00.302, 99.303, 99.3269
Lohngarantie bei Mutterschaftsurlaub / Lohngarantie bei Mutterschaftsurlaub / Lücken schliessen beim Mutterschutz
Verfahrensbeitrag
00.302, 99.303
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt mit 10 zu 7 Stimmen bei 1 Enthaltung:
Mehrheit
Den Initiativen keine Folge geben
Minderheit
(Maury Pasquier, Baumann Stephanie, Fasel, Goll, Gross Jost, Rechsteiner Paul, Rossini)
Den Initiativen Folge geben
Proposition de la commission
La commission propose, par 10 voix contre 7 et avec 1 abstention:
Majorité
Ne pas donner donner suite aux initiatives
Minorité
(Maury Pasquier, Baumann Stephanie, Fasel, Goll, Gross Jost, Rechsteiner Paul, Rossini)
Donner suite aux initiatives
99.3269
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt mit 12 zu 7 Stimmen:
Mehrheit
Ablehnung der Motion
Minderheit
(Bortoluzzi, Dunant, Egerszegi, Fattebert, Gysin Hans Rudolf, Hassler)
Überweisung der Motion
Proposition de la commission
La commission propose, par 12 voix contre 7:
Majorité
Ne pas transmettre la motion
Minorité
(Bortoluzzi, Dunant, Egerszegi, Fattebert, Gysin Hans Rudolf, Hassler)
Transmettre la motion
Hassler Hansjörg · Nationalrat · Graubünden · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Am 13. Juni 1999 hat das Schweizervolk die Einführung einer Mutterschaftsversicherung abgelehnt. Daraufhin wurden verschiedene Vorstösse eingereicht, um bestehende Lücken beim Mutterschutz zu schliessen oder eine Lohngarantie bei einem Mutterschaftsurlaub einzuführen. Drei dieser Vorstösse sind die Motion Spoerry und die beiden Standesinitiativen Genf und Jura.
Die Motion Spoerry verlangt eine Revision von Artikel 324a des Obligationenrechtes mit dem Ziel, dass erwerbstätigen Frauen während des vom Arbeitsgesetz verlangten Arbeitsverbotes von acht Wochen nach der Geburt eines Kindes der Lohn vom Arbeitgeber entrichtet werden muss. Die beiden Standesinitiativen Genf und Jura verlangen eine Änderung der Artikel 324a und 329b OR, sodass der Arbeitgeber bei Mutterschaft während 14 Wochen den Lohn zu entrichten hat und dieser Mutterschaftsurlaub zu keiner Ferienverkürzung führen darf.
Die Standesinitiative Jura verlangt zudem die Aufnahme eines neuen Artikels 329f OR. Er präzisiert, dass mindestens zwölf Wochen in die Zeit nach der Geburt fallen müssen und dass der Anspruch 80 Prozent des Lohnes zu betragen hat.
Die vorberatende Kommission hat sich mit 12 zu 7 Stimmen gegen die Überweisung der Motion Spoerry ausgesprochen. Die wichtigsten Gründe dafür waren die folgenden:
1. Die Bundesverfassung verlangt schon seit Jahrzehnten die Einführung einer Mutterschaftsversicherung. Dieses Anliegen gilt es nun endlich zu realisieren.
2. Die Motion Spoerry ist inhaltlich mit der Parlamentarischen Initiative Egerszegi 99.429 identisch. Beide Vorstösse fordern eine Minimallösung nach OR von acht Wochen Lohnfortzahlung nach der Geburt. Der Parlamentarischen Initiative Egerszegi 99.429 wurde von unserem Rat im Juni 2000 mit 99 zu 75 Stimmen nicht Folge gegeben. Logischerweise ist daher auch die Motion Spoerry nicht zu überweisen.
3. Unser Rat hat deutlich signalisiert, dass er eine weiter gehende Lösung bevorzugt, indem er die Kommissionsmotion 00.3182 "Mutterschutz und Mischfinanzierung" mit 114 zu 62 Stimmen überwiesen hat. Die Motion verlangt vierzehn Wochen bezahlten Mutterschaftsurlaub für erwerbstätige Mütter. Sie sieht eine Mischfinanzierung durch den Arbeitgeber und die Erwerbsersatzordnung vor.
