16.077
OR. Aktienrecht
Stöckli Hans · P-M · Ständerat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion
2. Obligationenrecht (indirekter Gegenentwurf zur Volksinitiative "für verantwortungsvolle Unternehmen - zum Schutz von Mensch und Umwelt")
2. Code des obligations (contre-projet indirect à l'initiative populaire "Entreprises responsables - pour protéger l'être humain et l'environnement")
Gliederungstitel vor Art. 55; Art. 55 Titel, Abs. 1bis, 1ter; 55a; 716a Abs. 1 Ziff. 5, 10; 716abis; 759a; 810 Abs. 2 Ziff. 4; 810a; 901; 918a
Antrag der Einigungskonferenz
Streichen
Titre précédant l'art. 55; art. 55 titre, al. 1bis, 1ter; 55a; 716a al. 1 ch. 5, 10; 716abis; 759a; 810 al. 2 ch. 4; 810a; 901; 918a
Proposition de la Conférence de conciliation
Biffer
Gliederungstitel vor Art. 957
Antrag der Einigungskonferenz
Zweiunddreissigster Titel: Kaufmännische Buchführung, Rechnungslegung sowie nichtfinanzielle Transparenzbestimmungen und Sorgfaltspflichten
Titre précédant l'art. 957
Proposition de la Conférence de conciliation
Titre trente-deuxième: De la comptabilité commerciale, de la présentation des comptes et des dispositions en matière de transparence et des devoirs de diligence non financiers
IIIa. Abschnitt Titel; Gliederungstitel vor Art. 961e; Art. 961e; Gliederungstitel vor Art. 961f; Art. 961f
Antrag der Einigungskonferenz
Streichen
Section IIIa titre; titre précédant l'art. 961e; art. 961e; titre précédant l'art. 961f; art. 961f
Proposition de la Conférence de conciliation
Biffer
Gliederungstitel vor Art. 964bis
Antrag der Einigungskonferenz
Sechster Abschnitt: Transparenz bezüglich nichtfinanzieller Belange
Titre précédant l'art. 964bis
Proposition de la Conférence de conciliation
Chapitre VI: Transparence sur les questions non financières
Art. 964bis
Antrag der Einigungskonferenz
Titel
A. Grundsatz
Abs. 1
Unternehmen erstatten jährlich einen nichtfinanziellen Bericht, wenn sie:
1. Gesellschaften des öffentlichen Interesses im Sinne von Artikel 2 Buchstabe c des Revisionsaufsichtsgesetzes vom 16. Dezember 2005 sind;
2. zusammen mit den von ihnen kontrollierten in- oder ausländischen Unternehmen, in zwei aufeinanderfolgenden Geschäftsjahren mindestens 500 Vollzeitstellen im Jahresdurchschnitt haben; und
3. zusammen mit den von ihnen kontrollierten in- oder ausländischen Unternehmen, mindestens eine der nachstehenden Grössen in zwei aufeinanderfolgenden Geschäftsjahren überschreiten:
a. Bilanzsumme von 20 Millionen Franken;
b. Umsatzerlös von 40 Millionen Franken.
Abs. 2
Von dieser Pflicht befreit sind Unternehmen, die von einem anderen Unternehmen kontrolliert werden:
1. für welches diese Bestimmung anwendbar ist; oder
2. das einen gleichwertigen nichtfinanziellen Bericht nach ausländischem Recht erstellen muss.
Art. 964bis
Proposition de la Conférence de conciliation
Titre
A. Principe
Al. 1
Les entreprises rédigent annuellement un rapport non financier lorsqu'elles:
1. sont des sociétés d'intérêt public au sens de l'article 2 lettre c de la loi fédérale sur l'agrément et la surveillance des réviseurs du 16 décembre 2005;
2. ont au cours de deux exercices successifs, conjointement avec une ou plusieurs entreprises suisses ou étrangères qu'elles contrôlent, un effectif de 500 emplois à plein temps au moins en moyenne annuelle; et
3. dépassent au cours de deux exercices consécutifs, conjointement avec une ou plusieurs entreprises suisses ou étrangères qu'elles contrôlent, au moins une des valeurs suivantes:
a. total du bilan: 20 millions de francs;
b. chiffre d'affaires: 40 millions de francs.
Al. 2
Sont libérées de cette obligation, les entreprises qui sont contrôlées par une autre entreprise:
1. à laquelle cette disposition est applicable; ou
2. qui doit établir un rapport non financier équivalent en vertu du droit étranger.
Art. 964ter
Antrag der Einigungskonferenz
Titel
B. Zweck und Inhalt des Berichts
Abs. 1
Der nichtfinanzielle Bericht gibt Rechenschaft über Umweltbelange, insbesondere die CO2-Ziele, Sozialbelange, Arbeitnehmerbelange, die Achtung der Menschenrechte sowie die Bekämpfung der Korruption. Der Bericht enthält diejenigen Angaben, welche zum Verständnis des Geschäftsverlaufs, des Geschäftsergebnisses, der Lage des Unternehmens sowie der Auswirkungen seiner Tätigkeit auf diese Belange erforderlich sind.
Abs. 2
Der Bericht umfasst insbesondere:
1. eine Beschreibung des Geschäftsmodells;
2. eine Beschreibung der in Bezug auf die Belange gemäss Absatz 1 verfolgten Konzepte, einschliesslich der angewandten Sorgfaltsprüfung;
3. eine Darstellung der zur Umsetzung dieser Konzepte ergriffenen Massnahmen sowie eine Bewertung der Wirksamkeit dieser Massnahmen;
4. eine Beschreibung der wesentlichen Risiken im Zusammenhang mit den Belangen gemäss Absatz 1, die negative Auswirkungen auf diese Belange haben können, sowie der Handhabung dieser Risiken durch das Unternehmen; massgebend sind Risiken,
a. die sich aus der eigenen Geschäftstätigkeit des Unternehmens ergeben, und
b. wenn dies relevant und verhältnismässig ist, die sich aus seinen Geschäftsbeziehungen, seinen Erzeugnissen oder seinen Dienstleistungen ergeben;
5. die für die Unternehmenstätigkeit wesentlichen Leistungsindikatoren in Bezug auf die Belange gemäss Absatz 1.
Abs. 3
Der Bericht kann sich auf nationale, europäische oder internationale Regelwerke stützen, wie insbesondere die Leitsätze der OECD. Diesfalls ist das angewandte Regelwerk im Bericht zu nennen. Bei der Anwendung solcher Regelwerke ist sicherzustellen, dass alle Vorgaben von Artikel 964ter erfüllt sind. Nötigenfalls ist ein ergänzender Bericht zu verfassen.
