécificités des branches et peuvent adapter les conditions minimales aux caractéristiques de chacune d'entre elles. Les conventions collectives sont des ensembles complexes et en même temps équilibrés, qui reflètent dans une mesure équilibrée les besoins des travailleurs et ceux des employeurs. Elles régissent les rapports de travail de manière exhaustive dans des dispositions relatives à la durée du travail ou aux salaires par exemple.

Si elles sont déclarées de force obligatoire par le Conseil fédéral, ces dispositions s'appliquent à toutes les entreprises d'une branche et d'un territoire déterminé.

Il y a cinq ans, le Tribunal fédéral a décidé qu'un salaire minimum fixé au niveau cantonal pouvait primer les conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire pour l'ensemble de la Suisse et que la convention collective de travail déclarée de force obligatoire ne l'emportait plus, bien qu'elle ait été édictée par le Conseil fédéral au niveau national. Cette décision crée des incertitudes que nous devons dissiper avec la motion examinée aujourd'hui. C'est aussi l'avis de la majorité de la CER-N.

Rappelons que le nombre des conventions collectives de travail étendues a fortement augmenté. Au 1er juillet 2021, 84 conventions collectives de travail de force obligatoire générale étaient en vigueur aux niveaux fédéral et cantonal, s'appliquant à plus de 1,1 million de travailleurs. Il y a vingt ans, il n'existait que 31 conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire, auxquelles étaient soumis environ 400 000 travailleurs. Les conventions collectives de travail étendues ont donc fortement gagné en importance pour le marché du travail en Suisse. De plus en plus de salariés bénéficient de conditions de travail réglementées par les partenaires sociaux. Le partenariat social assure la protection la plus efficace des travailleurs. Les conditions de travail assurées par un accord contractuel les protègent mieux que les mesures cantonales.

Au niveau fédéral, 44 convention collectives ont été déclarées de force obligatoire. Ces conventions collectives de travail étendues sont valables pour l'ensemble de la Suisse ou pour plusieurs cantons. Leur champ d'application géographique est donc plus large que celui des dispositions légales cantonales. Les cantons gardent des compétences dans ce domaine. Ceux-ci peuvent continuer à prendre des mesures du droit du travail dans le cadre de la Constitution fédérale. Par sa motion, M. Erich Ettlin demande uniquement que les dispositions d'une convention collective de travail étendue qui concerne le salaire minimum, le treizième mois de salaire et le droit aux vacances l'emportent sur le droit cantonal.

Une minorité de la CER-N est toutefois de l'avis que la motion Ettlin Erich court-circuite la souveraineté cantonale et que son acceptation entraînerait une pression à la baisse sur les salaires. Elle estime que des règles nationales fixées par les partenaires sociaux ne doivent pas primer sur les décisions populaires cantonales et le fédéralisme. En d'autres termes, elle accorde plus de poids à l'argument politique. A cet égard, il faut tout de même rappeler que l'initiative populaire sur les salaires minimums a été rejetée en 2014 par quelque 76 pour cent des voix en votation populaire. Ce verdict clair doit lui aussi être pris en considération.

La Commission de l'économie et des redevances de notre conseil, par 11 voix contre 10, vous propose d'adopter la motion et de la transmettre au Conseil fédéral pour qu'il élabore un projet de loi sur lequel on aura encore la possibilité de s'exprimer.

Imboden Natalie · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion

Sehr geehrter Kollege Regazzi, Sie haben jetzt erwähnt, dass in der Volksabstimmung die nationale Mindestlohn-Initiative abgelehnt wurde. Das ist so. Wissen Sie, dass fünf Kantone in kantonalen Volksabstimmungen einen Mindestlohn angenommen haben und dass die Westschweizer Regierungskonferenz sagt, es sei ein Angriff auf den Föderalismus, die Autonomie der Kantone und der Volkswille in diesen Kantonen würden missachtet? Sie als Föderalist ... (Zwischenruf des Präsidenten: Die Frage ist gestellt. Herr Regazzi, beantworten Sie die Frage.)

Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Ja, ich weiss es.

Hurni Baptiste · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion

Cher collègue Regazzi, vous ne pourrez pas répondre à ma question par oui ou par non.

