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OR. Aktienrecht

49091 · Amtliches Bulletin

Dals 8 zercl. 2020

https://lexipedia.io/rm/docs/ch/ab-bo-bu/49091/de/or-aktienrecht

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Funtauna

Fatschenta parlamentara: OR. Aktienrecht (16.077)

16.077

OR. Aktienrecht

Moret Isabelle · P-F · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

2. Obligationenrecht (indirekter Gegenentwurf zur Volksinitiative "für verantwortungsvolle Unternehmen - zum Schutz von Mensch und Umwelt")

2. Code des obligations (contre-projet indirect à l'initiative populaire "Entreprises responsables - pour protéger l'être humain et l'environnement")

Gliederungstitel vor Art. 55; Art. 55 Titel, Abs. 1bis, 1ter; 55a; 716a Abs. 1 Ziff. 5, 10; 716abis; 759a; 810 Abs. 2 Ziff. 4; 810a; 901; 918a

Antrag der Einigungskonferenz

Streichen

Titre précédant l'art. 55; art. 55 titre, al. 1bis, 1ter; 55a; 716a al. 1 ch. 5, 10; 716abis; 759a; 810 al. 2 ch. 4; 810a; 901; 918a

Proposition de la Conférence de conciliation

Biffer

Gliederungstitel vor Art. 957

Antrag der Einigungskonferenz

Zweiunddreissigster Titel: Kaufmännische Buchführung, Rechnungslegung sowie nichtfinanzielle Transparenzbestimmungen und Sorgfaltspflichten

Titre précédant l'art. 957

Proposition de la Conférence de conciliation

Titre trente-deuxième: De la comptabilité commerciale, de la présentation des comptes et des dispositions en matière de transparence et des devoirs de diligence non financiers

IIIa. Abschnitt Titel; Gliederungstitel vor Art. 961e; Art. 961e; Gliederungstitel vor Art. 961f; Art. 961f

Antrag der Einigungskonferenz

Streichen

Section IIIa titre; titre précédant l'art. 961e; art. 961e; titre précédant l'art. 961f; art. 961f

Proposition de la Conférence de conciliation

Biffer

Gliederungstitel vor Art. 964bis

Antrag der Einigungskonferenz

Sechster Abschnitt: Transparenz bezüglich nichtfinanzieller Belange

Titre précédant l'art. 964bis

Proposition de la Conférence de conciliation

Chapitre VI: Transparence sur les questions non financières

Art. 964bis

Antrag der Einigungskonferenz

Titel

A. Grundsatz

Abs. 1

Unternehmen erstatten jährlich einen nichtfinanziellen Bericht, wenn sie:

1. Gesellschaften des öffentlichen Interesses im Sinne von Artikel 2 Buchstabe c des Revisionsaufsichtsgesetzes vom 16. Dezember 2005 sind;

2. zusammen mit den von ihnen kontrollierten in- oder ausländischen Unternehmen, in zwei aufeinanderfolgenden Geschäftsjahren mindestens 500 Vollzeitstellen im Jahresdurchschnitt haben; und

3. zusammen mit den von ihnen kontrollierten in- oder ausländischen Unternehmen, mindestens eine der nachstehenden Grössen in zwei aufeinanderfolgenden Geschäftsjahren überschreiten:

a. Bilanzsumme von 20 Millionen Franken;

b. Umsatzerlös von 40 Millionen Franken.

Abs. 2

Von dieser Pflicht befreit sind Unternehmen, die von einem anderen Unternehmen kontrolliert werden:

1. für welches diese Bestimmung anwendbar ist; oder

2. das einen gleichwertigen nichtfinanziellen Bericht nach ausländischem Recht erstellen muss.

Art. 964bis

Proposition de la Conférence de conciliation

Titre

A. Principe

Al. 1

Les entreprises rédigent annuellement un rapport non financier lorsqu'elles:

1. sont des sociétés d'intérêt public au sens de l'article 2 lettre c de la loi fédérale sur l'agrément et la surveillance des réviseurs du 16 décembre 2005;

2. ont au cours de deux exercices successifs, conjointement avec une ou plusieurs entreprises suisses ou étrangères qu'elles contrôlent, un effectif de 500 emplois à plein temps au moins en moyenne annuelle; et

3. dépassent au cours de deux exercices consécutifs, conjointement avec une ou plusieurs entreprises suisses ou étrangères qu'elles contrôlent, au moins une des valeurs suivantes:

a. total du bilan: 20 millions de francs;

b. chiffre d'affaires: 40 millions de francs.

Al. 2

Sont libérées de cette obligation, les entreprises qui sont contrôlées par une autre entreprise:

1. à laquelle cette disposition est applicable; ou

2. qui doit établir un rapport non financier équivalent en vertu du droit étranger.

Art. 964ter

Antrag der Einigungskonferenz

Titel

B. Zweck und Inhalt des Berichts

Abs. 1

Der nichtfinanzielle Bericht gibt Rechenschaft über Umweltbelange, insbesondere die CO2-Ziele, Sozialbelange, Arbeitnehmerbelange, die Achtung der Menschenrechte sowie die Bekämpfung der Korruption. Der Bericht enthält diejenigen Angaben, welche zum Verständnis des Geschäftsverlaufs, des Geschäftsergebnisses, der Lage des Unternehmens sowie der Auswirkungen seiner Tätigkeit auf diese Belange erforderlich sind.

Abs. 2

Der Bericht umfasst insbesondere:

1. eine Beschreibung des Geschäftsmodells;

2. eine Beschreibung der in Bezug auf die Belange gemäss Absatz 1 verfolgten Konzepte, einschliesslich der angewandten Sorgfaltsprüfung;

3. eine Darstellung der zur Umsetzung dieser Konzepte ergriffenen Massnahmen sowie eine Bewertung der Wirksamkeit dieser Massnahmen;

4. eine Beschreibung der wesentlichen Risiken im Zusammenhang mit den Belangen gemäss Absatz 1, die negative Auswirkungen auf diese Belange haben können, sowie der Handhabung dieser Risiken durch das Unternehmen; massgebend sind Risiken,

a. die sich aus der eigenen Geschäftstätigkeit des Unternehmens ergeben, und

b. wenn dies relevant und verhältnismässig ist, die sich aus seinen Geschäftsbeziehungen, seinen Erzeugnissen oder seinen Dienstleistungen ergeben;

5. die für die Unternehmenstätigkeit wesentlichen Leistungsindikatoren in Bezug auf die Belange gemäss Absatz 1.

Abs. 3

Der Bericht kann sich auf nationale, europäische oder internationale Regelwerke stützen, wie insbesondere die Leitsätze der OECD. Diesfalls ist das angewandte Regelwerk im Bericht zu nennen. Bei der Anwendung solcher Regelwerke ist sicherzustellen, dass alle Vorgaben von Artikel 964ter erfüllt sind. Nötigenfalls ist ein ergänzender Bericht zu verfassen.

Abs. 4

Kontrolliert ein Unternehmen allein oder zusammen ein oder mehrere andere in- oder ausländische Unternehmen, umfasst der Bericht alle diese Unternehmen.

Abs. 5

Verfolgt das Unternehmen in Bezug auf einen oder mehrere Belange gemäss Absatz 1 kein Konzept, hat es dies im Bericht klar und begründet zu erläutern.

Abs. 6

Der Bericht ist in einer Landessprache oder auf Englisch abzufassen.

Art. 964ter

Proposition de la Conférence de conciliation

Titre

B. But et contenu du rapport

Al. 1

Le rapport non financier rend compte des questions environnementales, notamment des objectifs en matière de CO2, des questions sociales, des questions de personnel, du respect des droits de l'homme et de la lutte contre la corruption. Le rapport contient les informations qui sont nécessaires pour comprendre l'évolution des affaires, la performance et la situation de l'entreprise ainsi que les incidences de son activité sur ces questions.

Al. 2

Le rapport comprend notamment:

1. une description du modèle commercial de l'entreprise;

2. une description des concepts appliqués en ce qui concerne les questions mentionnées à l'alinéa 1, y compris les procédures de diligence mises en oeuvre;

3. une description des mesures prises en application de ces concepts ainsi qu'une évaluation de l'efficacité de ces mesures;

4. une description des principaux risques liés aux questions mentionnées à l' alinéa 1, qui sont susceptibles d'entraîner des incidences négatives dans ces domaines, et la manière dont l'entreprise gère ces risques; les risques déterminants sont:

a. ceux qui découlent de l'activité propre de l'entreprise, et

b. lorsque cela s'avère pertinent et proportionné, ceux qui découlent de ses relations d'affaires, de ses produits ou de ses services;

5. les indicateurs clés de performance dans les domaines mentionnés à l'alinéa 1, déterminant pour l'activité de l'entreprise.