Abs. 4
Kontrolliert ein Unternehmen allein oder zusammen ein oder mehrere andere in- oder ausländische Unternehmen, umfasst der Bericht alle diese Unternehmen.
Abs. 5
Verfolgt das Unternehmen in Bezug auf einen oder mehrere Belange gemäss Absatz 1 kein Konzept, hat es dies im Bericht klar und begründet zu erläutern.
Abs. 6
Der Bericht ist in einer Landessprache oder auf Englisch abzufassen.
Art. 964ter
Proposition de la Conférence de conciliation
Titre
B. But et contenu du rapport
Al. 1
Le rapport non financier rend compte des questions environnementales, notamment des objectifs en matière de CO2, des questions sociales, des questions de personnel, du respect des droits de l'homme et de la lutte contre la corruption. Le rapport contient les informations qui sont nécessaires pour comprendre l'évolution des affaires, la performance et la situation de l'entreprise ainsi que les incidences de son activité sur ces questions.
Al. 2
Le rapport comprend notamment:
1. une description du modèle commercial de l'entreprise;
2. une description des concepts appliqués en ce qui concerne les questions mentionnées à l'alinéa 1, y compris les procédures de diligence mises en oeuvre;
3. une description des mesures prises en application de ces concepts ainsi qu'une évaluation de l'efficacité de ces mesures;
4. une description des principaux risques liés aux questions mentionnées à l' alinéa 1, qui sont susceptibles d'entraîner des incidences négatives dans ces domaines, et la manière dont l'entreprise gère ces risques; les risques déterminants sont
a. ceux qui découlent de l'activité propre de l'entreprise, et
b. lorsque cela s'avère pertinent et proportionné, ceux qui découlent de ses relations d'affaires, de ses produits ou de ses services;
5. les indicateurs clés de performance dans les domaines mentionnés à l'alinéa 1, déterminant pour l'activité de l'entreprise.
Al. 3
Le rapport peut se baser sur des réglementations nationales, européennes ou internationales, comme notamment les principes directeurs de l'OCDE. Dans ce cas, la réglementation appliquée doit être mentionnée dans le rapport. En cas d'application d'une de ces réglementations, l'entreprise doit veiller à ce que les exigences de l'article 964ter soient remplies. Le cas échéant, elle doit rédiger un rapport supplémentaire.
Al. 4
Lorsqu'une entreprise contrôle seule ou conjointement une ou plusieurs entreprises suisses ou étrangères, le rapport s'étend à l'ensemble de ces entreprises.
Al. 5
Lorsque l'entreprise n'applique pas de concept en ce qui concerne l'une ou plusieurs des questions mentionnées à l'alinéa 1, elle intègre dans le rapport une explication claire et motivée des raisons le justifiant.
Al. 6
Le rapport est rédigé dans une langue nationale ou en anglais.
Art. 964quater
Antrag der Einigungskonferenz
Titel
C. Genehmigung, Veröffentlichung, Führung und Aufbewahrung
Abs. 1
Der nichtfinanzielle Bericht bedarf der Genehmigung und Unterzeichnung durch das oberste Leitungs- und Verwaltungsorgan sowie der Genehmigung des für die Genehmigung der Jahresrechnung zuständigen Organs.
Abs. 2
Das oberste Leitungs- und Verwaltungsorgan stellt sicher, dass der Bericht:
1. umgehend nach der Genehmigung elektronisch veröffentlicht wird;
2. mindestens zehn Jahre lang öffentlich zugänglich bleibt.
Abs. 3
Für die Führung und Aufbewahrung der Berichte gilt Artikel 958f sinngemäss.
Art. 964quater
Proposition de la Conférence de conciliation
Titre
C. Approbation, publication, tenue et conservation
Al. 1
Le rapport non financier doit être approuvé et signé par l'organe suprême de direction ou d'administration, et approuvé par l'organe compétent pour l'approbation des comptes annuels.
Al. 2
L'organe suprême de direction ou d'administration veille à ce que le rapport:
1. soit publié par voie électronique immédiatement après son approbation;
2. reste accessible au public au moins pendant dix ans.
Al. 3
L'article 958f s'applique par analogie à la tenue et conservation des rapports.
Gliederungstitel vor Art. 964a
Antrag der Einigungskonferenz
Siebter Abschnitt: Transparenz bei Rohstoffunternehmen
Titre précédant l'art. 964a
Proposition de la Conférence de conciliation
Chapitre VII: Transparence dans les entreprises de matières premières
Gliederungstitel nach Art. 964f
Antrag der Einigungskonferenz
Achter Abschnitt: Sorgfaltspflichten und Transparenz bezüglich Mineralien und Metallen aus Konfliktgebieten und Kinderarbeit
Titre suivant l'art. 964f
Proposition de la Conférence de conciliation
Chapitre VIII: Devoirs de diligence et transparence en matière de minerais et métaux provenant de zones de conflit et de travail des enfants
Art. 964g
Antrag der Einigungskonferenz
Titel
A. Grundsatz
Abs. 1
Unternehmen, deren Sitz, Hauptverwaltung oder Hauptniederlassung sich in der Schweiz befindet, müssen in der Lieferkette Sorgfaltspflichten einhalten und darüber Bericht erstatten, wenn sie:
1. Mineralien oder Metalle bestehend aus Zinn, Tantal, Wolfram oder Gold aus Konflikt- und Hochrisikogebieten in den freien Verkehr der Schweiz überführen oder in der Schweiz bearbeiten, oder
2. Produkte oder Dienstleistungen anbieten, für welche ein begründeter Verdacht besteht, dass sie unter Einsatz von Kinderarbeit hergestellt oder erbracht wurden.
Abs. 2
Der Bundesrat legt jährliche Einfuhrmengen von Mineralien und Metallen fest, bis zu denen ein Unternehmen von der Sorgfalts- und Berichterstattungspflicht befreit ist.
Abs. 3
Er legt fest, unter welchen Voraussetzungen kleine und mittlere Unternehmen sowie Unternehmen mit geringen Risiken im Bereich Kinderarbeit das Vorliegen eines begründeten Verdachts auf Kinderarbeit nicht prüfen müssen.
Abs. 4
Er legt die Voraussetzungen fest, unter denen die Unternehmen von den Sorgfalts- und Berichterstattungspflichten ausgenommen sind, sofern sie sich an ein international anerkanntes gleichwertiges Regelwerk, wie insbesondere die Leitsätze der OECD, halten.