En 2011, le peuple neuchâtelois, dans mon canton, a accepté à 54,6 pour cent le salaire minimum. Cette loi est actuellement appliquée et ne pose aucun problème. Qu'est-ce que cela vous fait de vous asseoir sur la volonté populaire et souveraine de la population d'un canton suisse?

Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

C'est simple: pour moi, les conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire au niveau national peuvent primer sur la volonté populaire d'un canton.

Klopfenstein Broggini Delphine · Mit-F · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion

Monsieur Regazzi, selon la convention collective nationale des coiffeurs, le salaire minimum pour une personne avec une formation est de 3800 francs, et de 3400 francs pour une personne sans qualification. Le salaire minimum genevois, accepté en votation populaire, serait de 4400 francs. Cela signifie 1000 francs de plus dès l'année prochaine. Qu'allez-vous expliquer à des personnes qui travaillent à 100 pour cent pour un salaire déjà minimum qu'elles gagneront jusqu'à 1000 francs de moins avec la proposition que vous soutenez?

Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Je vais dire aux syndicats qu'ils fassent leur travail. Ils doivent être capables de négocier des conditions de travail meilleures pour les travailleurs faisant partie de leurs syndicats.

Maillard Pierre-Yves · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion

La réponse que vous venez de donner permet d'enchaîner avec ma question. Vous faites la même réponse qu'un autre conseiller national qui, de manière hypocrite, dans la presse dit: "Qu'est-ce qui reste à faire si les patrons ne sont pas d'accord de négocier de meilleures conventions collectives de travail? Il suffit de les résilier." Il s'agit donc de résilier la convention collective. (Remarque intermédiaire du président: Votre question, Monsieur Maillard!) J'arrive à ma question, un peu de patience! Ma question est la suivante: est-ce que vous trouvez vraiment que résilier la convention collective de travail comme conséquence de cette motion, cela renforce le partenariat social?

Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Je dois avouer que je n'ai pas compris la question.

Maillard Pierre-Yves · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion

Est-ce que vous trouvez qu'encourager les syndicats à résilier des conventions collectives parce que les patrons n'accepteraient pas les salaires minimaux cantonaux, comme réponse apportée à la motion, est-ce que vous trouvez que cela renforce le partenariat social, comme le titre de la motion le propose?

Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Non, je ne trouve pas.

Dandrès Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion

Monsieur Regazzi, le but de l'extension des conventions collectives est de pouvoir garantir un minimum pour que les gens puissent vivre décemment. C'est précisément le but des salaires minimaux cantonaux. Est-ce que vous ne trouvez pas paradoxal que des CCT étendues puissent créer des conditions de vie qui soient inférieures à ce qui est considéré comme étant le minimum vital dans un canton?

Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Non, je ne trouve pas du tout cela paradoxal. C'est exactement le but des conventions collectives de travail: négocier des conditions entre les partenaires sociaux. Je ne vois là aucun problème.

Fivaz Fabien · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Grüne Fraktion

En 2017, le Tribunal fédéral a estimé que le canton de Neuchâtel avait le droit de fixer un salaire minimum, parce que ce salaire minimum n'est pas basé sur le droit du travail, mais il est basé sur les compétences cantonales dans le domaine social. Est-ce que vous ne trouvez pas que nous allons aujourd'hui, au travers de cette décision, limiter les compétences des cantons dans ce domaine?

Regazzi Fabio · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

On va limiter partiellement les compétences des cantons. Ils peuvent continuer à légiférer dans beaucoup d'autres domaines. Dans ce sens, je suis d'avis que les conventions collectives qui sont déclarées de force obligatoire au niveau national peuvent primer sur les accords au niveau cantonal.

Wermuth Cédric · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Gestern war Ihre WAK zuständig für die Erheiterung des Saales, heute ist sie das mitnichten. Das hier ist kein Spass. Was Ihnen mit der Motion Ettlin Erich vorliegt, ist eine regelrechte Mogelpackung.