Al. 3

Le rapport peut se baser sur des réglementations nationales, européennes ou internationales, comme notamment les principes directeurs de l'OCDE. Dans ce cas, la réglementation appliquée doit être mentionnée dans le rapport. En cas d'application d'une de ces réglementations, l'entreprise doit veiller à ce que les exigences de l'article 964ter soient remplies. Le cas échéant, elle doit rédiger un rapport supplémentaire.

Al. 4

Lorsqu'une entreprise contrôle seule ou conjointement une ou plusieurs entreprises suisses ou étrangères, le rapport s'étend à l'ensemble de ces entreprises.

Al. 5

Lorsque l'entreprise n'applique pas de concept en ce qui concerne l'une ou plusieurs des questions mentionnées à l'alinéa 1, elle intègre dans le rapport une explication claire et motivée des raisons le justifiant.

Al. 6

Le rapport est rédigé dans une langue nationale ou en anglais.

Art. 964quater

Antrag der Einigungskonferenz

Titel

C. Genehmigung, Veröffentlichung, Führung und Aufbewahrung

Abs. 1

Der nichtfinanzielle Bericht bedarf der Genehmigung und Unterzeichnung durch das oberste Leitungs- und Verwaltungsorgan sowie der Genehmigung des für die Genehmigung der Jahresrechnung zuständigen Organs.

Abs. 2

Das oberste Leitungs- und Verwaltungsorgan stellt sicher, dass der Bericht:

1. umgehend nach der Genehmigung elektronisch veröffentlicht wird;

2. mindestens zehn Jahre lang öffentlich zugänglich bleibt.

Abs. 3

Für die Führung und Aufbewahrung der Berichte gilt Artikel 958f sinngemäss.

Art. 964quater

Proposition de la Conférence de conciliation

Titre

C. Approbation, publication, tenue et conservation

Al. 1

Le rapport non financier doit être approuvé et signé par l'organe suprême de direction ou d'administration, et approuvé par l'organe compétent pour l'approbation des comptes annuels.

Al. 2

L'organe suprême de direction ou d'administration veille à ce que le rapport:

1. soit publié par voie électronique immédiatement après son approbation;

2. reste accessible au public au moins pendant dix ans.

Al. 3

L'article 958f s'applique par analogie à la tenue et conservation des rapports.

Gliederungstitel vor Art. 964a

Antrag der Einigungskonferenz

Siebter Abschnitt: Transparenz bei Rohstoffunternehmen

Titre précédant l'art. 964a

Proposition de la Conférence de conciliation

Chapitre VII: Transparence dans les entreprises de matières premières

Gliederungstitel nach Art. 964f

Antrag der Einigungskonferenz

Achter Abschnitt: Sorgfaltspflichten und Transparenz bezüglich Mineralien und Metallen aus Konfliktgebieten und Kinderarbeit

Titre suivant l'art. 964f

Proposition de la Conférence de conciliation

Chapitre VIII: Devoirs de diligence et transparence en matière de minerais et métaux provenant de zones de conflit et de travail des enfants

Art. 964g

Antrag der Einigungskonferenz

Titel

A. Grundsatz

Abs. 1

Unternehmen, deren Sitz, Hauptverwaltung oder Hauptniederlassung sich in der Schweiz befindet, müssen in der Lieferkette Sorgfaltspflichten einhalten und darüber Bericht erstatten, wenn sie:

1. Mineralien oder Metalle bestehend aus Zinn, Tantal, Wolfram oder Gold aus Konflikt- und Hochrisikogebieten in den freien Verkehr der Schweiz überführen oder in der Schweiz bearbeiten, oder

2. Produkte oder Dienstleistungen anbieten, für welche ein begründeter Verdacht besteht, dass sie unter Einsatz von Kinderarbeit hergestellt oder erbracht wurden.

Abs. 2

Der Bundesrat legt jährliche Einfuhrmengen von Mineralien und Metallen fest, bis zu denen ein Unternehmen von der Sorgfalts- und Berichterstattungspflicht befreit ist.

Abs. 3

Er legt fest, unter welchen Voraussetzungen kleine und mittlere Unternehmen sowie Unternehmen mit geringen Risiken im Bereich Kinderarbeit das Vorliegen eines begründeten Verdachts auf Kinderarbeit nicht prüfen müssen.

Abs. 4

Er legt die Voraussetzungen fest, unter denen die Unternehmen von den Sorgfalts- und Berichterstattungspflichten ausgenommen sind, sofern sie sich an ein international anerkanntes gleichwertiges Regelwerk, wie insbesondere die Leitsätze der OECD, halten.

Art. 964g

Proposition de la Conférence de conciliation

Titre

A. Principe

Al. 1

Les entreprises, dont le siège, l'administration centrale ou l'établissement principal se trouve en Suisse, doivent respecter les devoirs de diligence dans la chaîne d'approvisionnement et en rendre compte dans un rapport, lorsqu'elles:

1. mettent en libre circulation en Suisse ou traitent en Suisse des minerais ou des métaux constitués d'étain, de tantale, de tungstène, d'or de zones de conflit et de haut risque, ou

2. offrent des biens ou services, pour lesquels il existe un soupçon fondé de recours au travail des enfants.

Al. 2

Le Conseil fédéral détermine les volumes annuels d'importation de minerais et de métaux, jusqu'auxquels les entreprises sont libérées des devoirs de diligence et de rapport.

Al. 3

Il détermine les conditions auxquelles les petites et moyennes entreprises et les entreprises qui présentent de faibles risques dans le domaine du travail des enfants ne doivent pas examiner la présence d'un soupçon fondé de travail des enfants.

Al. 4

Il détermine les conditions auxquelles les entreprises sont exemptées du devoir de diligence et de rapport, pour autant qu'elles respectent une réglementation internationalement reconnue et équivalente, comme notamment les principes directeurs de l'OCDE.

Art. 964h

Antrag der Einigungskonferenz

Titel

B. Sorgfaltspflichten

Abs. 1

Die Unternehmen führen ein Managementsystem und legen darin Folgendes fest:

1. die Lieferkettenpolitik für möglicherweise aus Konflikt- und Hochrisikogebieten stammende Mineralien und Metalle sowie für Produkte oder Dienstleistungen, für welche ein begründeter Verdacht auf Kinderarbeit besteht;

2. ein System, mit dem die Lieferkette zurückverfolgt werden kann.

Abs. 2

Sie ermitteln und bewerten die Risiken schädlicher Auswirkungen in ihrer Lieferkette. Sie erstellen einen Risikomanagementplan und treffen Massnahmen zur Minimierung der festgestellten Risiken.

Abs. 3

Sie lassen die Einhaltung der Sorgfaltspflichten bezüglich der Mineralien und Metalle durch eine unabhängige Fachperson prüfen.

Abs. 4

Der Bundesrat erlässt die näheren Vorschriften; er orientiert sich dabei an international anerkannten Regelwerken, wie insbesondere den Leitsätzen der OECD.

Art. 964h

Proposition de la Conférence de conciliation

Titre

B. Devoirs de diligence

Al. 1

Les entreprises mettent en place un système de gestion et définissent les éléments suivants:

1. leur politique relative à la chaîne d'approvisionnement en minerais et en métaux provenant potentiellement de zones de conflit ou à haut risque ainsi que pour les produits ou services, pour lesquels un soupçon fondé de travail des enfants existe;

2. un système qui permet d'établir une traçabilité de la chaîne d'approvisionnement.

Al. 2

Elles identifient et évaluent les risques d'effets néfastes dans leur chaîne d'approvisionnement. Elles élaborent un système de gestion des risques et prennent des mesures en vue de minimiser les risques constatés.

Al. 3

Le respect des devoirs de diligence en matière de minerais et métaux fait l'objet d'une vérification par un expert indépendant.

Al. 4

Le Conseil fédéral édicte les prescriptions nécessaires; il tient compte des réglementations internationalement reconnues, comme notamment les principes directeurs de l'OCDE.

Art. 964i

Antrag der Einigungskonferenz

Titel

C. Berichterstattung

Abs. 1

Das oberste Leitungs- oder Verwaltungsorgan erstattet jährlich Bericht über die Erfüllung der Sorgfaltspflichten.