4. Die Mehrheit der Kommission will auch klare Akzente setzen. Sie lehnt die Minimallösung von acht Wochen Lohnfortzahlung bei Mutterschaft ab. Sie betrachtet einen vierzehnwöchigen bezahlten Mutterschaftsurlaub als angemessen und richtig.
Die vorberatende Kommission hat die Standesinitiativen Genf und Jura mit 10 zu 7 Stimmen abgelehnt. Es führten unterschiedliche Gründe zur Ablehnung der Initiativen. Einerseits wird an der politischen Lösung festgehalten, die unsere Kommission mit der Überweisung der Kommissionsmotion "Mutterschutz und Mischfinanzierung" bereits beschlossen hat. Die Motion wurde sowohl von unserem Rat als auch vom Ständerat überwiesen. Andererseits gilt es auch den Volkswillen zu respektieren. Der Souverän hat eine Mutterschaftsversicherung, wie bereits erwähnt, im Jahre 1999 abgelehnt. Eine reine OR-Lösung, wie sie die Standesinitiativen vorschlagen, belastet einseitig die Arbeitgeber. Gewerbliche Kreise wollen Hand bieten, um eine wirtschaftlich tragbare Lösung zur Verbesserung des Mutterschaftsurlaubes zu erreichen. Aber mehr als acht Wochen Mutterschaftsurlaub, die durch den Arbeitgeber allein bezahlt werden, sind für die KMU nicht tragbar. Sie lehnen daher eine weiter als die Minimallösung von acht Wochen gehende Lösung ab.
Es ist auch festzuhalten, dass in der Zwischenzeit die Diskussion über die Vorschläge für einen bezahlten Mutterschaftsurlaub weitergegangen ist. Das Eidgenössische Justiz- und Polizeidepartement hat dazu neue Vorschläge gemacht und zwei Varianten in die Vernehmlassung gegeben. Die Parlamentarische Initiative Triponez 01.426 verlangt die Revision des Erwerbsersatzgesetzes mit dem Ziel, selbstständigen und angestellten Müttern während vierzehn Wochen eine Erwerbsersatzentschädigung zu gewähren. Die Finanzierung ist dabei ausschliesslich aus der Kasse der EO vorgesehen. Über diese Parlamentarische Initiative entscheiden wir auch gleich anschliessend.
Zusammenfassend möchte ich nochmals festhalten, dass sich die Kommission mehrheitlich gegen die Überweisung der Motion Spoerry ausgesprochen hat und Ihnen ebenfalls beantragt, den Standesinitiativen Jura und Genf keine Folge zu geben.
Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion
Après la votation du 13 juin 1999, une pluie de projets a atterri sur la table de la commission, montrant bien la volonté de trouver le moyen de remplir enfin le mandat constitutionnel vieux de plus de 50 ans qui exige l'institution d'un congé-maternité digne de ce nom.
Réunie le 6 avril 2001, la commission a discuté en même temps deux initiatives cantonales (99.303; 00.302) et la motion du Conseil des Etats (99.3269) dont l'auteur est Mme Spoerry, portant toutes les trois sur le même sujet. Les deux initiatives des cantons du Jura et de Genève ont pour objet une modification des articles 324a et 329b du Code des obligations, avec pour but d'obliger l'employeur à continuer de payer le salaire à une travailleuse pendant 14 semaines en cas d'accouchement et, en accordant ce congé, à ne pas diminuer les vacances auxquelles elle a droit. L'initiative du canton du Jura précise qu'une période d'au moins 12 semaines doit tomber dans la période suivant l'accouchement et que la personne employée a droit à 80 pour cent de son salaire durant son congé-maternité. La motion du Conseil des Etats vise à ce que le Code des obligations soit révisé, de sorte que les femmes exerçant une activité lucrative reçoivent dans tous les cas un salaire durant les 8 semaines d'arrêt de travail après l'accouchement, arrêt imposé, on le sait, en vertu de la loi sur le travail.
La commission a poursuivi dans la ligne claire qu'elle avait inaugurée l'an dernier en refusant les projets qui s'écartent de l'objectif qu'elle s'est fixée, c'est-à-dire un congé maternité de 14 semaines couvert par un financement mixte ou paritaire, seul moyen d'en assurer le succès. En effet, l'an dernier la commission avait déposé une motion intitulée "Protection de la maternité et financement mixte" (00.3182), dont je suis l'auteur. Cette motion a été transmise par le Conseil national en juin 2000, par 114 voix contre 62, puis par le Conseil des Etats en décembre 2000, par 24 voix contre 17.
