24.076
Beteiligung der Schweiz an der Kapitalerhöhung der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung zugunsten der Ukraine und Genehmigung der Änderung des Artikels 1 des Übereinkommens zur Errichtung der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung
Riniker Maja · P-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
1. Bundesbeschluss über die Beteiligung der Schweiz an der Kapitalerhöhung der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung zugunsten der Ukraine
1. Arrêté fédéral sur la participation de la Suisse à l'augmentation du capital de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement en faveur de l'Ukraine
Antrag der Mehrheit
Eintreten
Antrag der Minderheit
(Reimann Lukas, Büchel Roland, Calame, Grüter, Marchesi, Page, Rüegger, Vontobel)
Nichteintreten
Proposition de la majorité
Entrer en matière
Proposition de la minorité
(Reimann Lukas, Büchel Roland, Calame, Grüter, Marchesi, Page, Rüegger, Vontobel)
Ne pas entrer en matière
Präsidentin (Riniker Maja, Präsidentin): In der Debatte über das Eintreten auf Vorlage 1 behandeln wir auch das Eintreten auf Vorlage 2 und die Detailberatung der beiden Vorlagen.
Nussbaumer Eric · Mit-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Die Europäische Bank für Wiederaufbau und Entwicklung (EBRD) investiert in bessere Lebensbedingungen. Als sie 1991 gegründet wurde, stand unser Kontinent an einer historischen Wegmarke. Der Kalte Krieg war zu einem Ende gekommen, und die osteuropäische Öffnung hin zu marktwirtschaftlich orientierten Volkswirtschaften stand an. Die Schweiz trat der EBRD unmittelbar in deren Gründungszeit als neue multilaterale Bank bei. Seither hat unsere multilaterale Europäische Entwicklungsbank über 200 Milliarden Euro investiert und mehrere tausend Transitions- und Aufbauprojekte realisieren oder ermöglichen können.
Das vorliegende Geschäft umfasst zwei Bundesbeschlüsse. Der erste Bundesbeschluss beinhaltet die Beteiligung der Schweiz an der Kapitalerhöhung der EBRD zugunsten der Ukraine. Der zweite Bundesbeschluss betrifft die Genehmigung der Änderung von Artikel 1 des Übereinkommens zur Errichtung der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung und die damit verbundene Erweiterung der geografischen Reichweite.
Ihre Kommission hat die beiden Bundesbeschlüsse am 13. Januar 2025 beraten und dem Bundesbeschluss über den Verpflichtungskredit von 96,1 Millionen Franken zwecks Beteiligung der Schweiz an der Kapitalerhöhung der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung zugunsten der Ukraine mit 16 zu 9 Stimmen zugestimmt. Eine Minderheit war der Meinung, dass sich die Schweiz nicht zusätzlich in unserer multilateralen Bank engagieren solle. Die Mehrheit Ihrer Kommission unterstützt die Kapitalerhöhung zugunsten der Ukraine aus folgenden Gründen:
1. Die weitere Mitwirkung in dieser multilateralen Institution ist für die Schweiz wichtig und ist ein logischer Schritt in unserem bisherigen Engagement in der EBRD.
2. Mit der Zustimmung zur Kapitalerhöhung kann die Schweiz ein wichtiges Zeichen für die Unterstützung der Ukraine aussenden.
3. Die Beteiligung ist auch eine Investition in die Stabilität Europas.
4. Die Beteiligung an der Kapitalerhöhung der EBRD ermöglicht es dem schweizerischen Privatsektor, an Ausschreibungen von Projekten teilzunehmen, die von der Bank mitfinanziert werden.
Kritisch angemerkt wurde, dass die Einzahlungen für die Kapitalerhöhungstranchen in den kommenden Jahren aus den Mitteln der internationalen Zusammenarbeit bzw. durch eine Kompensation bei den Ukraine-Mitteln der IZA bereitgestellt werden sollen. Damit würden andere Bereiche der internationalen Zusammenarbeit, z. B. diejenige im globalen Süden, geschwächt, was nicht im Gesamtinteresse der Schweiz sei. Andere, die die Beteiligung der Schweiz ebenfalls unterstützen, betrachten hingegen die Kompensation der Mittel als zielführend.
Betreffend den zweiten Bundesbeschluss über die Erweiterung der geografischen Reichweite wurde von den Unterstützenden angemerkt, dass hier der Bundesrat grösste Sorgfalt anwenden solle. Insbesondere solle bei einer Ausweitung auf Subsahara-Afrika und auf den Irak darauf geachtet werden, dass die Grundsätze der Mehrparteiendemokratie und des gesellschaftlichen Pluralismus in den Zielgebieten gelebt und gestärkt würden. Auch sollten Doppelspurigkeiten mit anderen Entwicklungsbanken vermieden werden. Entsprechend der Resolution ist es den Unterstützenden wichtig, dass der Fokus der Bank auf die Unterstützung der Ukraine und anderer vom Krieg gegen die Ukraine betroffener Länder nicht geschwächt wird.
Zusammenfassend: Die Mehrheit der Kommission - beim ersten Bundesbeschluss fiel der Entscheid mit 16 zu 9 Stimmen, beim zweiten mit 14 zu 11 Stimmen - will sich weiterhin in der multilateralen Zusammenarbeit engagieren. Die Minderheit will sich aus der multilateralen Zusammenarbeit und der Unterstützung der Ukraine mittels des Instruments des multilateralen Wiederaufbaus und der Entwicklung verabschieden.
