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Protocole d'amendement à la Convention d'établissement conclue entre la Suisse et l'Iran. Approbation

Crevoisier Crelier Mathilde · 2VP-F · Conseil des Etats · Jura · Groupe socialiste

Notre Commission des affaires juridiques a examiné le protocole d'amendement à la Convention d'établissement conclue entre la Suisse et l'Iran lors de sa séance du 26 juin dernier et l'a approuvé.

La Suisse a conclu la présente convention d'établissement avec l'Iran, alors l'Empire de Perse, en 1934. Cette convention prévoyait, pour ce qui concerne le droit des personnes et de la famille, ainsi que le droit successoral, que ce soit le droit iranien qui s'applique aux ressortissants en Suisse. Elle contient en outre des mesures de protection pour les ressortissants et ressortissantes de chacun des deux États et règle, entre autres, la liberté de voyager et le droit d'exercer un travail. Or, l'application du droit de la famille iranien dans notre pays est problématique pour la justice suisse, ainsi qu'en regard des droits fondamentaux. Certaines des dispositions du droit iranien de la famille sont incompatibles avec l'ordre public et donc inapplicables, ce qui entraîne une insécurité juridique. Il engendre également une inégalité de traitement par rapport au reste de la population résidente, a priori soumise au droit de l'État de domicile.

Signé à Téhéran le 18 décembre 2024 et adopté par le Conseil fédéral le 19 décembre 2025, le protocole d'amendement qui nous est soumis aujourd'hui supprime les dispositions relatives au droit applicable contenues à l'article 8 de la convention. Dès lors, les ressortissants et ressortissantes de nationalité iranienne en Suisse seront soumis aux règles du droit international privé et aux conventions de La Haye en matière de protection de l'enfant et de l'adulte, ainsi que notamment sur les obligations alimentaires. Les règles internationales renvoient au droit en vigueur au lieu de domicile et de résidence et c'est donc le droit suisse qui s'appliquera dorénavant. L'amendement à la convention concernera potentiellement plusieurs milliers de personnes de nationalité iranienne en Suisse. Jusqu'à présent, les dispositions de la convention renvoyaient au droit iranien, par exemple pour ce qui concerne les conditions de divorce ou encore la garde et l'entretien des enfants, lorsque l'ensemble des personnes concernées étaient iraniennes. D'une part, cela soulevait des questions légitimes en matière de droit des personnes. D'autre part, dans la pratique, les tribunaux suisses renonçaient fréquemment à appliquer ce droit au motif de la réserve de l'ordre public. À l'inverse, très peu de personnes de nationalité suisse sont actuellement établies en Iran : moins de 10 selon les informations reçues par la commission, hormis le personnel diplomatique. Pour ces personnes, il est toutefois à relever que l'Iran applique déjà à l'heure actuelle le droit de l'État d'origine dans les cas relevant de la famille et des successions.

Lors de la consultation, le protocole d'amendement a été approuvé à l'unanimité, quelques participants déplorant toutefois le temps qui a été nécessaire pour aboutir à ce résultat. À noter également que la Convention d'établissement conclue entre la Suisse et l'Iran a donné lieu à plusieurs interventions parlementaires par le passé, qui dénonçaient l'applicabilité d'un droit national peu compatible avec les valeurs de la Suisse. Le présent amendement résout ce problème tout en maintenant les acquis de la convention dans d'autres domaines qui contribuent à la stabilité des relations entre la Suisse et l'Iran.

En un mot commençant, le protocole d'amendement à la Convention d'établissement conclue entre la Suisse et l'Iran améliore notablement la sécurité juridique et les droits fondamentaux des personnes concernées. La Commission des affaires juridiques a salué ces améliorations, relevant qu'au regard de la dégradation des droits fondamentaux depuis la signature de la convention en 1934, en particulier des droits des femmes, il était plus que temps de placer les ressortissants et ressortissantes iraniens établis en Suisse sous la protection du droit suisse des personnes, de la famille et des successions. La commission salue également les négociations menées par la Suisse pour parvenir à ce résultat.

Elle est donc entrée en matière sans opposition et a approuvé à l'unanimité l'arrêté fédéral portant approbation du protocole d'amendement et vous invite à en faire de même.

Binder-Keller Marianne · Mit-F · Conseil des Etats · Argovie · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Ich bin zufrieden damit, dass jetzt ein Änderungsabkommen auf dem Tisch liegt. Es ist ein wirklich altes Anliegen von mir, das Niederlassungsabkommen zwischen der Schweizerischen Eidgenossenschaft und dem Kaiserreich Persien, das am 2. Juli 1935 - man muss sich das vorstellen - in Kraft trat, zu hinterfragen und es gegebenenfalls, das war mein ursprüngliches Anliegen, vollständig zu kündigen.