Art. 964g
Proposition de la Conférence de conciliation
Titre
A. Principe
Al. 1
Les entreprises, dont le siège, l'administration centrale ou l'établissement principal se trouve en Suisse, doivent respecter les devoirs de diligence dans la chaîne d'approvisionnement et en rendre compte dans un rapport, lorsqu'elles
1. mettent en libre circulation en Suisse ou traitent en Suisse des minerais ou des métaux constitués d'étain, de tantale, de tungstène, d'or de zones de conflit et de haut risque, ou
2. offrent des biens ou services, pour lesquels il existe un soupçon fondé de recours au travail des enfants.
Al. 2
Le Conseil fédéral détermine les volumes annuels d'importation de minerais et de métaux, jusqu'auxquels les entreprises sont libérées des devoirs de diligence et de rapport.
Al. 3
Il détermine les conditions auxquelles les petites et moyennes entreprises et les entreprises qui présentent de faibles risques dans le domaine du travail des enfants ne doivent pas examiner la présence d'un soupçon fondé de travail des enfants.
Al. 4
Il détermine les conditions auxquelles les entreprises sont exemptées du devoir de diligence et de rapport, pour autant qu'elles respectent une réglementation internationalement reconnue et équivalente, comme notamment les principes directeurs de l'OCDE.
Art. 964h
Antrag der Einigungskonferenz
Titel
B. Sorgfaltspflichten
Abs. 1
Die Unternehmen führen ein Managementsystem und legen darin Folgendes fest:
1. die Lieferkettenpolitik für möglicherweise aus Konflikt- und Hochrisikogebieten stammende Mineralien und Metalle sowie für Produkte oder Dienstleistungen, für welche ein begründeter Verdacht auf Kinderarbeit besteht;
2. ein System, mit dem die Lieferkette zurückverfolgt werden kann.
Abs. 2
Sie ermitteln und bewerten die Risiken schädlicher Auswirkungen in ihrer Lieferkette. Sie erstellen einen Risikomanagementplan und treffen Massnahmen zur Minimierung der festgestellten Risiken.
Abs. 3
Sie lassen die Einhaltung der Sorgfaltspflichten bezüglich der Mineralien und Metalle durch eine unabhängige Fachperson prüfen.
Abs. 4
Der Bundesrat erlässt die näheren Vorschriften; er orientiert sich dabei an international anerkannten Regelwerken, wie insbesondere den Leitsätzen der OECD.
Art. 964h
Proposition de la Conférence de conciliation
Titre
B. Devoirs de diligence
Al. 1
Les entreprises mettent en place un système de gestion et définissent les éléments suivants:
1. leur politique relative à la chaîne d'approvisionnement en minerais et en métaux provenant potentiellement de zones de conflit ou à haut risque ainsi que pour les produits ou services, pour lesquels un soupçon fondé de travail des enfants existe;
2. un système qui permet d'établir une traçabilité de la chaîne d'approvisionnement.
Al. 2
Elles identifient et évaluent les risques d'effets néfastes dans leur chaîne d'approvisionnement. Elles élaborent un système de gestion des risques et prennent des mesures en vue de minimiser les risques constatés.
Al. 3
Le respect des devoirs de diligence en matière de minerais et métaux fait l'objet d'une vérification par un expert indépendant.
Al. 4
Le Conseil fédéral édicte les prescriptions nécessaires; il tient compte des réglementations internationalement reconnues, comme notamment les principes directeurs de l'OCDE.
Art. 964i
Antrag der Einigungskonferenz
Titel
C. Berichterstattung
Abs. 1
Das oberste Leitungs- oder Verwaltungsorgan erstattet jährlich Bericht über die Erfüllung der Sorgfaltspflichten.
Abs. 2
Der Bericht ist in einer Landessprache oder auf Englisch abzufassen.
Abs. 3
Das oberste Leitungs- oder Verwaltungsorgan stellt sicher, dass der Bericht:
1. innerhalb von sechs Monaten seit Ablauf des Geschäftsjahres elektronisch veröffentlicht wird;
2. mindestens zehn Jahre lang öffentlich zugänglich bleibt.
Abs. 4
Für die Führung und Aufbewahrung der Berichte nach Absatz 1 gilt Artikel 958f sinngemäss.
Abs. 5
Unternehmen, die Produkte und Dienstleistungen von Unternehmen anbieten, die einen Bericht verfasst haben, müssen für diese Produkte und Dienstleistungen selber keinen Bericht erstellen.
Art. 964i
Proposition de la Conférence de conciliation
Titre
C. Obligation de faire rapport
Al. 1
L'organe suprême de direction ou d'administration rapporte annuellement sur la mise en oeuvre des devoirs de diligence.
Al. 2
Le rapport est rédigé dans une langue nationale ou en anglais.
Al. 3
L'organe suprême de direction ou d'administration veille à ce que le rapport:
1. soit publié par voie électronique dans les six mois suivant la fin de l'exercice;
2. reste accessible au public au moins pendant dix ans.
Al. 4
L'article 958f s'applique par analogie à la tenue et conservation des rapports selon l'alinéa 1.
Al. 5
Les entreprises qui offrent des biens ou des services d'entreprises ayant établi un rapport selon l'alinéa 1 ne sont pas tenues d'établir un rapport pour ces produits ou services.
Übergangsbestimmung zur Änderung vom ...
Antrag der Einigungskonferenz
Die Vorschriften des 6. Abschnitts und des 8. Abschnitts des 32. Titels finden erstmals Anwendung auf das Geschäftsjahr, das ein Jahr nach Inkrafttreten des neuen Rechts beginnt.
Disposition transitoire de la modification du ...
Proposition de la Conférence de conciliation
Les dispositions des chapitres six et huit du titre trente-deuxième sont applicables à compter de l'exercice qui commence une année après l'entrée en vigueur du nouveau droit.
Ziff. II Ziff. 1 Art. 69abis; Ziff. 1a Art. 3 Abs. 2; 5 Abs. 1 Bst. g, j; 125 Abs. 2; Gliederungstitel vor Art. 212a; Art. 212a; 212b; Ziff. 2 Art. 139a
Antrag der Einigungskonferenz
Streichen
Ch. II ch. 1 art. 69abis; ch. 1a art. 3 al. 2; 5 al. 1 let. g, j; 125 al. 2; titre précédant l'art. 212a; art. 212a; 212b; ch. 2 art. 139a
Proposition de la Conférence de conciliation
Biffer
Ziff. II Ziff. 3 Art. 325ter
Antrag der Einigungskonferenz
Abs. 1
Mit Busse bis zu 100 000 Franken wird bestraft, wer vorsätzlich:
a. in den Berichten gemäss den Artikeln 964bis, 964ter und 964i des Obligationenrechts falsche Angaben macht oder die Berichterstattung unterlässt;
b. der gesetzlichen Pflicht zur Aufbewahrung und Dokumentation der Berichte gemäss den Artikeln 964quater und 964i des Obligationenrechts nicht nachkommt.