Erstens sind das Einzige, was Sie mit dieser Motion produzieren, Working-Poor und eine Verschiebung der Kosten von den Arbeitgebern - ja, weil sie die Löhne zahlen - hin zu den Kantonen und Gemeinden. Was glauben Sie, warum in Kantonen wie Genf und Neuenburg die Mindestlöhne höher sind als in den allgemeinverbindlichen Gesamtarbeitsverträgen? Nicht aus Spass, sondern weil es sich mit den national vereinbarten Löhnen in diesen Kantonen nicht leben lässt.

Zweitens, meine Damen und Herren insbesondere von der FDP-Liberalen Fraktion, ist diese Motion in diesem Moment schlicht eine Dummheit. Sie tun nichts anderes, als Ihrem Aussenminister direkt in den Rücken zu schiessen. Wie soll dieser in Brüssel glaubwürdig den Lohnschutz verteidigen, wenn wir diesen intern zu Kleinholz verarbeiten? Das müssen Sie mir dann einmal erklären.

Drittens geht es dieser Motion im Titel um die Rettung der Sozialpartnerschaft. Ja, sehr gerne! Nur, wo war denn diese Bedeutung der Sozialpartnerschaft beim Kompromiss in der zweiten Säule? Dort hat sich niemand für die Sozialpartnerschaft interessiert. Heute soll es nun um die Sozialpartnerschaft gehen? Das ist doch nicht ehrlich. Wissen Sie, worum es hier geht? Darum, die Mindestlöhne in den Kantonen grundsätzlich auszuhebeln und hier die Tür zu öffnen für eine Blockade, die vor dem Volk nicht standhält. Das ist unehrliche Politik, grundunehrliche Politik.

Viertens: Hätte dieses Land ein Verfassungsgericht - und es gibt gute Gründe, die dagegen sprechen -, würde diese Motion vom Verfassungsgericht eindeutig kassiert. Es gibt keine Möglichkeit, die kantonale Souveränität in sozialpolitischen Fragen zu übersteuern. Es gibt eine Verfassung in diesem Land, und diese gilt auch dann, wenn einem der Inhalt von Entscheiden, die in den Kantonen gefällt werden, nicht passt. So willkürlich kann man das nicht auslegen.

Fünftens, und damit komme ich zum absolut zentralen Problem, wobei sich der Blick ehrlicherweise auf die SVP-Fraktion richtet: Wir müssen uns durchaus bewusst sein, was wir hier tun. Die Kommissionssprecher haben es konkret und richtig ausgeführt: Wir sagen hier in vollem Ernst, dass eine Vereinbarung zwischen zwei privaten Organisationen, Arbeitgeber- und Arbeitnehmerverbänden, am Ende in der Lage sein soll, Volksmehrheiten in den Kantonen auszuhebeln. Das ist ein parlamentarischer Putsch gegen die Rechte der Bevölkerung in den Kantonen und ein Frontalangriff auf die Souveränität und die direkte Demokratie in diesem Land - das können wir wirklich nicht akzeptieren.

Es gibt sehr gute Gründe theoretischer Natur, gegen Mindestlöhne zu sein; das darf man tun. Letztlich muss man diese Frage aber im Rahmen einer demokratischen Auseinandersetzung klären und nicht über das "Buebetrickli", das Sie hier versuchen. Bleiben wir dabei, bleiben wir beim System, in dem sich der Föderalismus bewährt hat, sprich beim Recht der Kantone, dann sozialpolitische Massnahmen zu ergreifen, wenn sie richtig sind, und das ist hier der Fall.

Folgen Sie bitte der Minderheit.

Cottier Damien · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · FDP-Liberale Fraktion

Monsieur Wermuth, vous avez dit que c'était un "Frontalangriff" contre les décisions populaires. Etes-vous conscient du fait que, dans le canton de Neuchâtel, qui est un des deux cantons concernés, la population a voté sur le principe d'un salaire minimum, mais pas sur le détail? Par conséquent, rien ne s'oppose à ce que dans certains cas il ne s'applique pas, en l'occurrence quand il y a une convention collective nationale de force obligatoire.

Wermuth Cédric · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Vous savez très bien que si le peuple du canton de Neuchâtel voulait, selon vos propos, changer la loi, il pourrait déposer une nouvelle initiative, mais il ne l'a pas fait. C'est un non-respect de la population de votre propre canton.

