Marty Dick · Ständerat · 2010-12-01
Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2010-12-01
Wortprotokoll
J'aimerais que ma conclusion n'ait pas été mal comprise. Mon souci est que, dans un domaine aussi complexe que l'agriculture, on ne vienne pas chaque fois avec des motions qui concernent un petit détail soulevé par tel ou tel paysan, en perdant de vue tout l'ensemble très complexe des paiements directs. Ce n'est pas ici que nous devons faire le réglage fin par des motions. Ce n'est, à mon avis, pas le travail du Parlement.
Quant à l'observation de Monsieur Brändli selon laquelle le Tessin ne connaît probablement pas ces problèmes, j'aimerais l'inviter à voir nos alpages qui souvent sont à une plus haute altitude que les alpages grisons. Je me permets de faire une observation personnelle: j'ai une fille qui a fait l'école d'agriculture et qui a fait son stage dans une exploitation agricole qui est située à 1100 mètres d'altitude, et avec son premier argent elle n'a pas acheté un "Töffli", mais une vache. Donc je suis, je crois, assez proche de ces problèmes. Mais ce contre quoi je me bats, c'est le fait qu'on [PAGE 1076] vienne ici avec des petits détails et qu'on essaie comme cela de toucher un système qui est très complexe, très équilibré.
Quant aux motions 09.3434, 09.3435, Monsieur Jenny, les paysans de montagne sont déjà pris en considération dans le cadre des paiements directs généraux. Ces motions n'entrent pas dans le cadre de base des paiements directs; ce sont des options, des programmes spéciaux qu'un paysan peut choisir ou non, c'est un luxe qu'il veut ou non: "Mes animaux, je leur offre 26 sorties par mois, et si je le fais, je recevrai une prime supplémentaire." Mais si vous commencez à opérer des distinctions - "à partir de tant de mètres", "s'il neige", "s'il fait ci", "s'il fait ça" -, vous allez de nouveau mettre sur pied une bureaucratie et tout un système complexe.
Donc, c'est le paysan qui doit prendre note qu'il ne doit pas envoyer ses animaux sur le pâturage. Il suffit qu'il construise un petit enclos à la sortie de son étable, où les vaches peuvent sortir et s'ébattre dans la neige - les vaches aiment beaucoup aller dans la neige, entre parenthèses -, et puis c'est tout! Donc je ne vois pas pourquoi on doit révolutionner le système, en risquant d'introduire une bureaucratie à propos de laquelle tout le monde dit, à chaque occasion, qu'on doit la combattre.