Abs. 2
Wer fahrlässig handelt, wird mit Busse bis zu 50 000 Franken bestraft.
Ch. II ch. 3 art. 325ter
Proposition de la Conférence de conciliation
Al. 1
Est puni d'une amende de 100 000 francs au plus quiconque, intentionnellement:
a. donne de fausses indications dans les rapports visés aux articles 964bis, 964ter et 964i du code des obligations ou omet d'établir ces rapports;
b. contrevient à l'obligation légale de conservation et de documentation des rapports visée aux articles 964quater et 964i du code des obligations.
Al. 2
Quiconque agit par négligence est puni d'une amende de 50 000 francs au plus.
Rieder Beat · Mit-M · Ständerat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Das Geschäft kommt nun ein letztes Mal in unsere Kammer. Die Einigungskonferenz der Räte hat am 4. Juni 2020 getagt. Im Rahmen dieser Einigungskonferenz gab es vorerst einen Antrag, den Gegenvorschlag des Nationalrates in Artikel 55a Absatz 2 OR abzuändern und einen neuen Absatz 3bis einzufügen und damit die Haftungsvoraussetzungen, insbesondere die Umkehr der Beweislast, zu streichen. Im Rahmen der Einigungskonferenz wurde dieser Antrag dann mit 15 zu 11 Stimmen abgelehnt.
Die massgebende Differenz zwischen den Gegenvorschlägen des Ständerates und des Nationalrates war ja nicht spezifisch die Beweislastumkehr im Rahmen des nationalrätlichen Vorschlages, sondern die Einführung einer ausgedehnten neuen Haftungsnorm im nationalrätlichen Vorschlag und das Weglassen dieser Haftungsnorm im ständerätlichen Vorschlag. An dieser Trennlinie haben sich die beiden Gegenvorschläge grundlegend unterschieden, und eine Streichung der Umkehr der Beweislast beim nationalrätlichen Gegenvorschlag hätte hierzu keine Besserung gebracht. Die Beweislast würde im Prozessverfahren praktisch immer beim Unternehmen bleiben, da der Kläger immer behaupten und allenfalls auch beweisen kann, dass ihm die entsprechenden Sorgfaltsprüfungsprozesse des Unternehmens gemäss Artikel 716a OR nicht zugänglich sind, und er daher vom Unternehmen im Schweizer Zivilprozess immer verlangen kann, dass dieses die entsprechenden Beweise und Beweismittel beibringt.
Nach der Bereinigung des nationalrätlichen Vorschlages kam es dann zur Gesamtabstimmung über die zwei indirekten Gegenvorschläge. Die Einigungskonferenz hat mit 15 zu 11 Stimmen dem ständerätlichen Gegenvorschlag den Vorzug gegeben.
An dieser Stelle sei zuhanden der Materialien erwähnt, dass der ständerätliche Vorschlag bei der Geschäftsherrenhaftung ausdrücklich den Status quo beibehält: Die bestehenden Haftungsnormen bei der Geschäftsherrenhaftung wie auch im Aktienrecht werden nicht verändert. Insbesondere besteht bei einer allfälligen Annahme des ständerätlichen Gegenvorschlages, des Vorschlages der Einigungskonferenz, keinerlei Haftungsgrundlage, aber auch kein Gerichtsstand in der Schweiz, wie dies der Gegenvorschlag des Nationalrates vorgesehen hätte. Das Konzept der Konzernhaftung ist der Geschäftsherrenhaftung nach schweizerischem Recht fremd. Es gibt keine Grundlage für Klagen, wie die Initiative dies grundsätzlich möchte.
Mit der Lösung der Einigungskonferenz wird vermieden, dass sich die Schweizer Unternehmen - es handelt sich hier ausdrücklich nicht nur um Konzerne, sondern um etwa 500 bis 1000 Schweizer Unternehmen - einer weltweit einmaligen Haftungsnorm für Verletzungen von Umweltrechtsbestimmungen auf der ganzen Welt ausgesetzt sehen. Diese Haftung würde für die Schweizer Unternehmen ein grosses, unkalkulierbares wirtschaftliches und juristisches Risiko bedeuten.
Es wird auch vermieden, dass die Schweizer Justiz durch die gleichzeitige Einführung einer Haftungsnorm und des Gerichtsstandes weit über die Grenzen ihrer Möglichkeiten hinaus Sachverhalte beurteilen muss, die sich vollständig in ausländischen Staaten abspielen und dort allenfalls noch gar nie prozessual anhängig gemacht worden sind. Die diesbezüglichen Risiken für die Schweizer Wirtschaft und Justiz schätzt die Mehrheit der Einigungskonferenz als zu hoch ein.
Der Bundesrat hat bereits in seiner Botschaft 2017 - das vergisst man manchmal -, wo er eigentlich gar keinen Gegenvorschlag unterbreiten wollte und die Initiative zur Ablehnung empfahl, garantiert, dass man sich auch international in diesen Problembereichen engagieren will und die schweizerische Gesetzgebung falls notwendig anpassen will.
Mit dem Gegenvorschlag des Ständerates und einer allfälligen Annahme dieses Gegenvorschlags durch das Volk würde sich die Schweiz international auf dem gleichen Niveau bewegen wie die umliegenden Staaten und damit unseren Wirtschaftsstandort gegenüber diesen Ländern nicht schwächen. Sollte sich international eine solche Haftung dann anbahnen bzw. durchsetzen, hätte die Schweiz genügend Zeit, ihre Gesetzgebung entsprechend anzupassen. Wie ich Ihnen bereits anlässlich der letzten Differenzbereinigung darlegte, geht die Tendenz international keinesfalls in diese Richtung. Die wirtschaftlichen Schwierigkeiten der jüngsten Zeit werden für alle Unternehmen der Schweiz bereits eine grosse Belastung und ein grosses Risiko darstellen. Weitere, darüber hinausgehende Haftungsrisiken sind schlichtweg nicht zu verantworten.
Ich bitte Sie daher, dem Antrag der Einigungskonferenz zuzustimmen. Dieser entspricht dem Beschluss unseres Rates. Er wurde in der Einigungskonferenz, wie erwähnt, mit 15 zu 11 Stimmen angenommen. Damit hätte das Volk in einer Abstimmung eine klare Wahlmöglichkeit. Es kann dann wählen zwischen einer Initiative, welche eine weltweit einmalige Haftung für Schweizer Unternehmen einführen will, und einem Gegenvorschlag des Parlamentes, welcher die Schweizer Unternehmen im Bereich der Kinderarbeit und der Konfliktmineralien strengen Berichterstattungs- und Sorgfaltspflichten unterwirft. Es handelt sich um einen für die Unternehmen aufwendigen Prozess, der aber pragmatisch und für die Schweizer Wirtschaft auch zumutbar ist.