Abs. 2

Der Bericht ist in einer Landessprache oder auf Englisch abzufassen.

Abs. 3

Das oberste Leitungs- oder Verwaltungsorgan stellt sicher, dass der Bericht:

1. innerhalb von sechs Monaten seit Ablauf des Geschäftsjahres elektronisch veröffentlicht wird;

2. mindestens zehn Jahre lang öffentlich zugänglich bleibt.

Abs. 4

Für die Führung und Aufbewahrung der Berichte nach Absatz 1 gilt Artikel 958f sinngemäss.

Abs. 5

Unternehmen, die Produkte und Dienstleistungen von Unternehmen anbieten, die einen Bericht verfasst haben, müssen für diese Produkte und Dienstleistungen selber keinen Bericht erstellen.

Art. 964i

Proposition de la Conférence de conciliation

Titre

C. Obligation de faire rapport

Al. 1

L'organe suprême de direction ou d'administration rapporte annuellement sur la mise en oeuvre des devoirs de diligence.

Al. 2

Le rapport est rédigé dans une langue nationale ou en anglais.

Al. 3

L'organe suprême de direction ou d'administration veille à ce que le rapport:

1. soit publié par voie électronique dans les six mois suivant la fin de l'exercice;

2. reste accessible au public au moins pendant dix ans.

Al. 4

L'article 958f s'applique par analogie à la tenue et conservation des rapports selon l'alinéa 1.

Al. 5

Les entreprises qui offrent des biens ou des services d'entreprises ayant établi un rapport selon l'alinéa 1 ne sont pas tenues d'établir un rapport pour ces produits ou services.

Übergangsbestimmung zur Änderung vom ...

Antrag der Einigungskonferenz

Die Vorschriften des 6. Abschnitts und des 8. Abschnitts des 32. Titels finden erstmals Anwendung auf das Geschäftsjahr, das ein Jahr nach Inkrafttreten des neuen Rechts beginnt.

Disposition transitoire de la modification du ...

Proposition de la Conférence de conciliation

Les dispositions des chapitres six et huit du titre trente-deuxième sont applicables à compter de l'exercice qui commence une année après l'entrée en vigueur du nouveau droit.

Ziff. II Ziff. 1 Art. 69abis; Ziff. 1a Art. 3 Abs. 2; 5 Abs. 1 Bst. g, j; 125 Abs. 2; Gliederungstitel vor Art. 212a; Art. 212a; 212b; Ziff. 2 Art. 139a

Antrag der Einigungskonferenz

Streichen

Ch. II ch. 1 art. 69abis; ch. 1a art. 3 al. 2; 5 al. 1 let. g, j; 125 al. 2; titre précédant l'art. 212a; art. 212a; 212b; ch. 2 art. 139a

Proposition de la Conférence de conciliation

Biffer

Ziff. II Ziff. 3 Art. 325ter

Antrag der Einigungskonferenz

Abs. 1

Mit Busse bis zu 100 000 Franken wird bestraft, wer vorsätzlich:

a. in den Berichten gemäss den Artikeln 964bis, 964ter und 964i des Obligationenrechts falsche Angaben macht oder die Berichterstattung unterlässt;

b. der gesetzlichen Pflicht zur Aufbewahrung und Dokumentation der Berichte gemäss den Artikeln 964quater und 964i des Obligationenrechts nicht nachkommt.

Abs. 2

Wer fahrlässig handelt, wird mit Busse bis zu 50 000 Franken bestraft.

Ch. II ch. 3 art. 325ter

Proposition de la Conférence de conciliation

Al. 1

Est puni d'une amende de 100 000 francs au plus quiconque, intentionnellement:

a. donne de fausses indications dans les rapports visés aux articles 964bis, 964ter et 964i du code des obligations ou omet d'établir ces rapports;

b. contrevient à l'obligation légale de conservation et de documentation des rapports visée aux articles 964quater et 964i du code des obligations.

Al. 2

Quiconque agit par négligence est puni d'une amende de 50 000 francs au plus.

Lüscher Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion

La Conférence de conciliation a donc siégé la semaine dernière, face à l'impossibilité du Conseil des Etats et de notre conseil de se mettre d'accord sur un texte.

A l'occasion de cette séance à laquelle, vous le savez, treize conseillers aux Etats, c'est-à-dire l'intégralité de notre Commission des affaires juridiques, et treize conseillers nationaux de la Commission des affaires juridiques du Conseil national, qui en compte 25 en tout, ont pris part, une nouvelle proposition d'un conseiller aux Etats a été faite. Il s'agissait d'une modification de l'article 55a alinéa 2 et d'un nouvel alinéa 3bis, qui avaient pour but de modifier le fardeau de la preuve par rapport à la version actuelle du concept de notre conseil. En réalité, on revenait à un fardeau de la preuve classique selon lequel c'est celui qui allègue des droits qui doit les prouver, en l'occurrence, la personne se disant lésée.

Un conseiller aux Etats du même parti a rétorqué que le point critique entre le contre-projet du Conseil des Etats et celui du Conseil national ne portait pas principalement sur la question de la répartition du fardeau de la preuve, mais sur l'introduction d'une norme de responsabilité élargie dans la version du Conseil national, tandis que dans celle du Conseil des Etats il était proposé, sur cette question, d'en rester au statu quo, c'est-à-dire au droit actuel.

Ce deuxième conseiller aux Etats a ajouté que, en pratique, le fardeau de la preuve reposera toujours sur les épaules de l'entreprise, puisque la partie lésée invoquera systématiquement la violation par le conseil d'administration de ses devoirs et obligations de respect des dispositions relatives à la protection des droits de l'homme et de l'environnement à l'étranger. Forcément, le juge devrait exiger que l'apport de la preuve des mesures qui ont été prises viennent de la société parce que, évidemment, c'est bien la société et non pas la personne lésée qui peut livrer la preuve des mesures qu'elle a prises. Ce conseiller aux Etats a donc proposé à la Conférence de conciliation le rejet de ce nouveau texte dès lors qu'il ne modifiait pas le régime de la responsabilité par rapport à la version du Conseil national.

Un conseiller national a quant à lui proposé de soutenir ce nouvel article 55a du code des obligations, car il considérait qu'il n'y avait aucun sens de présenter un contre-projet sans y prévoir le principe de la responsabilité.

Ce nouvel article 55a du code des obligations a été rejeté par la Conférence de conciliation, par 15 voix contre 11. Il restait dès lors les deux projets, celui du Conseil national et celui du Conseil des Etats. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a rappelé que le Conseil des Etats n'était jamais entré en matière sur le projet du Conseil national, et que le Conseil national lui-même ne soutenait plus que du bout des lèvres le contre-projet de sa propre commission, par 97 voix contre 92 et 7 abstentions. C'est ce qu'on appelle une "majorité minoritaire", puisque moins de la moitié des personnes présentes ont voté pour ce contre-projet, alors que le contre-projet du Conseil des Etats avait lui rassemblé des votes de plus en plus nombreux au sein du Conseil des Etats.

La conseillère fédérale a encore rappelé que le contre-projet du Conseil des Etats répondait aux critères internationaux et se calquait sur ce qui se faisait à l'étranger puisqu'il respecte les droits de l'homme et l'environnement aussi bien que la compétitivité de la place économique suisse.

Au vote, la présidente a opposé le contre-projet du Conseil des Etats au contre-projet du Conseil national. C'est le contre-projet du Conseil des Etats qui l'a emporté, par 15 voix contre 11.

Bregy Philipp Matthias · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Die Einigungskonferenz hatte zwei Fragen zu beantworten. Die erste Frage war: Wollen wir einen Gegenvorschlag? Und falls ja, welchen Gegenvorschlag wollen wir? Damit haben sich die Diskussionen in der Einigungskonferenz den langen Diskussionen in beiden Räten angeschlossen. Eine grosse Mehrheit war der Meinung, dass es einen Gegenvorschlag brauche. Es hat dann aber Diskussionen darüber gegeben, welchen Gegenvorschlag man genau will. Die Einigungskonferenz hat mit 15 zu 11 Stimmen für den Gegenvorschlag des Ständerates gestimmt.

Ich erlaube mir, Ihnen an dieser Stelle kurz die Argumente der Mehrheitsmeinung kundzugeben.

