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Berberat Didier · Ständerat · 2013-03-13

Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2013-03-13

Wortprotokoll

Je souhaite en ce qui me concerne, bien que n'étant pas membre de la commission, vous faire part d'une préoccupation concernant le rôle explicite des universités, qui a déjà d'ailleurs été abordé par le rapporteur, ainsi que par Monsieur Luginbühl et Madame Savary.

Je pense que le rôle des universités, qui est mentionné au chapitre 2.4 du message, est bien trop limitatif. Lorsqu'on ne cite que les questions sociales, économiques, juridiques et de comportement, on oublie qu'il existe dans les universités suisses également des centres d'excellence en sciences naturelles et techniques. Je prendrai pour exemple le Centre d'hydrogéologie et de géothermie de l'université de mon canton, qui est vraiment très réputé dans ce domaine. Les domaines de la recherche scientifique et technique tels qu'ils sont décrits et attribués dans le message me semblent par trop focalisés sur les écoles polytechniques fédérales.

Concernant les universités et les HES, j'ai quelques préoccupations au sujet du modèle de financement des pôles de compétences tel que présenté à la page 8349 du message. On parle en effet d'un soutien possible de la Confédération à hauteur de 60 pour cent maximum et de 40 pour cent à charge des cantons et d'autres acteurs, notamment l'industrie. Mais dans les lignes qui suivent, dans le message, on indique que pour chaque poste financé par la Confédération, le canton siège devra financer deux postes s'il s'agit d'une HES et même trois postes s'il s'agit d'une université. Comme vous le savez, l'essentiel des charges concerne le personnel. Il me paraît donc que ces données sont quelque peu incohérentes. De plus, elles me semblent constituer un grave frein à la participation des HES et plus encore des universités, surtout si elles sont de petite taille. Ces entités risquent de fait d'être exclues de la mise au concours des pôles de compétences et on risque ainsi de se priver de certains centres d'excellence qui seraient pourtant précieux pour la recherche énergétique.

Je demande donc à Monsieur le conseiller fédéral Schneider-Ammann si ces règles seront réellement appliquées, et je souhaiterais qu'elles soient pour le moins assouplies et qu'on puisse nous garantir que les centres d'excellence existant dans les petites hautes écoles seront pris en compte, au moins comme partenaires incontournables de certains pôles de compétences.