Walder Nicolas · Mit-M · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion
Le Conseil fédéral nous soumet ici deux arrêtés traitant de notre participation et de notre engagement au sein de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement en Europe (BERD). La BERD est un partenaire essentiel et de longue date de la Suisse et a pour mission de soutenir, de consolider et de développer les institutions politiques pluralistes et les secteurs public et privé ainsi que de stimuler l'esprit d'entreprise dans un ensemble de pays partenaires en Europe, en Asie ou en Afrique.
Le premier arrêté, soutenu par 16 voix contre 9, demande un crédit d'engagement de 96,11 millions de francs au titre de participation de la Suisse à l'augmentation du capital de la BERD destiné à la reconstruction de l'Ukraine. Le second, soutenu par 14 voix contre 11, a trait à la modification de l'article 1 de l'accord portant création de la BERD, afin de lui permettre d'étendre ses activités à l'Irak et à quelques pays d'Afrique subsaharienne. Ces deux objets sont soutenus par l'ensemble des gouverneurs représentant les Etats membres au sein de la BERD.
En ce qui concerne le premier arrêté, nul besoin de vous détailler la situation catastrophique dans laquelle se trouve l'Ukraine aujourd'hui, et ce, même si la perspective d'un cessez-le-feu se fait jour depuis hier. Nous venons de commémorer le 3e anniversaire de son invasion brutale par la Russie de Poutine au mépris total du droit international, une agression qui fragilise le système multilatéral et menace clairement la sécurité et la paix de l'ensemble du continent européen, une agression qui a déjà fait des centaines de milliers de victimes et entrainé des dommages en Ukraine se chiffrant à plusieurs centaines de milliards de dollars.
La majorité de notre commission considère primordial que la Suisse participe à cet effort de la communauté internationale, un effort qui s'inscrit pleinement dans la stratégie pour l'Ukraine qui prévoit, je le rappelle, un soutien de 5 milliards de francs sur 12 ans. Ces 96,11 millions de francs participeront à une augmentation du capital de la BERD de quelque 4 milliards d'euros. Cela devrait lui permettre de réunir pour l'Ukraine pas moins de 24 milliards de prêts d'ici à 2032. Ces prêts s'accompagneront d'exigences de conditions-cadres pour les entreprises et d'efforts en matière de lutte contre la corruption. Ils devront aussi s'inscrire dans les engagements visant à lutter contre les changements climatiques. Pour la majorité de notre commission, l'engagement revêt également pour la Suisse un intérêt stratégique. Il permet à notre pays, membre fondateur de la BERD, faut-il le rappeler, et disposant d'un représentant permanent au conseil d'administration, de s'affirmer comme pays fiable et de renforcer son influence au sein de cette institution, ce d'autant plus que notre pays mène un groupe d'autres pays qui comprend l'Ukraine.
Une minorité de notre commission s'oppose toutefois à ce que la Suisse participe à cet effort via la BERD, considérant qu'elle soutient déjà l'Ukraine par sa stratégie de coopération internationale. Elle craint en outre que l'instabilité actuelle n'engendre d'autres crédits et ne fasse de l'Ukraine une sorte de puits sans fond. Au contraire, la majorité rappelle que les actions de la BERD s'inscrivent pleinement dans notre stratégie de coopération internationale. Le Conseil fédéral a ainsi précisé que cette somme sera prise en charge sur les fonds destinés à l'Ukraine par le SECO pour 60 millions et par la DDC pour 20 millions.
Le second arrêté propose d'approuver l'élargissement des pays d'opérations de la BERD à l'Irak et à six pays d'Afrique subsaharienne: la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Sénégal, le Nigeria, le Kenya et le Ghana.
Pour la majorité de la commission, l'élargissement à ces pays aura le triple avantage de renforcer la stabilité des institutions démocratiques et la durabilité des économies des pays concernés; d'accroitre notre influence dans ces pays et du même coup réduire celle d'autres grands acteurs illibéraux comme la Russie ou la Chine; enfin, de réduire la pauvreté et ainsi de freiner la pression migratoire. C'est dire que notre pays aussi bénéficiera de cette extension en créant de nouveaux débouchés pour nos entreprises dans des marchés en pleine croissance à l'heure où les mesures protectionnistes font leur grand retour depuis les Etats-Unis. Notre délégation parlementaire auprès de l'AELE s'est d'ailleurs rendue en janvier dernier au Nigéria et au Kenya et a d'ailleurs pu constater tout le potentiel économique de ces pays pour la Suisse.
Une minorité de notre commission s'oppose néanmoins à soutenir un tel élargissement du champ d'action de la BERD. Elle juge notamment le choix des pays arbitraire et redoute que cette décision ne soit que la première étape d'une extension totale des compétences de la BERD. Une telle orientation n'est pourtant pas d'actualité. L'élargissement souhaité ne concerne que l'Irak et six pays africains, tous à fort potentiel économique. Par ailleurs, cette extension ciblée et limitée n'aura aucune conséquence financière pour la Confédération.
En conclusion, la majorité de notre commission vous enjoint de suivre le Conseil fédéral ainsi que le Conseil des Etats en soutenant les deux arrêtés qui ne seront pas seulement profitables à l'Ukraine et aux Etats concernés, mais contribueront aussi à notre prospérité, notre sécurité et notre réputation sur la scène internationale.