Feller Olivier · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

Si je vous ai bien compris, cher collègue Wermuth, vous avez dit que si on acceptait cette motion, on allait favoriser les "working poors". En fait, est-ce qu'il faut en déduire que, pour vous, les conventions collectives de travail approuvées par les syndicats et ensuite rendues obligatoires par le Conseil fédéral transforment les salariés en "working poors"?

Wermuth Cédric · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

C'est le contraire. Sans ces conventions, ce serait encore pire. Je suis d'accord avec vous, Monsieur Feller. Vous avez pris position dans les journaux et je vous en suis très reconnaissant de me donner la possibilité d'y répondre. Il est assez impressionnant, original, d'expliquer dans la presse que les syndicats devraient négocier de meilleures conventions collectives.

Etes-vous conscient que, dans ce pays, il est très très difficile d'avoir une "Allgemeinverbindlicherklärung", une déclaration de - je ne sais plus comment on le dit en français ... (Remarque intermédiaire Regazzi: Force obligatoire.) de force obligatoire - merci beaucoup, Monsieur le chef des patrons! -, parce qu'il y a un quota qui n'est assez souvent pas atteint, en raison de l'absence de volonté du côté des employeurs de remplir les exigences et de trouver une solution pour les conventions collectives? Si vous trouvez avec nous de meilleures conventions collectives, on arrêtera de lancer des initiatives à l'échelon cantonal, mais on le fera tant que l'on sera obligé de continuer.

Maitre Vincent · Mit-M · Nationalrat · Genf · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Monsieur Wermuth, vous avez affirmé que s'il existait une cour constitutionnelle dans ce pays, elle casserait très certainement cette motion. Est-ce que cela veut dire que vous considérez le droit du travail en Suisse comme étant de compétence cantonale?

Wermuth Cédric · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

La possibilité d'intervenir pour des raisons de politique sociale a été confirmée en Suisse par le Tribunal fédéral. C'est la décision qui a été évoquée plusieurs fois dans le canton de Neuchâtel.

Wasserfallen Christian · Mit-M · Nationalrat · Bern · FDP-Liberale Fraktion

Herr Kollege Wermuth, punkto Volkswillen frage ich Sie: Ist es korrekt, dass die von Ihnen befürwortete Mindestlohn-Initiative 2014 mit 76 Prozent Nein-Stimmen verworfen und in allen - ich betone: in allen - Kantonen abgelehnt wurde und dass Sie jetzt versuchen, diesen Entscheid über kantonale Bestimmungen auszuhöhlen? Ist Ihnen das bewusst?

Wermuth Cédric · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Das ist mir völlig bewusst. Es ist mir aber auch bewusst, dass es in dieser Kampagne das Argument der Gegenseite war, man müsse die Frage, wenn schon, regional betrachten. Das Argument ist nicht schlecht, weil die Höhe der Mindestlöhne der konkreten Situation angepasst werden muss. Was Sie hier machen, ist Folgendes: Sie verwehren insbesondere den Randregionen die Möglichkeit, auf ihre spezifische Situation zu antworten. Es kann sein, dass es nicht in allen Kantonen das Gleiche ist. Aber was Sie am Ende tun, ist, den Kantonen Tessin, Genf und Jura die Botschaft auszusenden, dass Bundesbern nicht einverstanden ist, dass die prekäre Sozialdumping-Situation in diesen Kantonen auch mit Mindestlöhnen bekämpft wird. Das ist die politische Konsequenz dieser Motion, und das ist verheerend für den sozialen Zusammenhalt in diesem Land, Herr Wasserfallen. Das mag Ihre Linie sein; unsere ist es nicht, und es sollte auch nicht die des Parlamentes sein.

Friedli Esther · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Geschätzter Herr Kollege Wermuth, eigentlich unterlaufen Sie ja mit den kantonalen Mindestlöhnen die Sozialpartnerschaft, die auf nationaler Ebene ausgehandelt wurde. Mich würde wirklich interessieren: Stehen Sie zur Sozialpartnerschaft, oder wollen Sie die in den Kantonen unterlaufen?

