Urologie programme de formation postgraduée
Programme de formation postgraduée du 1er juillet 2025
Accrédité par le Département fédéral de l’intérieur : 22 août 2025
SIWF Schweizerisches Institut für ärztliche Weiter- und Fortbildung | ISFM Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue Case postale | 3000 Berne 16 | Téléphone +41 31 503 06 00 | info@siwf.ch | www.siwf.ch
Programme de formation postgraduée
1 Généralités
1.1 Définition de la discipline
L’urologie comprend le diagnostic, la prévention, le traitement, la réadaptation et le suivi de maladies, de malformations et de lésions de l’appareil génito-urinaire masculin, de l’appareil urinaire féminin ainsi que des troubles hormonaux associés.
1.2 Objectif de la formation postgraduée
La formation postgraduée en urologie, accomplie selon le présent programme, doit permettre aux futurs spécialistes en urologie d’acquérir les connaissances et techniques qui les rendront aptes à pratiquer, en toute indépendance et sous leur propre responsabilité, dans l’ensemble du domaine de l’urologie.
2 Durée, structure et dispositions complémentaires
2.1 Durée et structure de la formation postgraduée
2.1.1 La formation postgraduée dure 6 ans et elle se structure comme suit :
4 à 5 ans d’urologie (formation spécifique ; cf. chiffre 2.1.2)
Max. 1 an de formation approfondie en urologie (formation spécifique ; cf. chiffre 2.1.2).
1 an de chirurgie, de traumatologie spécialisée, de chirurgie viscérale ou de chirurgie vasculaire (formation de base en chirurgie, non spécifique)
Max. 1 an dans une autre discipline (formation à option, non spécifique ; cf. chiffre 2.1.3)
2.1.2 Formation postgraduée spécifique
Une formation postgraduée en urologie clinique d’au moins 2 ans doit être accomplie dans un établissement de formation de catégorie A1 ou A2, dont au moins 1 an en catégorie A1 (cf. chiffre 5).
Au moins 1 an de formation postgraduée en urologie doit être accompli dans un deuxième établissement de formation d’un autre hôpital.
Pour être reconnue, la formation approfondie en neuro-urologie, en endo-urologie complexe, en urooncologie ou en urologie reconstructive doit avoir été accomplie au cours des deux dernières années de la formation postgraduée spécifique. La formation approfondie en urologie de la femme n’est pas reconnue (cf. chiffre 2.1 du programme de formation approfondie).
2.1.3 Formation à option
Il est possible d’opter pour les spécialisations suivantes (liste exhaustive) :
Chirurgie - Chirurgie vasculaire
Chirurgie cardiaque et vasculaire thoracique - Dermatologie et vénéréologie
Chirurgie de la main - Endocrinologie / diabétologie
Chirurgie orale et maxillo-faciale - Gynécologie et obstétrique
Chirurgie orthopédique et traumatologie de - Néphrologie l’appareil locomoteur - Neurochirurgie
Chirurgie pédiatrique - Neurologie
Chirurgie plastique, reconstructive et esthé- - Oncologie médicale tique - Oto-rhino-laryngologie
Chirurgie thoracique - Pathologie
La formation postgraduée à option doit être accomplie dans des établissements de formation reconnus dans l’une des deux catégories les plus élevées.
Une formation MD/PhD terminée (cursus suisse spécifique ; cf. interprétation) peut également être validée pour 1 an au maximum ; cette activité ne doit pas obligatoirement relever du domaine du titre de spécialiste.
Une activité médicale exercée sous la responsabilité d’un médecin dans le cadre de l’Armée suisse, en tant que membre du Corps suisse pour l’aide en cas de catastrophe ou dans le cadre de missions au service de la Croix-Rouge, de Médecins sans frontières ou d’actions de secours analogues peut être reconnue jusqu’à hauteur de 6 mois pour la formation postgraduée.
Possibilité d’accomplir jusqu’à 12 mois d’assistanat dans des cabinets médicaux reconnus, dont max. 4 semaines de remplacement.