Die Mehrheit der Einigungskonferenz war der Meinung, dass der ständerätliche Vorschlag international abgestimmt ist und nicht eine Schweizer Lösung präsentiert. Die gleichen Leute waren auch der Meinung, dass dieser Vorschlag nicht verhindert, dass man sich zukünftigen Entwicklungen, insbesondere im europäischen Bereich, anpassen kann. Die Mehrheit war auch klar der Meinung, dass man diesbezüglich klarerweise auf der Linie des Bundesrates ist, der von Beginn an gesagt hat, dass man keine neue, einzigartige Haftungsnorm in dieses Gesetz schreiben will. Die Mehrheit hat auch das Subsidiaritätsprinzip hochgehalten, das besagt, dass man primär einmal in den Ländern, in denen etwas vorfällt, klagen soll und nur subsidiär in der Schweiz.

Zu guter Letzt hat man auch staatspolitische Überlegungen angestellt: Man hat gesagt, man wolle keine Quasi-Umsetzung einer Initiative, sondern einen echten Gegenvorschlag; dies, zumal - sofern die Initiantinnen und Initianten ihre Initiative nicht zurückziehen - das Volk ohnehin die Meinung hat, sich darüber zu äussern, ob es eine Haftungsbestimmung, wie sie die Initiative vorsieht, will oder nicht.

Dann hat es auch noch eine realpolitische Überlegung gegeben. Aufgrund der Diskussionen, die im Ständerat von Beginn an stattgefunden haben, war klar: Wenn es einen Gegenvorschlag geben soll, dann ist nur einer mehrheitsfähig - das ist derjenige des Ständerates.

Zusammenfassend: Die Mehrheit der Einigungskonferenz war für eine international abgestimmte Lösung, für eine Lösung, die für die Schweizer Wirtschaft erträglich ist, für eine Lösung, die nicht Novitäten schafft, sondern an die bestehenden Haftungsnormen in der Schweiz anknüpft.

Eine Minderheit - ich habe es gesagt, der Entscheid fiel mit 15 zu 11 Stimmen - hat als Argumente aufgeführt, dass die Ideen der Mehrheit nicht ausreichen würden, dass sie eine neue Haftungsbestimmung wolle und dass es das Ziel des Gegenvorschlages sein müsse, dass die Initiative zurückgezogen werde. Kritik wurde seitens der Minderheit auch insofern laut, als man sagte, der Antrag der Mehrheit bzw. der Gegenvorschlag des Ständerates sei ein Hochglanzprospekt-Vorschlag.

Schliesslich hat die Einigungskonferenz in Zusammenhang mit dem nationalrätlichen Gegenvorschlag noch einen Vorstoss diskutiert, welcher das grosse Manko des nationalrätlichen Gegenvorschlages bezüglich der Beweislastumkehr hätte entschärfen sollen. Diesbezüglich war eine Mehrheit der Einigungskonferenz aber der Meinung, dass wir jetzt lange und umfassend zwei Varianten diskutiert hätten und es wenig glaubhaft wäre, wenn wir kurz vor Schluss noch Anpassungen machen würden. Nichtsdestotrotz haben diesem Antrag 11 Leute zugestimmt.

Zu guter Letzt wurde auch noch die Diskussion zur Frage geführt, ob der heutige Artikel 55 OR bereits die Möglichkeit für Klageerhebungen in der Schweiz biete. Das ist, dies einfach zuhanden der Materialien, nicht der Fall.

Ich komme zum Schluss. Heute lautet die Frage: Wollen wir einen Gegenvorschlag oder nicht? Die Einigungskonferenz beantragt Ihnen, dass wir einen Gegenvorschlag machen, und die Einigungskonferenz beantragt Ihnen, dass wir den Gegenvorschlag des Ständerates wählen.

Hurni Baptiste · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion

La proposition de la Conférence de conciliation fait la part belle à l'adage consistant à considérer qu'à la fin, au Parlement fédéral, c'est toujours le Conseil des Etats qui l'emporte. En effet, sans refaire l'entier de l'historique de ce dossier, avec ses méandres et ses multiples rebondissements dignes d'un mauvais polar fédéral, on dira sobrement que deux concepts s'affrontaient. Celui de notre conseil, prévoyait, comme mécanisme fondamental, l'introduction d'une responsabilité civile pour les actions commises par une entreprise ou par une société contrôlée par celle-ci en Suisse ou à l'étranger, pour le dommage causé par cette entité si elle violait les droits de l'homme ou de l'environnement. La version initiale du Conseil des Etats, retenue par la Conférence de conciliation, prévoit quant à elle uniquement une obligation, dans le chapitre sur la comptabilité commerciale, de rédiger un rapport, sur les questions non financières.

Il s'agit de deux visions fondamentalement différentes s'agissant d'un contre-projet. Dans celui de notre conseil, une responsabilité civile claire et une voie en justice pour exercer cette responsabilité étaient prévues. Cela permettrait de sanctionner les entreprises et les conseils d'administration de multinationales basées en Suisse dont l'entreprise ou les sociétés soeurs à l'étranger ne respecteraient pas les droits de l'homme et de l'environnement.

La solution retenue par la Conférence de conciliation est un exemple parfait de "soft law", c'est-à-dire une obligation de rapport dont on espère qu'il poussera les entreprises à améliorer d'elles-mêmes le respect des droits de l'homme et la protection de l'environnement dans l'exercice de leur activité.

Pour le groupe socialiste, la version retenue par la Conférence de conciliation est un miroir aux alouettes. En effet, si le simple fait de devoir rédiger un rapport pouvait prévenir le fait que certaines multinationales ou des sociétés qu'elles contrôlent détruisent l'environnement et font fi des droits de l'homme, l'initiative n'aurait jamais été lancée, tant il est vrai que les multiples scandales - dont on a eu un écho dans l'actualité - causés par certaines multinationales basées en Suisse aurait dû les faire changer. Si la peur de l'opprobre public l'avait emporté sur l'appât du gain, si les remontrances des actionnaires s'étaient concentrées sur la violation des droits de l'homme et de l'environnement, si la bonne volonté des centres de décision situés en Suisse avait permis une évolution radicale vers un peu plus de justice sociale et climatique, nous n'aurions pas à discuter d'un texte et d'un problème aussi aigu.

La vérité est malheureusement tout autre. Ce contre-projet est un mirage, de la poudre aux yeux lancée au peuple, pour dire "oui, nous agissons", mais de manière moins excessive que les initiants. Or tel n'est pas le cas. Le contre-projet retenu par la Conférence de conciliation n'aura aucune conséquence positive sur les agissements des multinationales et se complaît dans une pratique malheureusement courante dans la législation européenne de "self-reporting", sorte de nombrilisme visant à se donner bonne conscience sans jamais changer ses pratiques.

Le groupe socialiste refuse cette hypocrisie et vous demande d'en faire de même en rejetant la proposition de la Conférence de conciliation afin que le débat populaire soit au moins clair, sans être biaisé par un contre-projet qui n'en a que le nom.

Steinemann Barbara · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Ich gebe Ihnen die Position der SVP-Fraktion bekannt, die erst wenige Minuten alt ist. Wir waren immer gegen einen Gegenvorschlag, und es widerstrebt uns zutiefst, den Schweizer Konzernen neue Vorschriften aufzuerlegen. Aber hinter der Tatsache, dass eine grosse Mehrheit der SVP-Fraktion das Ergebnis der Einigungskonferenz unterstützt, steht die Überlegung, dass die Annahme der Volksinitiative verhindert werden soll. Wir wollen alles beitragen, um zu verhindern, dass den Schweizer Konzernen schädliche Regulierung, Pervertierung der zivilrechtlichen Beweisregeln und Haftungsbestimmungen, die über diejenigen des Auslands weit hinausgehen, auferlegt werden. Wir bieten Hand für eine Mehrheit für den indirekten Gegenvorschlag des Ständerates. Die Schweiz muss sich in diesen Fragen international abstimmen. Wir wollen keinen Schweizer Alleingang, wir wollen gleich lange Spiesse für unsere Unternehmen, und wir wollen nicht dort Vorreiter sein, wo eine solche Rolle zum Verlust von Arbeitsplätzen und von Steuersubstrat führen würde.

Arslan Sibel · Mit-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Grüne Fraktion

Einmal im Jahr eine Hochglanzbroschüre zu veröffentlichen, führt nicht zu weniger Menschenrechtsverletzungen. Weil in einigen Ländern die Umwelt und die Natur nach wie vor vergiftet und Menschenrechte für mehr Profit schwerstens verletzt werden, weigern wir Grünen uns, bei einer Alibiübung mitzumachen. Wir haben Hand geboten für eine echte Kompromisslösung; doch diese haben die Wirtschaftsverbände Economiesuisse und Swissholdings mit einer Blockadepolitik verhindert.