Wermuth Cédric · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Frau Friedli, Sie können hier die Verantwortlichkeiten bei dieser Motion nicht umdrehen. Es ist völlig normal, dass wir, auch in anderen Fragen, national Mindestlevels festlegen. Das machen wir z. B. in Gesamtarbeitsverträgen. Es ist völlig normal, dass Sie diese Regelungen in anderen Bereichen dann auch kantonal erweitern können. Beispielsweise gibt es bis heute völlig unterschiedliche Regelungen zu Feiertagen in den unterschiedlichen Kantonen. Das hat noch nie zu einem ernsthaften Problem geführt.

Ja, es gibt Abgrenzungsfragen, da sind wir uns vollständig einig. Aber das ist noch kein Grund, hier grundsätzlich die Kompetenz der Kantone, die ihnen verfassungsmässig zusteht, und die Volkssouveränität zu unterlaufen. Das geht zu weit.

Gutjahr Diana · Mit-F · Nationalrat · Thurgau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Herr Wermuth, Sie gehen bei Ihrer Aussage davon aus, dass jemand in dem Kanton, in dem er wohnt, auch arbeitet. Was sagen Sie den vielen Unternehmungen, die verschiedene Betriebsstätten oder Montageeinsätze in verschiedenen Kantonen haben? Sie haben einen massiven Mehraufwand, und der Gesamtarbeitsvertrag, der für allgemeinverbindlich erklärt wurde, gilt in diesem Sinn dann einfach nicht.

Wermuth Cédric · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion

Ich sage ihnen das Gleiche, was wir europäischen Unternehmen sagen, wenn es darum geht, in der Schweiz das Lohnniveau gegenüber Firmen zu schützen, die andernorts etwas anderes bezahlen. Das Prinzip "gleicher Lohn für gleiche Arbeit am gleichen Ort" gilt.

Ich will überhaupt nicht verhehlen, dass das für die Unternehmen einen Zusatzaufwand mit sich bringt, denn das ist völlig klar - nur tut das in der Realität jede kantonale Regelung. Schauen Sie sich einmal an - das wissen Sie besser als ich -, wie viele unterschiedliche Feiertage es in den einzelnen Kantonen gibt. Das ist also heute schon der Fall. Jetzt so zu tun, als sei es ausgerechnet bei den Mindestlöhnen das erste Mal, dass es vorkommt, dass in der Schweiz 26 unterschiedliche Regelungen gelten, finde ich schwierig. Sie wissen so gut wie ich, dass das eine Frucht des Föderalismus ist, auf die wir teilweise stolz sind.

Ich wüsste nicht, warum das als Argumentationsgrundlage genügen soll, um die Volksmehrheiten, die an der Urne erkämpft wurden, hier durch ein Parlament zu unterlaufen. Stellen Sie sich vor, welches Signal Sie damit an die Bevölkerung dieses Landes aussenden: dass ihre Stimme nichts mehr wert ist, weil ein paar Leute finden, der bürokratische Aufwand sei zu gross. Das kann doch nicht ernsthaft Ihr Wille als SVPlerin sein. Da kommen doch die Demokratie, die Volksrechte und die Kantonssouveränität zuerst. Da verstehe ich Sie wirklich nicht.

Parmelin Guy · BR-M · Bundesrat · Waadt

En préambule, il convient de rappeler que le Conseil des Etats avait déjà tenu un débat approfondi sur ce sujet le 19 décembre 2019 dans le cadre de la motion Baumann Isidor 18.3934. Une consultation des cantons et des partenaires sociaux avait également eu lieu. Le Conseil des Etats avait finalement décidé de rejeter la demande de l'auteur de la motion selon laquelle une convention collective de travail étendue devait l'emporter sur le droit cantonal.

La motion Ettlin Erich est quasi-identique et vise le même objectif que la motion Baumann Isidor.

Les conventions collectives de travail (CCT) et les conventions collectives de travail étendues jouent un rôle important dans notre système. Ce sont l'expression du bon fonctionnement du partenariat social. Il est néanmoins important de souligner qu'une CCT est un contrat conclu entre des associations privées et que cela reste un contrat privé même lorsque la CCT est déclarée de force obligatoire. La décision d'extension est un acte administratif. Cet acte ne fait pas de la CCT une loi. Une CCT faisant l'objet d'une décision d'extension peut être tout au plus comparée à une ordonnance, son contenu restant toutefois soumis au régime du droit privé.

