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Appliquer des critères uniformes dans toute la Suisse lors de l'examen des dossiers sur les PFAS

Engler Stefan · P-M · Conseil des Etats · Grisons · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Präsident (Engler Stefan, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.

Fässler Daniel · Mit-M · Conseil des Etats · Appenzell Rh.-Int. · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Wir haben die Problematik der Belastung unserer Böden durch PFAS vorgestern eingehend beraten. Ich verzichte darauf, nochmals auf diese Problematik einzugehen. Die Motion betrifft eine ganz konkrete Fragestellung. Wenn ein Landwirt eine neue Baute erstellen will, benötigt er in aller Regel einen landwirtschaftlichen Investitionskredit; in der Regel sind es jüngere Landwirte, die den Betrieb von ihren Eltern übernommen haben und zusätzliche Pachtflächen übernehmen können. Der Bundesrat stellt in seiner Stellungnahme richtig fest, dass es eine Verbundaufgabe von Bund und Kantonen ist. Auf Bundesebene sind gewisse Kriterien festgelegt, und der Vollzug liegt dann bei den Kantonen.

Nun gibt es bereits einige Kantone, die bei der Einreichung eines Gesuchs für einen Investitionskredit verlangen, dass der betreffende Landwirt den Nachweis erbringt, dass der Boden, den er bewirtschaftet, keine Belastungen durch PFAS aufweist. In Anlehnung an die Diskussion, die wir vorgestern geführt haben: Wir wissen noch gar nicht, welche Grenzwerte am Schluss massgebend sein werden, aber gewisse Kantone preschen hier bereits vor.

Ich bin gespannt darauf, was der Herr Bundespräsident sagen wird. Ich glaube, dass der Bundesrat die Problematik versteht, aber er sagt, es sei gewollt und akzeptiert, dass die Kantone eine unterschiedliche Praxis pflegen, das sei Ausdruck des föderalen Systems und nicht einer unzulässigen Ungleichbehandlung. Mit dem Begriff "Föderalismus" hat mich der Bundesrat beinahe erwischt, aber ich glaube nicht, dass seine Begründung überzeugt.

Der Bundesrat führt in seiner Stellungnahme aus, dass Flächen, die sich nicht mehr für die landwirtschaftliche Produktion eignen, bei der Berechnung des erforderlichen Gebäudevolumens nicht berücksichtigt werden können, und verweist dazu auf Artikel 34 Absatz 4 der Strukturverbesserungsverordnung. In dieser Bestimmung heisst es aber wörtlich: "Bei der Berechnung des Pflanzenbedarfs werden die langfristig gesicherten landwirtschaftlichen Nutzflächen berücksichtigt, die in einer Fahrdistanz von weniger als 15 Kilometer vom Betriebszentrum liegen." Es geht also um die Frage, in welcher Distanz Pachtflächen berücksichtigt werden dürfen, aber überhaupt nicht um die Frage einer PFAS-Belastung im Boden.

Weiter möchte ich den Bundesrat darauf hinweisen, dass in Artikel 105 Absätze 6 und 7 des Landwirtschaftsgesetzes entgegen seiner Stellungnahme vorgesehen ist, dass er die Gewährung von Investitionskrediten an Voraussetzungen knüpfen und mit Auflagen verbinden kann. Er verfügt hier also sehr wohl über eine Kompetenz.

Zum Fazit: Der Bundesrat hat uns vorgestern dargelegt, dass bis Ende des nächsten Jahres in Zusammenarbeit mit den Kantonen ein Aktionsplan erarbeitet wird. Zudem wird es ein Spezialgesetz zum Umgang mit PFAS-bedingten Härtefällen in der Landwirtschaft geben.

Ich bitte Sie, die Motion zu unterstützen und den Bundesrat damit zu beauftragen, diese Aufgabe in seine laufenden Arbeiten zu integrieren.

Parmelin Guy · BPR-M · Conseil fédéral · Vaud

La présente motion vise à traiter de manière égalitaire et uniforme les demandes d'aide aux améliorations structurelles entre les différents cantons face à la problématique des PFAS. Dans ce contexte, le Conseil fédéral comprend que les discussions actuelles autour de ces PFAS suscitent une grande inquiétude au sein de nombreuses exploitations agricoles. Cette motion vise à contribuer à la mise en place de conditions-cadres claires dans ce contexte difficile. On pourrait dire qu'elle part d'une bonne intention : celle de vouloir uniformiser les procédures cantonales. Toutefois, du point de vue du Conseil fédéral, c'est une fausse bonne idée. En effet, les exigences et les processus liés aux projets qui varient d'un canton à l'autre, tout en respectant les prescriptions du droit fédéral, reflètent des différences régionales entre les cantons. Vous l'avez rappelé, Monsieur le conseiller aux États Fässler, c'est l'expression du fédéralisme. Ce fédéralisme a délibérément été voulu par le législateur et n'est pas l'expression d'une inégalité de traitement inadmissible.

En ce qui concerne les risques liés à ces PFAS, des études approfondies s'imposent dans des projets d'investissement lorsque la zone concernée est étendue, afin d'éviter de mauvais investissements. Toutefois, une réglementation uniforme entraînerait, même dans des zones non problématiques, des études supplémentaires. Cela retarderait les projets de construction et alourdirait la charge administrative ainsi que les coûts des projets. Le Conseil fédéral ne souhaite pas alourdir inutilement les procédures pour faire avaliser les projets par les cantons et prendre ainsi le risque d'augmenter les coûts que devront supporter les familles paysannes. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre la position du Conseil fédéral, qui propose le rejet de la motion.

En attendant, le Conseil fédéral agit. Le 27 mai dernier, il a décidé d'élaborer une loi spéciale afin de soutenir les exploitations agricoles qui se trouvent dans une situation de rigueur en raison d'une contamination par les PFAS. En parallèle, les départements concernés ont été chargés d'élaborer un plan d'action relatif aux substances chimiques persistantes telles que ces PFAS. Le Conseil fédéral considère que cette problématique nécessite une coordination étroite entre les différentes politiques publiques concernées, qu'il s'agisse d'environnement, d'agriculture, de sécurité alimentaire, de santé, ainsi qu'une collaboration très étroite entre la Confédération et les cantons.

Dans le cas particulier de la Suisse orientale, qui est particulièrement touchée, les cantons de Saint-Gall, d'Appenzell Rhodes-Intérieures et d'Appenzell Rhodes-Extérieures préparent actuellement un projet d'utilisation durable des ressources consacré à la problématique des PFAS. Ce projet prévoit la mise en place d'un "case management" intégré visant à assurer la gestion des cas, afin de pouvoir accompagner les exploitations concernées depuis l'évaluation de leur situation face aux PFAS jusqu'à l'élaboration et la mise en oeuvre de solutions adaptées à chaque exploitation. Cela comprend un accompagnement technique, des analyses, ainsi que l'expérimentation de mesures visant à réduire les risques et, dans la mesure du possible, à permettre la poursuite de l'utilisation agricole des surfaces concernées. L'Office fédéral de l'agriculture soutient ce projet dans le cadre des contributions prévues aux articles 77a et 77b de la loi sur l'agriculture.

Pour toutes ces raisons, je vous invite à rejeter la motion Fässler Daniel.

Vote

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 36 Stimmen

(Einstimmigkeit)

(5 Enthaltungen)