Les initiatives des cantons demandent une révision du Code des obligations pour instituer un congé maternité de 14 semaines, mais elles ont pour inconvénient de grever unilatéralement les employeurs. Pour ces raisons, la commission, par 10 voix contre 7 et avec 1 abstention, propose de ne pas donner suite aux deux initiatives. Le Conseil des Etats a lui aussi refusé de leur donner suite, par 27 voix contre 13. Une minorité de la commission propose de donner suite et pense que la motion "Protection de la maternité et financement mixte" et les initiatives des cantons ne s'excluent pas.
Lors de la même séance, la commission a examiné la motion 99.3269 du Conseil des Etats (Spoerry), qui propose une solution minimale de 8 semaines pour les femmes exerçant une activité lucrative par une révision du Code des obligations, solution qui a déjà été étudiée par la commission dans le cadre de son examen de l'initiative parlementaire Egerszegi 99.429, et qui avait été rejetée par la majorité de la commission, suivie le 23 juin 2000 par le Conseil national, qui avait refusé de donner suite par 99 voix contre 75, préférant la motion "Protection de la maternité et financement mixte".
Pour sa part le Conseil des Etats, après avoir en automne 2000 décidé à l'unanimité de transmettre la motion Spoerry, a pris la décision de transmettre aussi la motion du Conseil national précitée, se prononçant par là en faveur d'un congé maternité de 14 semaines. Dans ces conditions, transmettre la motion du Conseil des Etats reviendrait non seulement à faire un pas en arrière, mais risquerait également de retarder la mise en oeuvre d'un projet comportant 14 semaines avec un financement favorable, qui va vous être présenté très prochainement.
La commission a également formulé sa désapprobation à l'encontre des projets mis en consultation par le Conseil fédéral dont le financement reviendrait aux seuls employeurs. Cependant, il est à remarquer que ces projets montrent la volonté du Conseil fédéral d'aller plus loin que les 8 semaines d'interdiction de travailler.
Poursuivant dans sa ligne claire, la commission propose, par 12 voix contre 7, de ne pas transmettre la motion. Elle propose aussi de ne pas transmettre la motion en tant que postulat. Une minorité est réfractaire à tout projet plus étendu que 8 semaines qui contreviendrait, selon elle, à la volonté populaire ou alors pense que la motion "Protection de la maternité et financement mixte" et la motion Spoerry ne s'excluent pas.
Au nom de la majorité de la commission, je vous demande de garder la ligne claire et limpide choisie et donc, d'une part, de refuser de donner suite aux initiatives des cantons - ils comprendront fort bien que nous donnons ainsi la meilleure chance de réussite de notre projet -, et d'autre part, de rejeter comme l'an dernier la proposition minimaliste que représente la motion du Conseil des Etats.
Pour être tout à fait claire, la commission vous demande aussi de refuser la transformation de la motion Spoerry en postulat, tout cela pour garder la pertinence de son objectif: un congé maternité de 14 semaines avec un financement favorable.
Rossini Stéphane · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion
Notre Conseil aura l'occasion, durant cette session, de débattre de plusieurs objets et interventions relatifs à la question de l'assurance-maternité. Après cinquante années de tergiversations, ce nouvel élan est incontestablement réjouissant. Osons espérer que le processus débouchera désormais sur des solutions effectives qui pourront entrer en vigueur au plus vite, c'est là que se trouve l'essentiel de notre débat.
Dans ce contexte d'interventions multiples, il importe de ne pas perdre de vue les quatre questions centrales auxquelles nous sommes censés répondre, à savoir: la définition du cercle des personnes protégées et des bénéficiaires, la durée d'octroi des prestations, le niveau de ces mêmes prestations et les modalités de financement.
Les initiatives cantonales déposées par les cantons de Genève et du Jura ciblent leur action sur le Code des obligations et les employeurs. Elles visent ainsi l'amélioration de la protection des travailleuses. Elles sont un moyen devant permettre au processus d'élaboration d'une véritable assurance-maternité d'avancer. Devant les échecs répétés, ces démarches nous permettent de ne pas tomber dans la résignation.