Um einen wirksamen Gegenvorschlag zu verhindern, haben sie den vorliegenden Alibi-Gegenvorschlag als Kampagnengesetzgebung gezimmert. Doch dieser nützt nichts gegen Menschenrechtsverletzungen oder Umweltzerstörung. Erst wenn sie für Schäden geradestehen müssen, werden sich alle Konzerne korrekt verhalten.

Sorgfaltsprüfungspflicht bloss auf Kinderarbeit und vier Konfliktmineralien zu beschränken, ist willkürlich. Die meisten Probleme bleiben ungelöst, und die Umwelt wird komplett ausgeblendet. Ein Gesetz ohne Sanktionen ist und bleibt toter Buchstabe und bietet den Betroffenen keine Möglichkeit, zu ihrem Recht zu kommen.

Fazit: Dieser Einigungsantrag ist wirkungslos und soll nur dazu dienen, der Stimmbevölkerung vorzugaukeln, die Politik gehe gegen Menschenrechtsverletzungen durch Konzerne vor. Das ist aber bestimmt nicht der Fall.

Die Grünen wollen keine Täuschungsmanöver. Wir wollen eine echte Lösung! Deshalb lehnen wir den Alibi-Gegenvorschlag ab und werden mit aller Kraft für die Konzernverantwortungs-Initiative, welche bei der Bevölkerung viel Sympathie geniesst und grosse Chancen hat, kämpfen!

Walder Nicolas · Mit-M · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion

Les lobbies des multinationales ont gagné une étape. En séance de conciliation, ils ont réussi à faire enterrer le dernier véritable contre-projet à l'initiative pour des multinationales responsables. En fait, les dés étaient jetés bien avant le début de la séance, sachant que les partis de droite - PDC, UDC et PLR - avaient bien sélectionné leurs parlementaires participant à cette séance afin de s'assurer que le contre-projet du Conseil national ne puisse pas être retenu. Le suspense fut donc de courte durée, jusqu'à ce que le contre-projet alibi du Conseil des Etats l'emporte. Un contre-projet qui décharge les grandes entreprises ayant leur siège en Suisse de toute responsabilité lorsqu'elles commettent des crimes contre l'environnement et les droits humains; un contre-projet qui n'inclut ni incitations fortes, ni obligations, ni même sanctions dignes de ce nom; un contre-projet qui se contente d'exiger des multinationales de vagues promesses et une brochure sur papier glacé. C'est dommage, car la version du Conseil national aurait non seulement amené à retirer l'initiative, mais surtout incité toutes les multinationales à prendre des mesures pour limiter les atteintes aux droits humains et à l'environnement. Cela aurait permis de dire aux Colombiens, aux Congolaises et aux Indiens que la Suisse n'entend pas cautionner plus longtemps les graves violations des droits humains et les dégradations de l'environnement dont ils et elles sont les témoins au quotidien. Cela aurait redonné à la Suisse une légitimité et une crédibilité lorsqu'elle évoque à l'international les droits humains et la lutte contre les changements climatiques. Au final, l'histoire jugera ce choix fait par la Conférence de conciliation de privilégier l'immobilisme, tout en étant pleinement consciente des enjeux pour des millions de vies humaines à travers le monde.

Aujourd'hui, les Verts vous appellent à refuser le contre-projet alibi qui vous est soumis afin de ne pas vous rendre complices de cette escroquerie, qui vise à faire croire à la population qu'on agit, alors qu'on bétonne le statu quo. Ce contre-projet est le résultat d'une double lâcheté: celle de ne pas oser imposer aux multinationales d'assumer leurs responsabilités et celle de ne pas oser défendre le statu quo face à la population, en préférant s'abriter derrière un contre-projet vide de substance.

Les Verts ne se prêteront pas à cette mascarade et vous appellent à rejeter ce contre-projet.

Schneeberger Daniela · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · FDP-Liberale Fraktion

Die Einigungskonferenz hat sich mehrheitlich dafür ausgesprochen, dass der Initiative ein indirekter Gegenvorschlag gegenüberstellt werden soll, und zwar in der vom Ständerat beschlossenen Variante. Damit würde der Volksinitiative nicht nur ein indirekter, sondern vor allem ein echter Gegenvorschlag gegenübergestellt. Bei dem mit knappem Mehr vom Nationalrat beschlossenen Gegenvorschlag würde es sich um eine vorweggenommene Umsetzungsgesetzgebung handeln.

Die FDP-Fraktion stimmt dem Antrag der Einigungskonferenz zu und bittet den Rat, dies auch zu tun.

Für die FDP ist es wichtig - und sie erwartet das von den Schweizer Unternehmen ohne Wenn und Aber -, dass die Unternehmen gegenüber den Menschen und der Umwelt verantwortungsvoll handeln. Dieses Ziel beansprucht die Unternehmensverantwortungs-Initiative, was wir ausdrücklich begrüssen. Die Erfahrung zeigt aber, dass bei einer Volksinitiative nicht die Ziele und Grundanliegen die entscheidenden Faktoren sind, sondern eher die konkreten Instrumente und Umsetzungsmechanismen, welche sie in der Verfassung verankern will. Wie bei vielen anderen Volksinitiativen wird dabei auch bei dieser klar über das Ziel hinausgeschossen. Das ist der Grund, weshalb weder der Bundesrat noch das Parlament diese Initiative zur Annahme empfehlen wollen.

Die Beratungen in den Kommissionen und in den Räten haben mehr als deutlich gezeigt, dass die von der Initiative vorgeschlagenen Instrumente nicht nur kontraproduktiv sind, nein, sie bergen ein hohes Schadenspotenzial für die Schweizer Wirtschaft und damit auch für Arbeitsplätze. Dabei geht es nicht nur um die sogenannten Konzerne, sondern wir müssen vor allem und in erster Linie die KMU, also das Rückgrat der schweizerischen Volkswirtschaft, schützen. Die Initiative erweckt mit ihrem Namen den Eindruck, sie richte sich ausschliesslich gegen Konzerne. Doch das ist ein Trugschluss. Auch KMU würden von der Haftung vollumfänglich erfasst.

So kann beispielsweise ein mittelständischer Schweizer Betrieb einen wichtigen Zulieferer im Ausland haben, der von ihm abhängig ist. Die Bestimmungen der Initiative wären in einem solchen Fall dann direkt auf schweizerische KMU anwendbar. Es ist also falsch, wenn die Initianten behaupten, KMU seien nicht betroffen. Auf KMU, die in irgendeiner Form wichtige Zulieferer im Ausland haben, wären die Bestimmungen der Initiative direkt anwendbar, und sie müssten bei deren Annahme eine aufwendige und für sie unverhältnismässig kostenintensive Kontrollinstanz installieren.

Neueste internationale Rechtsvergleiche beschreiben die Initiative sogar als Unikum: Es gibt nichts Vergleichbares auf der Welt. Unser Land würde mit der von der Initiative verlangten Umsetzung ein weltweit beispielloses und damit sehr gefährliches Experiment wagen. Das ist der falsche Weg, nicht nur weil sich die Wirtschaft in der nächsten Zeit von den Folgen der Krise erholen muss.

Der von der Einigungskonferenz beantragte Gegenvorschlag beinhaltet hingegen wichtige Elemente: Er führt zu einem klaren und bedeutenden Fortschritt in der schweizerischen Gesetzgebung bezüglich der Anliegen der Initiative. Es findet eine Angleichung an den Schutzstandard der EU im Bereich der Rechenschaftspflichten von Unternehmen bezüglich Menschenrechte und Umweltschutz statt. In den Bereichen Kinderarbeit und Konfliktmineralien findet sogar eine Angleichung an die Regelungen jener EU-Staaten mit den am weitesten gehenden Regulierungen statt. Es besteht keine Haftungsnorm. Das heisst, weder kleine noch grosse Schweizer Unternehmen können erpresserischen Klagen, z. B. durch Wettbewerber, ausländische Anwaltskanzleien oder Schurkenstaaten, ausgesetzt werden. Und es gibt keine Beweislastumkehr, mit der beklagte Unternehmen Beweise für entlastende Tatsachen erbringen müssten, die sich im fernen Ausland ereignet hätten, was in der Praxis ausserordentlich schwierig bis fast unmöglich ist.