2.1.4 Recherche
Sur demande auprès de la Commission des titres (CT ; demande à déposer au secrétariat de l’ISFM via le logbook électronique), une activité de recherche dans le domaine de l’urologie ou de l’uro-pathologie peut être validée pour 1 an au maximum en tant que formation postgraduée spécifique, à condition qu’elle ait lieu dans un établissement de catégorie A1 ou A2. La demande doit préciser le lieu et la durée prévue et être accompagnée d’une description détaillée du domaine de recherche et d’une attestation de la personne responsable de l’institut. L’activité de recherche n’est pas considérée comme un changement d’établissement de formation.
2.2 Dispositions complémentaires
2.2.1 Objectifs de formation / logbook électronique
Remplir les objectifs de formation selon le chiffre 3. Chaque personne en formation tient régulièrement un logbook qui contient les objectifs de formation et dans lequel sont indiquées toutes les étapes suivies.
2.2.2 Assemblées annuelles
Participation à 3 assemblées annuelles de la Société suisse d’urologie (SSU) pour un total d’au moins 12 crédits par assemblée.
2.2.3 Cours de formation continue
Participation à 2 journées de perfectionnement de la SSU pour un total de 8 crédits chacune.
2.2.4 Présentations / posters
Présentation de 2 exposés (ou posters) lors d’un congrès de la SSU. À titre de justificatif, les médecins pourront présenter p. ex. le programme du congrès dans lequel figure la présentation, une attestation de participation au congrès et, le cas échéant, le poster.
2.2.5 Publication / travail scientifique (cf. art. 16, al. 4, RFP) La personne en formation est premier ou dernier auteur d’une publication scientifique dans une revue scientifique (avec comité de lecture, cf. interprétation) sous forme imprimée et/ou en édition plein texte en ligne ou d’un travail dont la publication a été acceptée. Une thèse de doctorat équivaut à une publication (pour les thèses effectuées à l’étranger, cf. interprétation). Les travaux originaux, y compris les méta-analyses, les travaux récapitulatifs et les descriptions sur des cas détaillés et minutieusement référencés (case reports) sont acceptés. Le texte, sans les références, doit comporter au moins
1000 mots. Le thème de la publication / de la thèse ne doit pas obligatoirement relever du domaine du titre de spécialiste.
2.2.6 Qualification pour les examens radiologiques
Les conditions de l’attestation de formation complémentaire (AFC) « Radioprotection en urologie » (cf. programme séparé) font partie des conditions pour obtenir le titre de spécialiste en urologie. Une attestation de Swiss Urology confirmant que les conditions de l’AFC sont remplies doit être jointe à la demande de titre.
2.2.7 Formation de base en ultrasonographie
Participation au module de base « Abdomen » de la Société suisse d’ultrasons en médecine (cf. site internet de la SSUM).
2.2.8 Reconnaissance de la formation postgraduée accomplie à l’étranger
Dans le cadre de l’article 33 de la RFP, il est possible d’obtenir la reconnaissance de la formation postgraduée accomplie à l’étranger. Deux ans au moins de la formation postgraduée spécifique doivent être accomplis en Suisse dans des établissements de formation reconnus en urologie. La moitié au moins des interventions chirurgicales (cf. chiffres 3.3.1 et 3.3.5) doit être accomplie en Suisse. Pour la validation d’un stage accompli à l’étranger, il est recommandé d’obtenir l’accord préalable de la CT (demande à déposer au secrétariat de l’ISFM).
2.2.9 Périodes courtes et temps partiel (cf. art. 30 et 32 RFP)
Possibilité d’accomplir toute la formation postgraduée à temps partiel (cf. interprétation).
3 Contenu de la formation postgraduée
Le catalogue général d’objectifs de formation constitue une annexe à la RFP. Il est contraignant pour toutes les spécialités et sert de base pour les concepts de formation postgraduée des différents établissements de formation. Il englobe notamment aussi l’éthique, l’économie de la santé, la pharmacothérapie, la sécurité des patients et l’assurance de la qualité (art. 16 RFP).
3.1 Connaissances à acquérir dans les domaines théorique et scientifique
Anatomie, physiologie et physiopathologie des reins et des voies urinaires excrétrices, des voies séminales et des organes génitaux masculins.
Principes théoriques de base en bactériologie. Connaissance des indications concernant l’emploi de médicaments, en particulier d’antibiotiques et d’agents chimio-thérapeutiques et, en particulier, connaissance des effets secondaires et des interactions ; connaissance de l’utilité thérapeutique (relation coût-utilité) et des bases juridiques de la prescription et du contrôle des médicaments en Suisse.