Il convient de rappeler que l'extension restreint la liberté économique et contractuelle. C'est pourquoi certaines limites lui sont posées par le droit impératif de la Confédération et des cantons. En d'autres termes, les dispositions d'une CCT étendue ne doivent pas contredire le droit impératif de la Confédération et des cantons.

Les cantons peuvent édicter des prescriptions dans le cadre de leurs compétences, qui sont susceptibles d'avoir une incidence sur les clauses d'une convention collective de travail. En effet, les cantons sont compétents, en vertu de la Constitution fédérale, pour adopter des mesures de politique sociale. Ils peuvent donc adopter une loi sur le salaire minimum dans ce but. Comme l'a établi le Tribunal fédéral, la disposition sur le salaire minimum répond à l'exigence d'une mesure de politique sociale, car il s'agit d'une mesure de lutte contre la pauvreté.

Aujourd'hui, cela a été dit, cinq cantons ont introduit un salaire minimum cantonal. Dans deux d'entre eux, le salaire minimum cantonal prime les salaires minimaux inférieurs prévus dans les CCT étendues. Est-ce que ces décisions cantonales ont ôté toute valeur aux CCT? Non, il reste toujours une certaine marge de manoeuvre pour les partenaires sociaux, qui peuvent édicter d'autres règles. Les partenaires sociaux utilisent d'ailleurs souvent cette marge de manoeuvre en fixant des salaires minimaux distincts en fonction des catégories de travailleurs, c'est-à-dire en fonction de la formation ou des années d'expérience dans le secteur.

Jusqu'à présent, il n'a pas été constaté que les tensions entre les partenaires sociaux mentionnées par l'auteur de la motion aient eu un impact sur la poursuite des conventions collectives de travail. Les CCT dont l'extension au niveau fédéral a été prononcée avant l'adoption des salaires minimaux cantonaux ont toutes été maintenues par les partenaires sociaux. Cela montre que le partenariat social peut gérer les tensions et y faire face, et que les partenaires sociaux assument leurs responsabilités.

Une loi cantonale sur le salaire minimum a, par définition, une légitimité démocratique et doit donc avoir plus d'importance qu'une CCT déclarée de force obligatoire par le Conseil fédéral. Celle-ci ne passe pas par une procédure comparable à une procédure législative. Elle n'est pas non plus soumise à un contrôle abstrait des normes. Je le souligne encore une fois: les lois cantonales en matière de salaire minimum légitimées démocratiquement représentent un droit cantonal que les cantons sont autorisés à adopter sur la base de la Constitution. Dès lors, créer une réglementation qui prévoit la primauté de certaines clauses définies d'une CCT étendue sur la réglementation cantonale en la matière irait à l'encontre des compétences données aux cantons en vertu de la Constitution et au sens du fédéralisme.

Par ailleurs, il est important de préciser que les cantons n'ont pas la compétence d'édicter des règles relatives aux vacances ou au treizième mois de salaire, la législation dans le domaine du droit civil relevant de la Confédération en vertu de l'article 122 de la Constitution fédérale.

Pour résumer, le Conseil fédéral est d'avis que les tensions possibles dans certaines CCT ne suffisent pas à justifier une intervention d'une telle envergure, qui serait problématique du point de vue de la démocratie et du fédéralisme.

Pour ces raisons, le Conseil fédéral recommande le rejet de la motion.

Candinas Martin · P-M · Nationalrat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Präsident (Candinas Martin, Präsident): Bevor wir abstimmen, möchte ich Kilian Baumann herzlich zum Geburtstag gratulieren. Cordiala gratulaziun! (Applaus)

Die Mehrheit der Kommission beantragt die Annahme der Motion. Eine Minderheit Wermuth sowie der Bundesrat beantragen die Ablehnung der Motion.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 95 Stimmen

Dagegen ... 93 Stimmen

(4 Enthaltungen)