Reimann Lukas · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Die Europäische Bank für Wiederaufbau wurde in den Neunzigerjahren gegründet. Man wollte nach dem Systemwechsel Osteuropa unterstützen und unterstützte bis 2015, bis zum Angriff Russlands auf die Krim, mit Hunderten von Millionen auch die allermeisten Projekte in Russland. Ab 2015 konnte oder wollte man zu Recht nicht mehr in Russland investieren und hatte sehr viele freie Mittel zur Verfügung. Man hat dann angefangen, sich auf andere Regionen auszudehnen. Man investiert heute auch in Gaza. Mit Vorlage 2 möchte man jetzt wieder eine Ausdehnung, auch auf die Subsahara, ein Gebiet, in welchem man sich dann mit der chinesischen Investmentbank konkurriert. Da frage ich mich schon, wie weit diese europäische Bank noch gehen soll.
Die Vorlage 1 kam, nachdem der Ukraine-Krieg losgegangen war. Da sagte man plötzlich: Jetzt haben wir zu wenig Mittel, jetzt brauchen wir mehr Gelder und eine Aufstockung. Daher stehen Vorlage 1 und Vorlage 2 in totalem Widerspruch. Einerseits sagt man, man brauche mehr Mittel, andererseits sagt man, man wolle eine Ausdehnung. Im Bundesbeschluss 1 steht nicht nur, dass auch die Schweiz mehr Mittel geben soll; da steht vor allem - und das ist das Gefährliche -, dass die vorgeschriebene Beschränkung, die heute das Kapital dieser Bank beschränkt, aufgehoben wird und dass das Direktorium dieser Bank, zu deren Eigentümer auch wir gehören, ganz alleine entscheiden kann, wie weit die Bank ihr Kapital ausdehnen will. Das ist sehr gefährlich. Wir wissen: Wenn wir eine stabile und solide Bank wollen, dann sollten wir das Kapital dieser Bank beschränken.
Weiter stellt sich die Frage nach der Zusammenarbeit mit der Sifem. Bei anderen Staaten, die als Vehikel nur diese Europäische Entwicklungsbank haben, würde ich sagen, ist es angemessen, was diese Staaten geben. Die Schweiz hat aber noch ein eigenes Projekt, eine eigene Entwicklungsbank, die Sifem. Mir ist nicht klar, ob sich da die schweizerische Bank und die europäische Bank nicht konkurrenzieren. Auch bezahlen wir letztendlich eigentlich doppelt.
Es kam bei dieser Bank immer wieder zu verschiedenen Kritikpunkten. In den Anfängen war es so, dass die Bank für Gehälter und für den Hauptsitz mehr als doppelt so viel ausgab wie für Projekte in Osteuropa. Das Verhältnis hat sich ein bisschen gebessert, aber das ganze Direktorium verdient auch heute noch wesentlich mehr als die Schweizer Bundesräte.
Dann gab es viel Kritik aus der Wirtschaft. Viele Banken und auch Betroffene aus diesen Staaten sagten, dass sich diese Bank nur die gewinnbringenden Projekte herauspickt.
Ich möchte hier Professor Sam Vaknin aus Nordmazedonien zitieren. Er hat gesagt, die EBRD habe in jeder Hinsicht versagt. Statt als regionale Entwicklungsbank mit den Schwerpunkten kleine und mittlere Unternehmen, Unternehmensführung und Eigentumsrechten zu dienen, anstatt die Herausbildung eines privaten Sektors zu fördern, wo es keinen privaten Sektor gab, präsentierte die Bank sich tatsächlich als konkurrierende Investitionsbank mit subventionierten Finanzierungen und drängte so private Firmen aus dem Markt.
Vaknin sagt, die EBRD habe aufgrund ihrer Grösse und ihres Zugangs zur Regierung den privaten Sektor völlig verdrängt und damit die Wirtschaft in Nordmazedonien geschwächt. Er sagt ebenfalls, der Grossteil des Geldes sei über fünf Banken in Nordmazedonien geflossen. Eine dieser Banken ging pleite. Gegen zwei Banken laufen Strafverfahren wegen Korruption, und die anderen beiden Banken verfügen nicht über die nötige Kapitalausstattung. Wenn Sie so Projekte machen, dann kann es natürlich nicht zu einem Erfolg kommen. Dann ist auch klar, dass die Kritik aus den Nehmerländern gross ist.
Dann gab es ebenfalls Kritik von NGO, die in einem umfassenden Bericht den Vorwurf erheben, es fehle die Transparenz, es werde in falsche Projekte investiert, in Projekte wie Gaspipelines, in Projekte, die ein ganzes Naturschutzgebiet in Nordmazedonien zerstört hätten; die EBRD setze hier mehr auf Investments als auf soziale oder ökologische Ziele.
So stimmte zum Beispiel im Deutschen Bundestag, der dieses Geschäft ja auch behandeln musste, die Linke Nein, mit der Argumentation, es würde in neoliberale Projekte investiert, die diesen Ländern gar nicht dienten.
Sicher ist, dass die Transparenz erhöht werden muss. Die Aufsicht ist heute nicht klar und die Transparenz ist zu wenig gut geregelt, es gäbe viel Verbesserungspotenzial. Ich finde es etwas schade, wenn die Schweiz hier einfach zustimmt und einfach Geld gibt, ohne sich darum zu kümmern, etwas für mehr Transparenz, etwas für eine bessere Entwicklung dieser Bank zu machen.
Was ist der nächste Schritt? Vielleicht haben Sie gesehen, was die britische Regierung zur Aufrüstung in Europa vorgeschlagen hat. Sie hat die Schaffung einer Aufrüstungsbank nach dem Vorbild der EBRD vorgeschlagen. Der Vorteil sei, dass sich auch Staaten, die nicht Mitglied der EU sind, an der Aufrüstung Europas finanziell beteiligen könnten. Ich glaube, wir tun gut daran, dafür zu sorgen, dass die Schweiz bei einem solchen Projekt nicht mitmacht.