Connaissance des principes théoriques de base en biologie cellulaire, y compris en endocrinologie de la reproduction.
Principes en hygiène hospitalière.
Connaissances de base en radiodiagnostic (y compris la radioprotection), de l’imagerie médicale conventionnelle en urologie, de la pharmacologie et des effets secondaires des produits de contraste.
Connaissances de l’embryologie du système urogénital humain.
Connaissance des normes et des principes du contrôle de qualité.
Connaissance des principes de l’expertise.
3.2 Connaissances et aptitudes à acquérir dans les domaines technique et clinique Les aptitudes à acquérir dans les domaines technique et clinique sont saisies / documentées en continu dans le logbook.
Pratique et interprétation d’examens urodynamiques, pharmacologie et traitement des dysfonctions de la vessie.
Physiopathologie et diagnostic des dysfonctions rénales. Thérapie du dysfonctionnement postrénal, y compris les différentes techniques de dérivation urinaire.
Physiopathologie et diagnostic de la transplantation réno-urétérale ; traitement des complications.
Principes diagnostiques et thérapeutiques concernant les tumeurs bénignes et malignes de l’appareil urogénital.
Participation à des tumorboards interdisciplinaires, y compris l’oncologie, la radio-oncologie, la radiologie et la pathologie.
Physiopathologie, diagnostic, diagnostic différentiel et divers traitements de la dysfonction érectile.
Physiopathologie, diagnostic, diagnostic différentiel et divers traitements de l’infertilité masculine, en particulier interprétation d’un spermogramme.
Principes diagnostiques et thérapeutiques du traumatisme urogénital isolé, de même que du traumatisme urogénital dans le cadre d’un polytraumatisme.
Physiopathologie, diagnostic et thérapie des infections des voies urinaires.
Identification des infections aiguës et graves de l’appareil urogénital avec état septique et exécution de la thérapie appropriée.
Indication, interprétation et exécution de clichés radiologiques conventionnels des voies urogénitales.
Connaissances de base et exécution des examens par échographie de l’appareil urogénital (évaluation du volume résiduel d’urine, échographie de la prostate / du volume prostatique, échographie des parties génitales externes, mise en place d’une néphrostomie sous contrôle radiologique).
Indication et interprétation d’examens de médecine nucléaire, de tomodensitométries computerisées et de tomographies par résonance magnétique en relation avec l’appareil urogénital.
Physiopathologie et thérapie des urolithiases aiguës, pose du diagnostic et métaphylaxie de lithiases urinaires récidivantes.
Connaissances de base et pratique en diagnostic de laboratoire urologique (PSA, urine, etc.).
3.3 Catalogue des opérations et autres interventions
La moitié au moins des interventions chirurgicales (cf. chiffres 3.3.1 et 3.3.5) doit être accomplie en Suisse.
3.3.1 Surgical interventions: O A
Retroperitoneal surgery (kidney, adrenal gland, ureter, lymphadenec- 25 tomy, etc.)
Open or laparoscopic procedures on the bladder and prostate (partial 30 bladder resections, augmentation cystoplasty, radical cystectomy, radical prostatectomy, adenoma enucleation, ureteral reimplantation, diverticulum surgery, etc.) Urinary diversions with bowel segments
Transurethral procedures on the bladder and prostate (TUR bladder, 100 bladder lithotripsy, bladder neck incision, evacuation of bladder tamponades, TUR prostate, other interventional prostate treatments)
Interventions on the urethra 30
Surgery on the external genitalia (hydrocele, epididymectomy, varico- 30 cele, circumcision, vasectomy)
O A - Percutaneous and endoscopic procedures on the upper urinary tract 130 (nephrostomy, nephrostomy replacement, kidney biopsy, ureteral catheter / stent insertion / removal, percutaneous litholapaxy, endoscopic pyeloplasty, ureterorenoscopy, lithotripsy, etc.); extracorporeal shock wave lithotripsy treatments
3.3.2 Extended urodynamic examinations 30
3.3.3 Diagnosis and treatment of erectile dysfunction 20
3.3.4 Diagnosis and treatment of male infertility including qualitative 20
spermiograms
3.3.5 Diagnostic procedures
Urethrocystoscopies, retrograde pyelographies, etc. 150
Biopsies of the prostate (incl. TRUS) 30
Urethrocystographies 20
3.3.6 Documented urological ultrasound examinations (incl. TRUS), of 400
which at least 200 of the abdomen and urinary tract and 100 under supervision.
