Brunner Christiane · Ständerat · 2001-06-20
Brunner Christiane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-06-20
Wortprotokoll
Je ne saurais rajouter beaucoup de choses à ce que vient d'expliquer M. Cornu, mais j'aimerais dire que je soutiens totalement sa proposition. Il s'agit d'un véritable problème dont on ne tient pas compte à l'heure actuelle, dans la mesure où l'on fait beaucoup de choses pour favoriser les start up et où, dans un autre sens, on ne leur donne pas les moyens de se développer réellement par le biais de nos contingentements et par le biais de notre système de permis de travail.
Ainsi, par exemple, des développements dans le domaine technologique, importants en matière d'énergie renouvelable, qui sont développés dans des hautes écoles de notre pays et qui sont développés en pool avec des assistants ou des étudiants qui ont fait des études chez nous, par exemple à l'EPFL, ne peuvent voir le jour, car dès qu'il s'agit de créer une entreprise qui n'est plus directement rattachée à l'EPFL, le permis de travail n'est plus donné et ces entreprises-là ne peuvent pas continuer dans la même ligne le développement qu'elles ont entrepris dans la haute école en question.
Pour l'instant, on crée des parcs scientifiques, on crée des nids pour les start up, des réseaux à l'intérieur de nos hautes écoles et on essaie de régler aussi par le biais de la CTI les problèmes de financement, mais on ne tient pas compte d'un élément essentiel pour ces développements. Les nouvelles technologies se font avec des cerveaux, ça se fait avec des têtes, et ça se fait même parfois avec des mains, c'est-à-dire des laborants qui, par exemple, sont spécialisés de manière très pointue et qui, s'ils ont travaillé dans un contexte rattaché à l'éducation, à une haute école ou à une école d'ingénieurs, ne peuvent plus ensuite contribuer à enrichir notre pays avec le développement de nouvelles entreprises, faute de permis de travail.
C'est la raison pour laquelle je soutiens entièrement la motion Cornu et je vous invite à en faire de même.