Pour le groupe socialiste, par le biais de la proposition de minorité, défendue en commission par Mme Maury-Pasquier, présidente de notre Conseil, il est évident et urgent de combler les lacunes législatives actuelles. Bien que visant idéalement un congé-maternité de 16 semaines et un élargissement du cercle des bénéficiaires, le groupe socialiste soutient les deux initiatives cantonales qui demandent un congé de 14 semaines, ce qui est nettement plus favorable aux travailleuses que la motion Spoerry fixant la durée d'octroi de ces prestations à 8 semaines. Comme la majorité de la commission et comme l'ont dit très justement les rapporteurs au sujet de la motion Spoerry, nous sommes d'avis qu'elle doit être rejetée. Il n'est pas question pour nous de faire marche arrière: le futur ne se construit pas dans le rétroviseur.
En ce qui concerne le taux de couverture de 80 pour cent du salaire, contenu dans l'initiative du canton du Jura, il représente une solution qui mérite aussi d'être soutenue et vers laquelle une majorité devrait tendre.
La pluralité des propositions sur lesquelles nous allons encore débattre, notamment en traitant l'initiative parlementaire Triponez tout à l'heure, ne doit pas aboutir à une opposition des projets. Il ne serait pas sérieux et plutôt contreproductif de jouer les propositions les unes contre les autres.
Pour être cohérents, pour exprimer aussi notre détermination en faveur de cet objet et éviter de tout perdre, certes peu probable si l'on se montre conséquent, nous vous invitons tout de même à donner suite aux initiatives des cantons de Genève et du Jura.
Bortoluzzi Toni · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich führe zwei Minderheiten an, auf der einen Seite die Minderheit für die Unterstützung der Motion Spoerry und auf der anderen Seite die Minderheit für die Ablehnung des nächsten Geschäftes der Parlamentarischen Initiative Triponez. Ich nehme diese beiden Anliegen, weil sie zusammengehören, selbstverständlich auch in meinen Ausführungen zusammen.
Bevor ich aber auf das eigentliche Anliegen einer Mutterschaftsversicherung eingehe, möchte ich festhalten, dass die Parlamentarische Initiative Triponez ja nicht einmal zwei Jahre nach dem deutlichen Volksentscheid zur gleichen Sache entstanden ist. Dass das im Grundgehalt gleiche Anliegen nun wieder vorgebracht wird, zeigt, dass der Respekt der Initianten vor Volksentscheiden nicht allzu gross sein dürfte. Der Bundesrat hat mit einer unmöglichen OR-Lösung, welche er etwa zur gleichen Zeit in die Vernehmlassung schickte, seinen Teil dazu beigetragen. Das Resultat war abzusehen. Er hat sich nun, um nicht als schlechter Verlierer dazustehen, hinter der Initiative Triponez versteckt. Das ist in etwa die Situation.
Dass Sie mit Ihrem Vorgehen den Willen zur Solidarität in unserem Land schwächen, weil Sie viele Leute ausserordentlich verärgern, möchte ich hier deutlich zum Ausdruck bringen. Das scheint Sie aber angesichts Ihrer Zwängerei absolut nicht zu interessieren. Dieses Verhalten entspricht offensichtlich dem Zeitgeist. Die "Koalition der Vernunft", wie sie sich neuerdings nennt, wird hier zweifellos die ihr optimal scheinende Lösung verabschieden. Sich zu bescheiden und die unbestrittene Lücke zu schliessen, wie es in der Motion Spoerry gefordert wird, ist nicht gefragt. Die Umverteilung muss unter gütiger Mithilfe des Direktors des Schweizerischen Gewerbeverbandes gefördert werden. Mir scheint, dass Herr Triponez offensichtlich auch einmal ein "Lieber" sein will, weil er sonst immer zu den "Bösen" gehört. Er möchte hier etwas durchsetzen, welches vom Volk noch vor kurzer Zeit deutlich abgelehnt wurde.
