16.461
EMRK, Strafregister, Restitutio in integrum. Bundesgerichtsgesetz anpassen
Brenzikofer Florence · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion
Wenn eine Person aus der Schweiz ein Urteil an den Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte in Strassburg weiterzieht, kommt es nicht immer zu einem endgültigen Urteil. Wenn sich die Parteien nämlich im Verfahren gütlich einigen, erlässt der Gerichtshof eine "Entscheidung" nach Artikel 39 Absatz 3 der Europäischen Menschenrechtskonvention und kein Urteil. Bei einer solchen Einigung anerkennt die Schweiz die Verletzung und kann so auch einer Verurteilung und einem Eintrag im Register des Gerichtshofes entgehen. Mit der aktuellen Rechtslage sind die erfolgreichen Kläger jedoch teilweise zu einem Weiterzug gezwungen, denn mit einer solchen Entscheidung des Gerichtshofes kann in der Schweiz nicht um Revision des bundesgerichtlichen Entscheids ersucht werden. Nach Artikel 122 des Bundesgerichtsgesetzes kann die Revision eines Entscheids des Bundesgerichtes nur verlangt werden, wenn der Europäische Gerichtshof für Menschenrechte ein endgültiges Urteil gefällt und festgestellt hat, dass die Schweiz die Europäische Menschenrechtskonvention oder die Protokolle dazu verletzt hat.
Diese Situation ist aus Sicht der Kommission unbefriedigend. Wenn beispielsweise eine Klägerin eine Verurteilung mit entsprechendem Eintrag im Strafregister am Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte anficht und es zu einer Einigung kommt, ist diese Person trotzdem gezwungen, den Prozess bis zur Verurteilung der Schweiz durch den Gerichtshof fortzusetzen. Nur so kann der Eintrag im Strafregister korrigiert werden. Gleichzeitig wird die Schweiz, obschon sie die Verletzung anerkannt hat, an der Aufhebung des Fehlentscheids gehindert. Der Gerichtshof in Strassburg ist gezwungen, eine Verurteilung auszusprechen, obwohl die Parteien darauf verzichten könnten.
Die Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates hat die von Kollege Yves Nidegger eingereichte parlamentarische Initiative am 20. und 21. Februar dieses Jahres vorberaten. Die Kommission beantragt Ihnen einstimmig, Artikel 122 des Bundesgerichtsgesetzes in dem Sinne zu erweitern, dass auch gütliche Einigungen zur Revision des Urteils des Bundesgerichtes führen können.
Ferner beantragt die Kommission, gleichlautende Bestimmungen anderer Verfahrensgesetze anzupassen. Es gibt analoge Bestimmungen im Verwaltungsverfahrensgesetz, in der Strafprozessordnung, der Zivilprozessordnung und auch im Militärstrafprozess. Sie sehen alle auch die Revision für den Fall vor, dass in Strassburg eine Verletzung der EMRK festgestellt wird. Der Entwurf der Kommission für die neue Formulierung von Artikel 122 des Bundesgerichtsgesetzes entspricht dem Vorschlag, den der Bundesrat in der Botschaft vom 15. Juni 2018 gemacht hat.
Besten Dank, wenn Sie dem einstimmigen Beschluss der Kommission für Rechtsfragen folgen.
Nidegger Yves · Mit-M · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Le projet issu de l'initiative parlementaire 16.461 a été examiné le 4 février 2021 par votre Commission des affaires juridiques. Celle-ci l'a adopté à l'unanimité.
Il a une longue histoire. Cela a commencé par le dépôt d'une initiative parlementaire en 2016 déjà. Le 2 novembre 2017, la Commission des affaires juridiques de notre conseil y avait donné suite sans opposition. Son homologue du Conseil des Etats avait fait de même, à l'unanimité, le 26 avril 2018. Le texte à peine toiletté par l'administration qui vous est soumis aujourd'hui a été adopté dans la même teneur que le texte proposé au départ.
