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Feller Olivier · Nationalrat · 2012-05-30

Feller Olivier · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2012-05-30

Wortprotokoll

Les finances fédérales se portent bien, plusieurs intervenants l'ont déjà souligné. Les comptes 2011 affichent un excédent de financement ordinaire de 1,9 milliard de francs et il s'agit du sixième exercice consécutif qui présente un résultat positif. Cette situation est remarquable, elle est enviable et elle est enviée vu les turbulences financières et économiques dont souffrent la plupart des pays qui nous entourent.

Le domaine du social est celui qui présente la plus forte croissance de dépenses avec 11,4 pour cent, soit une augmentation de 2,1 milliards de francs en 2011 par rapport à 2010. Le montant total affecté au social est de 20,6 milliards de francs en 2011, ce qui représente 33 pour cent de la totalité des dépenses engagées par la Confédération, alors que le secteur trafic génère 12,9 pour cent des dépenses totales et celui de la formation et de la recherche 10,4 pour cent.

Contrairement à ce que certains cherchent parfois à faire croire, la Confédération ne pratique pas une politique néolibérale qui laisse de côté la partie la plus fragile de la population; non, au contraire, la Confédération veille à assurer la cohésion sociale du pays.

Les quelques données chiffrées que je viens d'évoquer nous amènent à une réflexion générale. Il nous semble que la dépense publique doit avoir une priorité, même en période d'incertitudes. Cette priorité, c'est l'investissement dans l'avenir, ce n'est pas la consommation immédiate et généralisée à tout-va. La Suisse sait bien ce que cela veut dire quand elle énumère ses atouts face à la concurrence internationale. L'investissement doit soutenir l'ensemble des conditions-cadres qui font le succès d'une économie: la formation, la recherche, mais aussi les infrastructures de transport, qui doivent périodiquement être adaptées aux évolutions démographiques et technologiques. La diversité du tissu économique ne doit bien sûr pas être oubliée. C'est ce à quoi la politique financière de la Confédération doit, à notre sens, tendre prioritairement ces prochaines années.