Zu den Vorschlägen: Die Minderheit unterstützt die Motion Spoerry, weil sie im OR die unbestrittene Lücke in Bezug auf das Arbeitsgesetz schliesst. Bei der Parlamentarischen Initiative Triponez geht es ja zuerst einmal darum, möglichst ohne schmerzliche finanzielle Folgen die Versicherung einzuführen, und dazu ist der prall gefüllte Topf der Erwerbsersatzordnung (EO), welcher gegen vier Milliarden Franken aufweist, geeignet. Statt eine ehrliche Lösung mit langfristiger Finanzierung zu wählen, will man eine eigentliche Mogelpackung durchsetzen. In wenigen Jahren werden die Reserven der EO aufgebraucht sein, und dann werden neue Lohnabgaben oder Steuern unumgänglich sein. Selbstverständlich wird dann solchen neuen Abgaben unter dem Sachzwang eines bereits bestehenden Versicherungszweiges eher zugestimmt.
Meines Erachtens ist es aber grundsätzlich nicht haltbar, den Erwerbsersatz bei Mutterschaft über die EO zu finanzieren. Die EO orientiert sich an Artikel 59 der Bundesverfassung, an der Pflicht, Dienst zu leisten - Militär- oder zivilen Ersatzdienst. Darum sieht das Gesetz auch eine minimale Entschädigung für Personen ohne Erwerbstätigkeit vor, wenn sie solchen Dienst leisten. Das Bundesgesetz über die Erwerbsersatzordnung ist in diesem Sinne auch keine Versicherung. Dass die Finanzierung über Lohnabgaben erfolgt, ist ja an sich äusserst fragwürdig - heute würden wir diese Aufgabe kaum mehr über die Betriebe finanzieren. Lohnausfall wegen Militärdienst ist an sich Sache des Staates und der Steuerzahler. Demgegenüber werden Lohnausfälle wegen Krankheit, Unfall und verschiedenster anderer Gründe für Arbeitsplatzabsenzen über das OR und die Gesamtarbeitsverträge geregelt und sind Sache der Wirtschaft. Hier liegt meines Erachtens der Unterschied. Wenn Sie den Erwerbsersatz bei Mutterschaft mit den von Ihnen vorgeschlagenen Mitteln verbessern wollen, diskriminieren Sie die Mutter, welche gerade wegen der Mutterschaft auf den Erwerb verzichtet, freiwillig verzichtet, und sich möglicherweise mit einem grösseren Anteil an Eigenverantwortung dieser Aufgabe stellt und mit dieser Initiative doppelt bestraft wird.
Ich bitte Sie also im Namen der Minderheit, die Motion des Ständerates (Spoerry) zu unterstützen. Sie wählt die bewährte Form des sozialen Schutzes der Arbeitnehmer und Arbeitnehmerinnen, wie sie in anderen Erwerbsersatzfragen gültig ist, nimmt dieses System auf und baut es weiter und meines Erachtens richtigerweise und am richtigen Ort aus, während sich die Parlamentarische Initiative Triponez, welche es abzulehnen gilt, in erster Linie am Geld des Fonds der Erwerbsersatzordnung und nicht am eigentlichen Problem orientiert.
Metzler Ruth · BR-F · Bundesrat · Appenzell I.-Rh.
Nach der Ablehnung der Mutterschaftsversicherung am 13. Juni 1999 wurden zahlreiche parlamentarische Vorstösse eingereicht, darunter die Motion Spoerry, die uns heute beschäftigt. Der Bundesrat beantragte damals die Umwandlung dieser, wie auch sämtlicher anderer Motionen in ein Postulat.
In der Zwischenzeit hat sich die Lage in verschiedener Hinsicht geändert. Zum einen wurde während der Debatte über die Motion Spoerry im Ständerat klar, dass diese etwas anders zu verstehen ist, als wir ursprünglich gedacht hatten. Sie will nämlich einen echten Mutterschaftsurlaub in dem Sinne einführen, dass der entsprechende Lohnanspruch nicht gekürzt wird, wenn die Arbeitnehmerin vor der Niederkunft aus einem anderen Grunde, beispielsweise wegen der Schwangerschaft, arbeitsverhindert war. Zum anderen hat mein Departement von Mitte Juni bis Mitte September dieses Jahres ein Vernehmlassungsverfahren über einen Vorentwurf zur Revision des Obligationenrechtes durchgeführt. Die Vorschläge des Bundesrates gingen weiter als jene der Motion Spoerry.