Ich habe gefragt, ob Russland und Belarus immer noch Eigentümer der Bank seien, und das ist der Fall. Russland und Belarus besitzen einen höheren Prozentsatz dieser Bank als die Schweiz, nämlich 4,2 Prozent. Auch da stellt sich die Frage, wie man damit umgeht.
Alles in allem muss man sagen, dass es sehr, sehr viele offene Fragen gibt. Wenn die Schweiz das Geld ausgeben und der Kapitalerhöhung zustimmen will, sollte sie zuerst diese Fragen klären und sich für mehr Transparenz in dieser Bank einsetzen.
Stand heute bitte ich Sie deshalb, auf beide Beschlüsse nicht einzutreten.
Badertscher Christine · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion
Das Geschäft betreffend die Europäische Bank für Wiederaufbau und Entwicklung ist in zwei Bundesbeschlüsse aufgeteilt. Zum einen sprechen wir über die Beteiligung der Schweiz an der Kapitalerhöhung der EBRD zugunsten der Ukraine. Zum andern sprechen wir über die Genehmigung der Änderung von Artikel 1 des Übereinkommens zur Errichtung der Bank, welche eine Ausweitung der Aktivitäten auf Subsahara-Afrika und auf den Irak vorsieht.
Wir unterstützen beide Bundesbeschlüsse. Für die Grüne Fraktion ist das Engagement via EBRD ein wichtiger Bestandteil der Unterstützung für die Ukraine und damit eine Investition in die Sicherheit und Stabilität Europas. Der russische Angriffskrieg gegen die Ukraine hat auch weitreichende Auswirkungen auf die Entwicklungsländer, da dieser Krieg eine allgemeine Ernährungs- und Energiekrise ausgelöst hat. Die Schweiz kann also mit der Kapitalerhöhung ein wichtiges Zeichen für die Unterstützung der Ukraine sowie für die Unterstützung der Entwicklungsländer setzen. Es ist auch ein klares Signal hinsichtlich der Bedeutung des Multilateralismus für die Lösung globaler Krisen. Wenn wir nicht mitmachen würden, wäre der Reputationsschaden für die Schweiz sehr gross.
Da wir vorhin so viel Negatives gehört haben, hier noch ein paar positive Punkte der Bank: Die EBRD wird Reformen der wirtschaftlichen Gouvernanz mittragen, unter anderem bei der Korruptionsbekämpfung. Die Entwicklungsbank will zudem einen Schwerpunkt auf Klimainvestitionen legen. Nicht zuletzt bietet die Kapitalerhöhung dem Schweizer Privatsektor die Möglichkeit, an Ausschreibungen für von der EBRD finanzierte Projekte teilzunehmen. Die Kapitalerhöhung beläuft sich auf 96 Millionen Franken über vier Jahre. Mindestens 80 Millionen davon werden vollumfänglich im Budget der internationalen Zusammenarbeit kompensiert. 60 Millionen werden bei der wirtschaftlichen Entwicklungszusammenarbeit des SECO und 20 Millionen Franken bei der DEZA kompensiert. Die Kapitalerhöhung wird also zu einem grossen Teil kompensiert, und sie ist damit nicht mit einer grossen Mehrausgabe verbunden.
Nebst der Kapitalerhöhung stellt sich die Frage, ob die EBRD ihr Tätigkeitsgebiet auf Subsahara-Afrika und auf den Irak erweitern soll. Wir unterstützen diese Erweiterung. Die Frage der Willkür betreffend die Auswahl der Länder ist berechtigt. Allerdings ist es aus geopolitischen Gründen, angesichts des zunehmenden Einflusses Chinas und Russlands in vielen Ländern Subsahara-Afrikas, sehr wichtig, dass Europa dort wirklich präsent ist.
Subsahara-Afrika ist reich an für die Weltwirtschaft wesentlichen Rohstoffen, was es erst recht in den Fokus geopolitischer Interessen rückt. Die Wahl der Länder ist für diese Tätigkeiten deshalb sinnvoll. Zudem lebt über die Hälfte der von extremer Armut betroffenen Menschen in Subsahara-Afrika, und der Klimawandel und die Ernährungskrisen machen der Region schwer zu schaffen. Im Übrigen wird über die Hälfte der bis 2050 prognostizierten Bevölkerungszunahme auf Subsahara-Afrika entfallen. Es ist also sehr wichtig, dass wir einen Beitrag für eine nachhaltige Entwicklung dieser zunehmend wichtigen Region leisten. Deshalb stimmt unsere Fraktion dieser Erweiterung zu, zumal sie keine weiteren finanziellen Auswirkungen für die Schweiz hat.
Wichtig ist, dass es keine Doppelspurigkeiten mit anderen Entwicklungsinstrumenten und anderen Entwicklungsbanken gibt und dass allenfalls auch Synergien genutzt werden können, zum Beispiel mit der Sifem. Es wurde uns in der Kommission bestätigt, dass dieses Thema ernst genommen wird.
Wir bitten Sie also, der Mehrheit zu folgen und beiden Bundesbeschlüssen zuzustimmen.
Page Pierre-André · 1VP-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Je rapporte aujourd'hui au nom du groupe parlementaire UDC à propos du message 24.076 du Conseil fédéral concernant l'augmentation du crédit d'engagement en faveur de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Notre gouvernement nous propose un crédit d'engagement à hauteur de 96,11 millions de francs. Notre groupe rejette clairement cette augmentation. Nous suivrons la minorité Reimann Lukas de ne pas entrer en matière et nous rejetterons cet objet au vote sur l'ensemble. Voilà une position, certes minoritaire, mais claire et conséquente que je vous explique maintenant brièvement. Je vous demande bien sûr de la suivre lors des prochains votes.