(O = opératrice ou opérateur ; réalisation autonome / A = première assistante ou premier assistant) Une assistance opératoire avec fonction d’instruction peut être notée dans la colonne O aussi bien par l’opératrice ou l’opérateur que par l’assistante-instructrice ou l’assistant-instructeur.
TRUS = échographie transrectale
Les interventions réalisées de façon autonome ou en tant qu’assistant-e de même que les autres mesures effectuées sont saisies / documentées en continu dans le logbook.
4 Règlement d'examen
4.1 But de l’examen
L’examen vise à déterminer si la personne en formation remplit les objectifs de formation indiqués au chiffre 3 du programme et si elle est donc capable de s’occuper de patients en urologie avec compétence et en toute autonomie.
4.2 Matière d’examen
La matière d’examen comprend tout le catalogue des objectifs de formation figurant au chiffre 3 du programme de formation postgraduée.
4.3 Commission d’examen
4.3.1 Élections
Les membres de la commission d’examen sont élus par l’assemblée annuelle de la SSU pour une durée de 2 ans. Une réélection est possible.
4.3.2 Composition
Elle se compose de 5 membres :
1 président-e
1 représentant-e d’un établissement de formation postgraduée de catégorie A1
1 représentant-e d’un établissement de formation postgraduée de catégorie A2 ou B
2 urologues installés
4.3.3 Tâches de la commission d’examen
La commission d’examen est chargée des tâches suivantes :
Organiser et faire passer l’examen pratique oral ;
Désigner des expert-e-s pour l’examen oral ;
Évaluer l’examen pratique oral et en communiquer les résultats ;
Communiquer les résultats de l’examen de l’European Board of Urology (EBU) ;
Fixer la taxe d’examen pour l’examen pratique oral ;
Revoir périodiquement le règlement d’examen ;
Coopérer et se coordonner avec l’European Board of Urology (EBU) ;
Permettre aux candidat-e-s de consulter les documents d’examen ;
Prendre position et fournir des renseignements lors d’une procédure d’opposition.
4.4 Type d’examen
L’examen comprend deux parties théoriques écrites et une partie pratique orale.
4.4.1 Examens théoriques écrits
Examen de base en chirurgie (Core Surgical Exam) : Examen écrit organisé et évalué par la commission d’examen de l’Association Examen de base pour une formation postgraduée en chirurgie (ci-après Association Examen de base), qui se charge également de communiquer les résultats par écrit avec voies de droit.
Examen théorique écrit : Réussite de l’examen théorique organisé par l’European Board of Urology (EBU) (questionnaire à choix multiple de 100 questions, durée : 2h). L’examen a lieu en ligne.
4.4.2 Examen pratique oral
L’examen pratique oral permet d’évaluer l’activité pratique des candidat-e-s en salle d’opération. Leurs connaissances sont ensuite évaluées à l’aide d’exemples de cas. L’examen dure env. 2h, dont env. 1h30 en salle d’opération et 30 min pour la discussion de cas.
4.5 Modalités de l’examen
4.5.1 Moment propice pour l’examen de spécialiste
En général, les candidat-e-s passent l’examen de base en chirurgie (Core Surgical Exam) après l’année obligatoire en chirurgie.
Il est par ailleurs recommandé de passer l’examen théorique écrit de l’EBU au plus tôt durant la dernière année de la formation postgraduée réglementaire.
Pour pouvoir se présenter à l’examen pratique oral, il faut au préalable avoir réussi l’examen de base (Core Surgical Exam) et l’examen de l’EBU.
4.5.2 Admission à l’examen
Seules les personnes au bénéfice d’un diplôme fédéral de médecin ou d’un diplôme de médecin étranger reconnu peuvent se présenter à l’examen. Pour pouvoir se présenter à l’examen pratique oral, il faut au préalable avoir réussi les examens théoriques écrits et rempli les exigences du chiffre 3.
4.5.3 Date et lieu de l’examen
Les examens théoriques écrits sont organisés au minimum une fois par année.