Der Bundesrat hat letzte Woche von den Ergebnissen des Vernehmlassungsverfahrens Kenntnis genommen. Die Vernehmlassungsteilnehmer waren sich grundsätzlich einig, dass in Bezug auf den bezahlten Mutterschaftsurlaub eine adäquate gesetzliche Regelung zu treffen ist. Die vorgeschlagene OR-Lösung wurde aber von fast allen Kantonen und Parteien sowie von den meisten Organisationen verworfen, vor allem mit dem Argument, dass die Kosten allein von den Arbeitgebern getragen werden müssten und die damit verbundene finanzielle Belastung von KMU und Branchen mit hohem Anteil an Frauen im gebärfähigen Alter kaum verkraftet werden könnte.
Zu bemerken ist, dass viele Vernehmlassungsteilnehmer ausdrücklich und klar auf andere mögliche Lösungen hingewiesen haben, namentlich auf die im Juni von Herrn Triponez eingereichte und von Frau Meyer Thérèse, Frau Fehr Jacqueline und Frau Haller Ursula mitunterzeichnete Parlamentarische Initiative 01.426 oder auf eine andere Lösung im Sinne der Motion der Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit des Nationalrates (00.3182), die von beiden Räten überwiesen wurde.
Bei dieser Ausgangslage beschloss der Bundesrat, vorerst auf die Ausarbeitung einer Botschaft zu verzichten. Der Bundesrat ist grundsätzlich bereit, die Parlamentarische Initiative Triponez oder ähnliche Lösungen zu unterstützen, sofern der Nationalrat der Initiative Folge geben wird.
Hier möchte ich noch ein Wort zum Votum von Herrn Bortoluzzi sagen: Herr Bortoluzzi, unsere Lösung haben wir bereits vor einem Jahr angekündigt und nicht zum Zeitpunkt, zu dem wir das Vernehmlassungsverfahren eröffnet haben. Sie ist also kein Ausfluss der Parlamentarischen Initiative Triponez.
Ich überlasse es im Übrigen Ihnen, zu beurteilen, wie stark das bestimmte Vorgehen des Bundesrates dazu geführt hat, dass die Parlamentarische Initiative Triponez eingereicht worden ist. Sollte dieser Parlamentarischen Initiative nicht Folge gegeben werden, wird das EJPD die Botschaft zu einer Lösung gemäss Obligationenrecht ausarbeiten, und zwar eine Lösung für einen Mutterschaftsurlaub von zwölf Wochen, der zu hundert Prozent bezahlt wird. Dadurch zeigt der Bundesrat deutlich, dass er sich nach wie vor für eine baldige Beseitigung der gravierenden Mängel einsetzen will, die das geltende Recht auf dem Gebiet des Mutterschaftsschutzes aufweist.
Das Ziel bei unserem Revisionsvorschlag war letztlich auch, mittel- bis langfristig der Bestimmung unserer Bundesverfassung zum Durchbruch zu verhelfen und eine echte Mutterschaftsversicherung einzuführen. Mit unserem Vorschlag wollten wir kurzfristig die Lücken schliessen. Dieses Ziel verfolgen wir weiter, wenn wir im Moment auf eine eigene Botschaft verzichten und bereit sind, eine rasch ausgearbeitete Lösung des Parlamentes zu unterstützen. Wir wollen eine mehrheitsfähige Lösung, und dabei denken wir nicht nur an das Parlament, sondern auch an das Stimmvolk, welches die Lösung in einer Referendumsabstimmung letztlich auch mittragen muss.
Ich komme damit zurück zur Motion Spoerry: Für den Bundesrat ist ein Mutterschaftsurlaub von acht Wochen ungenügend. Da der Bundesrat selber auch eine OR-Lösung vorgeschlagen hat, wären wir an sich bereit, die Motion als Postulat entgegenzunehmen. Wir werden aber keinen entsprechenden Antrag stellen. Wenn es nur darum geht, die Motion anzunehmen oder sie abzulehnen, bitte ich Sie, dem Antrag der Mehrheit der Kommission zuzustimmen und die Motion Spoerry nicht zu überweisen.
Maury Pasquier Liliane · P-F · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
00.302, 99.303
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben .... 63 Stimmen
Dagegen .... 94 Stimmen
99.3269
Abstimmung - Vote
Für Überweisung der Motion .... 54 Stimmen
Dagegen .... 103 Stimmen