Christen Yves · Nationalrat · 2001-06-20
Christen Yves · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2001-06-20
Wortprotokoll
Après les propos tenus par les auteurs des trois initiatives parlementaires - Mme Simoneschi, MM. Strahm et Theiler -, on n'aurait finalement pas grand-chose à rajouter. Mais, j'aimerais tout de même donner quelques informations sur le travail de la commission. Mme Riklin a été surprise de l'attitude des membres du groupe de l'Union démocratique du centre. Mais je dois dire que MM. Wandfluh et Pfister Theophil ont joué le jeu loyalement dans la sous-commission et ils ont d'emblée fait part de leur scepticisme quant au projet, tout en essayant de trouver des solutions. Cela a été exprimé ainsi tout à l'heure.
Que dire par contre de l'attitude de M. Scheurer qui avait bien caché son jeu? J'ai de la peine à accepter le syndrome du pont de la rivière Kwaï, vous savez, cette histoire d'un officier anglais fou qui a finalement voulu jouer contre son propre camp en acceptant d'assouvir ses objectifs personnels et de construire le pont. Alors, si c'est pour remercier la commission ou la sous-commission d'avoir fait son travail que vous deviez accepter cette loi, je vous conseillerais de ne pas le faire. Ce n'est pas de ce syndrome dont ont été victimes la commission et son président!
Un mot encore: je constate qu'on a souvent un peu mal compris à quoi servait cette loi. Ce n'est évidemment pas seulement pour les informaticiens ou les spécialistes des nouvelles technologies de l'information et de la communication, mais pour l'ensemble de l'économie. Et peut-être aurions-nous pu trouver un autre titre. Il s'agit de mesures de reconversion pour les métiers confrontés aux mutations dues aux technologies numériques. C'est donc l'ensemble des métiers.
Quand M. Kunz nous donne une statistique des places ouvertes, "der offenen Stellen": Herr Kunz, "3600 offene Stellen" haben Sie gesagt. Das ist klar, Sie haben recht, es gibt ja nur ein paar Hundert Reininformatiker, aber alle oder fast alle brauchen Umschulung, die 3600 brauchen Umschulung. Und das ist das Ziel des Gesetzes.
Voilà ce que je souhaitais vous dire. Et puis, pour terminer: nous ne prenons pas un grand risque financier et nous serions coupables de ne pas le prendre, ce risque. Car si on devait manquer la révolution numérique qui touche toute la société, civile et économique, alors cela pourrait nous coûter plus cher.
Je vous invite donc à entrer en matière et à accepter cette loi.