La date, le lieu et le délai d’inscription sont publiés au moins 6 mois à l’avance sur le site internet de l’ISFM et de la société de discipline. Les inscriptions sont à envoyer au secrétariat de la SSU.
L’examen pratique oral se déroule généralement sur le lieu de formation actuel de la candidate ou du candidat ; il est organisé individuellement, en concertation avec la commission d’examen. Il n’est pas possible de passer l’examen à l’étranger.
4.5.4 Procès-verbal d’examen
L’examen pratique oral fait l’objet d’un procès-verbal. Une copie est remise à la personne candidate.
4.5.5 Langue de l’examen
Les examens écrits (questionnaires à choix multiple) de l’Association Examen de base et de l’European Board of Urology (EBU) se déroulent en anglais.
La partie pratique orale de l’examen peut avoir lieu en français, en allemand ou en italien. Avec l’accord de la personne en formation, elle peut également avoir lieu en anglais.
4.5.6 Taxe d’examen
L’Association Examen de base et l’EBU perçoivent une taxe d’examen fixée respectivement par l’Association Examen de base et par l’EBU. La SSU perçoit, pour l’examen pratique oral, une taxe dont le montant est fixé par son comité ; elle est publiée sur le site internet de l’ISFM conjointement au programme d’examen.
La taxe d’examen doit être payée lors de l’inscription à l’examen de spécialiste. En cas de retrait de l’inscription, elle est rétrocédée uniquement si l’inscription a été retirée au moins quatre semaines avant la date de l’examen. Si l’inscription est retirée à une date ultérieure, la rétrocession de la taxe ne peut avoir lieu que pour de justes motifs.
4.6 Critères d’évaluation
Les examens théoriques écrits sont évalués selon les critères de l’examen de base en chirurgie (Core Surgical Exam) et de l’EBU.
La partie pratique orale est évaluée avec le terme de « réussi » ou « non réussi ».
L’évaluation finale de toutes les parties indique « réussi » ou « non réussi » (réussite des 3 examens).
4.7 Communication des résultats, répétition de l’examen et opposition
4.7.1 Communication des résultats
Le résultat de l’examen de base en chirurgie (Core Surgical Exam) doit être communiqué aux candidat- e-s par écrit par la commission d’examen de l’Association Examen de base avec l’indication des voies de droit. Les résultats de l’examen théorique écrit de l’EBU et le résultat de l’examen pratique oral sont communiqués par écrit par la commission d’examen de la SSU avec l’indication des voies de droit.
4.7.2 Répétition
Les candidat-e-s peuvent repasser l’examen autant de fois que nécessaire, en ne devant toutefois se présenter qu’à la partie non réussie de l’examen.
4.7.3 Opposition
En cas de non-admission ou d’échec à l’examen (ou à une partie de celui-ci), la décision négative peut être contestée dans un délai de 30 jours à compter de la notification écrite pour les décisions de nonadmission et de 60 jours à compter de la notification écrite pour les échecs, auprès de la Commission d’opposition pour les titres de formation postgraduée (CO TFP) (art. 23 et 27 RFP).
