Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · 2013-11-28
Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2013-11-28
Wortprotokoll
Je ne vous ferai pas ce plaisir, Madame Amaudruz. Effectivement, la libre circulation des personnes existe, c'est une réalité. Elle présente des avantages. On vit dans l'Europe et je suis pour une ouverture claire à l'Europe. Par contre, effectivement, dans des situations particulières, des gens dans nos régions sont pénalisés. Il faut donc se battre pour augmenter les salaires pour que les gens de chez nous aient des conditions de vie dignes. Je pense qu'il y a une responsabilité des patrons qui devraient, de mon point de vue, favoriser plutôt l'emploi des personnes suisses et étrangères qui habitent sur le territoire suisse. On a aussi besoin des travailleurs étrangers, pour des questions de compétences dans certaines situations. Mais ce qui se passe actuellement dans ma région, c'est qu'on privilégie clairement les frontaliers, parce qu'on peut les payer avec des salaires très bas, même parfois quand ils sont qualifiés. Mais ce n'est pas le problème des frontalières et des frontaliers; on ne peut pas leur jeter la pierre. C'est le problème du patronat qui, dans certaines situations, ne joue pas le rôle social qui devrait être le sien.