Am Ende dieser sehr langen Geschichte möchte ich doch noch einmal festhalten, dass sich die Schweizer Unternehmen in ihrer überaus grossen Mehrheit an die gesetzlichen Bestimmungen im In- und Ausland halten und schon einiges dazu beigetragen haben, die sozialen Probleme in den betroffenen ausländischen Staaten zu mildern. Das Reputations- und das Haftungsrisiko, die bereits heute bestehen, sind genügend.
Mazzone Lisa · Mit-F · Ständerat · Genf · Grüne Fraktion
Si je prends la parole, c'est pour vous avouer une énorme déception et une profonde tristesse au terme de ce processus. Pour moi qui ai suivi depuis le début, avec d'autres collègues ici présents, le travail en commission, c'est deux ans et demi de travail qui est parti en fumée en l'espace de vingt minutes durant la Conférence de conciliation.
Au-delà de ce constat, c'est une question centrale qui se pose à nous, parce que cette initiative, et tout le travail qu'on a pu mener suite à son dépôt, en montrant ce que nous acceptons ailleurs au nom du profit ici, pose le cadre de notre complicité structurelle dans la violation des droits humains, dans les dégâts qui sont faits à l'environnement et, partant, dans les foyers d'inégalité à l'échelle mondiale.
Je me souviens du début du travail en commission, de la proposition du Conseil des Etats de travailler sur ce projet dans le cadre du droit de la société anonyme que nous étions alors en train de traiter au Conseil national. Je me souviens d'heures de commission durant lesquelles un travail constructif a été mené. Je n'avais jamais connu et n'ai plus revu par la suite une telle volonté de l'ensemble des partis de trouver une solution.
La motivation était donc de trouver une solution rapide pour qu'elle puisse avoir des effets concrets, sur le terrain, et conduire à une amélioration sensible des situations auxquelles sont confrontées des personnes à l'étranger. Ce dont on parle, c'est de situations qui prennent au ventre, qui appellent à notre humanité commune; c'est de situations qui, pour les personnes qui les vivent, constituent tous les jours une injustice. Les exemples, vous les connaissez.
La solution telle que celle qui est ressortie de la Commission des affaires juridiques du Conseil national, qui a élaboré une première proposition, représentait une véritable alternative à l'initiative, garantissant que les multinationales endossent leurs responsabilités; oui, qu'elles répondent de leurs actes devant la justice. C'est le sens de la responsabilité, également de la responsabilité civile. C'est le coeur de l'initiative, or, il est, dans le contre-projet de la Conférence de conciliation, totalement écarté.
On a souvent entendu dire que le contre-projet du Conseil national était une simple mise en oeuvre de l'initiative. C'est faux et je peux en témoigner par mon parcours. Ce contre-projet n'a cessé d'être raboté au fil des discussions pour le rendre toujours plus acceptable, toujours plus un compromis suisse, c'est-à-dire une solution médiane qui réponde aux préoccupations de tous les acteurs. Avec ce contre-projet, il y a beaucoup moins d'entreprises concernées, la restriction de la définition des standards en termes de droits humains et d'atteintes à l'environnement est sensible, il y a une limitation du devoir de diligence et la responsabilité est extrêmement limitée. D'ailleurs on parle beaucoup de cet article sur la responsabilité civile, mais si l'on regarde le nombre d'entreprises que celle-ci concerne et les atteintes qu'elle englobe, on voit qu'elle est extrêmement limitée. Et elle est précédée par une conciliation obligatoire.
Je ne vais cependant pas revenir sur ce contre-projet, qui est parti en lambeaux en quelques minutes, mais bien sur le contre-projet de la Conférence de conciliation et, d'abord, sur le fond. Nous l'avons encore entendu de la bouche du rapporteur de la majorité, il vise avant tout un objectif principal: ne pas partir déshabillé en campagne de votation, avoir une tunique dans laquelle se draper ou se cacher, selon les situations.
De mon point de vue, ce contre-projet n'a pas été motivé par une réelle volonté d'agir, mais bien plus par la perspective d'une campagne de votation qui s'avère effectivement difficile. Difficile parce qu'elle fait appel à des réflexes humains qui sont sains et qui existent encore.
En réalité, retirer la responsabilité civile, c'est aussi enlever la sanction. A partir du moment où l'on prévoit un devoir de diligence, on doit aussi prévoir ce qui se passe si des mesures ne sont pas prises, si on ne voit pas une amélioration de la situation, s'il n'est pas respecté.
Sinon, cela reste une déclaration d'intention, avec le risque que les entreprises - pas toutes, pardon, il me faut préciser: celles qui n'ont pas envie ou qui n'ont pas jusqu'à présent démontré leur volonté d'intervenir dans ces situations - ne mettent pas en place cette politique de droits humains. L'intérêt de la responsabilité, c'est précisément de pousser les entreprises à mettre en place une politique de droits humains et de respect de l'environnement.
Sur le devoir de diligence, j'aimerais là aussi revenir sur certains points. Une activation de ce devoir est notamment prévue dans le cadre de suspicion de travail des enfants. Là encore, il est problématique de dire que le travail des enfants pose problème, mais qu'en revanche la contamination des enfants par des métaux lourds ou par des pesticides extrêmement dangereux ne pose pas problème. En réalité, si l'on veut vraiment défendre les droits de l'enfant, et si on veut vraiment intervenir dans ce domaine, il ne suffit pas d'avoir cette clause extrêmement restreinte pour le devoir de diligence.
De la même manière, quatre minerais provenant de zones de conflit sont concernés par le devoir de diligence. Or, on constate qu'une grande entreprise qui a son siège en Suisse - je ne lui ferai pas de publicité -, a une position dominante sur deux autres métaux, le cobalt et le cuivre, qui ne sont, en l'occurrence, pas concernés par le contre-projet. A ce titre, on manque encore une fois la cible eu égard à l'ensemble de l'étendue et de l'action du contre-projet.
Pour le reste, à savoir les situations où le devoir de diligence n'entre pas en ligne de compte, le rapport non financier tel qu'il est prévu est un concept relativement dépassé au niveau international, cela surtout parce qu'il permet soit de bel et bien mener une politique de droits humains, soit d'expliquer pourquoi on ne mène pas une telle politique. On en revient donc à nouveau à la question principale de savoir si les entreprises, disons "dissidentes", vont mettre en place cette politique de droits humains. J'ai eu personnellement connaissance de rapports de ce type, produits notamment par des entreprises de négoce de matières premières. Ces rapports sont imposants, séduisants; ils comportent de très belles images. Mais les entreprises savent aussi les utiliser et faire des faux-semblants pour écarter le coeur du problème, parce que le coeur du problème ne se trouve pas au coeur de ces rapports.