5 Critères pour la reconnaissance et la classification des établissements
de formation postgraduée
5.1 Catégories d’établissements de formation postgraduée
Les établissements de formation postgraduée sont classés en 3 catégories sur la base de leurs caractéristiques :
Catégorie A1 (4 ans)
Catégorie A2 (4 ans)
Catégorie B (1 an)
5.2 Critères
Caractéristiques de l’établissement de formation postgra- Catégorie duée (reconnaissance max.) (4 ans) (4 ans) (1 an)
5.2.1 Fonction
Prise en charge centralisée avec garantie de l’ensemble de la + - - formation postgraduée Soins de base + + +
5.2.2 Équipe médicale
Responsable à plein temps en urologie Responsable de l’établissement de formation postgraduée exerçant à plein temps (min. 80 %) en urologie dans l’institution + + + (possibilité de partage de poste entre deux coresponsables, le taux d’activité cumulé devant être d’au moins 100 %) Responsable avec habilitation et charge d’enseignement dans une faculté de médecine Responsable principal-e avec titre de professeur-e décerné par + + - une faculté de médecine ou habilitation / titre académique de privat-docent (p.-d.) Responsable suppléant-e avec titre de spécialiste en urologie, à plein temps en urologie Responsable suppléant-e avec titre de spécialiste en urologie exerçant à plein temps (min. 80 %) en urologie dans l’institution + + - (possibilité de partage de poste avec co-chef-fe ou médecin adjoint-e, le taux d’activité cumulé devant être d’au moins 200 %, responsable compris) Médecins cadres supplémentaires, avec titre de spécialiste en 200 100 - urologie (% de postes), au moins Suppléance assurée par un-e médecin agréé-e avec titre de - - + spécialiste en urologie Postes de formation postgraduée en urologie (à 100 %), au 3 1 1 moins
5.2.3 Prestations
Consultations ambulatoires par année, au moins 8000 5000 1500 Opérations par année, au moins 2000 1500 750
5.2.4 Service d’urgence
Service d’urgences urologiques 24h/24h + + +
Caractéristiques de l’établissement de formation postgra- Catégorie duée (reconnaissance max.) (4 ans) (4 ans) (1 an) Diagnostic et traitement primaires de maladies urologiques lors + + - d’un polytraumatisme
5.2.5 Prestations spécifiques
Radiologie urologique et diagnostic par échographie + + + Investigation élargie en urodynamique (vidéo) + + - Diagnostic du dysfonctionnement érectile + + - Laboratoire pour tests de fertilité / spermogrammes + - - Consultation spécialisée (p. ex. neuro-urologie, urologie de la + - - femme, etc.) Interventions transurétrales et percutanées + + + Lithotritie extracorporelle + + - Programme de transplantation rénale dans l’établissement / + - - l’institution Propre institution de recherche scientifique structurée + - - Radio-oncologie + - - Interventions couvrant au moins 1 des 3 domaines de formation approfondie (uro-oncologie, urologie reconstructive, endo-urolo- + + + gie complexe) Responsable, responsable suppléant-e ou médecin cadre titulaire du diplôme de formation approfondie correspondant pour + + + assurer la formation approfondie dans le ou les domaines ciavant
5.2.6 Formation postgraduée théorique
Formation postgraduée structurée en urologie (heures par semaine) Interprétation selon « Qu’entend-on par ‹ formation postgraduée structurée › ? » 4 4 4 Dont les offres hebdomadaires obligatoires : - Conférences régulières de formation continue internes Visites cliniques avec responsable, au moins 1 par semaine + + + Rapports RX avec des radiologues spécialisés + + + Tumorboard interdisciplinaire + + Participation aux registres établis par la SSU + + +
6 Formations approfondies
Les spécialistes en urologie peuvent obtenir les formations approfondies de droit privé suivantes :
Neuro-urologie
Urologie de la femme
Endo-urologie complexe
Urologie reconstructive
Uro-oncologie
7 Dispositions transitoires
L’ISFM a approuvé le présent programme de formation le 17 juin 2021 et l’a mis en vigueur au 1er juillet 2025.
Toute personne ayant rempli l’ensemble des conditions de l’ancien programme (à l’exception de l’examen de spécialiste) d’ici au 30 juin 2028 peut demander le titre selon les anciennes dispositions du 1er janvier 2014 (dernière révision : 15 février 2018).
Bern, 24.06.2025/pb
Remarque concernant les nouvelles formations approfondies « endo-urologie complexe », « urologie reconstructive » et « uro-oncologie » et l’ancienne formation approfondie « urologie opératoire »
Les titulaires de l’ancien diplôme de formation approfondie en urologie opératoire obtiennent les diplômes de formation approfondie en uro-oncologie, endo-urologie complexe et urologie reconstructive sans condition supplémentaire et peuvent demander les nouveaux diplômes contre une participation aux frais conformément au tarif des émoluments.
Toute personne remplissant les conditions du programme de formation approfondie en urologie opératoire du 1er juillet 2015 (dernière révision : 19 octobre 2017 ; y compris l’inscription à l’examen) d’ici le 30 juin 2028 obtient automatiquement les diplômes de formation approfondie en uro-oncologie, endourologie complexe et urologie reconstructive (à la place du diplôme de formation approfondie en urologie opératoire). Seule la taxe pour l’obtention d’un diplôme de formation approfondie lui sera facturée. Les inscriptions à l’examen de formation approfondie en urologie opératoire sont acceptées au plus tard jusqu’à fin 2027.