Dans son communiqué de presse du 13 septembre dernier, le Conseil fédéral précise que cette augmentation du crédit d'engagement est principalement destinée à renforcer le soutien à l'Ukraine. Il souligne une fois encore que l'agression militaire russe contre l'Ukraine entraîne de lourdes pertes humaines et des dégâts matériels immenses mettant en péril la sécurité et la stabilité en Europe. La BERD est un partenaire essentiel, ajoute toujours le Conseil fédéral. Défendant cette augmentation devant le Conseil des Etats, le conseiller fédéral Parmelin a expliqué qu'il était dans l'intérêt de notre pays de participer à cette augmentation de capital, un geste par lequel la Suisse renforce sa crédibilité et son rôle au sein de ladite banque. Au vote, la Chambre haute a décidé de suivre notre ministre de l'économie par 21 voix contre 19 et 1 abstention, un vote très serré, donc, qui mérite réflexion: une réflexion que nous devons également effectuer dans cette chambre.
Revenons donc à notre chambre et aux délibérations de notre Commission de politique extérieure de ce mois de janvier. Une minorité de la commission, que notre groupe suit, est de l'avis que notre pays dispose, aujourd'hui déjà, avec sa stratégie de coopération internationale, d'un instrument pour contribuer à reconstruire l'Ukraine, et ce, d'autant plus que nous ne savons pas encore quelle sera l'issue de la situation sur place et à qui profiteront finalement ces mesures. En outre, la Suisse participe déjà à d'autres banques de développement multilatérales.
Au nom de mon groupe, je vous propose donc de ne pas entrer en matière et, si vous entrez en matière, de vous opposer lors du vote sur l'ensemble au feu vert pour cette augmentation.
Friedl Claudia · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Sozialdemokratische Fraktion
Als diese Vorlage ausgearbeitet wurde, befanden wir uns weltpolitisch in einer anderen Zeit. Seit zwei Monaten ändern sich die geopolitischen Gegebenheiten dramatisch. Noch nie war der Multilateralismus so stark unter Druck wie heute durch Präsident Trump. "America first": Die Grossen sagen, wo es langgeht, die Kleinen haben nichts zu sagen und werden brutal in ihrer Existenz infrage gestellt. Für die SP-Fraktion ist es daher wichtig, dass die kleine Schweiz jetzt ein Zeichen setzt für den Multilateralismus. Das ist durchaus auch Selbstzweck, um die eigene Sicherheit, den Wohlstand und die Unabhängigkeit zu wahren. Die SP-Fraktion unterstützt deshalb den vorliegenden Bundesbeschluss über die Beteiligung der Schweiz an der Kapitalerhöhung der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung zugunsten der Ukraine mit einem Betrag von 96 Millionen Franken.
Die EBRD wurde nach dem Ende des Kalten Krieges gegründet. Die Schweiz hat sich früh eingebracht, um eine aktive Rolle zu spielen. Dreimal hat sie Kapital in die Bank eingebracht. Heute leitet die Schweiz eine Stimmrechtsgruppe, und in dieser leitenden Funktion kann sie entsprechend ihren Prioritäten Einfluss nehmen auf die Beschlüsse der Bank. Die Bank ist deshalb für die Schweizer Aussenpolitik und Aussenwirtschaftspolitik sowie für die internationale Zusammenarbeit von grosser Bedeutung.
Für die SP-Fraktion ist klar, dass es strenge Grundprinzipien für eine nachhaltige, demokratische und menschenwürdige Wirtschaft und für die Stärkung der Mehrparteiendemokratie braucht. Die EBRD verfügt mit ihrer Umwelt- und Sozialpolitik über einen umfassenden Katalog. Abgedeckt werden darin Themen wie Beschäftigungs- und Arbeitsbedingungen, Vermeidung und Verminderung von Umweltverschmutzung, Erhalt der Biodiversität, nachhaltige Bewirtschaftung der natürlichen Ressourcen und die Bewahrung des kulturellen Erbes.
Neben der EBRD gibt es noch andere Entwicklungsbanken; wir haben das vorhin schon gehört. Um Doppelspurigkeiten zu vermeiden, engagiert sich die EBRD deshalb dort, wo andere nicht tätig sind, z. B. im Bereich der Entwicklung von Aktivitäten in der jeweiligen Landeswährung oder der Förderung von KMU, die nicht im Fokus der Weltbankgruppe liegen.
Das Geld für die Erhöhung des Beitrages zugunsten der Ukraine wird aus den bereits für die Ukraine reservierten Budgetposten der Entwicklungszusammenarbeit bei EDA und SECO kommen. Es muss also sichergestellt werden, dass dieses Geld zielgerichtet und nachhaltig für die Ukraine eingesetzt wird. Mit ihrem Beitrag zur Kapitalerhöhung der EBRD sendet die Schweiz ein klares Signal für ihr Engagement für die Ukraine sowie für den Multilateralismus als Lösung globaler Krisen.
Kurz noch zum zweiten Bundesbeschluss, der die Erweiterung des Tätigkeitsfeldes der EBRD auf weitere Länder festlegen will: Die SP-Fraktion unterstützt diese geografische Ausdehnung auf Subsahara-Afrika und den Irak, weil Subsahara-Afrika auch zu den Schwerpunktregionen der Entwicklungszusammenarbeit des EDA gehört. Wir sind aber dafür, dass die Liste nicht wahllos verlängert wird, sondern nur dort, wo es wirklich Sinn macht.
Ich bitte Sie, auf die beiden Bundesbeschlüsse einzutreten, ihnen zuzustimmen und die Minderheitsanträge abzulehnen.