Lassen Sie mich abschliessend noch einmal in aller Deutlichkeit festhalten: Der Schutz von Mensch und Umwelt ist auch der FDP ein wichtiges Anliegen, das ist überhaupt keine Frage. Deshalb ist es notwendig, dass der im Ansatz und in der Zielsetzung richtigen, aber in der konkreten Umsetzung weit über das Ziel hinausschiessenden Initiative ein vernünftiger Gegenvorschlag gegenübergestellt wird.

In diesem Sinn unterstützt die FDP-Fraktion den Antrag der Einigungskonferenz und bittet den Rat, dies auch zu tun.

Kamerzin Sidney · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Le groupe PDC-PEV-PBD est d'avis qu'un contre-projet doit être opposé à cette initiative, parce qu'elle va beaucoup trop loin dans les exigences qu'elle veut imposer à l'économie et à nos sociétés actives au niveau international, mais aussi parce qu'un contre-projet permet de répondre à certaines préoccupations, aujourd'hui légitimes, de la population.

L'initiative est extrême à bien des égards, notamment par la norme et la responsabilité quasi illimitée qu'elle veut imposer aux entreprises au niveau international. Si elle était acceptée, il appartiendrait à l'entreprise elle-même de se dédouaner en montrant qu'elle a tout contrôlé, tout surveillé au niveau de ses activités. Mais pas seulement, puisqu'elle devrait aussi le démontrer pour ce qui relève des activités de ses fournisseurs et de ses sous-traitants. L'initiative, cela a été dit précédemment, engendrerait une multitude de procès devant les tribunaux suisses et provoquerait un engorgement de ces derniers.

Cette initiative doit être rejetée parce qu'elle entraîne des distorsions. Au niveau international, nous serions le seul pays au monde à formuler de telles exigences en matière de responsabilité et de diligence. Aussi, son acceptation toucherait les fleurons de notre économie. On ne l'a pas dit suffisamment: nos entreprises actives au niveau international sont aussi les fleurons de l'économie suisse et génèrent des richesses et de l'activité au niveau social, au niveau institutionnel. La conséquence de ce chantage judiciaire serait une mise sous pression de nos entreprises actives au niveau international. Or quel est le risque majeur de l'initiative à cet égard? Eh bien c'est tout simplement qu'une entreprise qui serait sous pression transfère son siège à l'étranger, ce qui lui permettrait de ne plus être soumise aux conséquences très fortes et, je l'ai dit, uniques au monde qu'entraîne le régime juridique réclamé par cette initiative populaire qu'il y a lieu de rejeter.

Le groupe PDC-PEV-PBD est d'avis qu'il convient d'opposer un contre-projet à l'initiative. Le contre-projet du Conseil national a obtenu le soutien d'une minorité de notre groupe tandis que celui du Conseil des Etats bénéficie de notre appui. Je précise qu'une partie de notre groupe soutiendra également l'initiative. La quasi-totalité du groupe soutiendra le contre-projet du Conseil des Etats.

Qu'est-ce qui a fait la différence? C'est tout simplement cette extension illimitée de la norme de la responsabilité civile des entreprises et le fait que le Conseil des Etats soit resté beaucoup plus sage et mesuré eu égard aux conditions fixées à cette responsabilité, laquelle est déjà définie par le cadre juridique suisse actuel, avec les conditions ordinaires de responsabilité. Il n'y a pas lieu, d'une part, de pénaliser les entreprises plus actives au niveau international par rapport à celles qui exercent une activité en Suisse. Le contre-projet du Conseil des Etats, d'autre part, n'établit pas un régime unique au monde, avec pour effet une concurrence déloyale, un risque d'engorgement des tribunaux et un risque de fuite de nos entreprises à l'étranger. Enfin, deux aspects doivent être mis en lumière: ce contre-projet impose aux entreprises d'intérêt public d'établir un rapport non financier traitant des questions de protection des droits humains, des questions sociales et environnementales. Il impose aussi aux entreprises d'une certaine taille de respecter un devoir de diligence par rapport au travail des enfants et à des activités en lien avec les minerais, ce qui constitue aujourd'hui une préoccupation de la population.

Quoi qu'en disent les opposants, c'est donc un contre-projet équilibré qui est proposé aujourd'hui. Le groupe du centre PDC-PEV-PBD vous invite à l'accepter. Pour ceux qui hésitent encore, sachez que c'est une variante médiane, entre une initiative qui aurait des conséquences désastreuses pour l'économie et un statu quo insatisfaisant. Je vous invite à accepter ce contre-projet du Conseil des Etats.

Flach Beat · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Grünliberale Fraktion

Als die Konzernverantwortungs-Initiative eingereicht worden ist, hat sie Themen aufgenommen, die für die kleine, aber in der Wirtschaftswelt grosse Schweiz von enormer Bedeutung sind. Aufgrund massiver Umweltzerstörungen und Menschenrechtsverletzungen, für die auch Schweizer Unternehmungen verantwortlich waren, wurde diese Initiative eingereicht.

Für uns als grünliberale Fraktion war von Anfang an klar, dass die Initiative sehr weit geht. Sie greift sehr weit in das Unternehmens-, Verantwortlichkeits- und letztlich auch das Haftungsrecht des schweizerischen Wirtschaftsstandortes ein. Aber wir haben auch von Anfang an gesagt: Es gibt Handlungsbedarf. Die Schweiz ist eine der grössten Drehscheiben für den Handel und Abbau von Rohstoffen auf dieser Welt. Wir sind ein Big Player in diesem Business, und wir sind damit auch verantwortlich für das, was wir an Wertschöpfung im Ausland verdienen. Unsere Kindergärten, unsere Spitäler, unsere Sozialleistungen werden nicht zuletzt auch dadurch finanziert, dass Unternehmen, die in der ganzen Welt Gutes tun, noch Besseres tun, teilweise aber auch nicht so Gutes tun, hier ihr Geld versteuern.

Von Anfang an waren wir deshalb der Meinung, es brauche einen Gegenvorschlag, am liebsten einen direkten. Den haben wir auch eingereicht - einen guten direkten Gegenvorschlag auf Verfassungsstufe, der uns die Möglichkeit gegeben hätte, vertieft über die Haftung von internationalen Unternehmen zu diskutieren. Er hätte uns entsprechend auch die Zeit gegeben abzuwarten, was die Europäische Union macht, die genau jetzt, in diesen Stunden, ebenfalls zu dieser Thematik tagt und uns vermutlich, was ihre Regelung angeht, dann noch überholen wird.

Jahrelang hat der Bundesrat gesagt, es gebe keinen Handlungsbedarf, das sei überhaupt kein Problem, wir sollten die Initiative einfach ablehnen. Der Nationalrat hat hingegen einen cleveren indirekten Gegenvorschlag ausgearbeitet, der auf Basis unseres heute schon bestehenden Unternehmensrechts, der Geschäftsführerhaftung im Obligationenrecht, eine Haftung eingeführt hätte.

Monatelang oder jahrelang hat man dann gesagt, es gäbe ein Problem mit der Haftungsleistung respektive mit der Beweislastumkehr und was weiss ich. Der Ständerat respektive der Bundesrat hat ganz am Schluss plötzlich gesagt, es gebe doch Handlungsbedarf, vielleicht müsse man doch etwas tun, und hat dann etwas gebracht, was man als einen indirekten Gegenvorschlag bezeichnen kann, welcher der Initiative zumindest etwas entgegensetzt. Er enthält aber definitiv keine Haftung.

Nach drei Jahren Arbeit an einem indirekten Gegenvorschlag des Nationalrates, in den wir sehr viel Herzblut investiert haben, und einem indirekten Gegenvorschlag des Ständerates haben wir jetzt die Einigungskonferenz gehabt, die nun mit knappem Mehr sagt, dass dem Ständerat zu folgen sei.

Für uns Grünliberale ist es wichtig, dass wir unsere Verantwortung in der Welt wahrnehmen und alles daransetzen, nicht mitschuldig an Menschenrechtsverletzungen oder Umweltzerstörungen zu sein und auf der Basis von moralisch und ethisch korrekten Regeln und entsprechenden Verantwortlichkeiten sauber arbeiten zu können.

Die Mehrheit der grünliberalen Fraktion wird aufgrund der Diskussionen, die geführt worden sind, dem ständerätlichen Gegenvorschlag deshalb zustimmen. Falls die Initiative letztlich dann doch zur Abstimmung kommt - wovon jetzt auszugehen ist -, werden wir uns dafür einsetzen, dass die Initiative, wenn sie angenommen wird, nahe dem nationalrätlichen Gegenvorschlag umgesetzt werden kann. Das ist unternehmer- und Schweiz-freundlich.

Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen

Nachdem sich das Parlament nun fast drei Jahre mit dem Thema Konzernverantwortung beschäftigt hat, befinden wir uns sozusagen im Schlussspurt. Die Beratungen hatten sich in die Länge gezogen, weil sich die beiden Räte nicht auf einen Gegenvorschlag einigen konnten. Im März 2019 hatte der Ständerat den nationalrätlichen Gegenvorschlag abgelehnt. Als dieser im letzten Herbst definitiv zu scheitern drohte, erarbeitete der Ständerat einen eigenen Gegenvorschlag, basierend auf Beschlüssen des Bundesrates vom letzten Sommer. Es lagen damit bis zur Einigungskonferenz vom vergangenen Donnerstag zwei konzeptionell unterschiedliche Gegenvorschläge vor. Diese verfolgten unterschiedliche Ziele. Der Nationalrat wollte einen Rückzug der Volksinitiative erreichen, indem er den Initianten weitgehend entgegenkam; der Ständerat will der Volksinitiative hingegen eine international abgestimmte Alternative gegenüberstellen. In der Einigungskonferenz vom letzten Donnerstag wurde dann der Gegenvorschlag des Ständerates mit 15 zu 11 Stimmen bestätigt. Damit steht der Gegenvorschlag des Nationalrates nun nicht mehr zur Auswahl.

Der Bundesrat empfiehlt Ihnen, dem Antrag der Einigungskonferenz zu folgen. Gäbe es in Ihrem Rat keine Mehrheit, wäre auch der Gegenvorschlag des Ständerates vom Tisch. Sie würden damit darauf verzichten, das schweizerische Recht in diesem Bereich bereits heute international anzupassen und der Stimmbevölkerung zur Zeit des Urnenganges eine echte Alternative anzubieten. Das wäre bedauerlich. Selbst die Wirtschaft und einzelne Branchenverbände, die sich ja lange gegen einen Gegenvorschlag gesträubt hatten, konnten sich schliesslich mit dem Gegenvorschlag des Ständerates einverstanden erklären. Für die Befürworterinnen und Befürworter der Initiative wäre es immerhin ein Schritt in die richtige Richtung. Ob die Stimmbürgerinnen oder Stimmbürger dann noch weiter gehen wollen als der Gegenvorschlag, das soll und wird sich an der Urne entscheiden.

Eine Minderheit Ihres Rates - ich gehe davon aus, dass es jetzt noch eine kleine Minderheit ist - erachtet verbindliche Regeln grundsätzlich als unnötig. Ich denke, wir sind heute in der Pflicht, gerade für einen international ausgerichteten Wirtschaftsstandort wie die Schweiz gleich lange Spiesse zu schaffen und über die Regeln auch selber zu entscheiden und uns diese nicht von aussen aufzwingen zu lassen. Wir können stolz sein auf unsere international tätigen Firmen. Diese international tätigen Firmen brauchen weder einen Swiss Finish im Sinne einer Überregulierung, wie sie die Konzernverantwortungs-Initiative vorsieht, noch brauchen sie eine Unterregulierung; es ist nicht so, dass sie mit einem international abgestimmten Vorgehen nicht einverstanden sein könnten.

Lassen Sie mich nun kurz die bisherige parlamentarische Beratung rekapitulieren. Anfang 2018 hat die Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates entschieden, im Rahmen der Aktienrechtsrevision einen indirekten Gegenvorschlag zur Konzernverantwortungs-Initiative zu erarbeiten. Ziel war es - ich habe es bereits erwähnt -, dass die Initianten ihr Volksbegehren zurückziehen. Im Frühjahr 2018 hat Ihre Kommission diesem Vorschlag zugestimmt. Im Juni 2018 folgte Ihr Rat der Kommission. Der Gegenvorschlag sah wie die Initiative neue Sorgfalts- und Berichterstattungspflichten sowie eine zusätzliche Haftungsregelung vor. Er ging zwar weniger weit als die Initiative, aber doch so weit, dass die Initianten erklärten, sie würden ihre Initiative zurückziehen. Dem Ständerat ging dies aber zu weit. Im März 2019 entschied er deshalb, auf den Gegenvorschlag des Nationalrates gar nicht erst einzutreten. Im Juni 2019 hielt Ihr Rat jedoch erneut am Gegenvorschlag fest. Damit war der Gegenvorschlag des Nationalrates zwischen den Kammern blockiert. Wäre er im Herbst 2019 im Ständerat gescheitert, wäre damals schon die Möglichkeit eines Gegenvorschlags ganz vom Tisch gewesen. Ich bitte Sie, diese Option auch zu berücksichtigen.

Am 14. August 2019 sprach sich auch der Bundesrat gegen den Gegenvorschlag Ihres Rates aus; er sprach sich aber zugleich und zum ersten Mal für verbindliche und umfangreiche Transparenzpflichten von Unternehmen sowie für verbindliche Sorgfaltsprüfungspflichten in den Bereichen Konfliktmineralien und Kinderarbeit aus.

Am 18. Dezember 2019 beschloss schliesslich der Ständerat in neuer Zusammensetzung, einen Gegenvorschlag zu verabschieden. Dieser basiert inhaltlich auf den Entscheiden des Bundesrates; er sieht zudem strafrechtliche Sanktionen vor, falls die neuen Transparenz- und Sorgfaltspflichten verletzt werden. Er verzichtet aber explizit auf eine zusätzliche Haftungsregelung.

Letzte Woche nun sprach sich die Einigungskonferenz für das Konzept des Ständerates aus.

Was sind aus Sicht des Bundesrates die Vorzüge des heute noch zur Debatte stehenden Gegenvorschlags, insbesondere auch gegenüber der Initiative?

Der Antrag der Einigungskonferenz ist inhaltlich international abgestimmt. Sein erster Pfeiler, die Berichterstattung über die sogenannten nichtfinanziellen Belange, basiert auf einer EU-Richtlinie; die Normen wurden an die Schweiz angepasst. Der zweite Pfeiler sind die Sorgfalts- und Berichterstattungspflichten im Bereich der Konfliktmineralien; diese orientieren sich an der EU-Verordnung zu den Sorgfaltspflichten im Bereich der Konfliktmineralien. Auch wenn hier etwas grössere Anpassungen an die Schweizer Rechtsordnung nötig waren, beispielsweise der Verzicht auf eine neue Behörde, kann man von einer guten Umsetzung des EU-Standards sprechen. Den dritten und letzten Pfeiler bilden die Sorgfalts- und Berichterstattungspflichten im Bereich der Kinderarbeit. Diese gehen etwas weiter als der internationale Standard; erst die Niederlande kennen bereits eine ähnliche Regelung. An dieser orientiert sich die vorliegende Lösung. Der Bundesrat will im Bereich der Kinderarbeit die internationale Entwicklung aber nicht abwarten.

Bei der Haftung hält sich der Antrag der Einigungskonferenz an die bewährten bestehenden und auch international üblichen Haftungsregelungen. Es ist nicht so, dass der Gegenvorschlag des Ständerates keine Haftung enthalten würde; er basiert einfach auf der heute rechtlich bestehenden Haftung. Es gilt, mit anderen Worten, der Status quo: Jedes Unternehmen soll selbstverständlich für einen Schaden, den es anrichtet, haften. Es soll aber selber haften, und es soll dort haften, wo es den Schaden angerichtet hat. Das ist bereits heute der Fall. Der Gegenvorschlag verzichtet daher auf eine neue Konzernhaftung.

Auch die Lösung der Einigungskonferenz nimmt die Unternehmen in die Pflicht. Was bisher freiwillig war, würde neu verbindlich. Sie unterscheidet sich aber von der Initiative in den Mitteln, die sie wählt. Sie anerkennt das Anliegen der Initiative, ist aber international abgestimmt. Sie bringt das Schweizer Recht à jour, ohne dem Wirtschaftsstandort mit einem Alleingang unnötig Schaden zuzufügen und Arbeitsplätze zu gefährden.

Tout cela est loin d'être théorique. Prenez un exemple: vendredi dernier, le "Téléjournal" de la RTS s'est penché sur le travail des enfants dans les mines d'or en Ouganda. Au lieu d'aller à l'école, des jeunes travaillent plusieurs heures par jour dans ces mines artisanales. Les adolescents touchent du mercure à mains nues, sans protection.