Le développement européen a été souvent discuté ici, l'avenir nous dira qui aura raison - je ne suis pas Cassandre. Mais ce qui est certain, c'est qu'on sent une dynamique. Personnellement, je ne pense pas que la situation du coronavirus décourage les pays qui se sont engagés dans cette voie, et l'Union européenne elle-même, de continuer à progresser. On sent une dynamique indubitable, rapide aussi, dans son ampleur. On risque, avec ce contre-projet, d'être simplement dépassé, alors que l'Union européenne annonce un projet d'une autre ampleur.
La décision de jeudi dernier est certainement un astucieux et impressionnant tour de passe-passe politique et relève d'une force politique stratégique indubitable. Mais, de mon point de vue, ce n'est pas une décision éthique conséquente. Mon canton s'est engagé, à reprises réitérées, pour un contre-projet qui mène au retrait de l'initiative. Ce contre-projet ne le fait pas. C'est, à mon avis, une déception, déception partagée non seulement par les instances cantonales, mais aussi par des entreprises qui sont concernées et qui ont voulu, avec un contre-projet ambitieux, montrer que d'être mauvais élève ne paie pas, mais qu'au contraire, il faut mettre tout le monde à un niveau plus élevé.
C'est pour cela que je rejetterai ce contre-projet et m'engagerai dans la campagne de votation.
Levrat Christian · Mit-M · Ständerat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion
Je ne vais pas plaider pour l'initiative, on a eu l'occasion de le faire en d'autres temps, ce débat a eu lieu. Je me bornerai à faire trois remarques.
La première est qu'en adoptant un contre-projet, notre conseil reconnaît d'abord qu'il est confronté à un problème, ensuite que la législation en vigueur ne permet pas de régler ce problème et qu'elle doit être adaptée. Ce sera la population qui décidera de l'ampleur de l'adaptation qui est nécessaire. Pour ma part, et de manière assez convaincue, je pense que notre conseil, avec un contre-projet, ouvre la voie à un débat sur l'initiative qui sera beaucoup plus constructif et prometteur que ce que je pouvais considérer jusqu'à présent. Vous connaissez cette affaire des contre-projets: parfois ils permettent de tuer le texte que l'on entend combattre, d'autres fois ils nourrissent ce texte parce qu'ils reconnaissent qu'il y a nécessité d'agir. C'est le cas ici, et j'en remercie les auteurs, même si, personnellement, son contenu ne me convient pas. Mais je reconnais que notre conseil a su voir la nécessité d'agir et qu'il reconnaît ainsi que la législation suisse en vigueur est insuffisante.
Les deux autres remarques que j'aimerais faire sont plutôt de nature technique.
Le rapporteur a exclu toute responsabilité civile des entreprises dans les cas qui nous occupent en droit actuel. C'est quelque chose qui est contesté par la doctrine, qui est contesté par certains des praticiens du droit et la question reste ouverte. Elle est ouverte, pour moi, aussi bien en droit actuel que dans le cadre du contre-projet de notre conseil. Vous avez parlé de l'histoire des matériaux et de l'interprétation des tribunaux, laissez-moi contester formellement ce point. Je pense qu'il y a des cas dans lesquels la législation en vigueur autorise les plaignants à faire valoir leurs intérêts devant les tribunaux.
Le deuxième point sur lequel j'ai une lecture très différente du texte de l'initiative concerne le fardeau de la preuve. Vous considérez, avec les milieux économiques, que l'initiative contient une inversion du fardeau de la preuve. Ce n'est pas notre lecture. Ici aussi, en ce qui concerne les matériaux, nous considérons qu'il n'y a pas inversion du fardeau de la preuve, mais qu'il y a au contraire application des règles usuelles en matière de responsabilité civile, à savoir que le plaignant doit démontrer le dommage, qu'il doit démontrer l'illicéité de l'intervention de l'auteur, qu'il doit démontrer la causalité entre le dommage et cette intervention, et qu'il doit enfin démontrer le contrôle effectif de la société mère par rapport à sa société fille.
Ce qui est à la charge de l'entreprise en matière de preuve, c'est la preuve libératoire. C'est comme un privilège que nous accordons à cette entreprise; c'est la possibilité pour l'entreprise de se dédouaner de sa responsabilité, établie par ailleurs, en démontrant qu'elle a respecté toutes les règles et qu'elle a rempli son devoir de diligence à satisfaction. Il y a donc une preuve qui doit être apportée par le plaignant, et une preuve libératoire qui peut être le fait de l'entreprise.
Au final, je considère que le contre-projet qui nous est présenté n'a pas d'avantages substantiels sur le plan politique, donc je vais le rejeter en raison de son contenu. Par contre, je note avec satisfaction l'élaboration d'un contre-projet qui nous aidera certainement dans le débat sur cette initiative populaire.
Gmür-Schönenberger Andrea · Mit-F · Ständerat · Luzern · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Je me permets de donner une courte réponse à ma collègue Lisa Mazzone, parce que nous étions les deux à l'époque membres de la Commission des affaires juridiques du Conseil national, lorsque l'on a discuté de l'initiative populaire sur les multinationales responsables. Moi, je ne suis pas du tout d'accord avec ce qu'elle a affirmé en général, mais d'accord avec elle pour dire qu'on a vraiment passé des heures à essayer de trouver un contre-projet. On a vraiment tout essayé.
On a essayé je ne sais combien de fois de faire retirer l'initiative. Mais, finalement, je dois dire que je ne laisse pas des initiants me faire chanter. Parfois, j'avais presque l'impression que c'était vraiment du chantage. Tout le monde, j'en suis sûre à cent pour cent, veut de la justice pour les gens dans les pays du tiers monde, tout le monde veut vraiment aussi que les droits de l'homme soient respectés.
C'est pourquoi je suis très contente qu'on ait maintenant ce contre-projet, qui est finalement celui du Conseil fédéral. A ceux qui soutiennent le contre-projet de notre conseil - qui est en définitive le contre-projet du Conseil fédéral - et disent maintenant que c'est un mauvais contre-projet, je réponds que ce n'est pas juste. Il y a quand même un rapport à faire, il y a la diligence. En ce qui concerne la responsabilité, cela a toujours été possible et ce sera toujours possible.
Pour moi, la grande déception, c'est, je dois le dire honnêtement, le comportement des initiants; c'est aussi le comportement des gens qui disent maintenant que le contre-projet est nul. Il n'est pas nul! C'est vraiment le bon compromis. Je vous prie de dire oui à la proposition de la Conférence de conciliation.
Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen
Sie haben es gehört: Es geht heute eine Phase von ungefähr zweieinhalb bis fast drei Jahren zu Ende. Wir befinden uns im Schlussspurt. Die Beratungen in dieser Frage haben sich in die Länge gezogen, weil sich die Räte nicht auf einen Gegenvorschlag einigen konnten. Im März 2019 hat der Ständerat den nationalrätlichen Gegenvorschlag abgelehnt. Als der Gegenvorschlag des Nationalrates im letzten Herbst definitiv zu scheitern drohte, erarbeitete der Ständerat einen eigenen Gegenvorschlag, basierend auf den Eckwerten des Bundesrates vom letzten Sommer.
Es lagen damit bis zur Einigungskonferenz vom vergangenen Donnerstag zwei konzeptionell unterschiedliche Gegenvorschläge vor. Diese verfolgten unterschiedliche Ziele. Der Nationalrat wollte einen Rückzug der Volksinitiative erreichen, indem er den Initianten weitgehend entgegenkam. Der Ständerat will der Volksinitiative hingegen eine international abgestimmte Alternative gegenüberstellen.
In der Einigungskonferenz vom letzten Donnerstag wurde dann der Gegenvorschlag des Ständerates mit 15 zu 11 Stimmen bestätigt. Damit steht der Gegenvorschlag des Nationalrates nicht mehr zur Auswahl. Gestern hat der Nationalrat dem Resultat der Einigungskonferenz mit 99 zu 91 Stimmen zugestimmt. Ich möchte Sie im Namen des Bundesrates bitten, dem Antrag der Einigungskonferenz auch zuzustimmen. Es geht jetzt nicht mehr darum, welchen Vorschlag man gut, besser, schlecht oder wie auch immer findet, sondern es geht jetzt, nachdem nur noch der Gegenvorschlag des Ständerates zur Disposition steht, nur noch um die Frage, ob man überhaupt einen Gegenvorschlag will.
Erlauben Sie mir, kurz die Vorgeschichte der parlamentarischen Beratung Revue passieren zu lassen und dann noch kurz etwas zum Gegenvorschlag Ihres Rates zu sagen. Anfang 2018 hatte die Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates entschieden, im Rahmen der Aktienrechtsrevision einen indirekten Gegenvorschlag zur Konzernverantwortungs-Initiative zu erarbeiten. Ziel war es, dass die Initianten ihr Volksbegehren zurückziehen. Im Frühjahr 2018 stimmte die RK-N diesem Gegenvorschlag zu. Im Juni 2018 folgte der Nationalrat seiner Kommission für Rechtsfragen. Der Gegenvorschlag sah wie die Initiative neue Sorgfalts- und Berichterstattungspflichten sowie eine zusätzliche Haftungsregelung vor. Er ging zwar weniger weit als die Initiative, aber doch so weit, dass die Initianten erklärten, sie würden die Initiative zurückziehen.
Dem Ständerat ging dies aber zu weit. Im März 2019 entschied er deshalb, auf den Gegenvorschlag des Nationalrates gar nicht erst einzutreten. Im Juni 2019 hielt der Nationalrat jedoch erneut am Gegenvorschlag fest. Damit war der Gegenvorschlag des Nationalrates zwischen den beiden Kammern blockiert. Wäre er im Herbst 2019 im Ständerat gescheitert, wäre damals schon die Möglichkeit eines Gegenvorschlags ganz vom Tisch gewesen.
Je comprends Mme la conseillère aux Etats Mazzone quand elle dit qu'elle est déçue, parce qu'elle a aussi travaillé pendant environ deux ans au sein de la Commission des affaires juridiques du Conseil national. Mais il faut aussi tenir compte du fait que le contre-projet du Conseil national n'a pas trouvé de majorité dans ce conseil. Il aurait probablement été balayé en automne dernier. C'est la raison pour laquelle, après le 14 août 2019, le Conseil fédéral a pris position et s'est occupé du sujet.
Der Bundesrat hat sich am 14. August 2019 gegen den Gegenvorschlag des Nationalrates ausgesprochen, aber er hat sich zugleich zum ersten Mal überhaupt für verbindliche Transparenzpflichten von Unternehmen sowie verbindliche Sorgfaltsprüfungspflichten in den Bereichen Konfliktmineralien und Kinderarbeit ausgesprochen. Ich habe dieses Geschäft ja übernommen und in der Botschaft des Bundesrates von 2017 doch die Passage entdeckt, wo der Bundesrat gesagt hat, er sehe den Handlungsbedarf, aber die Schweiz solle keine Vorreiterrolle einnehmen. Man warte die Entwicklungen auf europäischer Ebene ab. Wenn diese dann reif seien, werde der Bundesrat eine Vernehmlassungsvorlage präsentieren.
Ich persönlich sah den Zeitpunkt damals im Sommer 2019 gekommen, dass der Bundesrat dieses Versprechen respektive diese Aussage noch einmal konkretisiert, auch vor dem Hintergrund der Tatsache, dass befürchtet werden musste, dass der Gegenvorschlag des Nationalrates im Herbst 2019 hier noch einmal scheitern würde. Der Bundesrat hat keinen Gegenvorschlag präsentiert. Er hat im Sommer 2019 lediglich gesagt, dass er, wenn der Gegenvorschlag des Nationalrates scheitern sollte, eine Vernehmlassungsvorlage bringen würde, gestützt auf die Entwicklungen in der Europäischen Union, denn man konnte jetzt davon ausgehen, dass man etwa sieht, wie sich das entwickelt. Das war offensichtlich 2017 noch nicht der Fall, oder die Konstellation hat es nicht ermöglicht.
Am 18. Dezember 2019 beschloss der Ständerat schliesslich in neuer Zusammensetzung einen eigenen Gegenvorschlag. Dieser basiert inhaltlich auf den Eckwerten, die der Bundesrat im August 2019 entschieden hat. Er sieht zudem strafrechtliche Sanktionen vor, falls die neuen Transparenz- und Sorgfaltspflichten verletzt werden. Er verzichtet aber explizit auf eine zusätzliche Haftungsregelung.
Herr Ständerat Levrat sagte, es sei umstritten; es gebe heute schon eine Haftung, die auch zur Anwendung kommen könne. Sie ist noch nie in den Konstellationen zur Anwendung gekommen, wie sie in der Initiative vorgesehen sind, diesen Auslandkonstellationen, und wie sie auch der Gegenvorschlag vorgesehen hätte. Ich komme noch darauf zurück.
