Tillmanns Pierre · Nationalrat · 2001-06-12
Tillmanns Pierre · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-06-12
Wortprotokoll
La Commission de gestion propose donc de prendre acte du rapport de gestion 2000 du Conseil fédéral avec une réserve pour les CFF, la Poste et Swisscom.
Je faisais partie de la sous-commission de la Commission de gestion qui, avec la sous-commission de la Commission des finances, a tenu la séance qui avait été fixée pour étudier les rapports des trois ex-régies, CFF, la Poste et Swisscom. Je dois vous dire que de la gauche à la droite et de la droite à la gauche, nous étions scandalisés du fait que nous n'avions pas, ou seulement partiellement, les rapports de ces trois sociétés, et que nous étions prêts à lever la séance. Aujourd'hui, on nous propose de prendre acte du rapport de gestion 2000 avec une réserve. En automne, nous prendrons acte de ces rapports sans aucune difficulté, et dans les années à venir, je suis persuadé que nous n'aurons aucune objection à faire sur le fonctionnement de ces entreprises parce qu'elles s'autonomisent toujours plus. C'est ce que le Parlement a finalement voulu. Le Conseil fédéral va nous dire, année après année, que les objectifs sont atteints et que tout est en ordre.
Comment pouvons-nous dire cette année que les objectifs sont atteints quand nous savons que la grande majorité de la population suisse, ainsi que les communes et les cantons, s'opposent et sont scandalisés du fait des fermetures des bureaux de poste dans ce pays?
Comment pouvons-nous dire que les choses vont bien lorsque, comme nous en avons parlé tout à l'heure, nous avons constaté, il y a quelques semaines encore, d'énormes bouchons au Gothard et que le transfert de la route au rail ne se faisait pas, alors qu'à cette époque, nous savions que 25 pour cent de la capacité des trains étaient encore disponibles pour les camions et qu'on pouvait encore mettre en route des trains supplémentaires pour les transporter? Les objectifs des CFF, c'est le transfert de la route au rail. C'est valable, y compris jusqu'à l'ouverture du deuxième tunnel du Lötschberg, puisque nous votons des crédits aux CFF pour permettre ce transit et qu'il ne se fait pas! Comment pouvons-nous être satisfaits par exemple de Swisscom, dont la direction vient dire publiquement qu'elle aimerait se défaire de son actionnaire principal qui en est le propriétaire? Connaissez-vous une seule société dont la direction se permet de dire qu'elle veut se défaire de son propriétaire sans que le lendemain, cette direction soit licenciée?
Non! Nous ne pouvons pas dire que nous pouvons être satisfaits de ces objectifs. Néanmoins, et une fois encore, je prédis - puisque c'est comme ça que l'ont voulu les Chambres - que ces sociétés vont s'autonomiser toujours plus. Elles ne vont plus prendre en considération le Parlement et alors, année après année, nous aurons un rapport du Conseil fédéral disant que les objectifs sont atteints.