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Abate Fabio · Nationalrat · 2001-06-13

Abate Fabio · Nationalrat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2001-06-13

Wortprotokoll

Dans le débat sur le compte d'Etat 2000, on doit certes manifester des motifs de satisfaction, on ne peut cependant pas oublier une analyse globale de tous les éléments de ce message.

Se concentrer seulement sur les éléments qui nous permettent de sourire ou de manifester de la tranquillité serait une fausse opération. C'est pour cette raison que le résultat exceptionnel concernant les recettes mérite aussi une évaluation par rapport aux dépenses.

Nous devons toujours rappeler le but de maintenir la nécessaire discipline en matière de dépenses. Il s'agit d'une condition fondamentale pour l'équilibre des finances fédérales, qui ne peuvent pas se permettre de changer la route choisie, uniquement parce que le message présente des chiffres vraiment positifs dans le domaine des recettes. On aura encore l'occasion, dans cette session, de discuter de la nature de ce résultat, lequel ne se manifeste pas comme un signal ou un rendez-vous qu'on pourrait simplement attendre chaque année.

En même temps, toutefois, on doit faire attention à l'autre côté du bilan, qui présente une augmentation des dépenses de 3,2 pour cent par rapport aux comptes 1999. On a pu connaître et analyser les raisons qui sont à l'origine de cette augmentation. Je pense, par exemple, aux relations avec l'étranger, au trafic, à la prévoyance sociale, un domaine alors très sollicité par notre engagement financier. Ces justifications ne doivent cependant pas nous permettre de ne plus avoir clairement sous les yeux et de ne plus pouvoir contrôler le principe de la gestion rigoureuse des dépenses. Le compte d'Etat 2000 offre à ce propos une occasion pour le souligner.

En particulier, on veut aussi suivre avec intérêt le développement des projets qui s'occupent des réformes dans certains domaines de l'administration. Les dépenses du personnel représentent un argument très intéressant et d'actualité, qui pourrait cacher aussi quelques difficultés. Le nombre des postes s'est accru de 125 unités et les dépenses ont augmenté de 5,7 pour cent. Du point de vue quantitatif, la nécessité de respecter les tâches ne permet pas de renoncer aux ressources nécessaires. Du point de vue qualitatif, on est confronté à une concurrence accrue du secteur privé, qui se présente plus fort dans le domaine de la rétribution du personnel, bien qu'on puisse constater une augmentation moyenne de la rétribution dans la mesure de 546 francs. Le personnel est aussi confronté aux changements informatiques qui se présentent, surtout sous la forme d'un projet comme "NOVE-IT". On a pu écouter et constater que le développement de l'informatique est un phénomène qui marche vite et qui ne permet pas de s'endormir. L'efficacité du service public au début du 21ème siècle dépend d'instruments informatiques à l'avant-garde. Le développement de ce travail, sûrement compliqué, doit être surveillé et se faire dans certaines limites, en poursuivant des buts clairs du point de vue du temps et, par conséquent, de sa dimension financière.

Si la Confédération n'a pas les moyens de conserver les meilleures ressources humaines dans le domaine de l'informatique, on ne pourra alors que se mettre dans d'autres mains, qui nécessitent alors un contrôle. Ce contrôle est difficile mais fondamental, afin de maintenir le but clair devant les yeux et, par conséquent, ne jamais rencontrer de mauvaises surprises du côté des dépenses.