Aufgrund dieses Abkommens gilt für Iranerinnen und Iraner das Personenrecht, das Familien- und Erbrecht des Herkunftslandes. 1934 abgeschlossen und 1935 in Kraft getreten, steht im Abkommen: "Der Schweizerische Bundesrat und Seine Kaiserliche Majestät der Schah von Persien, in gleicher Weise vom Wunsche geleitet, entsprechend dem Freundschaftsvertrag vom heutigen Tage die Niederlassungsverhältnisse der persischen Staatsangehörigen in der Schweiz und der schweizerischen Staatsangehörigen in Persien zu regeln [...]". In der Zwischenzeit ist wirklich einiges passiert. Damals wurde noch von "Freundschaft" gesprochen. Unterdessen hat sich sehr viel geändert. 1979 erfolgte der Sturz des Schah-Regimes; dies durch eine Revolution von antiimperialistischen, kapitalismuskritischen Kreisen im Verbund mit islamistischen Kreisen. Hauptopfer waren vor allem die Frauen, obwohl sich vor allem auch regimekritische Frauen an der Revolution beteiligt hatten. Sie wurden ins Mittelalter zurückkatapultiert. Man kann wohl auch mit dem besten Willen keine freundschaftlichen Gefühle gegenüber diesem Regime, auch nicht gegenüber den Revolutionsgarden, entwickeln.

Seit dem Mullah-Regime basiert das iranische Recht auf der Scharia, welche nicht ansatzweise in unsere Rechtsordnung passt. So gilt beispielsweise in der Schweiz auch Artikel 1169 des iranischen ZGB, was im Falle einer Scheidung, die praktisch nur vom Mann beantragt werden kann, bedeutet, dass der Mutter die Sorge über die Kinder beiderlei Geschlechts während der ersten zwei Lebensjahre zusteht, danach - und zwar bis zur Erreichung des Alters von sieben Jahren - nur noch über die Mädchen. Dem Vater ist die Sorge über die männlichen Kinder zugewiesen.

Ich finde, dass solche Elemente nicht in die schweizerische Rechtsordnung und in hiesige Verfahren einfliessen dürfen. Ich danke unserer Regierung, welche diesen Vertrag, der in der Praxis zu grosser Rechtsunsicherheit geführt hat, unter die Lupe genommen und Verbesserungen eingefügt hat, ohne gleich das ganze Abkommen zu kündigen. Ich bitte Sie, hier zuzustimmen.

Jans Beat · BR-M · Conseil fédéral · Bâle-Ville

Der Bitte meiner Vorrednerin möchte ich mich anschliessen. Bei diesem Geschäft geht es nicht um die aktuelle Weltlage in der Golfregion - die ist sehr besorgniserregend. Hier geht es nicht um ein aktuelles Problem, sondern um ein sehr altes, das wir endlich beheben wollen. Es besteht seit vielen Jahren, und es geht hier ausschliesslich um iranische Staatsangehörige, die in der Schweiz leben.

Heute ist es so, dass für Iranerinnen und Iraner in der Schweiz im Personenrecht, im Familienrecht und im Erbrecht untereinander iranisches Recht gilt. Die Schweiz und das Kaiserreich Persien haben das 1934 so beschlossen, und unsere Gerichte halten sich daran. Früher machte diese Regel Sinn, heute aber führt sie zu Rechtsunsicherheit und zu Ergebnissen, die mit den Werten und dem Rechtssystem der Schweiz nicht vereinbar sind. In den letzten Jahren war das regelmässig Thema hier im Parlament und in den Medien, und mit der vorliegenden Anpassung soll in diesen Fällen künftig grundsätzlich Schweizer Recht gelten, so wie für alle anderen Personen in unserem Land auch. Das stärkt die Rechtsgleichheit und verbessert die Situation der Betroffenen in der Schweiz ganz konkret.

Diese Änderung hat dabei keine Auswirkung auf Schweizer Staatsangehörige im Iran. Dort wird ohnehin das Heimatrecht angewendet, unabhängig von diesem Abkommen. Für Schweizer gilt dort also weiterhin Schweizer Recht. Inhaltlich ist die Vorlage sehr schlank. Es geht einzig um die Streichung von zwei Absätzen: Artikel 8 Absätze 3 und 4. Diese Absätze sehen die Anwendung des Heimatrechts vor. Deshalb sollen sie nun gestrichen werden. Inskünftig würden auch für iranische Staatsangehörige die normalen Regeln des internationalen Privatrechts gelten, wie für alle anderen Personen auch. In der Schweiz wäre das meistens das Recht am Wohnsitz. Wohnt eine iranische Familie in der Schweiz, gilt dann also Schweizer Recht. Die Schweiz und der Iran haben das Änderungsprotokoll bereits Ende 2024 unterzeichnet. Die Verhandlungen sind abgeschlossen. Es geht jetzt einzig noch darum, dass beide Länder ihre innerstaatlichen Genehmigungsprozesse durchlaufen.

Ich bin Ihnen dankbar, wenn Sie diese Vorlage unterstützen.

Engler Stefan · P-M · Conseil des Etats · Grisons · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen

L'entrée en matière est décidée sans opposition

Bundesbeschluss über die Genehmigung des Änderungsprotokolls zum Niederlassungsabkommen zwischen der Schweiz und dem Iran

Arrêté fédéral portant approbation du protocole d'amendement à la Convention d'établissement conclue entre la Suisse et l'Iran

Detailberatung - Discussion par article

Titel und Ingress, Art. 1, 2

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Titre et préambule, art. 1, 2

Proposition de la commission

Adhérer au projet du Conseil fédéral

Angenommen - Adopté

Vote

Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble

Für Annahme des Entwurfes ... 42 Stimmen

(Einstimmigkeit)

(0 Enthaltungen)

Engler Stefan · P-M · Conseil des Etats · Grisons · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Präsident (Engler Stefan, Präsident): Das Geschäft geht an den Nationalrat.