C'est vous dire que la matière de l'objet que vous avez à traiter maintenant ne prête à aucune controverse. Il s'agit en fait de combler une lacune reconnue unanimement dans un contexte particulier qui est le suivant. Lorsqu'une condamnation pénale est prononcée, si elle est d'une certaine gravité, elle fait l'objet d'une inscription au casier judiciaire où elle reste inscrite et visible un certain nombre d'années en fonction de la gravité de l'infraction. Il arrive que le Tribunal fédéral confirme une condamnation et que la personne condamnée recoure contre l'arrêt du Tribunal fédéral devant la Cour européenne des droits de l'homme. Il arrive parfois que la Cour donne tort à la Suisse, en constatant que la condamnation a violé une disposition de la Convention européenne des droits de l'homme. La Suisse doit à ce moment-là remettre la personne dans la situation où elle aurait été si la condamnation constitutive d'une violation n'avait pas été prononcée. En clair, il faut rendre un jugement d'acquittement qui permet ensuite de corriger le casier judiciaire de la personne où figure à tort un crime ou un délit. Cela répare la condamnation prononcée à tort.
Le problème que nous avons, c'est que tous les cas jugés par la Cour européenne des droits de l'homme ne se terminent pas forcément par une décision. Il existe, et c'est heureux, une possibilité pour les deux parties de se mettre d'accord. Il peut arriver - c'est rare, mais c'est arrivé - que la Suisse reconnaisse qu'effectivement une condamnation pénale a été rendue en violation de la convention, simplement parce que c'était sur les mêmes faits qu'un cas précédent où la Suisse avait déjà été condamnée. Donc la Confédération, n'ayant aucune envie d'être condamnée une seconde fois, reconnaît bien volontiers la violation.
Le problème que nous avions, c'est que la personne condamnée à tort - ce qui est constaté par la Cour - ne pouvait pas saisir le Tribunal fédéral parce que cette voie n'existait pas dans les cas où il n'y avait pas eu de condamnation de la Suisse. Et, donc, il est arrivé dans certains cas, en 2017, que la Suisse, qui voulait réparer mais ne pouvait le faire intégralement puisqu'on ne pouvait pas effacer la condamnation au casier, a été obligée de se laisser condamner à nouveau. Or c'est triplement désavantageux: pour la victime qui doit conduire le procès alors même que la Suisse est d'accord avec l'issue et avec la plainte; pour la Suisse qui se fait condamner alors qu'elle est d'accord et qu'elle veut réparer, mais ne le peut pas; pour la Cour qui doit trancher dans un cas où tout le monde est d'accord.
Il s'agit donc tout simplement, à l'article 122 de la loi qui prévoit la saisine du Tribunal fédéral pour le prononcé d'un acquittement en remplacement d'une condamnation qui avait condamné à tort, d'ajouter la possibilité d'également saisir le tribunal pour le même résultat dans les cas - aujourd'hui pas possibles mais qui le seront demain, lorsque nous aurons adopté cette modification de la loi - où un accord a été trouvé entre les parties et où l'affaire ne s'est pas terminée par une condamnation, ce qui est une issue évidemment beaucoup plus heureuse.
La commission, à l'unanimité, vous invite à la suivre et à adopter cette modification de loi. Je vous en remercie par avance.
Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen
Gütliche Einigungen, die im Verfahren vor dem Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte zwischen der Schweiz und der beschwerdeführenden Partei erzielt wurden, sollen gleich behandelt werden wie Urteile des Gerichtshofes, wenn es darum geht, in der Schweiz um Revision des Entscheids der letzten nationalen Instanz zu ersuchen.
Der Bundesrat erachtet den Kommissionsentwurf für eine entsprechende Ergänzung des Bundesgerichtsgesetzes als richtig. Die Anpassung ermöglicht namentlich eine Vereinfachung, wenn vor dem Gerichtshof mehrere Beschwerden in weitgehend identischen Fällen hängig sind. Stellt der Gerichtshof im ersten Fall, den er entscheidet, eine Verletzung der EMRK fest, so können die analogen Fälle durch Abschluss eines Vergleichs erledigt werden. Für die beschwerdeführende Partei entsteht kein Nachteil, wenn auch die gütliche Einigung in der Schweiz als Revisionsgrund anerkannt wird.
Ich beantrage Ihnen namens des Bundesrates, dem Entwurf Ihrer Kommission zuzustimmen.
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesgesetz über das Bundesgericht
Loi sur le Tribunal fédéral
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Ziff. I-III
Antrag der Kommission: BBl
Titre et préambule, ch. I-III
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Änderung anderer Erlasse
Modification d'autres actes
Ziff. 1-4
Antrag der Kommission: BBl
Ch. 1-4
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 169 Stimmen
(Einstimmigkeit)
(0 Enthaltungen)