Le contre-projet de la Conférence de conciliation apporte ici des améliorations très concrètes à deux égards. D'une part, il introduit le devoir de diligence visant à combattre spécifiquement le travail des enfants. D'autre part, l'or est l'un des minéraux de conflit visés par le règlement de l'Union européenne que le contre-projet met en oeuvre pour la Suisse. Celles et ceux qui rejettent aujourd'hui le contre-projet empêchent une amélioration rapide et concrète. Car même si l'initiative devait être acceptée, sa mise en oeuvre prendrait à nouveau des années.

Ein weiterer Aspekt scheint mir zentral: Mit dem Gegenvorschlag der Einigungskonferenz hätte die Stimmbevölkerung zum Zeitpunkt der Abstimmung eine echte Wahl zwischen zwei alternativen Vorgehensweisen zur Stärkung der Menschenrechte und zum Schutz der Umwelt.

Ich fasse zusammen: Bekanntlich empfehlen der Bundesrat, der Ständerat und auch Ihr Rat die Volksinitiative zur Ablehnung. Ihr Rat hat sie Anfang März mit 105 zu 83 Stimmen bei 9 Enthaltungen zur Ablehnung empfohlen. Der Ständerat hat sich bereits ein Jahr früher mit 25 zu 14 Stimmen bei 3 Enthaltungen gegen eine Annahmeempfehlung ausgesprochen. Es ist aber nicht das Anliegen der Initianten, das umstritten ist; umstritten sind die Mittel, die die Initiative vorschreibt. Aus Sicht des Bundesrates schiesst die Initiative insbesondere wegen der zusätzlichen, international einmaligen Haftungsregelung klar über das Ziel hinaus und gefährdet damit Ausbildungs- und Arbeitsplätze im Inland wie auch im Ausland.

Aus dem gleichen Grund hat der Bundesrat auch den damaligen Gegenvorschlag des Nationalrates abgelehnt. Er hat ihn aber auch noch aus einem weiteren Grund abgelehnt. Dieser Gegenvorschlag hätte nämlich die Initiative zu einem grossen Teil umgesetzt, bevor sich die Stimmbürgerinnen und Stimmbürger überhaupt dazu hätten äussern können. Das ist staatspolitisch fragwürdig. Der Bundesrat ist entschieden der Meinung, dass sich die Bevölkerung zu einer solch zentralen Frage äussern können soll. Der Bundesrat begrüsst es daher sehr, dass dies nun der Fall sein wird.

Ich bitte Sie in diesem Sinne, dem Antrag der Einigungskonferenz zuzustimmen.

Molina Fabian · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion

Frau Bundesrätin, Sie haben zu Beginn Ihrer Ausführungen gesagt, dass sich selbst einige Unternehmen hinter den indirekten Gegenvorschlag des Ständerates bzw. des Bundesrates hätten stellen können. Ist es nicht vielmehr so, dass Swissholdings, der Dachverband der multinationalen Konzerne, diesen Vorschlag selbst eingebracht hat?

Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen

Das kann ich klar verneinen. Swissholdings war ja einer der Verbände, die keinen Gegenvorschlag wollten. Ich persönlich stand überhaupt nicht in Kontakt mit Swissholdings. Vielmehr hat im letzten Sommer das Bundesamt für Justiz gemeinsam mit dem Generalsekretariat des EJPD einen Beschluss für den Bundesrat mit den Eckwerten eines möglichen Projektes vorbereitet, das der Bundesrat in die Vernehmlassung gegeben hätte, wenn der Gegenvorschlag des Nationalrates ein zweites Mal gescheitert wäre.

Das war eigentlich der Plan des Bundesrates. Der Bundesrat hat erstens nachträglich Handlungsbedarf anerkannt und wollte zweitens nicht mehr, dass man dieser Initiative keinen indirekten Gegenvorschlag gegenüberstellt. Er hat aber drittens den indirekten Gegenvorschlag des Nationalrates aufgrund der Haftungsbestimmungen abgelehnt.

Alles andere, was sonst behauptet wird, kann ich nicht nachvollziehen. Denn diese Verbände haben auf stur geschaltet. Swissholdings hat sich übrigens ja noch bemerkbar gemacht und wollte den ständerätlichen Gegenvorschlag noch abschwächen. Der Bundesrat ist hier seinen eigenen Weg gegangen.

Schwander Pirmin · Mit-M · Nationalrat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Frau Bundesrätin, Sie haben gesagt, es würden keine neuen Haftungsregeln gelten. Aber werden die heutigen Haftungsregeln nicht auch auf die neuen Pflichten gemäss der ständerätlichen Lösung ausgeweitet oder angewendet?

Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen

Herr Nationalrat Schwander, nein, das ist natürlich nicht der Fall. Es geht um Berichterstattungs- und Sorgfaltsprüfungspflichten, die zu erfüllen sind und deren Verletzung gegebenenfalls auch strafrechtlich, also mit Bussen, sanktioniert werden kann. Aber die Haftung bleibt so, wie Sie sie heute im Obligationenrecht kennen. Das war ja der Grund, warum man für dieses Konzept votiert hat - auch der Bundesrat. Der Bundesrat - ich habe es zu Herrn Nationalrat Molina gesagt - war immer der Meinung, die Konzernhaftung in der Initiative, wie eben auch im nationalrätlichen Gegenvorschlag, gehe zu weit. Gerade deshalb hat man ja ein Konzept gesucht, das diese Haftung im heute bestehenden Recht nicht ausweitet.

Vogt Hans-Ueli · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Frau Bundesrätin, Sie haben gesagt - und man hört es ja nicht zum ersten Mal in diesem Saal bzw. im Saal im Bundeshaus -, dass der nationalrätliche Gegenvorschlag die Initiative "zu einem grossen Teil" umgesetzt hätte. Sind Sie einverstanden damit, dass, wenn in den nächsten Monaten über die Initiative diskutiert werden wird, man diese also nicht allzu sehr als Schreckgespenst mit übermässiger Konzernhaftung wird hinstellen dürfen, weil der nationalrätliche Gegenvorschlag, der die Initiative zu einem grossen Teil umsetzt, diese extreme Haftung ja reduziert hat?

Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen

Der Gegenvorschlag des Nationalrates ist vom Tisch, unabhängig davon, wie Sie heute entscheiden. Von daher glaube ich nicht, dass dieser im Abstimmungskampf noch eine grosse Rolle spielen wird. Es stimmt, dass dieser nationalrätliche Gegenvorschlag eine gewisse Einschränkung der Haftung beinhaltet hätte. Er hätte aber auch neue Begriffe eingeführt, die man hätte auslegen müssen und die zu Unsicherheit geführt hätten.

Ich habe oft gehört, dass man gesagt hat, ja, das Prozessrisiko, das sei doch klein, hüben wie drüben, also sowohl mit der Initiative wie mit dem Gegenvorschlag des Nationalrates. Aber wissen Sie: Letztlich können Sie natürlich, um einen Vergleich einzugehen, ein Unternehmen nur schon unter Druck setzen - das muss ich Ihnen als Rechtsprofessor ja nicht sagen -, indem Sie einfach sagen, Sie würden dann klagen. Gerade in diesen Fragen geht es ja ganz stark um Reputationsfragen. Kein Unternehmen, das etwas geradeaus denken kann, setzt sich freiwillig in die Lage, dass man ihm vorwirft, es missachte Menschenrechte, Kinderrechte, soziale Standards, Umweltstandards. Sie wissen, wie sensibel das heute ist und wie sehr die Konsumentinnen und Konsumenten darauf reagieren, wenn das in den Medien ruchbar wird. Deswegen ist es eben auch so, dass nur schon die Androhung einer Klage wahrscheinlich den Effekt hätte, dass viele Unternehmen - und hier bei der Initiative wären ja auch KMU betroffen - sich relativ schnell auf eine Verständigung mit den Klägern einlassen würden. Ich glaube, dass das Prozessrisiko per se eben schon schädlich für die Volkswirtschaft Schweiz sein dürfte.

Moret Isabelle · P-F · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

La présidente (Moret Isabelle, présidente): Je vous informe du fait que la durée du vote est désormais de vingt secondes et non plus de trente secondes.

Je profite de l'occasion pour souhaiter un joyeux anniversaire à notre collègue Nicolo Paganini. (Applaudissements)

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für den Antrag der Einigungskonferenz ... 99 Stimmen

Dagegen ... 91 Stimmen

(6 Enthaltungen)