Reimann Lukas · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Liebe Frau Kollegin Friedl, Sie haben gesagt, dass die Europäische Bank für Wiederaufbau und Entwicklung ein Gegengewicht zur Politik Amerikas setze. Ist Ihnen bekannt, dass Amerika mit Abstand der grösste Anteilseigner der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung ist?
Friedl Claudia · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Sozialdemokratische Fraktion
Herr Kollege, wir wissen, dass sich Amerika bis jetzt überall stark engagiert hat, das wollen wir eigentlich auch hoch anrechnen. Wir wissen aber auch, dass sich die Zeiten ändern. Deshalb ist es wichtig, dass die Schweiz, die hier eine leitende Funktion hat, auch ihren Einfluss geltend machen kann.
Portmann Hans-Peter · Mit-M · Nationalrat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion
Die FDP-Liberale Fraktion wird für Eintreten auf den Entwurf 1 stimmen. Der Mechanismus und die Methode von Entwicklungshilfe über Garantien und über Kredite durch Entwicklungsbanken ist nicht der schlechteste Ansatz, um mit anderen Ländern nachhaltig und koordiniert der Wirtschaft und der Bevölkerung in gewissen Regionen zu helfen, damit sich diese langfristig entwickeln können. Das tun wir auch mit der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung. Wir tun das jetzt vor allem mit unseren Ukraine-Hilfsgeldern, und wir machen das ganz konkret in der Ukraine. Wir könnten das Geld, das wir ja schon im Budgetprozess und mit der IZA-Botschaft gesprochen haben, auch in - ich sage es jetzt mal so - etwas unkontrolliertere Projekte geben; das wäre dann vielleicht nicht ganz so sinnvoll.
Der Mechanismus, den wir hier haben, ist gut. Wir sind damit bei allen Entwicklungsbanken immer gut gefahren. Ich erinnere Sie daran: Es gibt eigentlich keine Ausfälle; das heisst, letztendlich ist das kein verlorenes Geld, meistens werden solche Kredite wieder zurückgezahlt. Die FDP-Fraktion wird also beim Entwurf 1 für Eintreten stimmen.
Hingegen werden wir beim Entwurf 2 für Nichteintreten stimmen. Man muss schon eine gewisse Fantasie haben, um den Irak und Subsahara-Afrika plötzlich auch noch unter das Dach Europas zu setzen, zumal es in Afrika ja auch eine Entwicklungsbank gibt. Genau das ist ja eines der grossen Probleme der internationalen Entwicklungszusammenarbeit, dass verschiedenste Akteure zueinander in Konkurrenz stehen und alle irgendwo ein bisschen etwas machen wollen. Am Schluss gibt es eben keine Effizienz, und es ist verlorenes Geld. In diesem Sinne bitte ich Sie, auf den Entwurf 2 nicht einzutreten.
Wir werden dann für das Lösen der Ausgabenbremse stimmen, und auch in der Gesamtabstimmung werden wir dem Geschäft zustimmen.
Bulliard-Marbach Christine · Mit-F · Nationalrat · Freiburg · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP unterstützt die Beteiligung der Schweiz an der Kapitalerhöhung der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung (EBRD) sowie die Änderung des Übereinkommens zur Errichtung der Bank. Die Kapitalerhöhung um 4 Milliarden Euro ermöglicht der Bank eine wirksame Fortführung der wirtschaftlichen Unterstützung der Ukraine und damit eine Investition in die Sicherheit und Stabilität Europas. Konkret wird dieses zusätzliche Kapital laut den Angaben des Bundesrates bis 2032 Darlehen in Höhe von rund 24 Milliarden Euro für die Ukraine generieren. Zudem verschafft die Kapitalerhöhung dem Schweizer Privatsektor die Möglichkeit, an Ausschreibungen für von der EBRD finanzierte Projekte teilzunehmen. Gleichzeitig können durch die Darlehen den Geflüchteten neue Perspektiven in ihrem Heimatland eröffnet werden. Unser Beitrag an die Kapitalerhöhung ist ein wichtiger Bestandteil unseres Engagements zum Wiederaufbau der Ukraine.
Der zweite Bundesbeschluss sieht die Genehmigung einer Änderung von Artikel 1 des Gründungsübereinkommens der Bank vor, welche eine Ausweitung der Aktivitäten auf Subsahara-Afrika und den Irak vorsieht. Die Mitte-Fraktion nimmt die Kritik hinsichtlich einer Abkehr vom Grundauftrag der Bank sowie die Überschneidung mit anderen internationalen Entwicklungsbanken zur Kenntnis. Letztlich aber überwiegen für uns die positiven Effekte der Ausweitung, die überdies keine Auswirkungen auf das Kapital der Bank haben wird. Mit Genehmigung der Ausweitung der Aktivitäten kann die Schweiz einen Beitrag zur Erreichung der Ziele für nachhaltige Entwicklung in den betreffenden Gebieten leisten. Nicht zuletzt würde eine Ablehnung des Bundesbeschlusses ein bedenkliches aussenpolitisches Signal an unsere europäischen Partner und an die Staaten aussenden, auf welche die Aktivitäten ausgeweitet werden sollen.
Wir lehnen die Minderheitsanträge ab. In Anbetracht dieser erwähnten Punkte empfiehlt Ihnen die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP, beiden Bundesbeschlüssen zuzustimmen.
Page Pierre-André · 1VP-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Le président (Page Pierre-André, premier vice-président): Le groupe vert'libéral renonce à prendre la parole.