Letzte Woche nun sprach sich die Einigungskonferenz für das Konzept des Ständerates aus. Gestern sprach sich der Nationalrat dafür aus.
Ich möchte nun noch kurz aus Sicht des Bundesrates eine Würdigung des Gegenvorschlags des Ständerates machen und auch die Vorzüge gegenüber der Initiative noch einmal betonen. Der Antrag der Einigungskonferenz ist inhaltlich international abgestimmt. Sein erster Pfeiler, die Berichterstattung über die sogenannten nichtfinanziellen Belange, basiert auf einer EU-Richtlinie. Die Normen wurden an die Verhältnisse in der Schweiz angepasst. Den zweiten Pfeiler bilden die Sorgfalts- und Berichterstattungspflichten im Bereich der Konfliktmineralien. Er lehnt sich an die EU-Verordnung zu den Sorgfaltspflichten im Bereich der Konfliktmineralien an. Auch wenn hier etwas grössere Anpassungen an die Schweizer Rechtsordnung nötig waren, beispielsweise der Verzicht auf eine neue Behörde, ist eine gute Umsetzung des EU-Standards gelungen. Wir bewegen uns hier auch international im Gleichschritt. Den dritten und letzten Pfeiler bilden die Sorgfalts- und Berichterstattungspflichten im Bereich der Kinderarbeit. Diese gehen etwas weiter als der internationale Standard. Erst die Niederlande kennen bereits eine inhaltlich ähnliche Regelung. An dieser orientiert sich die vorliegende Lösung. Der Bundesrat will im Bereich Kinderarbeit die internationale Entwicklung bewusst nicht abwarten.
Bei der Haftung hält sich der Antrag der Einigungskonferenz an die bewährten, bestehenden und auch international üblichen Haftungsregelungen. Wenn Sie sich, Herr Ständerat Levrat, an das halten, was bereits in Kraft ist, haben Sie natürlich auch mehr Rechtssicherheit, weil Sie wissen, was gilt. Es gilt, mit anderen Worten, der Status quo. Jedes Unternehmen soll selbstverständlich für einen Schaden haften, den es anrichtet, aber es soll selber haften, und es soll dort haften, wo der Schaden angerichtet wurde. Das ist eben ein wesentlicher Unterschied. Wir müssen diese Diskussion nicht noch einmal eröffnen, aber hier haben wir doch den internationalen Rechtsvergleich, den Sie zur Kenntnis nehmen können. Sie können zur Kenntnis nehmen, dass sowohl die Initiative wie damals auch der Gegenvorschlag des Nationalrates diese heutigen Haftungsbestimmungen überschreiten würden.
Die Unternehmen haften bereits heute, aber in den Konstellationen, wie ich sie jetzt beschrieben habe. Der Gegenvorschlag verzichtet deshalb auf eine neue Konzernhaftung.
Anders ist es dagegen bei der Initiative: Sie verlangt bekanntlich die Schaffung einer neuen Haftung von Muttergesellschaften für ihre juristisch eigenständigen Töchter im Ausland. Das erachtet der Bundesrat nicht nur als unnötig, sondern es wäre aus seiner Sicht auch ein Wagnis. Die konkreten Folgen einer solchen Haftungsregelung, die international einmalig wäre, sind in ihren Einzelheiten unmöglich abzuschätzen. Sicher ist, dass die Initiative die Rechtsunsicherheit erhöht; damit gefährdet sie natürlich auch Arbeitsplätze, und das übrigens nicht nur in der Schweiz, sondern auch im Ausland.
Auch die Lösung der Einigungskonferenz nimmt die Unternehmen in die Pflicht: Was bisher freiwillig war, würde neu verbindlich. Sie unterscheidet sich von der Initiative aber in den Mitteln, die sie wählt. Sie anerkennt das Anliegen der Initiative, ist aber international abgestimmt und bringt das Schweizer Recht à jour, ohne dem Wirtschaftsstandort Schweiz mit einem Alleingang unnötig Schaden zuzufügen.
Es scheint mir noch ein weiterer Aspekt zentral, den ich auch staatspolitisch wichtig finde und in diesem Rat auch schon erwähnt habe. Mit dem Gegenvorschlag der Einigungskonferenz hätte die Stimmbevölkerung eine echte Wahl zwischen zwei alternativen Vorgehensweisen, auch wenn diese in der Volksabstimmung einander nicht gegenübergestellt werden. Man hätte auf der einen Seite eine Volksinitiative, die der Bundesrat als überschiessend anschaut, und auf der anderen Seite diesen Gegenvorschlag, bei dem man sagen kann, dass die Schweiz sich der internationalen Rechtsordnung anpasst und das macht, was andere Staaten auch machen, aber eben nicht einen Alleingang wagt.
Ich fasse zusammen: Es ist bekannt, dass der Bundesrat die Volksinitiative zur Ablehnung empfiehlt. Auch der Nationalrat hat sie Anfang März mit 105 zu 83 Stimmen bei 9 Enthaltungen zur Ablehnung empfohlen. Der Ständerat hat sich bereits ein Jahr früher mit 25 zu 14 Stimmen bei 3 Enthaltungen gegen die Initiative ausgesprochen. Es ist aber nicht das Anliegen der Initianten, das umstritten ist. Ich habe es gesagt: Umstritten sind die Mittel, welche die Initiative vorschreibt.
Aus Sicht des Bundesrates schiesst die Initiative insbesondere wegen der zusätzlichen, international einmaligen Haftungsregel klar über das Ziel hinaus. Aus dem gleichen Grund hat der Bundesrat auch den damaligen Gegenvorschlag des Nationalrates abgelehnt. Er lehnte ihn aber auch aus einem weiteren Grund ab: Dieser hätte nämlich die Initiative zu einem grossen Teil umgesetzt, bevor sich der Souverän überhaupt dazu hätte äussern können. Das wäre staatspolitisch fragwürdig gewesen. Der Bundesrat ist entschieden der Meinung, dass sich das Volk zu einer zentralen Frage äussern können soll, auch wenn das Risiko besteht, dass die Initiative angenommen wird; dieses Risiko besteht bei einer demokratischen Ausmarchung selbstverständlich immer. Der Bundesrat begrüsst es daher, dass dies nun der Fall sein wird und dass es eine Volksabstimmung über diese Initiative geben wird.
Ich möchte Sie bitten, dem Antrag der Einigungskonferenz zuzustimmen.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Einigungskonferenz ... 28 Stimmen
Dagegen ... 14 Stimmen
(2 Enthaltungen)
Stöckli Hans · P-M · Ständerat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion
Präsident (Stöckli Hans, Präsident): Das Geschäft ist damit bereit für die Schlussabstimmung.