Parmelin Guy · VPBR-M · Bundesrat · Waadt
Le Conseil fédéral soumet à l'approbation du Parlement deux propositions liées à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Il s'agit, d'une part - cela a été dit -, de la participation à l'augmentation du capital de cette banque en faveur de l'Ukraine et, d'autre part, de la modification de l'article 1 de l'accord portant création de la banque. La BERD est une organisation multilatérale prioritaire pour la Suisse. La Suisse y est représentée de manière permanente au conseil d'administration, où elle dirige un groupe de vote dont l'Ukraine fait également partie. Notre engagement avec la BERD reflète le rôle prioritaire de cette banque en tant que partenaire clé pour notre pays et elle s'inscrit dans notre approche de priorisation des engagements multilatéraux.
Je reviens maintenant à la première proposition: la participation de notre pays à l'augmentation du capital de cette banque. La participation de la Suisse à l'augmentation du capital revêt une grande importance stratégique. Elle complète les mesures bilatérales en faveur de l'Ukraine et elle consolide l'influence de la Suisse au sein de la BERD. L'appui que la BERD pourra fournir à l'Ukraine grâce au nouveau capital et, surtout, son effet de levier, seront très significatifs. La capitalisation offrira également des opportunités pour le secteur privé et financier suisse et elle engendra une perspective de retour pour les personnes d'Ukraine en quête de protection dans notre pays. Le Conseil fédéral a décidé de financer la participation de la Suisse à partir des fonds réservés à l'Ukraine dans le cadre de la coopération internationale. Cette compensation est exceptionnelle, car l'augmentation du capital est directement liée à l'engagement de la Suisse en faveur de la reconstruction de l'Ukraine prévue dans la coopération internationale.
J'en reviens à la seconde proposition qui concerne l'approbation de la modification de l'article 1 de l'accord portant création de la BERD. Cette modification doit permettre à la banque d'élargir ses activités à certains pays d'Afrique subsaharienne et à l'Irak, cela à partir de 2025.
Je tiens à m'exprimer très clairement à l'attention du porte-parole de la minorité, M. Reimann. Je tiens à souligner que la priorité de la BERD demeure le soutien à l'Ukraine et à ses autres pays d'opération existants. C'est la raison pour laquelle l'élargissement à l'Afrique subsaharienne sera limité et progressif. Les activités seront ponctuelles et ciblées sur six pays au total. La BERD ne s'engagera que si ces pays sont en mesure de respecter les normes strictes de la banque. L'élargissement est pleinement soutenu par les actionnaires et devrait entrer en vigueur dans le premier trimestre de cette année.
Le soutien de la Suisse à l'élargissement repose essentiellement sur trois éléments. En premier lieu: la pertinence géopolitique et économique de l'Afrique subsaharienne. L'élargissement, et cela a été dit par les rapporteurs, renforcera les liens économiques et politiques entre l'Afrique subsaharienne, qui est une région à fort potentiel économique, la Suisse et le reste de l'Europe. Le soutien de la BERD en Afrique subsaharienne contribuera, et il ne faut pas sous-estimer cet aspect, à la stabilité dans cette région qui, vous le savez, connaît une forte migration vers la Suisse et plus généralement vers l'Europe. Notre soutien est ainsi cohérent avec la priorité accordée à l'Afrique, ceci dans le cadre de notre stratégie de coopération internationale et de la nouvelle stratégie pour l'Afrique 2025-2028. Je le dis, à l'attention de M. le conseiller national Page, M. le vice-président, pour commencer, nous allons opérer dans six pays. Le but est d'y aller tranquillement et progressivement. Le but est de maintenir les capacités de soutien de la banque à l'Ukraine, à ses autres pays de coopération et d'opération actuels et, aussi, de préserver la notation financière AAA. Cela permet d'assurer aussi la complémentarité du soutien de la BERD vis-à-vis d'autres acteurs du développement actifs sur le terrain.
Un élargissement ultérieur, et je réponds aussi à nouveau à M. Reimann, à un deuxième groupe limité de pays, ceci à partir de 2030, pourrait - et c'est au conditionnel - avoir lieu. Mais, surtout, il ne sera pas automatique et il devra être validé par le Conseil des gouverneurs. Il devra se justifier sur la base de la performance et du résultat déjà obtenu par la BERD dans cette région d'Afrique. Tout pays supplémentaire dans lequel la BERD commencerait à opérer devra être jugé comme appliquant les principes de la démocratie multipartite, du pluralisme et de l'économie de marché. Ils devront présenter une pertinence et des liens privilégiés avec les pays d'opération existants de la banque et des conditions économiques et politiques favorables au mandat et au modèle d'entreprise de la BERD. Vous voyez: c'est extrêmement restrictif et, en plus, le Parlement aura aussi son mot à dire.
Le second aspect que je tenais à relever, avec son orientation sur le renforcement du secteur privé, est le fait que la BERD amènera aussi de la valeur ajoutée en réalisant ses investissements toujours de manière subsidiaire et en collaboration avec les autres banques multilatérales de développement. Elle va intervenir dans trois domaines, dans des domaines où d'autres acteurs ne sont pas présents, comme par exemple les prêts en monnaie locale, dans des domaines où elle a une approche unique, comme le soutien aux PME, ou alors dans des domaines comme les infrastructures ou les énergies renouvelables, là où les besoins dépassent les moyens des autres banques.
L'expérience qui a déjà été menée en Afrique du Nord montre concrètement qu'un cycle vertueux d'investissement a pu être déclenché à la suite du lancement des opérations de la BERD dans cette région; c'était en 2012.
Finalement, le soutien de la Suisse renforcera aussi notre crédibilité et notre influence au sein du conseil d'administration. Il nous permettra d'accompagner l'élargissement en nous assurant que la priorité principale reste l'Ukraine. Nous nous engageons également pour que la BERD exploite des synergies avec d'autres banques et qu'elle oriente son travail sur des normes de gouvernance extrêmement strictes. Un manque de soutien risquerait de nous isoler au sein de la banque et de nous ranger dans le même camp que la Russie et la Biélorussie, seuls pays n'ayant pas approuvé l'élargissement. Cela enverrait aussi un très mauvais signal à nos autres partenaires, en particulier européens.
Concernant l'élargissement des opérations en Irak, cela doit compléter le travail que la banque mène déjà dans la partie méridionale du bassin méditerranéen, en partie en Jordanie, au Liban et en Turquie. Cela doit contribuer ainsi à la stabilité de la région, ce qui est aussi dans l'intérêt de notre pays et de son engagement humanitaire. En Irak, la BERD va travailler en coordination avec les autres acteurs de développement déjà présents. Elle va se focaliser sur des domaines spécifiques. On pense à la réforme du secteur de l'énergie, notamment la promotion de projets dans les énergies renouvelables. Je tiens à souligner ici très clairement que le mandat de la BERD lui interdit de financer des activités liées à l'exploitation d'énergies fossiles.
Je vous invite, dès lors, à suivre le Conseil des Etats, à soutenir les deux propositions du Conseil fédéral. Pour ce dernier, il est essentiel que la Suisse poursuive son engagement en tant que partenaire fiable pour un système multilatéral fort et efficace. C'est l'occasion de montrer clairement notre soutien à cette façon de procéder.
Nussbaumer Eric · Mit-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Ich möchte eine Aussage von Kollege Reimann korrigieren, die falsch ist und so nicht stehengelassen werden kann. Er hat ausgeführt, die EBRD könne das Kapital beliebig erhöhen. Für eine Kapitalerhöhung braucht es selbstverständlich immer einen Beschluss. Heute debattieren wir ja darüber, ob die Schweiz sich an der Erhöhung des Kapitals um 4 Milliarden Franken beteiligen möchte. Ich sehe in den Unterlagen nirgends einen Beschluss, dass das Direktorium in Zukunft alleine eine Kapitalerhöhung beschliessen könne. In dem Sinne möchte ich das zuhanden des Amtlichen Bulletins berichtigen. Wir entscheiden heute, ob wir mit einem Beitrag der Schweiz bei der Kapitalerhöhung um 4 Milliarden Franken mitmachen. Der Bundesrat hat entschieden, so mitzumachen, dass er die Stimmrechts- und die Kapitalanteile halten kann. Das wollte ich noch festhalten.
Gleichzeitig möchte ich mit Blick auf die geografische Reichweite darauf hinweisen, dass die Bank natürlich schon heute auf drei Kontinenten aktiv ist und dass in dem Sinne das Bild, sie sei nur in Europa tätig, nicht mehr stimmt.
Reimann Lukas · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Sehr geehrter Herr Kollege Nussbaumer, haben Sie neben dem Bundesbeschluss über die Beteiligung der Schweiz an der Kapitalerhöhung auch den Teil gelesen, in dem es darum geht, dass die Grundordnung der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung geändert wird und da das Direktorium neu die Kapitalobergrenze selber festlegen kann?
Nussbaumer Eric · Mit-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Die Kapitalobergrenze als Zielgrösse kann vielleicht das Direktorium festlegen, Herr Reimann, aber eine Kapitalerhöhung wird von den Shareholdern, von den Eignern der Bank, und nicht vom Direktorium beschlossen.
Riniker Maja · P-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Präsidentin (Riniker Maja, Präsidentin): Wir stimmen über den Antrag der Minderheit Reimann Lukas auf Nichteintreten auf Vorlage 1 ab.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Eintreten ... 124 Stimmen
Dagegen ... 65 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Riniker Maja · P-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1-3
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1-3
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Abstimmung
Art. 1
Ausgabenbremse - Frein aux dépenses
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Ausgabe ... 126 Stimmen
Dagegen ... 65 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Das qualifizierte Mehr ist erreicht
La majorité qualifiée est acquise
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 125 Stimmen
Dagegen ... 65 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Riniker Maja · P-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
2. Bundesbeschluss über die Genehmigung der Änderung des Artikels 1 des Übereinkommens zur Errichtung der Europäischen Bank für Wiederaufbau und Entwicklung
2. Arrêté fédéral portant approbation de la modification de l'article 1 de l'Accord portant création de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement
Antrag der Mehrheit
Eintreten
Antrag der Minderheit
(Reimann Lukas, Büchel Roland, Calame, Grüter, Marchesi, Page, Rüegger, Vontobel)
Nichteintreten
Proposition de la majorité
Entrer en matière
Antrag der Minderheit
(Reimann Lukas, Büchel Roland, Calame, Grüter, Marchesi, Page, Rüegger, Vontobel)
Ne pas entrer en matière
Präsidentin (Riniker Maja, Präsidentin): Wir stimmen über den Antrag der Minderheit Reimann Lukas auf Nichteintreten auf Vorlage 2 ab.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Eintreten ... 102 Stimmen
Dagegen ... 85 Stimmen
(5 Enthaltungen)
Riniker Maja · P-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1, 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Abstimmung
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 104 Stimmen
Dagegen ... 85 Stimmen
(3 Enthaltungen)
Riniker Maja · P-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Präsidentin (Riniker Maja, Präsidentin): Zu beiden Vorlagen liegen übereinstimmende Beschlüsse beider Räte vor. Sie sind somit erledigt.